LE TRENTE HEBDO – L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ

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LE TRENTE HEBDO

L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


Extrait publié avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


La FPJQ félicite les nouveaux élus municipaux

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) félicite tous les candidates et candidats qui ont été élus, dimanche, lors des élections municipales 2021.

Plusieurs parmi eux avaient été questionnés récemment par la FPJQ et s’étaient prononcés en faveur de la liberté de la presse et de la transparence, principalement en lien avec l’accès à l’information.

Par ailleurs, plusieurs cas nous ont été rapportés concernant des candidats qui limitaient l’accès aux médias dans leurs lieux de rassemblement. La FPJQ tient à rappeler qu’elle demeure vigilante devant toute tentative de brimer la liberté de la presse et par le fait même, le droit du public à l’information.

D’autre part, la Fédération souligne l’adoption du Projet de loi 49 à l’Assemblée nationale vendredi dernier, quelques heures avant la tenue du scrutin municipal. Les villes n’auront plus le droit d’interdire la captation de sons et d’image dans les conseils municipaux.

La FPJQ a recensé dans les dernières années plus d’une cinquantaine de municipalités québécoises qui ont voté des règlements pour empêcher toute captation de son et d’images pendant des séances publiques. Nous resterons vigilants pour assurer que ses villes et municipalités respectent la loi et qu’elles n’entravent pas le travail de nos membres.


EN MANCHETTE

Selon un sondage pancanadien mené par Ipsos

Hausse des attaques en ligne contre les journalistes

Le tout premier sondage canadien sur le harcèlement en ligne visant les journalistes et les professionnels des médias  indique que les attaques qu’ils subissent sont en constante augmentation en plus d’avoir de graves répercussions, tant sur le plan personnel que pour l’ensemble de l’industrie.

D’après la consultation, 65% des répondants ont été victimes de harcèlement en ligne l’an dernier et une personne sur cinq en subit au moins toutes les semaines.

En plus d’être largement répandu contre les professionnels de l’information, le harcèlement est plus fréquent, violent et prend très souvent la forme d’attaque personnelle. Les femmes, les personnes autochtones, celles issues d’origines ethniques et les membres de la communauté LGBTQ2+ sont les plus exposés d’après les réponses obtenues.

Le sondage a été réalisé en ligne par Ipsos entre le 27 septembre et le 13 octobre 2021, en français et en anglais. Au total, 1093 journalistes et employés des médias y ont participé. La consultation a été menée en collaboration avec plusieurs médias et organisations journalistiques, dont la FPJQ. Les résultats ont été présentés mardi aux participants du forum virtuel #CestAssez – Défendons le journalisme et la démocratie.

LES RÉSULTATS DU SONDAGE

Commentaires toxiques sur Facebook

CBC News en a fini avec les trolls

CBC News met un terme à la guerre initiée en juin aux messages toxiques et haineux sur sa page Facebook en suspendant définitivement les commentaires sous ses publications sur le réseau social. Le diffuseur public anglophone avait tenté l’expérience pour une période de quatre semaines au début de l’été sur certaines de ses pages et avait noté un impact positif.

« Nous publions maintenant des histoires plus variées que jamais sur Facebook. Nous ne sommes plus en train de modérer un espace avec peu de contrôle. L’impact sur notre trafic Web a été marginal. Et le bien-être de notre personnel s’est amélioré, selon une enquête interne que nous avons menée pendant l’expérience », a écrit le rédacteur en chef du service de nouvelles, Brodie Fenlon. Ce dernier a ajouté que les gens pouvaient toujours émettre leurs avis par le biais de la section commentaires du site Internet ou encore par le processus de plainte à l’ombudsman.

De son côté, Radio-Canada n’a pas encore ressenti le besoin d’imiter son pendant anglophone même si la directrice générale de l’information, Luce Julien, a indiqué avoir surveillé de près l’expérience de CBC. Écartant la suggestion de son ancien ombudsman d’abolir la section commentaires de son site Internet, le service de nouvelles a plutôt opté pour une approche au cas par cas où certaines pages pourraient être fermées, comme celle des Décrypteurs au début de la pandémie.

lEs DÉTAILS

Couverture d’attentats terroristes

Les médias invités à plus de retenue

Les médias couvrant des tueries de masse ou des actes terroristes devraient revoir leur pratique journalistique, selon un rapport rendu public par l’organisme britannique Survivors Against Terror.

