Pas moins de 65 % des professionnel.le.s des communications déclarent être plutôt pessimistes en ce qui a trait à la confiance des citoyens envers les médias selon Grenier aux nouvelles

Grenier Magazine, en collaboration avec la firme Léger, dévoile aujourd’hui une étude sur l’état de l’industrie des communications, une première initiative de cette envergure au Québec, à l’occasion d’une édition spéciale de sa publication. Dédiée aux professionnels des communications, du marketing et du numérique, Grenier Magazine se penche sur des enjeux tels que la santé mentale, les conditions de travail et l’évolution de l’industrie, et collabore avec des intervenants de l’Association des agences de communication créative (A2C) ainsi que du bien être en comm marketing (bec) afin de dresser un portrait réaliste de la situation actuelle. Première édition spéciale de trois qui paraîtront au cours de la prochaine année, la publication est disponible gratuitement dès aujourd’hui.

Source : Grenier aux nouvelles.


EXTRAIT DE L’ÉDITORIAL

La confiance des citoyens envers les médias : ça ne va pas dans le bon sens, groupe!

Eric Chandonnet, Président, Grenier aux nouvelles

L’édition spéciale du Grenier Magazine est disponible gratuitement dès aujourd’hui.


EXTRAIT # 1

Dans une étude menée conjointement avec Léger, Grenier aux nouvelles a sondé les professionnel.le.s des communications pour connaître leur opinion sur différents enjeux de leur industrie. Nous y avons abordé plusieurs questions et nous vous présentons les résultats de cette étude dans les pages suivantes.

À la question « Lorsque vous pensez aux dix prochaines années, êtes-vous plutôt optimistes ou pessimistes, en ce qui a trait à la confiance que vous portez envers les médias ? », pas moins de 65 % des répondants ont déclaré être plutôt pessimistes. Selon nous, c’est la réponse la plus surprenante. La désinformation et les fausses nouvelles qui circulent sur les médias sociaux sont au cœur de cette problématique et envenime ce manque de confiance envers les médias selon les répondants.

La pandémie a sans équivoque exacerbé la situation. Selon nous, il est impératif que les réseaux sociaux, et plus particulièrement Facebook, revoient leurs algorithmes, car il est navrant de constater que les sources crédibles d’information soient mises sur le même pied d’égalité que les blogues obscurs ou les pseudos sites d’information alternative. Avec la technologie actuelle, toute personne ou regroupement peut facilement mettre en ligne un site d’information, qui peut sembler au premier abord complètement crédible, mais qui dénature la réalité en véhiculant des propos trompeurs, incorrects, voire diffamatoires. En ce sens, il nous est d’avis qu’une meilleure éducation de la population en général, mais plus particulièrement des jeunes se doit d’être prioritaire.


EXTRAIT # 2

La fine ligne journalistes-chroniqueur.euse.s

Autre problème qui, nous le croyons, joue sur la confiance des citoyen.ne.s envers les médias, est la recrudescence d’opinions dans les médias traditionnels. Aujourd’hui, des journalistes devenus chroniqueur.euse.s (ou sont-ils les deux ?) répandent leurs opinions sur les sujets d’actualités. Est-ce possible d’avoir une opinion sur tout ? Peut-être, mais toutes les opinions ne se valent pas, à notre avis.


EXTRAIT # 3


EXTRAIT # 4


L’édition spéciale du Grenier Magazine est disponible gratuitement dès aujourd’hui.


Le commentaire de la Fondation littéraire Fleur de Lys

Serge-André Guay, président éditeur

Pas moins de 65 % des professionnel.le.s des communications déclarent être plutôt pessimistes en ce qui a trait à la confiance des citoyens envers les médias d’ici les dix prochaines années selon Grenier aux nouvelles. Eric Chandonnet, président de Grenier aux nouvelles écrit : « La désinformation et les fausses nouvelles qui circulent sur les médias sociaux sont au cœur de cette problématique et envenime ce manque de confiance envers les médias selon les répondants. » Monsieur Chandonnet opte pour « une meilleure éducation de la population en général, mais plus particulièrement des jeunes se doit d’être prioritaire. »

J’appuie l’idée et toutes les initiatives d’éducation aux médias et à l’information. Cependant je questionne le lien de cause à effets entre désinformation et les fausses nouvelles sur les médias sociaux et la confiance des citoyens envers les médias (traditionnels).

Les médias sociaux sont gratuits et les médias traditionnels sont payants. Il faut en tenir compte, surtout en ce qui a trait aux jeunes. Si la présence des médias traditionnels est gratuite sur les médias sociaux, ils se limitent à la publication de liens vers des articles payants sur leurs sites web. Je relève donc un problème d’accès à l’information parce que la jeune génération n’a pas les moyens de payer pour être informée par les médias traditionnels.

Heureusement, il y a beaucoup d’exceptions notables. La Presse +, Le Journal de Montréal – Le Journal de Québec, et le journal Métro Montréal, offrent un certains accès gratuit à leur contenu.

