Le Trente Hebdo – L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ

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Le Trente Hebdo

L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


Extraits reproduits avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ


La FPJQ dénonce des propos troublants contre les journalistes

Une chronique d’Isabelle Hachey, publiée dans La Presse vendredi dernier, relate les propos alarmants de Jean-Jacques Crèvecœur, qui préoccupent et inquiètent la FPJQ.

Lundi dernier, sur le réseau social Odysee, celui qui a été surnommé le gourou des Laurentides, a appelé ses fidèles à « terrasser » les « médecins de plateau », les journalistes et les dirigeants qui « mettent en danger l’existence même de l’humanité ».

Crèvecœur qualifie tout ce beau monde de « fous dangereux », de « malades mentaux » et de « gens qui ne méritent même plus de vivre sur cette planète », avant de conclure avec « faites ce qu’il vous semble juste de faire ».

Joint par courriel par La Presse, l’homme se défend. « Ce n’est en aucun cas un appel à la violence… J’ai toujours prêché la désobéissance civile non violente. Depuis le début. Je l’ai dit, je l’ai répété sur tous les tons ».

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Marc Tessier, a précisé que le DPCP avait été contacté à la suite de la diffusion des propos de Crèvecœur. « Pour l’instant, il n’y aurait pas d’éléments criminels. Par contre, l’enquête se poursuit ».

La FPJQ dénonce le discours de Crèvecœur ainsi que toutes formes d’intimidation ou de harcèlement envers les journalistes, qui jouent un rôle essentiel dans une société démocratique. Des menaces, même voilées, n’ont pas leur place, encore moins dans le contexte actuel.

La Fédération conseille à ses membres et non membres, qui craignent pour leur sécurité après avoir été la cible de propos menaçants par des internautes, de les dénoncer auprès du corps policier de leur municipalité.

La chronique d’Isabelle Hachey

MRC des Maskoutains

Les avis publics ne seront plus publiés dans les journaux

Lors de la séance du conseil des maires de la MRC des Maskoutains, le 13 octobre dernier, des changements ont été proposés sur la diffusion des avis publics, révèle le Courrier de Saint-Hyacinthe. Il a été décidé que ses avis paraîtront désormais sur le site Web de la MRC et qu’ils seront aussi affichés sur un babillard dans l’édifice abritant le conseil, situé à Saint-Hyacinthe. Dans certains cas, lorsque jugés essentiels, ils pourront aussi être publiés dans les municipalités de la MRC ou dans les journaux régionaux.

Francine Morin (photo), le préfet de la MRC a expliqué la décision en mentionnant que ce n’était pas facile de publier dans les journaux avec les dates de tombées à respecter. « On manque de personnel. Ce qui nous amène à cette décision, c’est la modernité ». La Loi 122 adoptée en 2017 par l’Assemblée nationale du Québec retirait l’obligation pour les municipalités et les MRC de diffuser tous les avis publics dans les journaux.

La publication de ces avis publics permet aux petits hebdos régionaux de survivre dans un écosystème de plus en plus difficile, estime la FPJQ, qui est déçu par cette décision. « Il est illusoire de penser que les citoyens vont se rendre massivement sur les sites Internet des municipalités pour consulter ces avis publics. Excepté une minorité de citoyens qui s’informent régulièrement et assidûment sur les affaires publiques, la majorité prend connaissance de ces avis en feuilletant leur hebdomadaire », a dénoncé Marie-Ève Martel, la vice-présidente de la FPJQ.

Laisser à une organisation le soin de publier un avis public dans les journaux lorsqu’elle le juge essentiel ne sert pas la démocratie et les intérêts de la population, ajoute la FPJQ-Montérégie. « Cela laisse plutôt place à l’interprétation. Il faut laisser le soin aux citoyens de juger de ce qui est essentiel en leur permettant d’avoir facilement accès aux informations qui peuvent avoir des répercussions directes sur eux. Et cela passe par la diffusion des avis publics dans les médias locaux au nom de la transparence en plus de venir soutenir la presse locale », souligne Stéphanie Mac Farlane, présidente de la FPJQ-Montérégie.

