Le Trente Hebdo – L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ

Le Trente Hebdo

L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


Reproduit avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


À LA UNE

Les bureaux seront fermés du 23 décembre au 4 janvier inclusivement

Le président de la FPJQ dresse un bilan de la dernière année

L’année 2021 se termine, Noël arrive à grands pas et déjà, c’est l’heure du bilan pour votre Fédération qui a encore une fois été occupée dans les 12 derniers mois.

De la pression au fédéral pour les redevances des superpuissances numériques au municipal pour la distribution des journaux locaux, la FPJQ a poursuivi son combat pour défendre le droit du public à l’information.

Celui pour la liberté de la presse n’a pas été en reste avec des dizaines de sorties publiques pour dénoncer les encore trop nombreuses entraves au travail des médias, tant au niveau institutionnel que par des individus qui ne se gênent pas pour harceler, menacer et même frapper des journalistes.

Mais si ces batailles sont perpétuelles, les bonnes nouvelles sont là. Car après des années de restrictions, le rythme des embauches a augmenté cette année, tel que l’annonçait Le Devoir ce mois-ci. Cette augmentation s’est d’ailleurs répercutée sur les effectifs de la FPJQ qui a elle aussi connu une hausse de presque 20% de ses membres.

Un nombre plus élevé de journalistes signifie davantage de vérifications de faits, et, conséquemment, une meilleure qualité de l’information. Devant toutes les fausses nouvelles qui circulent allègrement sur le Web, un peu de vérité dans l’océan de l’internet ne peut que réjouir à l’approche du temps des Fêtes.

Après des mois durant lesquels la permanence et le conseil d’administration ont travaillé d’arrache-pied, entre autres pour préparer le traditionnel congrès de la FPJQ, il est temps de prendre un peu de repos. Juste assez pour revenir en force en 2022, car les chantiers ne manqueront pas.

La Fédération compte ainsi redoubler d’ardeur pour qu’une loi soit votée afin de forcer les GAFAM à verser leur juste part aux médias, tandis que nous allons augmenter la pression pour une refonte de la Loi sur l’accès à l’information. Parallèlement, le comité de planification stratégique entamera ses travaux afin de fixer nos objectifs à long terme et assurer la pérennité de notre organisation.

En 2021, votre Fédération était là pour vous, et elle compte bien continuer à l’être en 2022. D’ici là, au nom de tout le conseil d’administration, je vous souhaite à tous un heureux temps des Fêtes.

L’infolettre de retour le 13 janvier 2022

Veuillez noter qu’il s’agit de la dernière publication de l’infolettre hebdomadaire en 2021. Elle fera relâche pour la période des Fêtes et sa parution reprendra le jeudi 13 janvier 2022. Les bureaux de la FPJQ seront également fermés du jeudi 23 décembre 2021 au mardi 4 janvier 2022.


À ne pas manquer sur nos réseaux sociaux le 23 décembre prochain

Que souhaite-t-on en 2022 ?

Afin de souligner le début de la nouvelle année et de prendre position sur les grands enjeux touchant les médias québécois, la FPJQ a créé un projet de quatre capsules vidéos qui seront diffusées sur nos réseaux sociaux, le jeudi 23 décembre. Dans ces capsules « Que souhaite-t-on en 2022 ? », le président de la Fédération Michaël Nguyen et différents membres du conseil d’administration prennent la parole afin d’énoncer quatre souhaits de la FPJQ à l’égard du milieu journalistique en 2022. Nous invitons tous nos membres à commenter, à réagir et à les partager.

Le conseil d’administration et la permanence de la FPJQ vous souhaitent de Joyeuses fêtes !


British Journalism Awards

The Guardian rafle plusieurs prix

Le journal britannique, The Guardian, a remporté le prix très convoité News provider of the year lors de la remise des British Journalism Awards.

Ce prix a été en grande partie gagnée en raison de leur enquête sur le projet Pegasus qui a révélé que des gouvernements utilisaient la technologie afin d’espionner des journalistes, des militants et des politiciens. Sans oublier l’enquête sur l’acteur Noel Clarke, pour harcèlement sexuel, qui a donné une voix aux victimes, jusque-là ignorées. Cette enquête journalistique a bouleversé l’industrie de la télévision et a permis un changement de culture. Le journal d’information, qui célèbre son 200e anniversaire, est reparti également avec quatre autres prix lors de ce prestigieux gala.

