Le Trente Hebdo – L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ

Le Trente Hebdo

L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


Reproduit avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


À LA UNE

Embauche en hausse dans les salles de presse au Québec

Lueur d’espoir pour la profession

Avec l’arrivée de nouvelles sources de revenus, dont les programmes d’aide gouvernementaux, la situation dans les salles de rédaction au Québec s’améliore après des années difficiles qui ont amené leur lot de compressions de postes.

« On n’est pas tant en expansion qu’en rattrapage, après des années difficiles où l’on perdait des employés sans avoir les moyens de les remplacer. Ça va un peu mieux que ça allait, donc on en profite pour ramener des journalistes vers la salle », a précisé au Devoir la rédactrice en chef du magazine L’actualité, Claudine St-Germain.

Pour Michaël Nguyen (photo), le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), les géants du Web doivent contribuer au financement des médias, car les mesures gouvernementales pourraient être réduites ou même disparaître à moyen terme. « C’est important de légiférer pour que les grands joueurs de numérique, comme Facebook, paient leur juste part. Sans ça, la reprise sera toujours fragile ».

« On remonte la pente après être tombés vraiment bas. Mais ça reste une bonne nouvelle, il y a plus de journalistes pour fouiller la nouvelle, surtout dans le contexte actuel », a ajouté le président de la FPJQ lorsque questionné sur l’augmentation des embauches dans les médias. À la FPJQ, les adhésions ont augmenté de plus de 20% en un an, mais la Fédération est encore loin des 2000 membres qu’elle avait il y a dix ans à peine.

La rareté de la main-d’œuvre complique toutefois la tâche des entreprises de presse qui recrutent. Des médias ont de la difficulté à recruter et les écoles de journalisme sont appelées en renfort.  « Il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’on reçoive des offres d’emploi. Nos finissants se placent vraiment rapidement, y compris dans de gros marchés, comme Montréal », révèle Blaise Gagnon, coordonnateur de l’école Art et technologie des médias au cégep de Jonquière. Selon lui, le faible taux de rétention des journalistes peut aussi expliquer la pénurie de la main-d’œuvre.

La directrice du Centre d’étude sur les médias de l’Université Laval, Colette Brin, considère que les difficultés financières du milieu ont probablement découragé certains élèves à s’inscrire dans un programme de journalisme. Elle spécifie que le nombre d’inscriptions est à la baisse à l’Université Laval. « Depuis que j’ai commencé à enseigner il y a vingt ans, il y a dû y avoir une baisse de 20 à 30 % environ. Il y a toujours des gens qui rêvent d’être journalistes, pour qui c’est une vocation. Mais ce n’est pas assez pour combler les besoins ».

« Il y a un décalage entre ce qu’on attend des journalistes et ce qu’on est prêts à leur donner comme conditions. On demande aux jeunes journalistes des compétences très poussées dans toutes sortes de domaines, comme le journalisme de données. Mais avec le même genre de connaissances, on peut aller travailler ailleurs, dans l’intelligence artificielle par exemple, et être beaucoup mieux rémunéré », conclut Mme Brin.

les explications du Devoir

Une entrave à la liberté de la presse

Une situation problématique a été portée à l’attention de la FPJQ. Lors du 97e congrès de l’UPA tenu à Québec cette semaine, le média spécialisé en agriculture et agroalimentaire La vie agricole, a tenté de poser des questions à Marcel Groleau, le président sortant de l’organisme. 

L’un des collaborateurs de ce média, Claude Roy, était présent pour couvrir le discours de M. Groleau. Sur les lieux, il a appris qu’il était dorénavant interdit de filmer dans la salle de la plénière et que seul le point de presse pouvait faire l’objet d’une captation vidéo. 

Par la suite, M. Roy s’est fait demander s’il avait sa carte de la FPJQ. Comme il n’est pas membre de la Fédération, on lui a alors répondu qu’il n’avait pas la permission de poser des questions. Les mêmes questions ont par la suite été envoyées dans un courriel à l’UPA par l’éditeur et le directeur général de La Vie agricole, Yannick Patelli, qui lui est membre en règle de la FPJQ. 

Une chargée des relations de presse et des réseaux sociaux a par la suite répondu à M. Patelli, en lui indiquant que la période des questions était réservée aux journalistes et que M. Groleau ne souhaitait pas s’entretenir avec La Vie agricole. Elle a précisé que M. Patelli n’était pas membre de la FPJQ à titre de journaliste, mais comme éditeur, pour justifier le refus.