(Photo courtoisie MRC des Maskoutains)

L’ARTICLE du Courrier de Saint-Hyacinthe

« Sollicitation interdite sur le terrain de la STL »

Un journaliste prié de quitter les lieux, la STL s’excuse

La FPJQ déplore un incident qui concerne la Société de transport de Laval (STL), survenu jeudi dernier, et interpelle les autorités concernées à ne pas empêcher les professionnels de l’information d’effectuer leur travail. Alors qu’il réalisait un vox pop à l’extérieur de la station de métro Cartier (voir la photo) sur les enjeux de la campagne électorale auprès des Lavallois, un de nos membres, le journaliste René Saint-Louis de Radio-Canada, a été apostrophé par la sécurité des lieux.

Après la visite d’une première agente de sécurité qui s’informe de sa présence, un deuxième agent arrive peu après en lui demandant de quitter les lieux et le menaçant d’appeler un « patrouilleur ». Selon le superviseur de l’agent, la « sollicitation est interdite sur le terrain de la STL ».

Un épisode similaire lui était arrivé au même endroit l’année précédente. Après lui avoir demandé de s’en aller alors qu’il réalisait un reportage, un agent de sécurité l’avait suivi pendant 20 minutes pour s’assurer qu’il demeure sur le trottoir de la ville.

À titre de comparaison, c’est un peu comme si à la station de métro Berri-UQAM, un lieu prisé pour les vox pop, on demandait aux journalistes de rester sur les trottoirs de la ville sans mettre le pied sur le pavé uni qui entoure la station.

À la suite de la publication de M. Saint-Louis relatant l’incident sur Twitter, la STL a partagé le tweet et s’est excusée, tout en précisant qu’elle était intervenue auprès de son équipe pour éviter qu’une telle situation se reproduise. Toutefois, la Société s’était également excusée à la suite de l’incident de l’an dernier et avait aussi indiqué au journaliste que les dispositions nécessaires avaient été prises.

(Photo courtoisie René Saint-Louis)


L’info de la Basse-Lièvre et L’Info Petite Nation

La FPJQ-Outaouais souligne les anniversaires de deux journaux

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, section Outaouais, est heureuse de souligner le 63e anniversaire de L’info de la Basse-Lièvre (auparavant Le Bulletin de Buckingham) et les 60 ans de L’Info Petite Nation (auparavant La Petite-Nation). Dans un contexte où les médias traditionnels et les médias locaux vivent de profonds bouleversements et surmontent plusieurs difficultés, cela rend cet anniversaire d’autant plus remarquable.

Grâce au travail acharné de l’équipe de ces hebdos, les citoyens de Buckingham Masson-Angers, L’Ange-Gardien et de la MRC Papineau ont accès à un survol plus juste des enjeux locaux qui les concernent.

Ces hebdos permettent aux gens de la Lièvre et de Papineau de mieux naviguer dans la vie démocratique. Avec les élections municipales que nous traversons présentement, leur pertinence s’illustre au quotidien.

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EN MANCHETTE

« Prendre soin de vous »

Un sondage sur la santé mentale et le bien-être des journalistes

Le sondage pancanadien « Prendre soin de vous » recueillera les commentaires anonymes de milliers d’employés, de journalistes indépendants et d’autres personnes impliquées dans la production des nouvelles et le travail éditorial.

Ce projet, unique en son genre, est dirigé par Matthew Pearson, de l’École de journalisme et communications de l’Université Carleton à Ottawa et par Dave Seglins, journaliste chevronné et formateur à la CBC, en partenariat avec le Forum des journalistes canadiens sur la violence et le traumatisme. Cette vaste enquête a également reçu le soutien de représentants de l’industrie, dont la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et l’Association canadienne des journalistes (CAJ).

