Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique dans le milieu universitaire

Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique dans le milieu universitaire

Résultats du sondage réalisé auprès du corps professoral – Septembre 2021

Faits saillants

Pour faciliter la lecture, les résultats ont été arrondis.

Connaissances au sujet de la liberté universitaire

  • 58 % des personnes répondantes affirment ne pas savoir si leur établissement possède des documents officiels assurant la protection de la liberté universitaire.
  • 83 % des personnes répondantes considèrent que les établissements devraient être encouragés à organiser des conférences ou des séances d’information sur la liberté universitaire.

Expériences personnelles avec la censure

Au cours des cinq dernières années :

  • 60 % des personnes répondantes affirment s’être censurées en évitant d’utiliser certains mots (19 % l’ont fait rarement, 25 %, parfois, et 16 %, régulièrement).
  • 35 % des personnes répondantes affirment s’être censurées en évitant d’enseigner un sujet en particulier (12 % l’ont fait rarement, 16 %, parfois, et 7 %, régulièrement).
  • 21 % des personnes répondantes affirment s’être censurées en évitant de publier sur un sujet en particulier (8 % l’ont fait rarement, 9 %, parfois, et 4 %, régulièrement).
  • 19 % des personnes répondantes affirment s’être censurées en évitant de faire de la recherche sur un sujet particulier (7 % l’ont fait rarement, 8 %, parfois, et 4 %, régulièrement).

Opinions sur la liberté universitaire

  • 82 % des personnes répondantes considèrent que les membres du corps professoral devraient pouvoir utiliser tous les mots qu’ils jugent utiles à des fins universitaires.
  • 90 % des personnes répondantes considèrent que les membres du corps professoral devraient pouvoir traiter de tous les contenus relevant de leur domaine d’expertise, et ce, peu importe leur genre, leur identité de genre, leur orientation sexuelle, leur ethnicité ou leur religion.
  • 50 % des personnes répondantes affirment ne pas savoir s’il existe un mécanisme de traitement des plaintes concernant les violations de la liberté universitaire dans leur établissement.
  • 57 % des personnes répondantes considèrent que les dispositions sur la protection de la liberté universitaire devraient relever à la fois de normes nationales et de leur établissement.
    • En comparaison, 14 % considèrent qu’elles devraient relever de leur établissement uniquement.
  • 46 % des personnes répondantes considèrent que les litiges impliquant la liberté universitaire devraient être traités au sein de leur établissement.
    • En comparaison, 28 % considèrent qu’ils devraient être traités par une instance nationale.

Source : Résultats du sondage réalisé auprès du corps professoral – Septembre 2021 (PDF 2.08 Mo)


À propos de la Commission

La Commission a été créée pour faire suite à l’une des recommandations portant sur la liberté académique du rapport L’Université québécoise du futur : Tendances, enjeux, pistes d’action et recommandations (PDF 12.73 Mo).

La Commission a pour mandat de rédiger une proposition d’orientations gouvernementales sur la liberté académique en milieu universitaire et de déterminer le meilleur véhicule pour reconnaître celle-ci.

Le rapport de la Commission devrait :

  • réaffirmer les trois volets de la mission des universités;
  • déterminer les principes de la liberté académique;
  • rappeler la responsabilité des universités et des acteurs concernés, dont les membres du personnel et les étudiants, à l’égard de la liberté académique;
  • faire des recommandations quant au rôle du gouvernement et du ministère de l’Enseignement supérieur (MES) en matière de liberté académique.

La Commission est également invitée à produire :

  • une description des situations récentes qui ont mis en cause le concept de liberté académique au Québec;
  • une analyse des enjeux qui y sont associés en tenant compte des expériences d’autres instances nationales et internationales;
  • un état des lieux des dispositions existantes dans les universités en la matière.

La Commission a aussi la responsabilité de soumettre une proposition sur les mécanismes à mettre en place dans les établissements universitaires pour appliquer les dispositions relatives à la liberté académique.

Source : Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique dans le milieu universitaire.


Documents disponibles


Source : Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique dans le milieu universitaire


Revue de presse

Liberté universitaire Québec promet de réagir « rapidement et fortement », les recteurs préoccupé, Hugo Pilon-Larose, La Press, 29 septembre 2021.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Liberté d’expression : la censure doit cesser

MONTRÉAL, le 29 sept. 2021 /CNW Telbec/ – Ce matin, de nouvelles données publiées par La Presse sont venues confirmer un constat pour le moins inquiétant : une majorité de professeurs d’université pratiquent l’autocensure. Nos chercheurs à l’Institut économique de Montréal ont souhaité chiffrer les pertes économiques associées à une diminution de la liberté d’expression au Québec.

« Le climat de censure qui se répand dans nos universités est extrêmement préoccupant pour l’avenir de la recherche et la tenue de débats publics sains. C’est maintenant un professeur sur cinq qui affirme avoir évité de faire de la recherche sur un sujet particulier pour des raisons d’autocensure. D’un point de vue plus macroéconomique, nous estimons que le recul de la liberté d’expression nous coûte des milliers de dollars par année », estime Miguel Ouellette, directeur des opérations et économiste à l’IEDM.

« À partir d’un modèle économétrique, nous avons pu estimer le coût des obstacles à la liberté d’expression au pays et comparer les résultats obtenus à ceux d’autres pays. Si le Canada affichait une performance comparable à celle de la Norvège en matière de liberté d’expression, nos concitoyens s’enrichiraient de 2552 $ par année en termes de PIB par habitant. Ce n’est pas rien! » poursuit M. Ouellette.

Les chercheurs de l’IEDM estiment que le gouvernement devrait promouvoir davantage la liberté d’expression, ainsi que la liberté de la presse. Ils expliquent que la liberté d’expression et l’enrichissement de la population sont intimement liés, et ce, partout dans le monde.

« La promotion de la liberté d’expression ne doit pas s’arrêter aux campus universitaires. Les médias, l’accès à l’information et les politiques de nos décideurs politiques doivent également faire partie de l’équation. Au final, une société plus transparente et libre rime avec un accroissement général du niveau de vie des citoyens », conclut M. Ouellette.

Nos chercheurs ont formulé trois recommandations visant à promouvoir la liberté d’expression et la liberté de la presse :

  • Inciter les universités publiques canadiennes à protéger la liberté d’expression de manière à ce qu’elles permettent réellement à leurs chercheurs, professeurs et étudiants de s’exprimer librement sans risque de représailles.
  • Créer un cadre réglementaire et fiscal favorable à tous les médias, y compris les médias émergents, plutôt que d’attribuer des subventions discrétionnaires qui permettent la discrimination.
  • Augmenter les informations et les données à la disposition de la population en diminuant la nécessité des demandes d’accès à l’information, et ce, afin de favoriser le débat public.

* * *

L’Institut économique de Montréal est un think tank indépendant sur les politiques publiques. Par ses publications, ses apparitions dans les médias et ses services consultatifs aux décideurs politiques, l’IEDM stimule les débats et les réformes des politiques publiques en se basant sur les principes établis de l’économie de marché et sur l’entrepreneuriat.

SOURCE : Institut économique de Montréal.

Liens connexes

http://www.iedm.org

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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