Le Trente Hebdo – L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ

Le Trente Hebdo

L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


Reproduit avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


À LA UNE

Retour sur le congrès 2021 de la FPJQ

Le congrès 2021 s’est déroulé en fin de semaine dernière sous le thème : Journalisme, contre virus et marées.

Pendant la présentation des dix panels, une quarantaine d’intervenants et d’intervenantes ont débattu de différents enjeux touchant la profession, comme l’augmentation du harcèlement envers les journalistes, le contrôle de l’image et du message en temps de crise et les relations parfois difficiles entre la police, la justice et les médias.

Plus de 150 personnes étaient inscrites au congrès. La majorité des panels seront disponibles en rediffusion dans les jours qui suivront. Un lien sera envoyé à toutes les personnes inscrites qui pourront revoir les différents panels. Vous n’étiez pas inscrit ? Il sera également possible d’acheter la captation de la plupart des panels à la pièce ou en bloc. Vous aurez plus de détails dans les prochaines parutions de l’infolettre.

Nous tenons à remercier les différents commanditaires du congrès 2021, particulièrement GlobeNewswired par Notified et La Personnelle, assurance de groupe auto et habitation, ainsi que toutes les personnes inscrites, les bénévoles, les panélistes, la graphiste Sandra Gilbert, le comité organisateur, l’Université de Sherbrooke et l’équipe de Boréal Technique pour la captation vidéo.

Le prochain congrès est prévu en présentiel dans la ville de Beaupré du 4 au 6 novembre 2022.

À l’an prochain !

le congrès en image

Assemblée générale extraordinaire et assemblée générale annuelle

Un comité se penchera sur le premier plan stratégique de la FPJQ

En marge du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), l’assemblée générale annuelle (AGA) des membres a été présentée dimanche matin, sous la présidence de Richard Bousquet. Elle a été précédée d’une assemblée générale extraordinaire, qui s’est penchée sur la refonte des règlements qui ont été approuvés par les membres présents.

Avec la présence de son nouveau-né Charles et malgré son congé de maternité jusqu’à l’automne 2022, la directrice générale Martine Desjardins (à gauche sur la photo) est venue présenter, entre autres, son rapport annuel et le budget pour l’année financière 2021-2022.

Le président de la Fédération Michaël Nguyen (à droite sur la photo) était également sur place pour la présentation de son rapport annuel.

Lors de l’AGA, les membres ont approuvé la création du tout premier comité dédié à la préparation d’un plan stratégique pour la Fédération, qui couvrira la période 2022-2027. Un rapport des activités de la dernière année de la FPJQ et des sections régionales a également été présenté.

Les résultats pour les sept postes en élection au conseil d’administration ont également été dévoilés. Pour la première fois de l’histoire de la Fédération, deux postes d’administrateurs sont réservés aux membres associés, dont l’un pour les étudiants.

Le rapport financier annuel sera présenté lors d’une assemblée générale extraordinaire qui se déroulera au début de 2022. Plus de détails suivront prochainement.

Consulter l’ensemble des règlements généraux revisés

Consulter le code d’éthique

Consulter la politique contre le harcèlement

Consulter le projet de cadre général des sections régionales

POUR PLUS D’INFORMATIONS

Les résultats des élections au conseil d’administration

Les résultats pour les deux postes en élections au conseil d’administration de la FPJQ ont été dévoilés lors de la dernière assemblée générale annuelle des membres qui s’est tenue dimanche dernier.

Stéphanie Marin du Devoir et Catherine Paré étudiante à l’Université de Montréal ont été élues à la majorité des voix lors du scrutin électronique qui s’était déroulé peu avant l’assemblée. Elles occuperont respectivement les postes d’administratrice pour un mandat de deux ans et d’administratrice associée étudiante pour un terme d’un an.

Le dernier poste vacant, celui d’administrateur pigiste a été pourvu pendant le congrès. Le journaliste et chroniqueur Hassan Laghcha (photo) siègera au conseil pour les deux prochaines années. Il a été élu sans opposition.

Pour la première fois de l’histoire de la Fédération, deux postes d’administrateurs sont réservés aux membres associés, dont l’un pour les étudiants.

Quatre autres postes n’avaient pas requis d’élection et les résultats avaient déjà été annoncés au début de novembre. Michaël Nguyen avait été réélu à la présidence sans opposition, tout comme l’administrateur associé non-étudiant Blaise Gagnon.