Le président de la FPJQ, Michaël Nguyen, encourage fortement les journalistes francophones à participer à ce sondage. « Comme journalistes, nous sommes appelés à couvrir des événements difficiles, parfois traumatisants, tant pour les victimes et les intervenants que pour nous-mêmes. Cela peut nous affecter, nous user… Et pour mieux comprendre cette situation, c’est important de recueillir des informations ».

La conception de l’enquête a été confiée au Dr Anthony Feinstein de l’Université de Toronto, un chef de file mondial dans la recherche sur les effets des traumatismes sur les journalistes dans les situations de conflit, et conseiller en santé mentale auprès de plusieurs grandes organisations médiatiques internationales.

Vous avez jusqu’à la fin du mois de novembre pour répondre au questionnaire. Des rapports basés sur ces données anonymes seront publiés en 2022, afin de brosser un tableau de l’état actuel de la santé mentale et du bien-être des travailleurs des médias au Canada, et d’identifier les lacunes dans le soutien qui leur est offert.

Le sondage en français : https://www.journalismforum.ca/prendre-soin-de-vous

Le sondage en anglais : https://www.journalismforum.ca/taking-care-survey

LE COMMUNIQUÉ

Un complotiste est accusé de menaces envers les journalistes

« Je rentrerais là le doigt collé sur la gâchette de la mitraillette pis il décollerait pas, jusqu’à temps qu’il n’y ait plus personne debout (sic). Vous êtes chanceux, je ne suis pas soldat ».

Ses propos troublants viennent d’une vidéo de Daniel Turgeon (photo) publié en décembre dernier sur YouTube. Ils lui ont valu, mardi, une accusation criminelle pour menaces de mort. Dans sa tirade, il reprochait des reportages sur la vaccination diffusée à Radio-Canada et TVA.

Le discours de Turgeon avait été dénoncé par de nombreux internautes, déclenchant une enquête de la police de Montréal qui s’est terminé par l’inculpation de l’individu, qui devra comparaître le 7 janvier prochain. « C’est pas des menaces, j’ai pas dit que j’allais faire ça. Je sais pas où ils voient des menaces là-dedans (sic) », s’est défendu l’accusé. Le québécois de 50 ans aurait depuis déménagé en Ontario.

La vice-présidente de la FPJQ Marie-Ève Martel invite les journalistes à dénoncer les attaques qu’ils subissent et à porter plainte aux autorités, si nécessaire, afin d’assurer leur sécurité. « C’est inacceptable de vouloir s’en prendre à des journalistes, tout comme à n’importe quel corps de métier ».

(Photo capture d’écran de YouTube)

En savoir plus

Les journaux canadiens s’affichent sur Google

Google Canada a officiellement lancé la Vitrine Google Actualités (Google News Showcase), un kiosque virtuel qui regroupe des textes provenant d’une centaine de médias canadiens. Le géant du web a conclu des ententes avec plus de 100 publications à travers le pays, dont Le Devoir, Métro Media, The Globe and Mail et le Toronto Star.

Si l’entreprise n’a pas dévoilé les montants de ces ententes, elle a toutefois indiqué que l’argent versé aux médias pour leur contenu provenait d’une enveloppe d’un milliard de dollars distribuée à plus de 1 000 médias d’une douzaine de pays.

Sur cette nouvelle plateforme, les internautes pourront avoir accès à certains contenus payants. Ce sont les médias qui choisiront les textes qu’ils souhaitent voir libres d’accès, puis, selon le géant technologique, « Google sélectionne ensuite certains de ces articles et rémunère les éditeurs pour débloquer l’accès à ces articles ».

Le directeur du Devoir, Brian Myles, a souligné que «l’annonce d’aujourd’hui marque une nouvelle ère dans notre relation. Elle est basée sur la confiance et une compréhension mutuelle de notre responsabilité partagée de renforcer le paysage médiatique numérique. L’aide et les outils de Google sont essentiels dans la stratégie du Devoir pour bâtir une audience numérique ».