« La situation est déplorable, M. Patelli est membre professionnel chez nous. La tendance de certaines organisations à vouloir choisir à qui ils parlent ou pas est très inquiétante », a dénoncé le président de la FPJQ, Michaël Nguyen. 

Même si elle est fortement recommandée, rappelons qu’aucune loi au Québec n’oblige un journaliste à détenir une carte de presse pour pratiquer le métier. Il est aussi possible d’obtenir la carte avec un statut de pigiste.

Distribuée dans toutes les fermes du Québec ainsi que dans les fermes francophones de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick, La Vie agricole a plus de 20 ans et opère aussi depuis quelques années la webtélé www.lvatv.ca.


DES PRIX ET DES BOURSES

Remis par Santé des enfants Canada

Harold gagné remporte le prix Leadership, Médias en ligne

Le prix Leadership, Médias en ligne a été remis récemment par Santé des enfants Canada au journaliste de TVA Nouvelles Harold Gagné. Le prix reconnaît l’excellence dans les domaines du journalisme, du reportage, des éditoriaux et des blogues, qui ont permis de sensibiliser davantage le public aux problèmes qui frappent la santé des enfants au Canada.

M. Gagné est un journaliste de TVA Nouvelles attitré aux secteurs de la santé et des affaires sociales et il est membre de la FPJQ. Depuis plusieurs décennies, il s’efforce d’informer le public au sujet des enjeux fondamentaux qui sous-tendent les problèmes en matière de soins, de services et de recherche dans le secteur de la santé pédiatrique. En plaçant les familles au cœur de ses reportages, il s’emploie à instaurer la confiance envers le système de santé.

De plus, le travail de M. Gagné a permis de braquer les projecteurs sur les multiples expertises de pointe à notre disposition, ce qui permet de familiariser le public à la science et à la recherche propres au domaine de la santé pédiatrique.

L’article de TVA Nouvelles

Le Prix Claude-Masson remis à l’Agence Science-Presse

L’Agence Science-Presse a remporté cette année le Prix Claude-Masson remis par l’Association des médias catholiques et œcuméniques (AMéCO).

« L’AMéCO entend souligner le travail essentiel accompli par cette agence, particulièrement lors de la présente pandémie, pour contrer la désinformation par un regard objectif et informé qui repose sur la science », indique Mario Bard, le président de cette association.

« La couverture de la pandémie de COVID-19 par cette agence a pesé lourd dans la balance », ont considéré les membres du conseil d’administration de l’AMéCO.

« La qualité de l’écriture, la centralité des faits contrevérifiés et le souci de rendre des notions scientifiques accessibles au plus grand nombre tout au long de la pandémie rencontraient particulièrement les notions de charité, de solidarité et de respect de la vie qui sont au cœur du Prix Claude-Masson ».

Le Prix a été remis le jeudi 21 octobre dans le cadre du congrès annuel de l’AMéCO, lors du banquet qui s’est tenu à l’Hôtel-Musée des Premières Nations à Wendake, en banlieue de Québec.

L’AMéCO attribue le Prix Claude-Masson à une ou plusieurs figures du journalisme qui se sont démarquées par leur contribution au bien commun et leur souci de justice, de paix, de solidarité et de respect de la vie.

Claude Masson, qui était éditeur adjoint de La Presse, est mort dans l’écrasement en mer du vol d’Egyptair, le 31 octobre 1999, alors qu’il partait en vacances en compagnie de son épouse Jeannine. À peine quelques heures plus tôt, il avait livré au congrès de l’Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC – ancien nom de l’AMéCO) une conférence remarquée sur les enjeux de la communication journalistique.


Press Emblem Campaign (PEC)

Le Prix PEC 2021 est décerné au journaliste indien Nava Thakuria

La Press Emblem Campaign (PEC) a récompensé mardi le journaliste indien Nava Thakuria (photo) pour ses efforts continus afin de sauvegarder les droits des travailleurs des médias dans le pays d’Asie du Sud et de préserver la liberté de la presse dans la région avec un engagement exemplaire.

« C’est la première fois que la PEC récompense un journaliste indien, le deuxième pays le plus peuplé du monde. L’Inde a une forte démocratie et une presse dynamique. L’année dernière cependant, un nombre record de 15 journalistes ont été tués en Inde, et six de plus cette année. Les journalistes sont ciblés parce qu’ils documentent les abus, la corruption, les activités criminelles », a affirmé le Secrétaire général de la PEC Blaise Lempen.