La Presse+ sera offerte gratuitement

C’est aujourd’hui avec plaisir que nous annonçons que l’abonnement à La Presse+ sera offert gratuitement. La gratuité de l’information est bien ancrée dans les habitudes de consommation numériques et ce phénomène est, à notre avis, irréversible. C’est pourquoi nous avons choisi ce modèle.

Source : Crevier, Guy, La Presse+ sera offerte gratuitement, 20 mars 2013.


Les sites Web du Journal de Montréal et du Journal de Québec maintenant entièrement gratuits

Dans la foulée de l’annonce de leur présence dans le programme Instant articles de Facebook, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec ont également annoncé que leurs sites Web respectifs ainsi que l’application J5 sont désormais entièrement gratuits. Alors que certains contenus étaient auparavant réservés aux abonnés VIP, il est désormais possible pour tous les lecteurs d’avoir accès gratuitement et en illimité à la totalité des nouvelles.

S’inscrivant au cœur du modèle d’affaires du Journal de Montréal et du Journal de Québec, au même titre que leur édition papier, cet accès illimité et gratuit a notamment pour objectif de rendre le partage de l’information sur les divers réseaux sociaux encore plus accessible afin que tous puissent en profiter.

Source : Yannick, Les sites Web du Journal de Montréal et du Journal de Québec maintenant entièrement gratuits, Le Journal de Montréal, 17 Décembre 2015.


Métro, un quotidien fondé en Suède en 1995

Métro a été le premier journal d’information à exploiter un concept novateur à l’époque: offrir l’actualité gratuitement au bon endroit et au bon moment. Voilà pourquoi le journal est distribué dans les transports en commun et offre un contenu objectif et bref à un public cible difficile à influencer: les métropolitains actifs.

Aujourd’hui présent dans plus de 120 villes, Métro est le plus grand journal international au monde. Publié dans de nombreux pays en Europe, en Amérique du Nord et du Sud et en l’Asie, il rejoint chaque jour plus de 17 millions de lecteurs fidèles!

Métro à Montréal

Détenu par Metro Media, le quotidien Métro est l’une des éditions locales de Metro International.

La mission du journal Métro est de couvrir l’essentiel de l’actualité et de divertir gratuitement les métropolitains actifs avec du contenu de grande qualité, produit par une équipe passionnée qui innove constamment. Depuis de nombreuses années, le journal Métro est le quotidien le plus lu sur l’île de Montréal avec plus d’un million de lecteurs (résultats de sondages VividataQ2 2015).

Source : Journal Métro.

Il y aussi tous les journaux hebdomadaires locaux et les nouvelles télévisées, et les nouvelles radioduffusées.

Finalement, je n’ai pas raison d’opposer l’accès gratuit à l’information sur les médias sociaux à l’accès payant des médias traditionnels puisque plusieurs d’entre eux offrent un certains accès gratuit à leur contenu.

Alors, pourquoi 65 % des professionnel.le.s des communications déclarent être plutôt pessimistes en ce qui a trait à la confiance des citoyens envers les médias ?

Selon Eric Chandonnet, président de Grenier aux nouvelles, les réseaux sociaux mettent sur un pied les sources d’information crédibles et celles plutôt douteuses. Il écrit :

La pandémie a sans équivoque exacerbé la situation. Selon nous, il est impératif que les réseaux sociaux, et plus particulièrement Facebook, revoient leurs algorithmes, car il est navrant de constater que les sources crédibles d’information soient mises sur le même pied d’égalité que les blogues obscurs ou les pseudos sites d’information alternative.

Source : Chandonnet,Eric, La confiance des citoyens envers les médias : ça ne va pas dans le bon sens, groupe ! Éditorial, Grenier magazine, 16 novembre 2021.

Je ne m’informe pas sur les réseaux sociaux. Je n’ai donc pas pu constater moi-même ce phénomène de référencement égalitaires des vraies et des fausses nouvelles. Mais, le cas échéant, les médias crédibles pourraient doter chacune de leurs nouvelles d’une marque déposée de référencement « Nouvelles vérifiées® ».

Il n’en demeure pas moins que la baisse de confiance des citoyens envers les médias traditionnels n’a pas de corollaire avec la confiance dans « les blogues obscurs ou les pseudos sites d’information alternative ». La confiance envers les médias d’information crédibles ne baisse pas parce que celle envers les sources de fausses nouvelles augmente.

Je note un refus de l’ambiance créée par les médias traditionnels pour toutes les générations, des plus jeunes au plus vieux. Le lectorat et l’auditoire refusent de vivre dans une telle ambiance. Et ils ont le choix d’écouter ou non les nouvelles, de lire ou non un journal, de vivre sans les médias traditionnels. Ce fut le cas dans le passé, c’est le cas aujourd’hui et ce sera encore le cas demain.

