Votre éditeur prend position : L’Univers est-il conscient de lui-même ?

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VOTRE ÉDITEUR PREND POSITION

L’Univers est-il conscient de lui-même ?

Depuis peu, j’imagine l’Univers conscient de lui-même. Aussi je me demande si l’Univers ne serait pas qu’une grande conscience. La science nous dit que la conscience naît du biologique mais elle ne parvient pas à localiser la conscience dans notre cerveau. Tout ce qu’elle peut nous apprendre, c’est que telle ou telle partie du cerveau entre en action lorsque nous sommes conscients de ceci ou de cela.

Je distingue volontairement et librement le corps et l’esprit. J’accorde au corps une existence matérielle et à l’esprit une existence immatérielle. Je crois que l’esprit précède le corps ou, si vous préférez, que l’esprit se matérialise dans le corps avec tout que cela implique de possibilités et surtout de limites imposées par la biologie. Si notre cerveau est l’organe le plus complexe de notre corps, il n’en demeure pas moins une matérialisation incomplète de l’esprit.

J’imagine l’Esprit beaucoup plus grand que celui qu’on reconnaît à l’Homme. Ainsi, il pourrait être associé à une conscience capable de supporter tout sans risquer sa vie. À mon  avis, l’Homme ne peut pas jouir d’une telle conscience car il lui serait alors impossible de vivre. On ne peut pas concevoir une conscience humaine de tous les malheurs de tous les hommes en même temps et à chaque instant sans souffrir si intensément et dont seule la mort du corps pourrait nous libérer. Bref, un conscience parfaite nous tuerait. Une conscience parfaite ne nous permettrait pas d’être sereins face aux malheurs de chaque homme. Notre capacité à agir en connaissance de cause, en toute conscience, est très limitée.

À mes yeux, l’Esprit pré-existe à l’Univers et ce dernier en est une matérialisation consciente d’elle-même. À notre mort, l’Esprit poursuivrait sa vie dans un Univers conscient de lui-même, capable d’une pleine conscience.

La mort, nous permettrait d’être conscients de tout et de tout savoir et de tout connaître.

Tout cela n’est que fiction inventée pour me soulager de porter le monde sur mes épaules.


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Image par Gordon Johnson de Pixabay

Atlas (Ἄτλας / Átlas, « le porteur », en grec ancien) est un des Titans hésiodiques du mythe fondateur de la mythologie grecque et de la Grèce antique, père des Pléiades, des Hyades, des Hespérides et de Calypso. À la suite de sa défaite dans la guerre des Titans contre les dieux de l’Olympe et Zeus pour régner sur le monde, ce dernier le condamne à porter le monde1 pour l’éternité sur ses épaules (décrit comme un des piliers du ciel dans l’Odyssée d’Homère). Il est pétrifié par Persée avec la tête de Méduse et métamorphosé en chaîne de montagnes Atlas (massif) d’Afrique du Nord.

Source : Atlas, Wikipédia.


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L’univers est-il conscient ?

Les mathématiques peuvent-elles modéliser la conscience et l’expérience ressentie ? Le New Scientist s’interroge dans sa dernière édition.

“L’univers est-il conscient ?”, c’est la question que pose le New Scientist en une de son édition hebdomadaire datée du 2 mai. Pour répondre à cette question, qui en réalité demande si l’on peut modéliser la conscience, le magazine scientifique britannique fait appel aux mathématiques. Et à ce que les mathématiciens appellent “l’efficacité déraisonnable des mathématiques”. “Ce concept, inventé par le physicien Eugene Paul Wigner dans les années 1960, décrit le fait curieux que, simplement en manipulant les nombres, nous pouvons décrire et prédire toutes sortes de phénomènes naturels avec une clarté étonnante, des mouvements des planètes et du comportement étrange des particules fondamentales aux conséquences d’une collision entre deux trous noirs à des milliards d’années-lumière”, rappelle le New Scientist.

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L’Univers serait conscient

En développant un modèle pour décrire l’émergence de la conscience dans un système nerveux, un mathématicien s’est rendu compte que ce modèle pouvait s’appliquer… à l’Univers ! Vertigineux.