« Recevoir le prix de la PEC est un grand honneur et représente une forte incitation à continuer mon travail. Le journalisme, qu’il soit imprimé, électronique ou numérique, reste un travail dangereux en Inde, les journalistes ne sont pas correctement payés et sont souvent menacés à la fois par des acteurs gouvernementaux et non étatiques, y compris des hommes de main. Cette année, la Covid-19 a en outre eu un impact sévère sur l’industrie des médias en Inde. En même temps, j’ai grandement apprécié ce prix qui attire l’attention sur la situation des journalistes de mon pays », a déclaré Nava Thakuria depuis Guwahati (nord-est de l’Inde).

Il a également dénoncé la répression des médias au Myanmar et documenté la détention de plus de 120 journalistes après le coup d’État militaire de février dernier.


Pour les jeunes journalistes

Annonce des lauréates de l’édition 2021 du Prix UE-Canada

La Délégation de l’Union européenne au Canada et l’Association canadienne des journalistes (ACJ) ont annoncé hier les lauréates de l’édition 2021 du Prix UE-Canada pour jeunes journalistes.

Un jury composé de cinq personnes avait la tâche de choisir les meilleurs articles qui lui avaient été soumis. Les trois personnes gagnantes sont Anna Desmarais de Whitehorse au Yukon pour son texte intitulé « Canada needs to pay more attention to the EU’s new climate plan », Laurie Trottier, également de Whitehorse, pour son reportage « À quoi s’attendre de la nouvelle politique de l’Arctique de l’Union européenne ? » et Moira Wyton, de Vancouver pour son article « This Heroin Treatment Is Saving Lives in Europe’s Overdose Crisis. Two Doctors Are Bringing It to Canada Themselves ».

Les trois lauréates participeront à un voyage d’études d’une semaine auprès des institutions de l’Union européenne à Bruxelles. Le voyage devrait avoir lieu en mars 2022, sous réserve des derniers développements épidémiologiques en Europe et au Canada.


En savoir plus

EN MANCHETTE

Conseil de presse du Québec

Huit nouvelles plaintes ont été étudiées

Sur les huit décisions publiées ce matin par le Conseil de presse du Québec (CPQ), quatre plaintes ont été en tout ou en partie retenues et quatre ont été rejetés.

Trois des huit décisions rendues impliquaient Le Devoir, dont une sur la chronique d’Emilie Nicolas intitulée « Briser le tabou, repenser la police ». Le plaignant reprochait à la chroniqueuse de tenter d’attribuer la responsabilité de blessures et de décès à des policiers dans un des passages du texte. La phrase a été jugée inexacte par le Conseil, car les dossiers du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI)  ont confirmé que les policiers n’étaient pas nécessairement responsables. Le Conseil a donc retenu les griefs d’information inexacte et d’absence de correctif, mais rejette en majorité le grief de manque de rigueur de raisonnement.

Une autre des décisions en partie retenues implique Elizabeth Zogalis, de CJAD 800. Les plaignants reprochaient le contenu d’un message publié par la journaliste sur Twitter dans lequel elle déclarait que brandir le drapeau des patriotes était « l’équivalent québécois » d’exposer le drapeau confédéré aux États-Unis. Le CPQ a retenu un grief d’information inexacte et un sous-grief de manque de rigueur de raisonnement. Toutefois, en raison des excuses rapides de Mme Zogalis et du retrait de la publication dès le lendemain, une absolution lui a été accordée.

Un autre grief retenu pour information inexacte s’est penché sur l’article « Deux écoles primaires de Québec en « situation d’éclosion«  » publié sur le site de TVA Nouvelles. Il y était indiqué que tous les élèves d’une école primaire devaient se faire tester à la suite d’une éclosion de Covid-19, ce qui se révélait erroné. Le journaliste Arnaud Koenig-Soutière a cependant été exonéré, car le syndicat de la rédaction du Journal de Québec a prouvé au Conseil que la version sur le site de TVA Nouvelles avait été modifiée sans l’approbation du journaliste.

