Auteurs citoyens et éditeurs citoyens, une question de démocratisation de l’accès à l’édition et de bibliodiversité

Qu’est-ce que le nouveau monde du livre ?

Auteurs citoyens et éditeurs citoyens, une question de démocratisation de l’accès à l’édition et de bibliodiversité

Hier, j’ai écouter l’émission Enquête à la télévision de Radio-Canada. Cette édition portait sur le collectif de journalistes-citoyens Bellingcat.

Bellingcat : la vérité dans un monde de postvérité

Le reportage montre comment le collectif de journalistes-citoyens Bellingcat est parvenu à élucider les mystères entourant l’écrasement du vol MH17 en Ukraine, l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal en Grande-Bretagne et plusieurs bombardements en Syrie avec pour seul outil, leurs ordinateurs et une connexion à Internet. En quelques années, Bellingcat a devancé plusieurs grandes organisations d’information en publiant des révélations grâce à l’analyse des vidéos, photos et autres sources disponibles à tous sur le web au moyen de techniques inédites et sophistiquées.

Source : Enquête, Radio-Canada.

Une idée m’est venue à l’esprit en référence aux journalistes citoyens. Peut-on aussi parler d’éditeur citoyens et d’auteurs citoyens ?

Dans un premier temps, il faut adopter une définition du journalisme citoyen : « Action de rapporter, expliquer, analyser ou commenter l’actualité par un citoyen ordinaire. » Dico du net. C’est toujours un peu plus compliqué en des termes universitaires.

Définition et appréhension du journalisme participatif et citoyen sur le Web

Celui-ci est défini par Shayne Bowman et Chris Willis1 comme l’action de citoyens « jouant un rôle actif dans les processus de collecte, repor­tage, analyse et dissémination de l’information d’actualité ». Ces auteurs montrent en effet que les innovations apportées par les usagers ont consisté à développer les aspects participatifs, contributifs et communautaires du réseau : le récepteur d’une information peut désormais être émetteur et devenir un média. L’objectif assi­gné à cette participation est des plus louables : « fournir les informations indépendantes, fiables, précises, diverses et appropriées, nécessaires à une démocratie »2.

De fait, les discours accompagnant le développe­ment de ces nouvelles pratiques informationnelles n’ont pas manqué, tour à tour alternatifs (« Ne haïssez pas les médias. Devenez un média. »3), utopistes (« tous journalistes ! »), déterministes ou alarmistes (« La presse sans Gutenberg », « Le spectre d’un monde sans journaliste »…). Ils tra­duisent une prise de position critique des médias participatifs à l’égard des médias de masse qui ne détiennent plus le monopole de la production de l’information, appelant ainsi à l’expression citoyenne dans un souci de libéralisation de la pa­role profane dans l’espace public (Trédan, 2007). En sens inverse, on constate souvent une certaine méfiance, voire hostilité, des professionnels des entreprises de presse à l’égard de ces discours et pratiques.


NOTES

1 S. Bowman et C. Willis, We the Media: How Audiences are Shaping the Future of News and Information, (…)

2 Op. cit.

3 « Cette voie expressiviste fait écho à la revendication originelle des médias autonomes américains, portée par Jello Biafra, chanteur punk des Dead Kennedys » (Allard et Blondeau, 2007, cf. infra).


Source : Nicolas Pélissier and Serge Chaudy, “Le journalisme participatif et citoyen sur Internet : un populisme dans l’air du temps ?”, Quaderni [Online], 70 | Automne 2009, Online since 05 October 2011, connection on 26 November 2021. URL: http://journals.openedition.org/quaderni/512; DOI: https://doi.org/10.4000/quaderni.512

Dans son mémoire de maîtrise en communication intitulée « « Journalisme et société : pratiques et discours du journalisme citoyen » Patrice Bégin écrit :

Il arrive souvent lorsqu ‘un nouveau média fait son apparition que des voix s’élèvent pour annoncer que nous assistons à un changement de paradigme ou à une révolution de la communication. Cela est le cas avec l’émergence de ce qu’on appelle le Web social, un « dispositif sociotechnique caractérisé par ses plateformes interactives et de nouvelles pratiques collaboratives » (Proulx et Millerand, 2008: 1), apparu dans la foulée du Web 2.0 .

Cette nouvelle génération d’applications et de services d’Internet, en référence à une ère précédente plus statique, privilégie une dimension que l’ on dit participative, laquelle caractérise de plus en plus les usages en ligne. Elle donne aux individus la possibilité de produire et de diffuser leurs propres contenus, en plus de leur permettre d’avoir des interactions entre eux.