Les deux postes vacants d’administrateurs régions avaient été pourvus par Sylvio Morin et Jean-François Racine.

tOUS LES DÉTAILS SUR NOTRE SITE

Les délégués.es de la FPJQ au Conseil de presse son élus.es

Le résultat des élections des membres délégués par la FPJQ au Conseil de presse du Québec (CPQ) a été dévoilé lors de l’assemblée générale annuelle qui s’est déroulée dimanche dernier.

Deux postes étaient à pourvoir parmi les quatre candidates et candidats. Simon Chabot-Blain et Camille Lopez ont été élus à la majorité par les membres professionnels. Le candidat Vincent Brousseau-Pouliot a retiré sa candidature à l’issue du vote.

Lisa-Marie Gervais avait été préalablement nommée au début novembre sous la recommandation de la FNCC-CSN.

En savoir plus

Journalistes arrêtés par la GRC

« Excessivement troublant », jugent la FNCC-CSN et la FPJQ

L’arrestation de deux journalistes canadiens, Amber Bracken (photo de gauche) et Michael Toledano (photo de droite), par la Gendarmerie royale du Canada, leur incarcération et leur mise en accusation constituent des événements « excessivement troublants », estiment la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

« Il est stupéfiant qu’une telle situation prenne place, ici, chez nous, alors que ce pays se targue d’en être un où la liberté de presse est sacrée et liée à l’idée même de démocratie, dénonce la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette. Rien n’interdit à un journaliste de pratiquer son métier au milieu du chaos; il est même impératif qu’il puisse le faire, c’est sa raison d’être. Amber Bracken et Michael Toledano doivent retrouver tous leurs droits. Au nom de la protection d’une presse libre et professionnelle, les accusations à leur endroit doivent être abandonnées. »

« Ces arrestations sont inacceptables, déplore le président de la FPJQ, Michaël Nguyen. Les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans craindre d’être arrêtés et de se faire saisir leur matériel, surtout au Canada. Les autorités ont un pouvoir discrétionnaire et j’espère qu’ils sauront l’utiliser à bon escient malgré les gestes déplorables qui ont malheureusement déjà été posés à l’égard d’Amber Bracken et de Michael Toledano. »

Le communiqué conjoint de la FNCC–CSN et de la FPJQ.

Résumé des événements

Les deux journalistes avaient été arrêtés et détenus par la police, vendredi dernier, lors de leur couverture d’une manifestation contre la construction d’un pipeline sur le territoire autochtone Wet’suwet’en en Colombie-Britannique. Amber Bracken, photojournaliste pour le média spécialisé en environnement Narwhal, et Michael Toledano, un réalisateur indépendant qui préparait le documentaire « Yintah », se sont aussi fait saisir leur matériel. Ils ont été libérés en attendant leur procès. Mme Bracken a d’ailleurs déjà remporté un prestigieux prix World Press Photo en 2017.

« La police continue d’arrêter les journalistes malgré le fait que ce soit illégal, en sachant que les accusations portées contre eux n’auront aucun poids en cour », a dénoncé Brent Jolly, président de l’Association canadienne des journalistes (CAJ).

Une lettre dénonçant la situation, cosignée par la FPJQ et de nombreux médias au pays, a également été envoyée en début de semaine par la CAJ au ministre fédéral de la Sécurité publique, l’honorable Marco E.L. Mendicino.

(Photo courtoisie News WWC)

Le New York Times relate les événements
 

Les « caméras pool », une façon de faire qui pénalise les médias régionaux

La situation préoccupe la FPJQ-Montérégie

Tout en étant consciente de la situation sanitaire dans laquelle on se trouve, la FPJQ-Montérégie s’inquiète de la multiplication des consignes entourant la participation des journalistes, des photographes et des caméramans à des conférences de presse du gouvernement provincial.

La FPJQ-Montérégie est d’avis que la mise en place d’un « caméra pool », c’est-à-dire de ne permettre la présence que d’un seul caméraman et d’un seul photographe pour l’ensemble de la presse, pénalise les médias régionaux et locaux. Ces derniers sont rarement abonnés au fil de diffusion des médias nationaux ou en contact direct avec eux.

Les représentants de la presse locale et régionale doivent donc négocier, chaque fois, l’accès de leur photographe et caméraman aux points de presse des autorités. Ils se trouvent à la merci d’une décision dont l’issue dépend uniquement de la bonne volonté du responsable. Cette mesure a également été mise en place dans d’autres régions du Québec.

La FPJQ-Montérégie demande que le nombre de journalistes, de photographes et de caméramans ayant accès aux conférences de presse ne soit pas limité.