LIRE L’ENSEMBLE DES DÉCISIONS RENDUES
 

Outil à l’intention des professionnels et professionnelles des médias d’information

Le traitement médiatique de la violence conjugale

Les médias jouent un rôle primordial dans la sensibilisation du public à la violence conjugale. En plus de mettre en lumière la complexité souvent méconnue de ce phénomène, son traitement médiatique peut contribuer à éclairer et à souligner le caractère inacceptable de ses multiples manifestations. L’information transmise à la population par les médias constitue un facteur clé dans la détection précoce des cas de violence conjugale.

En continuité avec la mesure gouvernementale «Inviter les leaders d’opinion à agir pour la prévention de la violence conjugale», le Secrétariat à la condition féminine a confié à l’Institut national de santé publique du Québec le mandat de réaliser un outil de référence sur son traitement médiatique.

Cet outil présente les aspects clés de la Trousse média sur la violence conjugale de l’Institut national de santé publique du Québec. Il est destiné aux professionnels et professionnelles des médias d’information et à toutes personnes ayant à intervenir dans l’espace public à ce sujet. L’outil a pour objectif de rendre disponible de l’information sur différents aspects de son traitement médiatique. Il présente sa définition et l’ampleur du phénomène au Québec, les enjeux associés au traitement médiatique et les éléments à considérer pour une couverture adéquate.

Les personnes désirant obtenir des renseignements supplémentaires sur cette publication sont invitées à communiquer avec Dominique Gagné à dominique.gagne@inspq.qc.ca.

CONSULTER LE GUIDE
 

Médias anglophones au Canada

Les résultats d’un sondage de la CAJ sur la diversité culturelle

Le quart des journalistes des salles de nouvelles du Canada anglais seraient issus des minorités visibles, selon un récent sondage de l’Association canadienne des journalistes (CAJ) tandis qu’aucune étude n’a été effectuée à ce sujet au Québec.

« Une représentativité qui est cependant très loin d’être atteinte au Québec », indique toutefois un article paru dans Le Devoir.

Selon le recensement de 2016, la population québécoise serait composée de 13 % de personnes issues de la diversité. Les médias, dont Radio-Canada, reconnaissent que leurs journalistes ne sont peut-être pas encore assez à l’image de la société même si de plus grands efforts sont effectués en ce sens depuis quelques années.

« C’est fondamental que les communautés culturelles se reconnaissent dans le service public. Ça amène une meilleure perspective des enjeux. Je regarde tout ce qui se passe aux États-Unis et je suis donc très sensibilisée à l’importance pour les personnes de la diversité d’atteindre des postes de cadre aussi », a indiqué la directrice générale de l’information de Radio-Canada, Luce Julien.

POUR EN SAVOIR PLUS
 

Des milliards de dollars pour les médias locaux aux États-Unis ?

Les médias régionaux américains pourraient récolter une aide financière de 1,67 milliard de dollars si le projet de loi Build Back Better, que la Chambre des représentants a adopté le 19 novembre, franchit l’étape du Sénat.

Les stations de radios et télévisions, sites Web et journaux locaux pourraient bénéficier de cet allègement, qui prendrait la forme de crédits d’impôt sur les salaires, au cours des cinq prochaines années.

S’ils sont admissibles, les médias pourraient ainsi récolter jusqu’à 25 000 $ pour chaque journaliste local qu’ils emploient la première année et 15 000 $ pour chacune des quatre années suivantes.

Comme plusieurs pays à travers le monde, les États-Unis sont frappés de plein fouet par la crise des médias et la pandémie qui ont fait fondre les revenus publicitaires de manière dramatique. La publicité numérique n’a pas réussi à compenser la désertion des principaux annonceurs traditionnels, le marché étant dominé par les géants du Web, dont Google et Facebook.

LES DÉTAILS
 

Espagne

Une loi controversée pourrait être modifiée

La secrétaire générale du parti Podemos et ministre des Droits sociaux dans le gouvernement de coalition au pouvoir en Espagne depuis 2020, Ione Belarra (photo), veut faire modifier une loi qui brime, selon elle, plusieurs libertés démocratiques fondamentales.

La loi dite du bâillon, adoptée il y a six ans par le précédent gouvernement, permet entre autres aux autorités d’infliger de lourdes amendes aux médias et aux journalistes qui diffusent des images non autorisées par la police et d’imposer des limites strictes lors d’organisation de manifestations. Dans une entrevue accordée au Guardian, Mme Belarra a qualifié cette législation de  «plus grand coup porté aux libertés civiles et politiques » depuis le retour du pays à la démocratie.