L’article du Devoir

Le journal Le Réveil revit à Saguenay

L’entreprise en plein essor Trium Médias a racheté le nom du défunt journal Le Réveil de Néomédia pour relancer la publication qui sera dorénavant bimensuelle. Le journal, qui se consacrera entièrement aux nouvelles régionales et locales, sera accompagné d’un site web et sera distribué dans 40 points de dépôt à Saguenay. Des entreprises en recevront aussi des copies par la poste.

« On a le vent dans les voiles avec nos médias au Lac-Saint-Jean, et la recette qu’on a, c’est celle qu’on veut amener au Saguenay. On fait le pari qu’on peut avoir le même succès au niveau des lecteurs et des annonceurs », a mentionné la copropriétaire et directrice des opérations chez Trium Médias, Stéphanie Gagnon, qui possède déjà les journaux Le Lac-St-Jean, L’Étoile du Lac et le Nouvelles Hebdo.

Deux journalistes et un représentant commercial ont été embauchés à la suite du lancement de la nouvelle publication tandis que des employés déjà en poste au Lac-Saint-Jean collaboreront au contenu du Réveil.

(Photo courtoisie Trium Médias)

LA NOUVELLE

CNews se fait taper sur les doigts

La chaîne de télévision française d’information en continu CNews a été épinglée le 28 octobre dernier par la Commission des sondages en France pour avoir mal interprété les résultats d’une consultation sur les intentions de vote à la présidentielle, favorisant notamment le polémiste Éric Zemmour, qui n’a toujours pas présenté sa candidature.

Selon le tableau diffusé lors de l’émission L’Heure des pros 2, le président Emmanuel Macron apparaissait en tête avec 23%, suivi d’Éric Zemmour à 17% et Xavier Bertrand à 14%. Quatre autres noms faisaient partie de la liste pour un total de 106%. La commission a noté que la même infographie présentait trois candidats à l’investiture des Républicains pour l’élection présidentielle alors que « l’institut n’a pas réalisé de sondage en vue de tester l’hypothèse de leurs candidatures simultanées ».

La commission invite à « la plus grande circonspection ». Elle a aussi indiqué qu’un des titres employés dans le tableau était imprécis et trompeur puisqu’il créditait Éric Zemmour d’une « hausse » dans les intentions de vote, ce qui n’était pas le cas.  De plus, la chaîne a omis d’afficher les marges d’incertitude du sondage.

les détails

La Tribune de la presse de l’Assemblée nationale fête ses 150 ans

Une exposition retrace son histoire

L’une des plus vieilles associations de journalistes au monde célèbre ses 150 ans d’existence. Pour souligner cet anniversaire, une exposition a été lancée mardi sur l’évolution de la Tribune de la presse du Parlement québécois. Elle évoque le passé des journalistes politiques de la province et rappelle de grands moments de notre histoire vue par les médias.

« Il y a un siècle et demi, les reporters ont pris, sous l’impulsion de leur confrère Hector Fabre, la direction complète de la galerie des journalistes du Parlement », a rappelé Marco Bélair-Cirino, ex-président de la Tribune de la presse et membre du comité organisateur du 150e anniversaire.

La présence des femmes est également soulignée, même si elles ont attendu près d’un siècle avant de joindre leur collègue masculin sur la Tribune. La journaliste Evelyn Dumas du Devoir a été la toute première en 1962, à l’âge de 19 ans.

« Elle est entrée au Parlement plusieurs mois avant Marie-Claire Kirkland-Casgrain », la première députée de l’Histoire du Québec, a précisé l’historien Jocelyn Saint-Pierre, qui a deux livres sur la Tribune à son actif.

Quelques nouveaux et anciens journalistes ont inauguré cette exposition présentée dans les couloirs du pavillon d’accueil de l’Assemblée nationale pour les mois à venir. Une visite libre est possible du lundi au vendredi entre 8 h 30 et 16 h 30.

(Image courtoisie)

Les précisions sur le site de ProjetJ

Unpointcinq reçoit une importante subvention

Le Gouvernement du Québec a accordé vendredi une subvention de 3,2 millions de dollars pour la prolongation du projet Unpointcinq, un média de solutions qui a pour objectif d’informer la population à propos des multiples facettes de l’action climatique et de l’inciter à passer à l’action.