Diverses mesures sont déjà en place aux points de presse pour offrir un environnement sécuritaire. Pour couvrir un événement médiatique, les membres de la presse doivent présenter un passeport vaccinal valide, ainsi qu’une preuve d’identité avec photo. Ils doivent aussi porter un masque d’intervention en tout temps, ce à quoi ils se conforment.

Le président de la FPJQ Michaël Nguyen rappelle « qu’il est important de laisser TOUS les médias effectuer leur travail librement et sans entrave. Depuis le début de la pandémie, des mesures ont été mises en place pour favoriser la santé publique. Les journalistes respectent les règles sanitaires. Toutefois, lorsque la situation le permet, il faut laisser les médias travailler sans les limiter, dont la prise d’images ».


DES PRIX ET DES BOURSES

Carole Beaulieu remporte le prix Judith-Jasmin Hommage

Lors de son congrès annuel 2021, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec a honoré la carrière de Carole Beaulieu (photo), en lui remettant le prix Judith-Jasmin Hommage.

Ce prix souligne la carrière d’une journaliste chevronnée. Carole Beaulieu a étudié le journalisme à l’Université Carleton et commencé sa carrière au Messager de Verdun en 1981. Journaliste au Devoir de 1984 à 1988, elle joint ensuite l’équipe de L’actualité, et reçoit en 1993 le prix Jules-Fournier pour la qualité de la langue française.

De 1989 à 1998, elle voyage beaucoup pour L’actualité et signe de nombreux reportages, portraits et entrevues. Elle a aussi remporté plusieurs prix d’excellence de la Fondation des Prix du magazine canadien.

Carole Beaulieu a également été rédactrice en chef de L’actualité de 1998 à 2010 et éditrice du magazine de 2010 à janvier 2017. Depuis son départ du magazine, elle a été chroniqueuse à Radio-Canada en 2018 et conseillère stratégique pour MishMash collectif expérientiel entre 2017 et 2020. Depuis 2020, elle est une chargée de cours invitée à l’UQAM en plus d’être nouvellement nommée médiatrice pour le Conseil de presse du Québec.

Le jury du Prix Hommage est composé des anciens présidents et des anciennes présidentes de la FPJQ. Le jury était présidé par Paule Beaugrand-Champagne, la première femme élue présidente de la Fédération en 1976.

La FPJQ félicite de tout cœur Carole Beaulieu, gagnante du prix Judith-Jasmin Hommage 2021. 

Visionner les témoignages en hommage
 

Mention honorable à Léa Carrier de La Presse

La bourse Arthur-Prévost 2021 remise à Patrice Senécal

Lors de son congrès annuel 2021, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a décerné la bourse Arthur-Prévost 2021. Lancée en 2007, elle vise à souligner et à récompenser la qualité du travail d’un journaliste prometteur ayant moins de cinq ans d’expérience en presse écrite. La bourse de 2000 $ est financée par le legs testamentaire du journaliste Arthur Prévost.

Cette année, 19 candidatures ont été soumises au jury, formé de Marie-Laure Josselin (Radio-Canada), Christopher Nardi (National Post) et Frédéric Perron (Protégez-vous).

Le jury a remis la bourse Arthur-Prévost 2021 au journaliste indépendant et membre de la FPJQ Patrice Senécal (photo). Le gagnant a un profil hors du commun, malgré à peine trois ans de métier. Il a décidé de se dévouer au journalisme à l’étranger.

Depuis l’Europe, il a publié de nombreux textes très pertinents et dans plusieurs grands médias francophones, dont Le Devoir, sur des réalités et enjeux à l’étranger qui ne seraient sûrement pas venus aux oreilles de plusieurs Québécois autrement. Selon les membres du jury « ses textes regorgent d’informations et détails pertinents, sont infusés d’énormément de couleur qui témoigne de son amour pour le terrain ».

Une mention honorable attribuée à Léa Carrier

En raison de la qualité des candidatures, la journaliste de La Presse, Léa Carrier (photo), reçoit une mention d’honneur. Mme Carrier a impressionné les membres du jury autant par son implication dans le métier dès le secondaire, que la qualité de son écriture et la pertinence des articles déposés. Elle a un profil très impressionnant pour quelqu’un qui a terminé ses études en journalisme il y a à peine quelques mois.

Elle couvre avec délicatesse et profondeur divers enjeux touchant les femmes, allant de l’impact du retour au pouvoir des talibans à son entrevue unique et révélatrice avec un homme qui revient sur l’assassinat de sa femme des décennies plus tard.