Le Parti populaire, le parti d’extrême droite Vox et des dizaines de groupes de policiers s’opposent à d’éventuels changements à la loi, affirmant qu’ils entraveront la capacité des agents à faire leur travail et feront pencher la balance en faveur des criminels.

L’article du Guardian
 

Jeux olympiques d’hiver de Pékin

Les journalistes appelés à contrer la surveillance

Reporters sans frontières (RSF) met en garde les journalistes qui seront en poste en Chine lors des prochains Jeux olympiques contre les opérations de surveillance menées par le régime. Selon l’organisme, l’événement, qui se tiendra à Pékin du 4 au 20 février 2022, donnera une occasion au président Xi Jinping de redorer son blason et de faire oublier son sombre bilan en matière de droits de la personne.

« Il est légitime que les médias couvrent ce grand rendez-vous international, mais ils doivent se méfier des tentatives de manipulations de la part du régime et protéger leurs journalistes de la surveillance et de possibles pressions », souligne le directeur du bureau de l’Asie de l’Est de RSF, Cédric Alviani.

RSF livre une série de recommandations destinées aux reporters qui se rendront en Chine. Entre autres conseils, l’organisme suggère aux journalistes d’éviter de télécharger des applications qui pourraient permettre aux autorités de les surveiller et de ne pas utiliser le narratif chinois qui pourrait occulter la réalité de certains faits.

LES RECOMMANDATIONS DE RSF
 

Sondage de J-Source

Projet pour documenter la liberté de la presse au Canada

Qu’il s’agisse d’injonctions, de zones d’exclusion des médias et de surveillance, d’agressions physiques, de harcèlement en ligne ou de systèmes de liberté d’information défaillants, la liste des entraves au travail des journalistes ne cesse de s’allonger.

Les menaces à la liberté de la presse au Canada ne sont pas suivies systématiquement. Le projet pour la Liberté de la presse au Canada (PLPC), qui s’inspire du US Press Freedom Tracker, cherche à combler cette lacune.

Un centre de recherche en ligne gratuit documentera les conditions de la liberté de la presse dans tout le pays et créera des ressources pour aider les professionnels.les de l’information à s’y retrouver.

Alors que J-Source construit le PLPC, vos expériences et vos connaissances des conditions de la liberté de la presse sont cruciales pour aider à façonner un ensemble de données et de ressources qui documenteront, souligneront et analyseront les impacts sur les travailleurs du domaine et le droit du public à l’information.

Le questionnaire peut être rempli en ligne jusqu’au 9 mai 2022. Une version anglaise du sondage est également proposée. Il s’agit d’une initiative de J-Source et de ses partenaires.

RÉPONDRE AU QUESTIONNAIRE EN FRANÇAIS
 

Le New York Times gardera ses annonceurs qui polluent

Sans l’argent de la publicité, plusieurs médias à travers le monde auraient déjà fermé leurs portes. Un des grands quotidiens américains, le New York Times, ne fait pas exception à la règle et puise une part de ses revenus publicitaires de compagnies pétrolières ou gazières, qui sont reconnues pour être polluantes. Ironiquement, une section du journal, où travaillent 80 journalistes, est dédiée à l’environnement.

Questionné à ce sujet, Stephen Dunbar-Johnson le président de l’entreprise médiatique a défendu le choix du quotidien. « Nous ne sommes pas une organisation militante. Notre rôle est d’informer nos lecteurs et de demander des comptes au gouvernement et aux compagnies. C’est notre responsabilité et nous la prenons très au sérieux ». 

Le président a affirmé que cette politique n’empêche pas les journalistes d’enquêter sur une compagnie pétrolière ou gazière achetant de la publicité dans le NY Times. « Nous avons une équipe qui vérifie l’authenticité du contenu publicitaire. Nous n’acceptons aucune publicité trompeuse ou mensongère. Cependant, le journalisme a besoin de revenus publicitaires pour survivre ».

EN SAVOIR PLUS
 

Afghanistan

Un journaliste attaqué par deux individus masqués

Un journaliste afghan, présentateur de la chaîne de télévision privée Ayna TV, a été attaqué par deux hommes masqués alors qu’il rentrait chez lui à pied, à Kaboul, le 18 novembre dernier. En chemin vers sa résidence, Ahmad Baseer (photo) a été intercepté par les deux individus qui lui ont demandé de fournir une pièce d’identité, de déverrouiller son téléphone cellulaire et d’ouvrir ses comptes WhatsApp et Facebook.