La chroniqueuse Marina Hyde a remporté le prix du journalisme d’opinion, alors que Sirin Kale et Lucy Osborne ont gagné dans la catégorie arts et divertissements. Pour sa part, Stephanie Kirchgaessner rapporte chez elle le prix du journalisme technologique.

Alors que la liberté de presse en Afghanistan ne tient plus qu’à un fil et que les journalistes afghanes sont de plus en plus attaquées, menacées et intimidées, Zahra Joya, était très émue de recevoir le prix Marie Colvin pour la série Women report Afghanistan de Rukhshana Media, préparée en collaboration avec The Guardian.

Cette année, The Guardian a atteint des records d’audiences pour ses balados et récits numériques. Tous les projets sont soutenus par un modèle d’affaire d’avant-garde qui en fait l’une des plus grandes salles de presse à travers le monde.

TOUS LES DÉTAILS

EN MANCHETTE

Virage numérique de La Presse

Le président Pierre-Elliot Levasseur présente un bilan positif

Le président de La Presse, Pierre-Elliott Levasseur, était l’invité mardi de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) pour y dresser le bilan des dix dernières années du quotidien, soit depuis l’amorce de son virage numérique.

Pour le président, il n’est plus question de « survie » de La Presse mais de sa « pérennité ». L’entreprise médiatique affiche d’ailleurs une croissance de 31% de ses recettes publicitaires depuis le début de 2021, en raison principalement de nouveaux produits et de la modernisation de son infrastructure publicitaire.

« En 2021, pas moins de 40 % de nos revenus publicitaires ont été générés grâce à des produits qui n’existaient pas il y a quatre ans », a enchaîné M. Levasseur.

Les géants du Web obtiennent toujours la plus grosse part du gâteau de l’assiette publicitaire et le gouvernement Trudeau a promis, lors de la dernière campagne électorale, de déposer un projet de loi sur les redevances aux médias dans les 100 premiers jours de son mandat.

« On a confiance de voir le gouvernement respecter sa parole », a affirmé M. Levasseur. « Les réseaux sociaux bénéficient beaucoup du fait que nos contenus sont partagés sur leurs plateformes. Le problème, c’est qu’ils ne payent pas pour nos contenus ».

Après avoir évalué plusieurs options, La Presse a également choisi de garder l’information gratuite et de miser sur les dons de ses lecteurs et lectrices.

La bonne santé financière du quotidien permettra également d’instaurer un fonds de réserve dès cette année, a dévoilé M. Levasseur. « Évidemment, on doit toujours être en mesure de faire face à des crises économiques. C’est possible que l’on vive des récessions. On ne connaît pas non plus l’impact de la sortie de la pandémie sur les dépenses publicitaires de certains de nos annonceurs ».

(Photo courtoisie La Presse, Alain Roberge)

POUR EN SAVOIR PLUS

Une peine de 30 heures de travaux communautaires et 18 mois de probation

Pour des menaces en ligne envers une journaliste de TVA

Guillaume Lagacé (photo) a reconnu sa culpabilité mardi et présenté des excuses pour avoir proféré des menaces sur les réseaux sociaux à l’endroit de la journaliste de TVA Kariane Bourassa.

L’homme de 27 ans devra exécuter 30 heures de travaux communautaires en plus de respecter une période de probation de 18 mois, pendant laquelle il ne pourra entrer en contact avec la journaliste ou y faire référence sur les médias sociaux. « Je réalise aujourd’hui que la liberté d’expression a certaines limites », a admis le Lavallois au juge Frank D’Amours.

Les gestes reprochés à Lagacé remontent à l’été 2020, lorsque la journaliste de TVA couvrait une manifestation contre le port du masque. Deux individus l’avaient alors approché et enlacé, sans son consentement, pendant qu’elle présentait un reportage en direct.

C’est par la suite que Lagacé entre en scène. Il s’est exprimé sur les réseaux sociaux en traitant Mme Bourassa de « lâche » et de « stupide », allant même jusqu’à évoquer, sans fondement, un lien parental entre les deux hommes de la manifestation et Mme Bourassa.

« On va les battre tantôt. On est une criss de gang, ça va saigner », avait-il écrit en référence aux deux individus qu’il pensait être le conjoint et le beau-frère de la journaliste.