Depuis son lancement en 2018, la plateforme d’information numérique spécialisée a acquis une notoriété grandissante dans l’univers médiatique. Les sommes obtenues permettront à l’organisme Futur simple coopérative de solidarité de poursuivre les activités du média Unpointcinq.ca.

Le projet comporte aussi un volet de recherche-action, réalisé en collaboration avec des chercheurs d’universités québécoises, qui permet d’identifier les stratégies de communication climatique gagnantes au Québec.

« Le Québec s’est doté d’objectifs ambitieux en matière de lutte contre les changements climatiques. Pour les atteindre, il a besoin de la participation de toutes et de tous. Grâce au projet Unpointcinq, nous disposons de données plus à jour qui nous permettent de concevoir des approches de communication et de mobilisation plus efficaces, appuyées sur une méthode scientifique crédible, rigoureuse et spécifique au Québec », a déclaré Benoit Charette, le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Laboratoire des jeunes journalistes en environnement

Il y aura une deuxième cohorte du Laboratoire des jeunes journalistes en environnement de la campagne jeunesse portant sur la lutte aux changements climatiques Sors de ta bulle. Unpointcinq supervisera à nouveau le mentorat des jeunes de 12 à 17 ans composant le Laboratoire. La première cohorte était composée de neuf jeunes, de la première à la cinquième année du secondaire, provenant de sept régions du Québec.

Le recrutement a lieu jusqu’au 12 décembre.

Le formulaire d’inscription

COP26

État d’urgence pour l’information climatique !

Dans le cadre de la Conférence sur les changements climatiques (COP26) qui se tient jusqu’au 12 novembre à Glasgow, en Écosse, Reporters sans frontières (RSF) a lancé une pétition appelant aux chefs d’État des nations réunies « de respecter le droit à l’information sur l’environnement ».

Selon l’organisme, le climat mondial a atteint un seuil critique et les prévisions d’une hausse des températures de 2,7°C sur la planète réclament que les gouvernements mettent à la disposition du public toutes les informations et les données scientifiques dont ils disposent sur l’état de l’environnement.

Encore aujourd’hui, des journalistes enquêtant sur des questions environnementales subissent des entraves dans leur travail alors que d’autres y ont même laissé leur vie. En 20 ans, RSF dénombre 21 journalistes qui ont été tués pour avoir posé des questions sur des sujets sensibles, alors qu’ils devraient pourtant être d’intérêt général.

Plus d’une soixantaine de journalistes spécialisés en environnement provenant de 34 pays ont uni leurs voix à RSF pour lancer cette pétition afin d’accentuer la pression sur les différents gouvernements à travers le monde.

Pour signer la pétition

En Finlande

Des journalistes accusés d’avoir transmis des secrets nationaux

Deux journalistes d’enquête de l’un des plus grands journaux finlandais, le Helsingin Sanomat, ont été accusés au criminel cette semaine et sont passibles de quatre ans de prison, tout comme leur superviseur. Le gouvernement du pays prétend que les journalistes ont divulgué des secrets nationaux dans un article publié en 2017 au sujet de certaines opérations militaires des forces finlandaises.

D’après Kaius Niemi, le rédacteur en chef du journal, la menace d’emprisonnement met en péril la liberté de la presse en Finlande. Ce pays est pourtant classé deuxième dans ce domaine, selon le classement annuel de Reporters sans frontières. « Il est intenable de voir une telle tentative pour criminaliser le journalisme dans une société occidentale ouverte », a ajouté M. Niemi, précisant que toutes les informations publiées par le journal étaient déjà disponibles au public.

Malgré la poursuite déposée vendredi dernier, une enquête préliminaire de la police avait pourtant conclu que les journalistes n’avaient violé aucune loi dans leur article.

EN SAVOIR PLUS

Une semaine sanglante pour le journalisme au Mexique

Deux autres journalistes ont été tués cette semaine au Mexique.