« L’idée, c’est d’utiliser les mathématiques pour répondre à la question : comment sommes-nous conscients ? » commence Johannes Kleiner, du Centre de philosophie mathématique de Munich. Celui-ci a en effet entrepris de fonder une mathématique de la conscience : mettre en équations les relations établies par les assemblées de neurones.

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Et si l’Univers était conscient ?

Il existe encore plusieurs aspects de l’Univers dont ignorons tout. Il en est de même pour notre conscience. Pendant des années, les chercheurs ont tenté de percer leurs mystères, mais en vain. Récemment, Johannes Kleiner, un mathématicien du Centre de philosophie mathématique de Munich, a suggéré qu’il pouvait y avoir un lien entre ces deux concepts. Selon lui, l’Univers serait doté d’une conscience.

Johannes Kleiner a mené une étude en collaboration avec le mathématicien Sean Tull, de l’Université d’Oxford, pour étoffer sa théorie. Le binôme compte sur les calculs mathématiques pour soutenir leur hypothèse. Cette étude a été motivée par l’envie d’en apprendre plus sur la conscience humaine.

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Quantas et Qualias : l’Univers est-il conscient ?

Ma planche se veut philosophique mais outre que la philosophie ne se prête pas à la méthode scientifique puisqu’elle ne peut être le champ d’une expérimentation renouvelable pour démontrer une théorie, je ne résiste pas au plaisir de rapporter le point de vue un tantinet iconoclaste de l’un des plus grands esprits scientifiques de notre temps. Stephen Hawking, puisqu’il s’agit de lui, affirme sans sourciller que « la philosophie est morte, car celle-ci a cessé depuis longtemps de suivre les développements scientifiques »…

Il est vrai que si l’on se réfère aux philosophes antiques et plus tard à ceux du Siècle des Lumières par exemple, bon nombre d’entre eux étaient des chercheurs qui tentaient de maitriser raisonnablement la science de leur époque. Pythagore, à qui l’on doit le théorème qui porte son nom, puis après lui Démocrite qui répandit la notion développée par son maître Leucippe que la matière est composée d’atomes, et après lui Aristote qui s’intéressa à la physique, à la biologie et la cosmologie, lui-même disciple de Platon qui était, lui, un mathématicien, tous donc, étaient des hommes de science. Plus tard, le Siècle des Lumières fut marqué par une vision qui affirmait la primauté de l’esprit scientifique sur l’action d’un Dieu sur le monde. La révolution newtonienne dans sa conception de la mécanique céleste en est probablement l’illustration la plus marquante.

Pour ces grands anciens, toute chose créée le fut par le nombre, le poids et la mesure et les mathématiques étaient bien la base de la philosophie. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, si l’on se réfère par exemple aux « Nouveaux Philosophes » de Mr. Bernard-Henri Lévy, on est en droit
d’accorder quelque crédit à la remarque de Hawking…

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Le panpsychisme, la théorie de l’univers conscient.

Le panpsychisme, serait-il la réponse au problème de la conscience? Pourtant, la pensée dominante en ce début du XXIe siècle affirme que la conscience n’est présente qu’au niveau biologique. Plus précisément, la conscience émergerait uniquement chez les espèces munies d’un cerveau et d’un système nerveux.

Seulement face au problème difficile de la conscience, certains chercheurs préfèrent orienter leurs recherches vers d’autres hypothèses.

Le panpsychisme fait partie de ces théories qui tentent d’expliquer la conscience. Elle part du principe que la conscience est une caractéristique fondamentale de la matière et omniprésente de l’univers. Plus simplement pour les panpsychistes l’esprit est partout (c’est la définition même du mot panpsychisme).

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Panpsychisme

Le panpsychisme est une conception philosophique selon laquelle l’esprit est une propriété ou un aspect fondamental du monde qui s’y présente partout. L’esprit se déploierait ainsi dans toute l’étendue de l’Univers. On trouve la première occurrence du terme « panpsychisme » au XVIe siècle dans les écrits du philosophe italien Francesco Patrizi1. Le mot est forgé à partir des termes grecs « pan » (partout) et « psychê » (esprit, âme). Aujourd’hui, le panpsychisme désigne plus spécifiquement l’attribution d’une forme de conscience (primitive ou élaborée) à toute entité fondamentale ou organisée.