L’article du Devoir
 

Prix Thérèse-Patry 2021

L’appel de candidatures est ouvert jusqu’au 22 février 2022

Le prix Thérèse-Patry vise à récompenser une personnalité ayant apporté une contribution exceptionnelle à la culture scientifique du Québec.

La diffusion d’une culture scientifique rigoureuse, riche et innovante repose sur des femmes et des hommes qui dédient souvent leur carrière à cette cause. Dans les médias, les établissements d’enseignement, les musées et les organismes de culture scientifique, on trouve nombre de personnes qui mettent leur passion et leurs compétences au service de la vulgarisation de la science. Dans la lumière ou dans l’ombre, leur travail permet de sensibiliser la population à l’importance des enjeux scientifiques et à leur impact dans la vie de tout un chacun. 

Critères d’admissibilité et exigences administratives

  • Le dossier de candidature doit être déposé par un tiers, qui peut être un individu, un groupe ou une organisation.
  • Le candidat ou la candidate doit avoir la citoyenneté canadienne ou le statut de résident permanent.
  • Les candidatures sont valides pour deux concours consécutifs après consentement de la personne qui a déposé la candidature. Une mise à jour est cependant demandée, sauf pour les lettres d’appui qui seraient valides, si souhaitée, pour les deux concours consécutifs.
  • Après deux mises en candidatures, un dossier peut être soumis à nouveau.

Le dossier complet doit être transmis par courriel à l’adresse suivante : acs@acs.qc.ca, au plus tard le mardi 22 février 2022. Son objet doit être « Candidature au prix Thérèse-Patry ». Tout dossier incomplet sera jugé inadmissible.

La personnalité lauréate recevra le montant de 1000 dollars canadiens afin de témoigner de son apport à la culture scientifique et à la société québécoise.

Tous les détails

EN MANCHETTE

Les jeunes et l’information

Les nouveaux médias ont la cote

Contrairement à leurs aînés, les jeunes du secondaire semblent privilégier les réseaux sociaux pour suivre l’actualité. Selon une enquête publiée en 2018 par Statistique Canada, 92,2% des jeunes de 15 à 19 ans utilisent Internet et les médias sociaux régulièrement pour plusieurs types d’utilisation, dont suivre les nouvelles.

« La principale raison (pour laquelle les jeunes préfèrent les nouveaux médias) est la portabilité et l’accessibilité du médium. Peu importe où tu es, tu as accès à de l’information. Et surtout, tu y accèdes au moment que tu veux. Quand tu es coincé avec la télévision traditionnelle, tu as le téléjournal à 18 h et à 22 h, ce qui n’est plus le cas avec le numérique, puisque tout est accessible par segment, n’importe quand. […] Les jeunes sont aux commandes », analyse Pierre C. Bélanger, professeur titulaire au département des communications de l’Université d’Ottawa, dans l’article consacré à ce sujet sur le site de Projet J.

Pour faire face à cette nouvelle réalité, plusieurs experts sont d’avis que de nouveaux mécanismes pour contrer la désinformation devront rapidement être mis en place. Certains médias semblent avoir compris le message, dont Radio-Canada, qui offre depuis deux ans MAJ, qui s’adresse aux jeunes du secondaire. Ce nouveau média sur Internet veut tenter de les intéresser à l’actualité tout en luttant contre les « fake news ».

L’article complet sur Projet J
 

France

Les médias en mode éducation populaire

Depuis les attentats meurtriers commis à Paris en 2015, dont ceux de Charlie Hebdo et du Bataclan, les médias français ont mis les bouchées doubles pour initier la population à l’importance d’une bonne information.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) français a ainsi noté dans son dernier rapport une hausse des initiatives, autant publiques que privées, pour freiner les « discours de haine » et les « fausses informations » dans la sphère médiatique. La contribution des médias est « apparue comme une nécessité en soutien aux actions menées par les enseignants », note l’organisme.

Opérations spéciales dans les médias audiovisuels durant la Semaine de la presse et des médias dans l’école, interventions régulières de journalistes pour sensibiliser les élèves aux fausses informations et faire connaître leurs méthodes de travail, développement de projets à long terme sous forme de tutorat ou d’échanges avec des classes, les exemples sont nombreux.

Le CSA recommande de « renforcer les initiatives à destination des publics adultes sur les antennes, le numérique et par des actions de terrain », les jeunes n’étant pas les seuls « à être perméables aux fausses informations ».