Des survivants et des familles de victimes d’attentat ont affirmé que les reportages et les méthodes employées par les journalistes sur le terrain devaient être revus pour leur éviter un choc et un stress supplémentaire.

Le rapport suggère entre autres mesures que les médias devraient s’engager à ne pas contacter les personnes endeuillées et gravement blessées pendant au moins 48 heures après de tels événements et de cesser de publier et de diffuser les images des victimes et des blessés.

Le groupe soutient également que les rassemblements de la presse devant le domicile des victimes devraient être interdits. Il dénonce enfin certaines formes d’intrusion employées par les médias, notamment des journalistes qui bloquent des rues, suivent des personnes à l’école et se présentent sur les lieux de travail en se faisant passer pour des clients.

L’Independent Press Standards Organization, qui compte parmi ses membres plusieurs des plus grands journaux du Royaume-Uni, a un code de conduite des éditeurs qui stipule que les enquêtes ou les approches « doivent être faites avec sympathie et discrétion ».

EN SAVOIR PLUS

Marie-Josée Savard déclarée gagnante trop rapidement à la mairie de Québec

Radio-Canada et TVA s’excusent et mèneront des vérifications

Dimanche soir dernier, Radio-Canada a annoncé la victoire de Marie-Josée Savard (photo) à la mairie de Québec, environ trente minutes après la fermeture des bureaux de vote. D’autres médias, dont TVA, La Presse et Le Devoir, ont par la suite relayée cette information. À ce moment, Mme Savard détenait une avance confortable. Toutefois, la tendance du vote a été renversée et le candidat Bruno Marchand a finalement été élu quelques heures plus tard

« On comprend que c’est une situation malheureuse pour Mme Marie-Josée Savard et son entourage. Et nous en sommes désolés. Notre bureau de décision a suivi le processus habituel rigoureusement. Nous allons chercher les réponses à toutes nos questions pour expliquer ce qui a pu se passer. Nous allons communiquer au public les explications dès que nous en aurons fait la lumière », a déclaré Luce Julien, la directrice générale de l’information de Radio-Canada dans une déclaration envoyée à La Presse.

« Nous sommes désolés de cette situation qui est bien regrettable. TVA Nouvelles procédera à un examen au cours des prochains jours, comme le feront les autres médias », a réagi par courriel la direction de TVA Nouvelles.

« Nous avons comme politique de ne jamais commenter les choix éditoriaux », a rappelé le président de la FPJQ Michaël Nguyen. « Cela dit, au sujet de la surprise de dimanche, nous sommes satisfaits de l’annonce des médias concernés, qui procéderont à un examen de la situation pour éviter une répétition de ce genre d’incident, malgré son extrême rareté ».

LES EXPLICATIONS DE LA PRESSE

Éducation aux médias et à l’information

Le CQÉMI est officiellement lancé

Le Centre québécois d’éducation aux médias et à l’information (CQÉMI) a débuté officiellement ses activités dans les derniers jours en plus de dévoiler son site Internet. Né du succès du programme #30secondes avant d’y croire et créé par un groupe de journalistes professionnels, ce nouvel ONBL propose des ressources pédagogiques, des formations ainsi que des activités visant à outiller les citoyens qui souhaitent mieux s’informer et lutter contre les fausses nouvelles.

La création de l’organisme a pour but de poursuivre la croissance du programme de formation #30secondes avant d’y croire, qui a été lancé en 2018 par la FPJQ en partenariat avec l’Agence Science-Presse. En quatre ans, ce programme désormais chapeauté par le CQÉMI a pu rejoindre plus de 24 000 personnes dans quelque 500 établissements scolaires et bibliothèques à travers le Québec.

« Dès son lancement, le projet #30secondes avant d’y croire a été reçu avec enthousiasme par les enseignants. Nous avons senti qu’il y avait un grand besoin en éducation aux médias et à l’information et un manque de ressources », a précisé par communiqué la présidente du CQÉMI, Line Pagé.