« Peut-être que pour l’accusé, il ne s’agissait que d’une blague faite derrière un écran, mais pour moi, les conséquences ont été réelles », a déclaré Mme Bourassa qui a même songé à réorienter sa carrière pour « protéger ses proches ».

(Photo courtoisie Facebook)

L’article du JOURNAL DE QUÉBEC

Affaire Julian Assange

La justice britannique autorise son extradition

La Haute Cour du Royaume-Uni a donné raison, vendredi dernier, au gouvernement américain qui avait interjeté appel concernant une précédente décision d’un tribunal de district refusant l’extradition du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange (photo), pour des raisons de santé mentale. Elle affirme avoir obtenu les garanties que ce dernier pourrait bénéficier d’un traitement médical au sein du système carcéral des États-Unis malgré son haut risque de suicide s’il est placé en isolement.

La Cour envoie maintenant l’affaire au Secrétaire d’État britannique qui prendra la décision finale d’extrader Assange vers les États-Unis. La défense pourra recourir à une procédure d’appel.

L’ancien journaliste est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 175 ans de prison en vertu de l’« Espionage Act » américain. Il avait publié sur WikiLeaks en 2010 des documents classifiés et des correspondances diplomatiques révélant des crimes de guerre et des abus des droits de la personne qui n’avaient pas été punis.

« Nous sommes convaincus que Julian Assange a été ciblé pour ses contributions au journalisme et nous le soutenons en raison des dangereuses implications que ce cas pourrait avoir au niveau mondial, pour l’avenir du journalisme et de la liberté de la presse. Il est temps de mettre définitivement un terme à cette persécution qui dure depuis plus d’une décennie. Il est temps de libérer Julian Assange », a déclaré le secrétaire général de Reporters sans Frontières, Christophe Deloire.

(Photo courtoisie Wikipédia)

Les précisions

Prix Nobel de la Paix

Maria Ressa dénonce les dérives des réseaux sociaux

La cofondatrice du site d’information Rappler, la journaliste philippine Maria Ressa (photo), a profité de la remise du prix Nobel de la Paix vendredi dernier pour fustiger la « boue toxique » qui se déverse dans les réseaux sociaux et qui pave la voie, selon elle, aux autocraties et aux dictatures.

Sans les nommer, Mme Ressa faisait bien sûr référence aux tout puissants géants du Web, Facebook, Twitter et YouTube. « Notre plus grand besoin aujourd’hui est de transformer cette haine et cette violence, la boue toxique qui parcourt notre écosystème d’information, privilégiée par les entreprises américaines de l’Internet qui gagnent plus d’argent à mesure qu’elles répandent cette haine et déclenchent ce qu’on a de pire en nous. Ces entreprises américaines […] sont fâchées avec les faits, fâchées avec les journalistes. Par nature, elles nous divisent et nous radicalisent », a-t-elle lancé.

La journaliste de 58 ans, qui est en guerre contre le président de son pays, Rodrigo Duterte, fait l’objet de sept poursuites judiciaires et a dû obtenir la permission de quatre tribunaux pour venir chercher son prix à Oslo. Elle a partagé le Nobel de la Paix avec le Russe Dmitri Mouratov, rédacteur en chef de Novaïa Gazeta, rare journal encore indépendant dans le pays de Vladimir Poutine. Il a demandé une minute de silence à la mémoire de tous les journalistes tués dans l’exercice de leur profession.

(Photo courtoisie Wikipédia)

Le texte sur le site du Devoir

Droits d’auteur en France

717 millions de moins dans les poches de Google

L’autorité de la concurrence, un organisme indépendant français chargé de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles, a confirmé que le géant du Web Google a bien réglé l’amende de 500 millions d’euros (717 M$ canadien) qu’il s’était vu imposer en juillet pour ne pas avoir négocié « de bonne foi » la rémunération à verser aux éditeurs et agences de presse au titre des droits voisins du droit d’auteur.

La société américaine avait toutefois fait appel de la décision rendue par l’autorité de la concurrence en septembre arguant que le montant était « disproportionné » et se déclarant « en désaccord avec certains éléments juridiques ». En novembre, Google et l’Agence France-Presse (AFP) ont conclu une entente confidentielle pour rémunérer pendant cinq ans les contenus de l’agence diffusés sur Internet.

La notion de droits voisins du droit d’auteur permet aux journaux, magazines et agences de presse de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés sur le Web.