Personnellement et du haut de mes 64 ans, je trouve l’ambiance créée par les médias d’information plus anxiogène que jamais. Qui veut vivre dans une telle ambiance à son réveil, en allant au travail, pendant l’heure du dîner, en revenant du travail, en soupant, en fin de soirée… Bref, à longueur de journée ? Certainement pas les jeunes, y compris mes propres enfants. Et c’est sans compter qu’une bonne partie des citoyens vit déjà avec des problèmes d’anxiété.

Qui peut vivre dans un tel état d’indignation à longueur de journée ?

Et moi aussi j’en ai marre des chroniques d’opinions à tous vents dans nos médias d’information. Nous vivons dans un monde où l’opinion règne en roi et maître sur le savoir et la connaissance. Et les médias d’information ne sont pas étrangers à la montée de l’opinion tout au haut de l’échelle des valeurs de la société. Or, la valeur d’un être humain ne repose pas sur ses opinions.


Que les fausses nouvelles trouvent preneurs ne m’étonne pas. Bon nombre de citoyens n’ont pas les références utiles à la comparaison avec les vraies nouvelles puisqu’ils se sont détournés des médias d’information de leurs parents dès leur jeune âge, quand les parents eux-mêmes ne se sont pas déjà détournés des médias d’information avant même d’être parents.


REVUE DE PRESSE DES QUOTIDIENS POUR ÉTUDIANTS

Au cours de mon adolescence, dans les années 1970, en cinquième secondaire, j’ai demandé à la direction de mon école de s’abonner à tous les quotidiens disponibles afin que je puisse tenir un tableau d’information. Chaque matin d’école, j’arrivais très tôt, je prenais connaissance des journaux du jour et je découpais chaque page titre et des articles par sujet. Ensuite, j’épinglais les unes et ces articles sur un  immense tableau de liège dans la salle commune des élèves de quatrième et de cinquième secondaires. Le premier jour, inquiet du succès de mon projet, j’attendais avec impatience l’arrivée des élèves dans notre salle pour observer leurs réactions. Ce fut un vif succès. Souvent, je prenais des articles de différents journaux sur un même sujet et je les épinglais côte-à-côte dans une section du tableau dans l’espoir d’éveiller le sens critique de mes collègues. Aujourd’hui, nous pourrions faire de même en imprimant sur papier les unes et des articles des journaux sur le web pour tenir un tel tableau. On pourrait même créer des pages sur les réseaux sociaux en référence aux unes et aux articles épinglés. Bref, créer le médias des médias !

Aussi, pour rejoindre les jeunes avec une information fiable, il faut que les médias parlent d’eux, des informations qui les concernent.


LA SEMAINE ÉTUDIANTE

Toujours au cours de mon adolescence, j’ai demandé au directeur du journal hebdomadaire d’information locale (La tribune de Lévis) s’il voulait m’accorder une page complète sous le thème « La semaine étudiante ». Il a accepté. À chaque édition, je réunissais des informations recueillies auprès des conseils étudiants des écoles élémentaires et secondaires de ma région. Une fois traitées, ces informations me donnaient tout le matériel utile pour écrire ma chronique. Une page complète, sans publicité, avec des graphiques et des photographies, juste pour l’information étudiante. Et je prenais grand soin d’utiliser cet espace avec équité envers toutes les écoles : une section pour l’élémentaire et une section pour le secondaire, une section pour les écoles publiques et une section pour les écoles privées, une section pour la culture et une section pour le sport et ainsi de suite. Il n’en fallait pas plus pour que cette page devienne un vif succès auprès des étudiants de la région. Chacun voulait voir quels étudiants se méritaient la une de la « Semaine étudiante ». Et que dire des parents qui découvraient ce qui se passait réellement à l’école de leurs enfants. J’avais présenté le projet avec l’idée qu’il créerait un pont entre les étudiants et leurs parents.

Croyez-le ou non, le projet de « La semaine étudiante » fut si populaire qu’il a donné lieu à une version télévisée. En effet, la station de télévision locale (communautaire) avait aussi accepté une émission hebdomadaire « La semaine étudiante », le tout d’une durée d’une heure en direct chaque mardi soir de 19h.00 à 20h.00 et accessible à tous les abonnés du câble. Une section fut ajoutée pour inclure la vie étudiante au CÉGEP de ma région. Après chaque émission, je donnais rendez-vous aux étudiants dans une brasserie de la région avec la commandite d’un brasseur offrant la première consommation gratuite. Il y avait du monde! Beaucoup de monde!

Ça marche l’information étudiante, pour autant qu’elle parle de la vie étudiante et qu’elle soit dans les médias officiels, traditionnels. Les étudiants ressentent ainsi une forte appartenance à l’ensemble de la société. Ils font partie des NOUVELLES des grands médias, au même titre que tous les acteurs de la société.

En bout de ligne, ces deux projets, la revue de presse des quotidien et La semaine étudiante, offraient aux étudiants une leçon d’éducation aux médias dont ils étaient les protagonistes.


Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys


Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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