Le communiqué

Victoire de Lee Lalli dans une poursuite en diffamation

Radio-Canada envisage de porter la cause en appel

Dans les mois suivant la diffusion du reportage d’Alain Gravel, Terrain miné par la mafia, à l’émission Enquête de Radio-Canada en mars 2013, Lee Lalli (photo) a intenté une poursuite en diffamation de 300 000$ contre le diffuseur public, estimant qu’il avait été faussement relié à la mafia.

Il y a trois semaines, la Cour d’appel lui a donné raison et a condamné la société d’État à lui verser un montant compensatoire de 60 000 $. Dans son verdict, le juge Jocelyn Rancourt de la Cour d’appel du Québec avait conclu que le reportage contenait des inexactitudes et qu’il contrevenait aux normes journalistiques.

Le diffuseur public estime toutefois que le reportage était rigoureux et évalue la possibilité de contester le jugement jusqu’en Cour suprême. La directrice générale de l’information des Services français de Radio-Canada, Luce Julien, a expliqué au Devoir que des mois de recherches avaient été nécessaires avant la diffusion du reportage en cause. « On demeure persuadés qu'[il] était rigoureux, sérieux et qu’il respectait les normes et pratiques journalistiques. On est en train de regarder vraiment toutes nos options. La décision n’est pas encore prise, nos avocats analysent ça ».

L’article du Devoir

Affaire Patrick Poivre d’Arvor

Sept femmes témoignent à visage découvert

Huit femmes, dont sept à visage découvert, qui prétendent avoir été agressées sexuellement par le journaliste et ancien présentateur de TF1, Patrick Poivre d’Arvor (photo), se sont confiées au journal Libération pour témoigner de leur traumatisme. Elles ont aussi lancé l’association #MeTooMédias pour relayer le combat « des femmes et des hommes qui souffrent silencieusement dans ce milieu médiatique ».

Les témoignages rapportés dans Libération font état du même mode opératoire employé par l’homme de 74 ans et le décrivent comme un prédateur sexuel abusant de sa notoriété pour commettre des gestes brutaux sans manifester aucune considération envers les femmes qui osaient refuser ses avances.

Leurs plaintes, ainsi que celles de 14 autres femmes, ont été classées sans suite en juin par le procureur de Nanterre en raison de la prescription et parce les faits dénoncés de « harcèlement sexuel » étaient antérieurs à 2012, date à laquelle ce type de délit a été créé par la loi.

L’ancien journaliste a toujours nié les allégations portées contre lui et a attaqué la crédibilité des témoignages accusatoires. « Jamais je n’ai accepté une relation qui ne serait pas consentie, qui serait forcée, jamais de la vie. […] Il n’y a rien de pire, pour moi, que de contraindre quelqu’un à quoi que ce soit ».

LIRE LES DIFFÉRENTS TÉMOIGNAGES

Fil de presse et reportages télévisés

De la propagande chinoise au Canada

Par le biais de textes publiés dans des communiqués de presse de CNW et de reportages diffusés sur les chaînes CGTN et CCTV, le gouvernement chinois tente de modifier la perception étrangère du pays au Canada et de faire l’apologie du président Xi Jinping (photo) et du Parti communiste.

Ainsi, depuis février 2020, le groupe CNW, propriété de Cision, une entreprise canadienne enregistrée aux îles Caïmans, a diffusé plus de 130 communiqués en français provenant de la China Global Television Network (CGTN), une chaîne contrôlée par le parti communiste chinois, volet international du diffuseur d’État China Central Television (CCTV).

La bonne gestion de la COVID-19, la transition écologique, la coopération internationale et la grandeur du parti et de son dirigeant sont les thèmes les plus récurrents que l’on retrouve dans les publications sur le fil de presse qui ne sont jamais signées.

« Qu’un pays fasse sa promotion et tente de lisser son image, ce n’est pas illégal et bien des États le font », analyse Antoine Bondaz, chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique. « La question est plutôt de savoir si, dans les reportages et les pratiques journalistiques, le droit national du pays qui les diffuse est respecté. Libre à la Chine de parler des beaux paysages et des pandas, mais elle ne peut pas diffuser des confessions forcées de ressortissants ouïghours ».

Le texte complet sur le site de Projet J

Jeux de Pékin 2022

La liberté de la presse, un sport extrême en Chine

Les journalistes membres du Club des correspondants étrangers de Chine (CCEC) affectés à la couverture des Jeux de Pékin affirment faire l’objet d’intimidation et d’obstruction dans le cadre de leur travail à moins de 100 jours de l’événement sportif le plus important de la planète.