Les détails

Francophonie canadienne

L’hebdomadaire de Hearst évite la fermeture

L’hebdomadaire francophone de Hearst, en Ontario, Le Nord, a pu assurer son impression jusqu’en 2022 après avoir embauché du personnel à la suite d’un appel à l’aide dans la communauté en octobre dernier.

Pour assurer la production du journal, le directeur général des Éditions de l’Épinette noire, Steve McInnis, avait expliqué qu’il avait besoin d’au moins 14 personnes et il n’en comptait que six il y a deux mois. « On a trouvé de nouveaux employés, certains employés actuels ont accepté une plus grande charge de travail, et nous avons embauché quelques pigistes, à défaut de pourvoir les postes à temps plein. La communauté s’est vraiment mobilisée pour aider le journal Le Nord », a-t-il affirmé.

Tout en rappelant l’importance du journalisme local, le directeur général a signalé que la situation financière de l’hebdomadaire se portait bien, les publicités, les abonnements et l’aide gouvernementale étaient toujours au rendez-vous. Le principal problème demeure le manque récurrent de personnel.

LES PRÉCISIONS DE RADIO-CANADA

Médias américains

Chris Wallace quitte Fox News pour CNN

À la surprise générale, le journaliste vedette de la chaîne américaine Fox News, Chris Wallace (à droite sur la photo), a annoncé dimanche lors de son émission Fox News Sunday qu’il quittait son poste. Il a accepté un nouveau défi au futur service vidéo en ligne de CNN, CNN+ qui devrait être lancée en 2022.

« Après 18 ans, j’ai décidé de quitter Fox. Je souhaite m’essayer à quelque chose de nouveau, au-delà de la politique et répondant à tous mes centres d’intérêt », a indiqué le pilier de 74 ans de la chaîne conservatrice.

Wallace est respecté pour son intégrité et sa rigueur par tous les acteurs de l’échiquier politique. Diplômé de l’Université Harvard et ancien correspondant à la Maison-Blanche, Chris Wallace est reconnu pour sa pugnacité et ses questions incisives, ce qu’il n’a pas manqué de démontrer lors de ses entrevues entre autres avec l’ancien président Donald Trump et le président de la Russie, Vladimir Poutine (à gauche sur la photo). À CNN+, il devrait être amené à s’intéresser à d’autres sujets comme l’économie, le sport et la culture.

Il a d’ailleurs été le premier journaliste de Fox News à avoir modéré un débat entre deux candidats à la présidentielle, soit celui entre Hillary Clinton et Donald Trump en 2016.

(Photo courtoisie Wikipédia)

L’article complet

Philippines

Un autre journaliste paie de sa vie pour ses enquêtes

Les Philippines peuvent ajouter un autre meurtre de journaliste à leur triste bilan à la suite de l’assassinat de Jesus Yutrago Malabanan (photo), dit « Jess Malabanan », dans une échoppe (petite boutique) de Calbayog, dans l’est de l’archipel, le 8 décembre dernier.

Il y a trois ans, le journaliste d’enquête avait dû déménager à la suite de menaces reçues après la publication d’un reportage sur les à-côtés de la politique de la « Guerre à la drogue » lancée par le président Rodrigo Duterte.

Correspondant permanent du quotidien Manila Standard Today, Jess Malabanan avait également travaillé pour le Manila Times, le Central Luzon Daily ou la chaîne ABS-CBN News, et a écrit plusieurs articles pour l’agence Reuters.

« Nous appelons les autorités philippines à dépêcher immédiatement une équipe d’enquêteurs à Calbayog pour identifier les coupables du meurtre atroce de Jess Malabanan », a déclaré le responsable du bureau Asie-Pacifique de Reporters sans Frontières, Daniel Bastard. « Un faisceau de présomptions laisse clairement penser qu’il a été visé pour ses enquêtes, dont certaines particulièrement sensibles ». Au moins 33 journalistes ont été tués aux Philippines au cours des dix dernières années.

(Photo courtoisie Facebook)

lES explications DE rsf

Présidentielles françaises

Les médias lancent un cri du coeur

En raison du harcèlement, des menaces et des agressions qu’ont subies plusieurs journalistes couvrant la campagne électorale en France au cours des dernières semaines, de nombreux médias, dont Le Monde, « exhortent tous les candidats déclarés à l’élection présidentielle à s’engager publiquement à respecter le travail des journalistes ».