Thèses

Définition générale

Dans sa définition générale d’attribution de l’esprit à tout ce qui existe, le panpsychisme peut recouvrir des positions différentes, voire incompatibles entre elles, selon la conception que l’on se fait de ce qui existe vraiment ou de ce qu’est l’esprit2.

Ceux parmi les partisans du panpsychisme qui admettent, par exemple, l’existence d’entités fondamentales telles que les électrons ou les photons accordent un certain esprit – ou proto-esprit – à ces particules physiques élémentaires. A contrario, ceux parmi eux qui rejettent l’idée qu’il existe vraiment des choses comme les forêts, les amas d’étoiles ou les sociétés humaines – parce qu’il ne s’agirait là que de constructions conceptuelles formées à partir de certains éléments comme les arbres, les étoiles ou les êtres humains – refusent d’attribuer un esprit à ces systèmes complexes.

De plus, la question se pose dans le cadre du panpsychisme de savoir exactement ce que l’on entend par esprit, ou par conscience, et il revient aux partisans de cette conception d’élucider le rapport entre l’esprit et l’expérience subjective.

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Phi , le symbole utilisé pour l’information intégrée.

Théorie de l’information intégrée

La théorie intégrée de l’information ( IIT ) tente de fournir un cadre capable d’expliquer pourquoi certains systèmes physiques (comme le cerveau humain) sont conscients , pourquoi ils ressentent la manière particulière dont ils le font dans des états particuliers (par exemple, pourquoi notre champ visuel semble étendu lorsque nous regardons dans le ciel nocturne) et ce qu’il faudrait pour que d’autres systèmes physiques soient conscients (les chiens sont-ils conscients ? qu’en est-il des bébés à naître ? ou des ordinateurs ?). En principe, une fois que la théorie est mature et a été largement testée dans des conditions contrôlées, le cadre de l’IIT peut être capable de fournir une inférence concrète pour savoir si un système physique est conscient, dans quelle mesure il est conscient et quelle expérience particulière il a. . Dans l’IIT, la conscience d’un système (à quoi elle ressemble subjectivement) est supposée être identique à ses propriétés causales (à quoi elle ressemble objectivement). Par conséquent, il devrait être possible de rendre compte de l’expérience consciente d’un système physique en déployant ses pouvoirs causals complets (voir Identité centrale ). L’IIT a été proposé par le neuroscientifique Giulio Tononi en 2004. La dernière version de la théorie, intitulée IIT 3.0 , a été publiée en 2014. Cependant, la théorie est toujours en développement, comme en témoignent les publications ultérieures améliorant le formalisme présenté dans IIT 3.0.

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DICOPHILO

Esprit

Esprit (nom commun)

  1. Principe de pensée.
  2. Psychisme.
  3. Substance immatérielle qui sert de support à la pensée.
  4. Puissance surnaturelle.
  5. Caractère, façon d’agir habituelle.
  6. Sens profond, intention d’une œuvre, par opposition à sa littéralité.

Depuis le Dictionnaire de philosophie de Christian Godin :

  1. principe de pensée, par opposition au corps
  2. de façon générale, le psychisme
  3. substance immatérielle qui sert de support de la pensée
  4. puissance sacrée ou supérieure, d’origine divine ou surnaturelle
  5. l’ensemble des créations humaines d’ordre symbolique
  6. dans la langue classique, intelligence, vivacité dans la conversation
  7. ensemble de dispositions courantes, de façon d’agir régulière
  8. sens profond d’un texte, d’une œuvre, par opposition à sa littéralité

Terme vague, et qui présente une vaste gamme d’usage de nos jours. Les sens d’esprit ont beaucoup évolué dans l’histoire, et la notion s’est rattachée à différents concepts. Les significations et les connotations du mot peuvent radicalement changer selon le déterminant qui le précède, ou selon le nombre du terme (dire l’esprit, un esprit, ou des/les esprits change le sens du propos).