Plusieurs discours ont accompagné ces transformations technologiques, certains, au nom des plus grandes valeurs (liberté, égalité, inclusion, participation, etc.), annonçant que les technologies de l’information et de la communication (TIC) changeraient les modes de communication entre les individus, voire la démocratie elle-même. Ce phénomène a évidemment touché le journalisme, dont la pratique a semblé soudainement s’ouvrir au plus grand nombre. Des auteurs ont même affirmé que « tout citoyen est un journaliste en puissance» (De Rosnay, 2006 dans Rebillard, 2007b: 16) et que « tout le monde [devient] capable de produire des nouvelles » (Gillmor, 2004 dans Le Cam, 2006 : 152). Ces initiatives amateurs en matière d’ information qui ont pris leur essor avec l’émergence d’Internet sont qualifiées de journalisme citoyen, de journalisme participatif ou encore de citoyen-reporter.

Ainsi, depuis 2003-2004, s’impose graduellement la notion de citoyen-reporter, c’est-à-dire ces individus affranchis des médias institutionnels (le quatrième pouvoir) et « libres » de rapporter les faits « réels» à titre de témoins directs. [ … ] Le public est invité à soumettre ses commentaires, images et clips vidéo et ainsi à devenir partie prenante de la production journalistique traditionnelle (Mondoux, 201 1 : 189).

Source : Bégin, Patrice (2014). « Journalisme et société : pratiques et discours du journalisme citoyen » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en communication.

Un mot revient : démocratie. On attribue aux journalistes professionnels et aux journalistes citoyens un rôle actif dans la démocratie. Pour les journalistes citoyens, on doit aussi parler d’un rôle dans la démocratisation de l’accès à l’information et d’un rôle contributif à la diversité de l’information.

Dans ce contexte, je me demande si on peut associer les éditeurs et les auteurs du nouveau monde du livre à une action citoyenne au même titre que les journalistes citoyens.

J’avance l’hypothèse qu’en raison de leurs actions résultant en une démocratisation quasi révolutionnaire de l’accès à l’édition au profit du simple citoyen, nous pouvons parler d’éditeurs citoyens. Ces derniers se posent en marge des éditeurs commerciaux traditionnels, tout comme les journalistes citoyens se posent en marge des médias traditionnels.

Pour répondre à la question « Qu’est-ce que le nouveau monde du livre ? », la référence à la démocratisation de l’accès à l’édition est essentielle. Les contestations de l’industrie traditionnelle du livre face à cette démocratisation de l’accès à l’édition propulsent les éditeurs du nouveau monde du livre dans la vie sociale, culturelle, économique et politique de la Cité. L’éditeur du nouveau monde du livre devient un citoyen présent à l’agora, et ce, par défaut.

Offrir une voie aux auteurs en mal d’un éditeur la possibilité d’être édités ne relevait pas de la politique jusqu’à ce que l’industrie traditionnelle du livre y voit une menace et réagisse en affirmant détenir le monopôle de la « bonne édition » et de la « qualité littéraire ».  Dans ce contexte, l’auteur pose un geste citoyen en soumettant son manuscrit aux éditeurs du nouveau monde du livre, comme s’il refusait l’autorité de l’industrie traditionnelle du livre.

Au départ, dans les années 1990, il n’était pas question pour les acteurs du nouveau monde du livre de se positionner en concurrents de l’industrie traditionnelle du livre. Nous mettions de l’avant une alternative en lien avec le taux de refus de plus de 90% des manuscrits par l’industrie traditionnelle du livre : « Ne laissez pas vos manuscrits dormir au fond des tiroirs parce qu’ils ont été rejetés par l’industrie traditionnelle du livre. » Nous nous voulions complémentaires mais l’industrie traditionnelle du livre ne voyait pas notre arrivée dans le décor du même œil.

D’emblée, elle soutenait que nous allions devenir des usines à livre et inonder le marché de mauvaise littérature et ainsi faire de l’ombre à son monopôle de la « bonne édition » et de la « qualité littéraire ». L’industrie traditionnelle du livre s’est dressée contre le nouveau monde du livre et son idéal de démocratisation de l’accès à l’édition dès nos premières expériences en ligne dans les années 1990.