Devant le refus de coopérer du journaliste, il a été battu à coups de pied et de pistolet. Lorsqu’Ahmadi a tenté d’appeler à l’aide, les suspects auraient tiré sur lui. Sa chute au sol lui aurait toutefois permis d’éviter la balle. En raison des blessures subies lors de l’agression, Baseer a été hospitalisé pendant deux nuits.

« Les talibans ont sans cesse manqué à leur engagement envers la liberté de la presse. Les attaques violentes contre les journalistes se poursuivent et il n’y a pas d’enquête ou de suivi », déplore Steven Butler, coordonnateur du programme Asie pour le Committee to Protect Journalists (CPJ).

LES EXPLICATIONS
 

La retraite pour la journaliste Andrée Ducharme de TVA Nouvelles

Membre de la FPJQ depuis de nombreuses années, la journaliste Andrée Ducharme a quitté ses fonctions pour une retraite bien méritée, la semaine dernière, après une carrière de 32 ans à TVA Nouvelles. En direct, l’équipe de LCN a annoncé la nouvelle en lui souhaitant bonne retraite en ondes.

Le président et chef de la direction de Québecor Pierre-Karl Péladeau a publié un message sur Twitter pour souligner le départ de la journaliste d’expérience. « Félicitations, Andrée Ducharme, pour une brillante carrière journalistique. Merci pour votre engagement à informer les Québécois/es avec la rigueur, la détermination et la générosité que l’on vous (re)connaît. Bonne continuation ! »

Toute l’équipe de la FPJQ lui souhaite également une excellente retraite !


Des têtes qui bougent

Mathieu Carbasse nommé chef aux actualités pour le 24 heures

Le journaliste Mathieu Carbasse (photo), membre de la FPJQ, a été récemment nommé au poste de chef aux actualités du média 24 heures de Québecor.

Auparavant, M. Carbasse avait travaillé comme producteur de contenu pour Noovo Info, il a été chef de pupitre numérique et rédacteur en chef adjoint à L’actualité et il a également été critique pour la revue JEU, se consacrant au théâtre. Il a fait un bref passage à La Presse comme journaliste au pupitre et a aussi été employé par le Journal de l’Assurance, entre 2014 et 2017.


Écrivain et journaliste

Paul Rousseau s’éteint à l’âge de 65 ans

L’écrivain et ancien journaliste Paul Rousseau (photo) est décédé subitement le 24 novembre dernier à l’âge de 65 ans. Natif du secteur Grand-Mère, à Shawinigan, il avait pris sa retraite en 2011 de la station de Radio-Canada à Trois-Rivières. L’année précédente, il avait été l’un des artisans de la fondation de cette nouvelle antenne en tant que chef des Services français.

Comme journaliste, M. Rousseau a connu une fructueuse carrière au sein du diffuseur public en décochant des postes dans plusieurs villes canadiennes, dont Régina, Toronto, Québec, Matane et Chicoutimi avant de terminer sa carrière en Mauricie. Nancy Sabourin, la directrice de Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec qui a succédé à Paul Rousseau, a affirmé que « sous des airs de gars timide et réservé, Paul, c’était vraiment quelqu’un qui savait lire les gens. En fait, il voyait en nous des choses que nous-mêmes, on ne voyait pas ».

Parallèlement à cette vocation, Paul Rousseau a signé une vingtaine d’ouvrages, dont des livres jeunesse, des romans et des recueils de poésie. Le jury du prix Robert-Cliche lui avait décerné une mention spéciale pour son roman Yuppie Blues, en 1993. Son livre Haine-moi ! a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2018.

L’hommage de Radio-Canada
 

Collections inédites mettant en valeur les auteurs et les archives du Devoir

Création de la marque Somme Toute – Le Devoir

Le talent des journalistes et la richesse des contenus du Devoir trouveront une nouvelle vitrine avec un partenariat entre le quotidien et les Éditions Somme Toute.

La marque Somme Toute – Le Devoir regroupera des ouvrages de vulgarisation, des bilans politiques et sociaux sur les enjeux de l’heure, mais aussi des retours sur le passé ainsi que des réflexions allant d’hier à aujourd’hui pour mieux comprendre les défis de demain.