Les expressions dans lesquelles esprit intervient et les notions auxquelles on l’oppose ou l’apparente constituent largement le sens précis d’une occurrence du mot. Parler du :

  • « corps et de l’esprit »,
  • de « l’esprit et la matière » 1,
  • de la « lettre et l’esprit »,
  • d’un « esprit vif »,
  • d’un « manque d’esprit »,
  • de « science de l’esprit »,
  • ou d’un « esprit libre »

n’a pas la même signification, et le sens même du mot « esprit » varie selon les situations. On constate que l’usage technique d’esprit est mineur : on lui préfère rapidement des termes proches mais d’extension plus circonscrite, si ce n’est plus précise.

Difficulté supplémentaire, le français réunit sous « esprit » trois réalités que latin et anglais distinguent :

  • la mens (mind),
  • l’anima (soul),
  • et le spiritus (spirit).

Mens cible un aspect psychique, des facultés mentales ; anima correspond à l’âme, dont la collusion avec l’esprit a fait long feu ; et spiritus renvoie à un souffle (éventuellement souffle vital, et à rapprocher de l’âme).

Le français conserve une distinction dans l’usage des adjectifs : ce qu’on dit mental n’est pas dit spirituel, ni inversement. Bien qu’on sépare aujourd’hui plus nettement l’esprit de l’âme, l’histoire commune des deux termes est impossible à ignorer.

Par ailleurs, restreindre l’esprit au mental n’assure pas de donner une définition nette (The Oxford Companion to the Mind n’a pas d’entrée « Mind », et son lexique minimal introductif dit le terme vague, vaste, et dur à définir).

Ayant pris conscience de l’histoire du mot et de l’état de sa signification, cette entrée reprend les sens des dictionnaires, sans prétendre résoudre ou palier aux difficultés énoncées supra. Plus que de dégager un ou des sens nets et indéniables, l’important est ici de séparer les acceptions qui peuvent l’être, sans jamais oublier l’importance du contexte (historique, d’énonciation, &c.) qui forge le sens précis d’une occurrence donnée du terme – notamment en commentaire ou en sujet de dissertation.

Au sens (1), principe de pensée, par opposition au corps. L’esprit correspond ici à la mens latine ou au noûs grec : il désigne des activités intellectuelles, des fonctions cognitives de l’homme, et s’apparente à la raison.

L’esprit n’est pas tout le psychisme : sentiments et émotions en lui sont extérieurs. AàZ précise qu’il s’agit d’un principe individuel de pensée, et Morfaux-Lefranc le dit principe de pensée et d’action.

Si l’esprit et le corps présentent des spécificités, leur cohabitation n’est pas ici problématique : la reconnaissance d’une différence entre les deux instances n’engage à rien. La mention d’une opposition au corps par les dictionnaires manifeste le poids d’une tradition et la difficulté à détacher le sens (1) du sens (3).

Au sens (2), de façon plus générale, le psychisme. L’esprit est l’ensemble des phénomènes mentaux (fonctions, états, processus psychologiques), et son étude est l’objet de la « philosophie de l’esprit ».

Contrairement à « psychisme », « esprit » véhicule une connotation métaphysique sur la nature de ces phénomènes : alors que le psychisme est clairement lié aux activités et aux états du cerveau, l’esprit a longtemps été pensé détaché du corps ou de la matérialité.

Par ailleurs, les phénomènes de l’esprit sont généralement pensés comme intentionnels et conscients (CNED). À l’inverse, parler de « psychisme » n’engage pas quant au caractère conscient ou non de ce qui est désigné 2.

On prête attention à l’absence de ce sens dans les dictionnaires, qui tendent à effacer la distinction que fait cette entrée entre (1), (2), et (3).

Au sens (3), substance immatérielle qui joue le rôle de support de la pensée. L’esprit au sens

(3) est alors une réalité ontologique distincte de la matière, et les phénomènes désignés par (1) & (2) sont censés relever de l’esprit (3) plutôt que de la matière.