On ne peut pas dire que l’industrie traditionnelle du livre s’est glissée dans le nouveau monde du livre en se rapportant à son usage des outils technologiques, du web, de l’impression à la demande, et du livre numérique et de la librairie en ligne, etc. L’industrie traditionnelle du livre demeure la même aujourd’hui comme hier. Malgré les opportunités offertes par la technologie, elle n’a pas profité de l’occasion pour contribuer à la démocratisation de l’accès à l’édition. Ce n’est pas parce qu’on édite des livres en format numérique qu’on s’inscrit dans le nouveau monde du livre. Ce n’est pas non plus parce qu’elle vend sa production en ligne qu’elle participe au nouveau monde du livre.

À l’époque, nous avons cru que l’industrie traditionnelle du livre s’emparerait de l’impression à la demande (un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur – chaque exemplaire imprimé est un exemplaire déjà vendu) pour mettre fin aux titres épuisés. Ce ne fut pas et ce n’est toujours pas le cas. L’industrie du livre avait déjà largement saturé son propre marché du livre avec des milliers de nouveautés à chaque année sans qu’elle s’encombre de quelques commandes d’impression à la demande pour les titres épuisés de sa collection. Nous lui proposions de prendre la relève de ces titres épuisés. Elle a refusé.

Heureusement pour le lecteur, des centaines de librairies en ligne spécialisées dans le livre d’occasion permettent aujourd’hui aux lecteurs de retrouver ces titres épuisés sur les tablettes des bibliothèques personnelles des internautes. Malheureusement, les auteurs ne perçoivent pas de redevance sur le prix de vente des exemplaires d’occasion de leurs œuvres. Mais si l’industrie traditionnelle du livre avait accepté notre proposition de redonner vie à leurs titres épuisés, les auteurs auraient touchés des redevances.

Certains éditeurs traditionnels offrent tout de même certains de leurs titres épuisés en format numérique. Mais il s’agit d’une simple numérisation de l’exemplaire papier, souvent sans reconnaissance optique des caractères, ce qui en fait que des livres de photographies de l’exemplaire papier. Et elle veut que payons des fortunes pour ces exemplaires numériques qui ne s’annoncent comme tels (comme une numérisation de l’exemplaire papier). À chaque fois, j’ai demandé un remboursement avec succès.

Pour d’autres, le nouveau monde du livre n’était qu’une version web de l’arnaque de l’édition à compte d’auteur. Dès que l’auteur doit verser de l’argent pour accéder à l’édition, qu’il soit question d’autoédition ou d’édition à compte d’auteur, c’est un piège selon ces critiques. Il y des éditeurs honnêtes dans le nouveau monde du livre. Les autres tombent rapidement quand les auteurs se donnent la peine de bien s’informer.

D’autres encore ont rebaptisé l’autoédition en autopublication pour souligner l’absence de travail d’édition de la part de l’auteur. Cette dévalorisation du travail de l’auteur autoédité repousse son œuvre en marge de l’Institution de la littérature. Cette attitude irrespectueuse face aux efforts déployés par un auteur amateur dans l’écriture et l’édition de son œuvre témoigne de l’approche exclusive des critiques.

Or, le nouveau monde du livre se fonde sur une approche inclusive en tout respect des efforts déployés par les gouvernements pour assurer l’accès à une instruction publique au plus grand nombre et grâce auquel nous avons appris à lire et à écrire. Nous sommes le peuple en écriture et, quant à faire, en contre-édition. Nous sommes des citoyens de l’écriture et de l’édition. Nous avons quelque chose à dire et à raconter à nos proches, nos connaissances, notre société et à la Cité. Nous avons choisi d’écrire et d’éditer nous-mêmes nos œuvres. Nous en faisons l’un de nos loisirs préférés, un loisir LITTÉRAIRE. Et comme dans tous nos autres loisirs, nous n’hésitons pas à investir l’argent utile à sa pratique. Nous nous inscrivons dans ce qu’il est convenu de nommer « les pratiques culturelles en amateurs ».

Le nouveau monde du livre se caractérise aussi par son modèle d’affaires auquel tout changement témoigne d’une méconnaissance des limites du champ d’action à ne pas dépasser. Le nouveau monde du livre implique une chaîne du livre réduite à trois maillons : l’auteur, l’éditeur et le libraire EN LIGNE.

Certains éditeurs en ligne du nouveau monde du livre plient sous la pression exercée par les auteurs pour une distribution et une diffusion en librairies traditionnelles. Un tel lien avec l’industrie traditionnelle du livre ajoute un ou deux maillons à la chaîne du nouveau monde du livre et ce dernier perd alors son nom. On ne peut pas avoir un pied dans le nouveau monde du livre et un autre dans l’industrie traditionnelle du livre sans perdre pied. La distribution en librairies traditionnelles nous ramène à l’autoédition et à l’édition à compte d’auteur traditionnelles, c’est-à-dire au modèle d’avant le nouveau monde du livre avec tous ses pièges et ses arnaques.