Les précisions
 

Élections présidentielles françaises

Les journalistes s’unissent contre l’extrême droite

Un collectif représentant 39 rédactions de médias français, dont Le Monde, Le Figaro, AFP, Radio France, France 2, France 3 et TF1, dénonce les menaces dont sont victimes ses membres couvrant la campagne électorale de l’extrême droite.

À cinq mois de l’élection présidentielle en France, menaces de mort, appels au viol, insultes, cyberharcèlement sur les réseaux sociaux, interdictions de couvrir des évènements politiques et intimidations lors des manifestations sont le lot quotidien des reporters affectés aux activités des partis d’extrême droite.

« Nous, sociétés de journalistes, interpellons le gouvernement de Jean Castex (photo) et l’ensemble des forces politiques pour qu’ils défendent réellement la liberté d’informer et prennent enfin la mesure de la gravité de la situation à la veille d’une échéance politique cruciale », a lancé le groupe de journalistes dans un texte repris sur l’ensemble des plateformes des médias unis.

EN SAVOIR PLUS
 

Nouveau-Brunswick

L’Acadie Nouvelle abandonnera le papier les lundis

Le journal francophone, L’Acadie Nouvelle, n’imprimera plus son édition du lundi et ne sera disponible qu’en version numérique dès juin 2022.

Selon Francis Sonier, éditeur-directeur général de L’Acadie Nouvelle, le quotidien du Nouveau-Brunswick a pris le pouls de ses lecteurs. « On a fait des sondages, on a évalué et, à l’heure actuelle, plus de 75 % des abonnés de L’Acadie Nouvelle se sont déjà prévalus d’un accès soit au site web ou (à) l’édition numérique. Et presque la moitié des abonnés du journal le sont à la version numérique seulement, pour être précis 47 % », souligne-t-il.

La hausse des coûts d’impression et de distribution a aussi joué dans cette décision. Quant au choix du lundi, le directeur général affirme que l’actualité et les publicités étaient habituellement moins « généreuses » en début de semaine.

LA NOUVELLE SUR LE SITE DE RADIO-CANADA
 

Elle refuse de dévoiler une source

Une journaliste polonaise menacée d’emprisonnement

Par son refus de dévoiler une source dans le cadre d’une enquête qu’elle a effectuée pour le média Gazeta Wyborcza, la reporter polonaise Katarzyna Wlodkowska (photo) s’expose à un mois de prison.

La journaliste a reçu une amende de 500 zlotys (environ 150 $) du ministère public pour avoir refusé de divulguer la principale source de son article portant sur l’assassinat du maire de Gdansk. Selon l’enquête de la journaliste, le meurtre de Pawel Adamowicz en 2019 pourrait être prémédité et met sérieusement dans l’embarras le parti au pouvoir, Droit et justice, qui avait mené une campagne de dénigrement, à l’encontre de l’élu qui a été tué.

Épaulée par son média, elle ne compte pas se plier à cette sanction financière. Une deuxième amende non payée pourrait la mener en prison pour une durée de 30 jours si elle est reconnue coupable par un tribunal.

« Reporters sans frontières (RSF) condamne les pressions judiciaires exercées à l’égard de la journaliste en raison de son travail, qui sont incompatibles avec un cadre juridique démocratique, et met la Pologne en garde contre l’emprisonnement d’une reporter qui représenterait une exception terrible dans l’Union européenne (UE) », a déclaré Pavol Szalai, le responsable du bureau UE/Balkans de RSF.

EN SAVOIR PLUS
 

Somalie

Un autre journaliste tué dans un attentat suicide

Le directeur de Radio Mogadiscio, Abdiaziz Mohamud Guled (photo), a été tué sur le coup et le directeur de la télévision nationale, Sharmarke Mohamed Warsame, a été grièvement blessé lorsque la voiture dans laquelle ils se trouvaient a été ciblée par un attentat suicide le 20 novembre dernier.

Guled, qui avait 42 ans, a produit durant sa carrière de nombreuses émissions consacrées aux violences et aux atrocités commises par le groupe terroriste al-Shabaab, associé à Al-Qaïda. Cette dernière attaque a été revendiquée par al-Shabaab, qui sévit dans le pays depuis une quinzaine d’années et qui est devenu le premier tueur de journalistes en Afrique.

« Nous appelons les autorités politiques somaliennes à mettre en place un mécanisme national dédié à la sécurité des journalistes et les autorités judiciaires à accélérer les enquêtes lancées concernant les assassinats de plus de 50 journalistes ces dernières années », a commenté Reporters sans frontières.