Alfredo Cardoso (photo de gauche) est mort de ses blessures à l’hôpital, deux jours après avoir été trouvé criblé de balles sur une rue d’Acapulco. Selon sa famille, il a été enlevé vendredi à sa résidence par des hommes armés.

Plus tôt en semaine, la vie de Fredy López Obrador (photo de droite) a également connu une fin violente, alors qu’il a été accueilli par des coups de fusil en arrivant chez lui à Cristobal de las Casas, au Chiapas.

M. Cardoso était photojournaliste pour un portail de nouvelles alors que M. López Obrador contribuait à de nombreux médias locaux, nationaux et étrangers.

Ces décès s’ajoutent aux 47 autres homicides de journalistes depuis les trois dernières années au Mexique, que certains experts jugent comme le pays le plus violent de l’hémisphère occidental.

(Photos courtoisie Twitter et El Pais)

Les précisions

Politico

Le nouveau patron s’attend que ses journalistes appuient Israël

Les journalistes du Politico devraient prêter serment de fidélité au droit d’Israël d’exister s’ils veulent continuer à travailler pour ce média.

C’est ce que le nouveau propriétaire du journal, le conglomérat allemand Axel Springer SE, a annoncé le mois dernier dans le cadre de la récente acquisition de l’Américaine Politico pour un prix d’achat excédant le milliard de dollars.

En plus de soutenir Israël, les journalistes de Politico devraient également appuyer des concepts tels qu’une Europe unie et l’économie de marché libre. Contrairement à leurs collègues en Allemagne, les journalistes américains d’Axel Springer se verront épargner l’obligation de consigner ces allégeances par écrit.

Selon le PDG de l’entreprise, Mathias Döpfner, ces concepts représentent une « constitution » pour la compagnie et tous les employés devraient y adhérer. Il ajoute que ceux qui ne sont pas d’accord avec de tels principes « ne devraient pas travailler pour Axel Springer ».

Les explications

Après une absence de quatre ans

ProjetJ est de retour

Chapeauté par Patrick White, professeur et responsable du programme de journalisme de l’UQAM, ProjetJ est un observatoire indépendant du journalisme québécois. Crée en 2007, il avait mis fin à ses activités il y a quatre ans par manque de financement.

Radio-Canada, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN) ont accepté de participer au financement pour relancer la plateforme. « Radio-Canada s’est engagée pour un an, les autres trois ans », relate avec enthousiasme M. White au Devoir.

Pour l’instant, les fonds amassés ne permettent pas d’engager une équipe pour analyser le monde des médias et du journalisme. Patrick White et trois autres professeurs de l’École des Médias formeront le comité d’édition, puis ils engageront des pigistes pour la rédaction des textes.

Des enjeux de taille seront abordés : le rôle des nouvelles technologies, la mutation des médias, la désinformation, la propagande, le manque de main-d’œuvre, les nouvelles initiatives et plusieurs autres.

« J’ose espérer que d’autres organismes embarquent dans les prochaines années pour faire vivre l’observatoire le plus longtemps possible », souhaite M. White.

LA NOUVELLE

Lors d’une conférence de presse de Gary Bettman sur l’affaire Kyle Beach

La LNH tente de museler un journaliste

Frank Seravalli, le président de la Professional Hockey Writers Association (PHWA) a dénoncé l’attitude de la Ligue nationale de hockey (LNH) qui a tenté d’empêcher le journaliste Rick Westhead (photo) de poser une question lors d’une conférence de presse tenue lundi.

Le commissaire Gary Bettman et son adjoint Bill Daly répondaient alors aux questions sur la gestion du dossier de l’agression sexuelle qu’a subi le joueur Kyle Beach des Blackhawks de Chicago par l’entraîneur adjoint Brad Aldrich, lors des séries éliminatoires de 2010.

Alors qu’un deuxième tour de questions avait commencé, Westhead attendait toujours pour obtenir la parole une première fois. C’est finalement à la suite de l’intervention d’un autre journaliste que la LNH lui a permis de poser sa question.