En effet, l’offre de distribution en libraires traditionnelles implique l’impression de plusieurs dizaines ou centaines d’exemplaires au frais de l’auteur sans aucune garantie de ventes. Or, dans le nouveau monde du livre, il faut s’en tenir à uniquement à l’impression d’un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur de façon à ce que chaque exemplaire imprimé est vendu à l’avance. Dans le nouveau monde du livre, on imprime après l’achat de l’exemplaire par le lecteur et non pas en prévision d’une demande potentielle et généralement imprévisible.

Certains services d’aide à l’autoédition et à l’édition à compte d’auteur s’en tiennent à une offre de diffusion, c’est-à-dire à la promotion du livre auprès des librairies traditionnelles. Cette promotion se limite souvent à un simple avis de parution. Il s’agit une fois de plus de l’ajout d’un maillon à la chaîne du livre du nouveau monde du livre.

Le lien avec librairies traditionnelles impose au nouveau monde du livre, d’une part, une commission à verser aux libraires et, d’autre part, un délai de livraison donnée. Or, le prix de l’exemplaire imprimé à la demande est plus élevé que celui imprimé en grand nombre et le versement d’une commission au libraire pèse très lourd sur le modèle d’affaires du nouveau monde du livre. Le respect du délai de livraison imposé par les libraires traditionnelles implique souvent des micro-tirages (10, 20, 25… exemplaires) et l’entreposage de ces derniers, et ce, au frais de l’auteur. En fin de compte, nous venons de sortir du nouveau monde du livre en raison des coûts du lien avec les librairies traditionnelles. Le modèle d’affaires original n’est plus respecté et c’est l’auteur qui en paie la note. L’auteur amateur se voit attribuer le statut d’un auteur entrepreneur incompatible avec la pratique d’un simple loisir.

Lieu de partage et de rencontre, le milieu associatif du loisir culturel regorge de passionné(e)s, et de citoyen(ne)s qui ont choisi d’être non seulement des spectateurs, mais également des acteurs de la culture.

Il compte dans ses rangs des « amateurs » au sens noble du terme, soit des personnes qui, par amour des arts, de la culture et du patrimoine, et ce, sans aspiration pécuniaire, font de la musique, du théâtre, de la danse, écrivent, font du chant choral, des courts métrages, des recherches historiques et généalogiques, vont au cinéma dans des salles à l’extérieur du circuit commercial, etc. Il s’agit de véritables amateurs de la culture, qui souhaitent s’exprimer, découvrir, et partager leurs passions. S’ils apprécient les rencontres avec les œuvres, les objets et les artistes, ils souhaitent aussi, parfois, devenir eux-mêmes des professionnels. Il est par ailleurs reconnu, particulièrement dans les régions et les petites communautés, que le véritable accès à la culture dans ses diverses formes d’expression, soit souvent possible grâce à ces « amateurs », jeunes et moins jeunes.

Source : Mémoire déposé par Le Conseil québécois du loisir au ministre de la Culture et des Communications Dans le cadre de la consultation pour la Politique québécoise de la culture Partout, la culture.

Il me faut souligner le « sans aspiration pécuniaire » des «  »amateurs » au sens noble du terme ». Ce n’est que dans ce cadre que nous pouvons parler des auteurs qui écrivent et éditent leurs œuvres à loisir.

Soulignons qu’ils souhaitent aussi, parfois, devenir eux-mêmes des professionnel ». Dans ce cas, il nous faut parler d’auteurs entrepreneurs. Nous les distinguons souvent des auteurs amateurs par la publication de leurs œuvres sous le nom de leur propre maison d’édition, fictive ou dûment enregistrée. Les auteurs amateurs s’autoéditent sans l’identification d’une maison d’édition ou sous le nom de l’entreprise ou de l’organisme dont ils ont retenu les services.

Je revendique le statut d’auteur citoyen et d’éditeur citoyen pour les auteurs amateurs parce qu’ils s’inscrivent dans la démocratisation de l’accès à l’édition et participent ainsi à la bibliodiversité, principales caractéristiques du nouveau monde du livre. Les auteurs amateurs par l’autoédition ou l’édition à compte d’auteur de leurs écrits exercent leur droit à la liberté d’expression dans la Cité. Et n’oublions pas que leurs actions se privent implicitement de l’autorité de l’Institution littéraire pour vivre hors les murs.

 

 

 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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