«Cette nouvelle aventure dans le monde du livre s’inscrit dans le prolongement de la mission du Devoir pour témoigner de la vitalité de la société québécoise. C’est un espace de plus pour informer et débattre, pour comprendre le monde qui nous entoure et pour témoigner du choc des idées et des opinions. Le format du livre, plus étoffé et moins éphémère que celui d’un quotidien, est une vitrine de plus pour mettre en valeur le talent de nos journalistes et de nos collaborateurs ainsi que la richesse offerte par plus de 110 ans d’archives» a indiqué par communiqué le directeur du Devoir, Brian Myles.

Les détails
 

L’influenceuse canadienne Romana Didulo appelle ses adeptes à cibler les journalistes

« La saison de la chasse aux canards est ouverte »

L’influenceuse associée à QAnon, Romana Didulo (photo), a déclaré à ses 70 000 abonnés que « la saison de la chasse aux canards est ouverte ». Par canards, elle fait référence, entre autres, aux politiciens, aux journalistes et aux professionnels de la santé qui administrent les vaccins de la Covid-19.

Ces « chasseurs de canards » seraient les « soldats » de Romana Didulo, une Canadienne d’origine colombienne qui a convaincu des milliers d’adeptes qu’elle était la souveraine secrète du Canada. Elle souhaite aussi que ses « troupes » prennent le contrôle des journaux et de la frontière.

« Tirez pour tuer toute personne qui tente d’injecter aux enfants de moins de 19 ans des vaccins de la Covid-19/armes biologiques ou tout autre vaccin. Cet ordre est effectif immédiatement », indiquait un message paru la semaine dernière sur le réseau social Telegram et publié par Didulo. Deux jours après la publication, la formulation était modifiée et l’expression « tirer pour tuer » remplacé par le mot « arrêter ».

Au cours de l’été passé, celle qui se prétend reine du Canada avait également mobilisé son public pour envoyer des milliers de lettres en Amérique du Nord (certaines ont récemment fait leur apparition en Europe), demandant aux entreprises, aux gouvernements et aux forces de l’ordre de cesser toute activité liée à la lutte contre la pandémie.

Les précisions
 

Sécurité numérique

Des journalistes marocains mieux informés

Reporters sans frontières (RSF) et le Forum marocain des jeunes journalistes (FMJJ) ont tenu du 26 novembre au 1er décembre deux sessions de formation ayant pour thème « la sécurité numérique des journalistes ». Une trentaine de professionnels des médias et d’étudiants en journalisme ont ainsi pu bénéficier de ce séminaire qui s’est tenu dans la capitale du Maroc, Rabat.

En cette ère où l’actualité est de plus en plus diffusée sur Internet et relayée par les réseaux sociaux, de nouveaux défis se posent aux reporters de tous les horizons tant sur le plan de la déontologie, de la confidentialité et de la sécurité.

« Ces deux sessions de formation permettront aux journalistes professionnels et futurs d’utiliser au mieux les occasions qu’offre Internet tout en ayant été formé à la cybersécurité et aux défis déontologiques que pose cet environnement de travail », a déclaré quelques jours avant l’événement Souhaieb Khayati, le directeur du bureau Afrique du Nord de RSF.

Le texte complet
 

Courrier de Portneuf

Un nouveau look pour les 40 ans de l’hebdomadaire

Le Courrier de Portneuf célébrera son 40e anniversaire en 2022. Pour l’occasion, la direction de l’hebdomadaire a voulu offrir à ses lecteurs et lectrices une nouvelle image.

«C’était une opportunité d’amener un vent nouveau, un rafraîchissement du journal et d’arriver avec une nouvelle facture visuelle», a précisé la directrice générale de la publication, Josée-Anne Fiset (à gauche sur la photo).

Jean-Sébastien Plourde est le concepteur du nouveau logo et de la création graphique de la mise en pages.  «Il a travaillé en collaboration avec Yvon Lafrance, coordonnateur de production. Ensemble, ils ont amené ce bleu, qui est représentatif de Portneuf. La région est entourée d’eau avec ses lacs et ses rivières en plus du fleuve Saint-Laurent. C’était donc symbolique pour nous», a ajouté Mme Fiset qui considère le journal comme un acteur important de la région.

Le président de la coopérative du Courrier de Portneuf, Alain Garneau (à droite sur la photo), se montre optimiste face à l’avenir de l’hebdomadaire. «On est le seul hebdomadaire régional qui est distribué à 35000 exemplaires, en plus de pouvoir compter sur un lectorat de plus de 92 %. Nous avons assuré une pérennité malgré tous les obstacles qu’on a connus».

EN SAVOIR PLUS

SOURCE : Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ.

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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