Les rédactions d’une trentaine de magazines, hebdomadaires, quotidiens, sites internet, radios, chaînes de télévision et agences de presse ont ainsi lancé un avertissement au milieu politique qui semble de plus en plus ignorer le travail essentiel que mènent les journalistes pour la santé démocratique d’une société.

« Nous enjoignons aux candidats de prendre la pleine mesure des conditions de plus en plus critiques dans lesquelles travaillent les journalistes. La santé démocratique de notre pays aurait tout à perdre d’atteintes répétées au libre exercice de leur métier ».

Les médias réclament d’une seule voix des candidats de « s’abstenir de prendre la presse pour cible dans des termes susceptibles de créer un climat hostile préjudiciable à la liberté d’information et de s’assurer que l’intégrité physique des journalistes soit pleinement préservée lors des événements dont ils ont la responsabilité ».

L’appel du Monde

Une recherche du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence

« Les actes à caractère haineux au Québec : un état des lieux »

Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) a présenté la semaine dernière les résultats d’une recherche intitulée « Les actes à caractère haineux au Québec : un état des lieux ».

Selon Louis Audet Gosselin, directeur scientifique et stratégique du CPRMV « l’étude permet de soulever des enjeux significatifs en ce qui concerne le profil des victimes, leurs expériences et celles des témoins ». L’une des raisons qui justifient l’initiative, d’après lui, est le peu de recherches et de données disponibles sur la question au Québec.

Pour réaliser l’étude, un sondage professionnel a été mené auprès de 2 000 personnes. Il a permis d’identifier et d’analyser plus de 360 actes à caractère haineux en trois ans. Le rapport soulève des constats généraux en plus de proposer neuf recommandations qui permettront, selon le CPRMV, d’orienter les actions et de prévenir la violence dans la province.

Un des constats est l’importance quantitative des actes à caractère haineux. Alors que le nombre de crimes haineux rapportés par les services policiers au Québec est de quelques centaines annuellement, les données du sondage laissent entrevoir une réalité beaucoup plus large.

Certains facteurs sociodémographiques semblent étroitement liés avec l’expérience, comme victime ou comme témoin. Au sein de l’échantillon, les risques d’être victime d’actes haineux étaient accrus pour les femmes, les répondants.es de moins de 29 ans, les membres des minorités sexuelles, les adhérents.es à des religions autres que le catholicisme ainsi que les personnes dont la langue maternelle n’est pas le français ou l’anglais. La peur d’être victime ou à nouveau victime d’actes haineux est également présente.

Consulter le rapport

États-Unis

Plus de 100 journaux locaux ont fermé durant la pandémie

La pandémie de COVID-19 a entraîné, un peu partout aux États-Unis, la fermeture de journaux locaux, souvent centenaires, qui étaient parfois la seule source d’information locale dans une région.

Ces médias ont souvent tout tenté pour assurer leur survie, allant de la réduction du personnel à la diminution des jours d’impression, mais pour une centaine d’entre eux, ce ne fut pas assez pour arrêter l’hémorragie et éviter la cessation des activités.

Le groupe de presse CNHI a été particulièrement touché avec 14 de ses publications qui ont fermé leurs portes. D’autres étaient la propriété de Forum Communications Company et certaines étaient détenues par des familles locales.

Le défunt Journal Express de Knoxville, dans l’Iowa, avait été fondé en 1855 par un ancien combattant de la guerre de Sécession qui était ami avec Abraham Lincoln. Certains sont plus récents, comme le Waterbury Record dans le Vermont. « Il est clair que cette décision est précipitée par la pandémie, mais c’est aussi une question économique. Le Waterbury Record n’a jamais été rentable, mais nous étions là pour le long terme. Nous avons commencé à publier en 2007 pour combler un désert d’informations dans une communauté qui, selon nous, était en plein essor », avait écrit l’éditeur Greg Popa, lors de la dernière publication en mars 2020.

Selon les recherches de Penny Abernathy, professeure à l’école Hussman de journalisme et des médias de l’Université de la Caroline du Nord, les journaux qui ferment sont en grande majorité des hebdomadaires situés dans de petites communautés. La fermeture massive de ces hebdos signifie également la diminution du nombre de journalistes qui rapportent l’information au public.