« Au cours de la dernière année, la presse étrangère s’est constamment fait mettre des bâtons dans les roues lorsqu’elle tentait d’assurer une couverture des préparatifs des Jeux d’hiver.

On a refusé aux journalistes étrangers l’accès à des événements de routine et à des sites de compétitions. Les demandes répétées de nos membres auprès du comité organisateur des Jeux (BOCOG) visant à assurer une couverture ont été soit ignorées, soit suivies de réponses contradictoires », prétend le CCEC.

Harcèlement policier près des installations olympiques, surveillance des reportages diffusés et refus systématique des demandes d’accréditation pour des événements sportifs et des entrevues d’athlètes sont le lot quotidien des journalistes qui demandent au BOCOG et au Comité international olympique (CIO) de corriger la situation dans les plus brefs délais. La charte du CIO prévoit en effet que « pour rendre les Jeux accessibles aux plus larges auditoires à travers le monde, tous les efforts doivent être déployés pour assurer la couverture la plus complète des Jeux par les médias ».

la chronique sur le site de Radio-Canada

Une journaliste emprisonnée en Chine lutte pour sa vie

Condamnée à quatre ans de prison pour avoir filmé la mise en quarantaine de Wuhan, la journaliste Zhang Zhan (photo), 38 ans, observe une grève de la faim partielle depuis son incarcération en décembre 2020. Amaigrie et affaiblie, « elle ne passera pas l’hiver », selon une publication récente de son frère sur Twitter.

Sa famille et ses avocats ignorent tout de son état actuel et sont maintenus dans le noir, sans avoir le droit de visite. Devant le mutisme du gouvernement et de la prison où elle est incarcérée, Amnistie internationale et Reporters sans frontières (RSF) exigent sa libération afin qu’elle reçoive les soins médicaux nécessaires.

pLUS DE DÉTAILS

Biélorussie

Condamnés pour avoir partagé des publications Facebook

Les journalistes de Belsat TV Iryna Slaunikava (photo de gauche) et de Tut.by Syarhei Niarouny (photo de droite) avaient été préalablement  accusés de véhiculer des idées extrémistes en raison de partages des publications Facebook.

Écopant chacun d’une peine de prison et d’une amende, ils ont été parmi les nombreuses victimes d’une campagne gouvernementale de la Biélorussie contre la liberté de la presse, selon un organisme pour la protection des journalistes.

Après avoir bloqué l’accès aux sites web de Belsat TV, Tut.by, Deutsche Welle et Current Time, le gouvernement biélorusse s’attaque maintenant aux réseaux sociaux.

Le Committee to Protect Journalists (CPJ) lance l’alarme et maintient qu’il sera désormais de plus en plus difficile pour les journalistes d’exercer leur métier. Les autorités n’hésiteront pas à infliger des sanctions à ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour communiquer avec les médias bannis ou interdits en Biélorussie, d’après le CPJ.

« Accuser des journalistes d’extrémisme pour avoir simplement interagi avec les pages Facebook de Belsat TV et Tut.by est un nouveau coup bas, même si l’on considère la longue campagne des autorités biélorusses contre la presse indépendante », a déclaré Gulnoza Said, le coordonnateur du programme Europe et Asie centrale pour le CPJ.

Les explications du CPJ

Projet de recherche doctorale

Les journalistes sont invités à répondre à un sondage en ligne

Vous êtes journaliste, vous avez 18 ans et plus et manifestez un intérêt envers l’information publicitaire numérique produite dans le contexte universitaire québécois ?

Vous êtes invité(e) à participer à une recherche qui vise à étudier les mécanismes de régulation encadrant la gestion et l’usage de l’information numérique.

Votre participation consistera à répondre à un questionnaire de sondage en ligne de 15 à 20 minutes sur la plateforme LimeSurvey. Votre participation est anonyme. Aucun renseignement personnel permettant de vous identifier ne vous sera demandé.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l’étudiante responsable du projet par courriel : siham.alaoui.1@ulaval.ca.

RÉPONDRE AU SONDAGE

Source : Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ.

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Actualité au jour le jour

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