Même s’il n’est pas membre de la PHWA, le journaliste de TSN a découvert de nombreux faits qui ont permis de révéler l’un des pires scandales en 104 ans d’histoire de la LNH.

« Une presse libre n’est efficace que si elle est vraiment libre. Notre message est simple, nous ne serons pas réduits au silence », a réagi sur Twitter Frank Seravalli, profondément troublé et déçu par l’attitude de la LNH.

(Photo courtoisie TSN)

LA RÉACTION DE LA PHWA

Copibec réclame une révision rapide de la Loi sur le droit d’auteur

Après l’annonce de la composition du nouveau Conseil des ministres au fédéral la semaine dernière, Copibec, un OBNL spécialisé en gestion des droits d’auteur, demande au gouvernement de respecter rapidement l’engagement qui avait été pris lors de la dernière campagne électorale.

Dans sa plateforme, le Parti libéral a promis une réforme de la Loi sur le droit d’auteur qui tiendra compte des recommandations du rapport « Paradigmes changeants », paru en 2019. Les autres partis s’étaient également tous prononcés en faveur d’une révision du droit d’auteur pendant la campagne.

« C’est la première fois en près de 10 ans que l’unanimité règne entre les partis. Le cadre légal dans lequel le milieu du livre opère doit être solidifié », a souligné par communiqué Christian Laforce, le directeur général de Copibec. «Le gouvernement libéral doit profiter de ce consensus afin d’agir rapidement».

LE COMMUNIQUÉ

Projet de recherche doctorale

Les journalistes sont invités à répondre à un sondage en ligne

Vous êtes journaliste, vous avez 18 ans et plus et manifestez un intérêt envers l’information publicitaire numérique produite dans le contexte universitaire québécois ?

Vous êtes invité(e) à participer à une recherche qui vise à étudier les mécanismes de régulation encadrant la gestion et l’usage de l’information numérique.

Les questions de recherche sont celles-ci :

  • Qui sont les usagers qui s’intéressent à l’information publicitaire numérique ?
  • Quels sont les usages qui peuvent être faits de cette information ?
  • Quelles sont les règles encadrant la création, la gestion, la diffusion et l’usage de l’information publicitaire numérique dans le contexte universitaire ?
  • Quels sont les espaces de dialogue à développer pour permettre une meilleure interactivité entre les usagers et les créateurs de l’information publicitaire numérique dans le contexte universitaire ?

Votre participation consistera à répondre à un questionnaire de sondage en ligne de 15 à 20 minutes sur la plateforme LimeSurvey. Votre participation est anonyme. Aucun renseignement personnel permettant de vous identifier ne vous sera demandé.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l’étudiante responsable du projet par courriel : siham.alaoui.1@ulaval.ca.

RÉPONDRE AU SONDAGE

Décès du journaliste retraité Yvon Pellerin

L’ancien journaliste et chef de pupitre Yvon Pellerin, qui a travaillé une bonne partie de sa carrière au Journal de Québec, est décédé samedi dernier à l’âge de 73 ans. Il combattait un cancer depuis cinq ans.

Il laisse dans le deuil sa conjointe, ses trois filles, son petit-fils, plusieurs frères et sœurs ainsi que de nombreux parents et amis. Il avait pris sa retraite en 2008 et profitait d’un repos bien mérité entre Cuba et la ville de Québec.

Excellent vulgarisateur scientifique, il était reconnu pour sa belle plume, son esprit éveillé, sa gentillesse, sa modestie et sa zénitude. Il était toujours prêt à s’insurger contre l’injustice.

M. Pellerin était également un grand amateur de baseball, de musique, de fromages forts et adorait fumer la pipe. Plusieurs de ses anciens collègues du Journal de Québec étaient sous le choc à la suite de l’annonce de son décès.

En respect de sa volonté, une cérémonie privée sera tenue en sa mémoire.

L’avis de décès

Source : Fédération professionnelle des journalistes du Québec – FPJQ.

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

Publié dans Actualité au jour le jour

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