Ce phénomène crée une perte de transparence pour les communautés, analyse la professeure Abernathy. « Lorsque vous perdez un petit quotidien ou un hebdomadaire, vous perdez le journaliste qui allait assister à la réunion de votre commission scolaire, de votre commission d’urbanisme ou de votre commissaire de comté ».

en savoir plus

L’AP dévoile ses meilleures photos de 2021

Pendant une grande partie de l’année 2021, les photographes de l’Associated Press (AP) ont capturé des scènes d’un monde … en feu. Sur ce cliché, réalisé par le photographe Amit Sharma, en avril dernier à New Delhi en Inde, un homme sprinte au milieu des bûchers funéraires des victimes de la pandémie de COVID-19.

(Photo courtoisie AP, Amit Sharma)

VOIR toutes LES PHOTOS

Il a couvert les courses sous harnais au Journal de Montréal pendant plus de 30 ans

L’ex-journaliste et chroniqueur Robert Arel n’est plus

Robert Arel a été chroniqueur attitré pendant plus de 30 ans du trot et amble au Journal de Montréal. Âgé de 87 ans, il est décédé le 6 décembre dernier à Granby. M. Arel laisse dans le deuil son épouse, ses trois enfants et six petits enfants, sa soeur, ses neveux ainsi que plusieurs amis et anciens collègues.

À une époque pas si lointaine, la grande popularité des courses de cheveux occupait une place importante sur la scène sportive montréalaise. Plusieurs quotidiens avaient un chroniqueur spécialisé qui couvrait les activités de l’hippodrome de Blue Bonnets ou celle de la piste Richelieu, lors de la période estivale.

« Il y avait deux pages par jour dans Le Journal de Montréal. En plus de ses deux textes quotidiens, Bob faisait ses prédictions pour chaque programme. C’était un gentilhomme, tout le monde l’aimait. Il était agréable à côtoyer. Il ne parlait pas fort, mais il imposait le respect. Il a été l’un des bâtisseurs du Journal », a mentionné le journaliste retraité Pierre Durocher, qui a côtoyé Robert Arel, lorsqu’il a commencé sa carrière au Journal de Montréal en 1975 à la couverture des courses hippiques. « J’ai eu la chance de bénéficier de ses conseils. C’était un pro. Il n’a jamais été mêlé à de sales histoires, il faisait son travail honnêtement ».

Annonceur maison à Blue Bonnets de 1979 à sa fermeture en 2008, Jean Desaultels avait beaucoup d’histoires à raconter sur M. Arel, lorsque joint par Le Journal de Montréal. « Il était une sommité dans son domaine. Il n’écrivait pas des niaiseries. Ses histoires étaient fouillées. Il en savait beaucoup sur les chevaux. Il connaissait tout le monde dans l’industrie, les propriétaires, les conducteurs et les entraîneurs ».

(Photo courtoisie)

L’Éloge du JOURNAL DE MONTRÉAL

Décès de l’ancien journaliste franco-ontarien Philippe Landry

Philippe Landry, ancien journaliste et militant franco-ontarien, est décédé la semaine dernière à Ottawa. Il était âgé de 76 ans.

« C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de mon papa. Il était un guerrier pour la francophonie en Ontario, énormément passionné et dévoué », a publié sa fille Geneviève Landry, sur la page Facebook Fier d’être Franco-Ontarien(ne) que gérait son père.

Au cours de sa carrière, M. Landry a pratiqué le journaliste pour différents médias, dont Le Droit, ou il a occupé les fonctions de correspondant régional pour l’Est de l’Ontario dans les années 1980. Auparavant, il avait également enseigné le journalisme au collège Algonquin d’Ottawa.

« Dans ses parcours professionnels et personnels, Philippe Landry a toujours gardé son ardeur et sa fierté à mettre en valeur sa communauté. Ce fut un privilège de partager avec lui le magnifique métier de faire de l’information de qualité en Ontario français. Le repos du guerrier est maintenant arrivé » a témoigné son ex-collègue Pierre Bergeron, ancien président-éditeur du Droit.

M. Landry était également reconnu pour sa fougue et ses combats qui ont fait avancer la cause francophone en Ontario, a précisé Jean-Marc Lalonde, ancien député provincial de Glengarry-Prescott-Russell, lors d’un entretien avec Le Droit. « C’est une personne qui n’hésitait jamais à défendre les Francos-Ontariens, non seulement dans Prescott-Russell, mais tous les francophones de l’Ontario. Il va nous manquer et il va manquer à la communauté. C’est une grande perte ».

(Photo courtoisie Facebook)

L’hommage du Droit

SOURCE : Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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