LES EXPLICATIONS DE RSF
 

Un journaliste attaqué par la police soudanaise

Le journaliste Ali Farsab (photo) s’est fait tirer dessus et tabasser par la police alors qu’il couvrait une manifestation contre le coup d’État au Soudan. Les policiers s’en sont pris à lui en le rouant de coups et un officier a tiré une balle en direction de sa tête. Ils ont ensuite procédé à son arrestation et il a été détenu au poste de police avant d’être transféré à l’hôpital.

Durant les manifestations contre le coup d’État le 17 novembre dernier, au moins 15 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre.

« Le coup d’État était censé être un engagement envers une transition démocratique au pays. En tabassant et tirant sur Ali Farsab, on voit que les autorités soudanaises se moquent bien de tout cela », a déclaré Sherif Mansour, coordonnateur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord pour le Committee to Protect Journalists (CPJ).

Plus d’informations
 

Une journaliste craignant pour sa sécurité quitte la Grèce

Une journaliste néerlandaise qui agissait comme correspondante en Grèce a quitté le pays après avoir reçu plusieurs menaces. Accusée de propagande et d’espionnage pour avoir questionné le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis sur la situation des réfugiés en mer Égée, Ingeborg Beugel (photo) fait face à une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux et dans les journaux locaux.

« Je ne peux pas retourner dans ma maison sur l’île d’Hydra parce que les gens vont me lancer des pierres et des tomates […] Ils veulent qu’on me rase la tête et qu’on me noie avec les réfugiés », a-t-elle déploré en ajoutant avoir été frappée par une pierre en pleine rue.

Résidant en Grèce depuis 40 ans, la journaliste considère ne plus se sentir en sécurité et estime que les menaces et l’intimidation lui rendent la vie impossible.

Les détails
 

Il était membre de la FPJQ

Décès de Benoît Munger, ancien journaliste au Devoir

Benoît Munger s’est éteint la semaine dernière, après un long combat contre le cancer du cerveau. Âgé de 69 ans, il a été journaliste et chef de pupitre au Devoir et avait été l’un des artisans du premier site Web du quotidien montréalais en 1997. Il avait débuté sa collaboration avec Le Devoir en 1993, après avoir passé une dizaine d’années au Progrès du Saguenay.

Brian Myles, l’actuel directeur du Devoir, a bien connu M. Munger, pour avoir été embauché quelques mois avant lui. « C’était un personnage profondément attachant. J’ai le souvenir d’un collègue rieur, humble, attachant et inébranlable dans sa capacité d’émerveillement, jusqu’à son dernier souffle ».  Il a qualifié « son énergie, sa passion et son enthousiasme « de « contagieux » dans la salle de rédaction.

Dans un texte publié en 1995, Benoît Munger parlait déjà des possibilités qu’Internet pourrait offrir aux médias dans l’avenir. Deux semaines plus tôt, il rédigeait une chronique sur le nouveau portail en ligne du gouvernement québécois. « Une mode qui passera, comme le prétendent certains ? Peut-être, mais je n’en suis pas sûr. Internet et les réseaux commerciaux apparentés (Compuserve, America Online,etc.), qu’on le veuille ou non, nous ouvrent une fenêtre sur les médias que l’autoroute électronique nous réserve. On peut choisir de tirer le rideau et de faire comme si de rien n’était ; on peut aussi jeter un coup d’œil, question d’entrevoir ce qui nous attend ».

La FPJQ souhaite ses sincères condoléances à sa conjointe Carolle Brabant, à ses deux enfants, à toute sa famille, ses amis.es et ses anciens collègues.

L’HOMMAGE du devoir
 

Projet de recherche doctorale

Les journalistes sont invités à répondre à un sondage en ligne

Vous êtes journaliste, vous avez 18 ans et plus et manifestez un intérêt envers l’information publicitaire numérique produite dans le contexte universitaire québécois ?

Vous êtes invité(e) à participer à une recherche qui vise à étudier les mécanismes de régulation encadrant la gestion et l’usage de l’information numérique.

Votre participation consistera à répondre à un questionnaire de sondage en ligne de 15 à 20 minutes sur la plateforme LimeSurvey. Votre participation est anonyme. Aucun renseignement personnel permettant de vous identifier ne vous sera demandé.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l’étudiante responsable du projet par courriel : siham.alaoui.1@ulaval.ca.

RÉPONDRE AU SONDAGE

SOURCE : Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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