Une telle optique considère que les différences perçues entre les phénomènes physiques et les phénomènes mentaux sont inexplicables par un principe unique (que ce soit le corps ou l’esprit). On passe de l’observation de différences à la postulation de causes différentes. L’idée que la matière soit incapable de penser s’inscrit dans ce genre de tradition (dualisme).

L’influence immense de Descartes va ici jouer un rôle complexe sur l’idée d’esprit.

  • Par son usage très large de penser, Descartes promeut une acception entendue de l’esprit : même les sensations lui sont attribuées.
  • Il engage de plus à dire l’esprit toujours conscient, et la conscience équivalente à l’esprit.
  • Plus généralement, il fait de l’esprit un sujet et du corps un objet : la différence entre corporel et matériel s’affaiblit, et la substance spirituelle est l’essence des sujets.

(iv), la perspective religieuse dans laquelle il s’insère le pousse à minimiser l’écart de l’esprit avec l’âme, qui sont alors d’autant plus indistincts.

Attribuer toutes les difficulté de la notion à Descartes est toutefois excessif : l’idée d’esprit est déjà éclatée et mêlée à celle d’âme avant le XVIIe.

Au sens (4), puissance sacrée ou supérieure, d’origine divine ou surnaturelle. C’est en ce sens qu’on peut parler de Saint-Esprit (Holy Ghost en anglais) ou des « esprits », comme divinités ou âme des morts. Cet usage est couramment associé à l’article indéfini : on dit un esprit ou des esprits.

Au sens (5), l’ensemble des créations humaines d’ordre symbolique. On oppose alors l’esprit à la matière (d’où spiritualisme vs. matérialisme) et à la nature. On dit œuvre de l’esprit aussi bien des ouvrages d’art que des travaux venus des sciences (humaines, exactes). Toute réalisation de l’art (au sens 1) n’est toutefois par un produit de l’esprit (cf. dimension symbolique). Contrairement aux acception précédentes, cet usage est profondément lié à un contexte : hors d’expression telles que « œuvre de l’esprit », on n’utilise jamais esprit seul dans ce sens.

Au sens (6), dans la langue classique, intelligence, vivacité dans la conversation. Ce sens perdure dans des formules courantes (trait d’esprit, présence d’esprit).

Au sens (7), ensemble de dispositions courantes, de façon d’agir régulière. En ce sens on peut parler d’esprit de rébellion ou de l’esprit d’une institution (« ça n’est pas l’esprit de la maison, de l’entreprise, &c. »). Pris comme caractère fondamental, style, esprit (7) peut désigner l’esprit d’un peuple ou d’un individu (« ça c’est bien dans l’esprit de Guillaume »)

Au sens (8), sens profond d’un texte, d’une œuvre, par opposition à sa littéralité. Opposable à la lettre. D’où l’idée de trahir ou suivre l’esprit d’une loi, d’un projet, &c.

Remarque que les sens (1, 2, 3) autorisent à parler de l’esprit au singulier, d’emblée avec l’article défini, et sans expression consacrée – on dit simplement « l’esprit ». A contrario, les sens (5) à (8) supposent un contexte plus fort. L’usage (4) est à ce titre intermédiaire : sa signification est suffisamment autonome pour s’extraire des tournures toutes faites, mais on usera toujours de l’article indéfini avant de pouvoir introduire le défini.

Bibliographie

+ voir sur l’article en ligne :  http://dicophilo.fr/definition/esprit

NOTES

Corps & esprit n’équivaut pas matière & esprit. Dans le premier cas, corps et esprit peuvent être matériels, et l’esprit vise plutôt une réalité subjective, à rapporter au corps-sujet ou au corps comme dimension physique d’un vivant humain. Dans le second cas, la matière est opposée à l’esprit comme substance distincte, il n’y a plus de centrage sur un objet (un corps) et sur un sujet, mais une focalisation sur l’esprit et la matière comme natures différentes.

Note que le Oxford Companion to the Mind dit que « inconscious mind » n’est pas un oxymore. Il semble que l’esprit en ce sens soit l’objet de la philosophie de l’esprit. Esprit étant alors une appellation surannée pour le psychisme.


Originellement publié sur https://dicophilo.fr/definition/esprit/ sous licence CC-BY-NC-SA 3.0


Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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