Le Trente Hebdo – L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)

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Le Trente Hebdo

L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)


Reproduit avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)


À LA UNE

Le congrès sera finalement présenté en virtuel et reporté de deux fins de semaine

Retour sur le lac-à-l’épaule du conseil d’administration

Samedi dernier, le conseil d’administration de la FPJQ s’est rencontré à Montréal sous la forme d’un lac-à-l’épaule. De nombreux sujets et débats étaient à l’ordre du jour, dont la refonte des règlements généraux qui sera présentée en assemblée générale spéciale en novembre, le congrès 2021, la création d’un comité qui planchera sur un plan stratégique quinquennal et la présentation d’un budget annuel. Trois nouveaux postes seront ajoutés sur le conseil d’administration en plus des élections déjà prévues. Un de ses postes sera réservé aux membres étudiants, un autre sera pour les membres associés et un troisième représentant régional sera aussi ajouté.

La FPJQ se dotera également d’un plan d’action politique dont les détails seront communiqués lors de la prochaine assemblée générale annuelle.

Le conseil d’administration a finalement décidé de reporter de deux semaines le congrès 2021, qui sera sous une forme virtuelle, en raison de la hausse inquiétante des nombres de cas de COVID au Québec. Il se déroulera sur deux jours, le samedi 20 et le dimanche 21 novembre.

Le Manoir Saint-Sauveur nous avait contactés la semaine dernière, car il devait grandement limiter le nombre d’inscriptions ainsi que la capacité dans les salles prévues pour les ateliers. Le conseil a estimé que cette solution serait moins intéressante pour les membres.

De plus, en déplaçant le congrès, davantage de membres pourront assister à l’assemblée générale annuelle. La date du 7 novembre n’était pas judicieuse en raison des élections municipales et plusieurs avaient manifesté leur mécontentement à cet égard et nous les avons écoutés.

Les panélistes et les conférenciers seront invités dans un endroit à déterminer afin de simplifier la diffusion et la technique.

Vous aurez davantage de précisions sur les modalités, la programmation, les élections et l’inscription dans les semaines qui suivront.


Les réponses des partis fédéraux aux questions de la FPJQ

Un questionnaire a été envoyé aux cinq principaux partis politiques sur la scène fédérale qui avaient été invités aux débats des chefs. La Fédération les a invités à se positionner sur des enjeux majeurs liés au journalisme, comme le financement des médias, les droits d’auteurs ou l’accès à l’information.

Seuls le Parti libéral et le Bloc Québécois ont répondu au questionnaire. Le Parti conservateur nous a référé au chapitre 21 de sa plateforme électorale que vous trouvez à partir de la page 81 de leur document. Le NPD et le parti Vert n’avaient pas participé à l’exercice au moment d’envoyer l’infolettre, et ce, même si nous les avons relancés dans les derniers jours.

Consulter les réponses du Parti libéral du Canada

Consulter les réponses du Bloc Québécois

Consulter la plateforme électorale du Parti conservateur


EN MANCHETTE

Question litigieuse au débat des chefs en anglais

La FPJQ demande au Conseil de presse de s’y pencher

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec souhaite saisir le Conseil de presse du Québec concernant un événement survenu lors du débat des chefs fédéraux du 9 septembre dernier, diffusé entre autres au Québec et organisé par un consortium de médias formé de APTN News, CBC News, CTV News et Global News. Toutes ces organisations de presse oeuvrent au Québec et se soumettent à des règles déontologiques sur le journalisme.

Lors du débat des chefs, la modératrice Shachi Kurl (photo), qui n’est pas journaliste, mais présidente de la maison de sondage Angus Reid, a posé une question (en anglais) au chef du Bloc québécois : « Vous niez que le Québec a un problème de racisme, pourtant vous défendez des législations comme les projets de loi 96 et 21, qui marginalisent les minorités religieuses, les anglophones et les allophones. Le Québec est reconnu comme une société distincte. Mais pour ceux hors de la province, s’il vous plaît expliquez-leur pourquoi votre parti soutient aussi ces lois discriminatoires » (traduction libre).

La modératrice Mme Kurl a ensuite affirmé que la question avait été autorisée (vetted) par le consortium de médias.

La FPJQ souhaite que le CPQ se penche sur le choix du consortium de médias de choisir une personne qui n’est pas journaliste afin de modérer le débat, malgré une tradition bien ancrée dans les débats des chefs. Ce choix pourrait donner l’impression que la modératrice était journaliste et ainsi mener à une confusion auprès du public.

La FPJQ souhaite aussi que le CPQ se penche sur la question posée au chef du Bloc québécois, à savoir si elle respecte les règles de déontologie journalistique (qualité de l’information, présentation de l’information, respect des personnes et des groupes), ayant été approuvée par les organismes de presse chapeautant le contenu du débat des chefs.

Consulter les différentes interventions du président de la FPJQ Michaël Nguyen et les mentions sur le sujet :

Le Journal de Montréal

La Presse

– La Presse canadienne (texte publié, entre autres, dans L’actualité et Le Devoir)

Radio-Canada

TVA Nouvelles

Des excuses demandées par l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a également adopté unanimement une motion déposée par le Parti québécois, mardi, qui demande des excuses pour la question posée lors du débat des chefs en anglais de jeudi dernier. La motion vise les médias anglophones membres du Groupe de diffusion, la modératrice Shachi Kurl et la firme Angus Reid dont elle est la présidente. Une seconde motion condamnant le « Québec bashing » proposée par les libéraux a également été acceptée à l’unanimité par les députés.

(Photo courtoisie Twitter)

En savoir plus

Tous les contenus numériques de Québecor seront disponibles au même endroit

Lancement de la nouvelle application QUB

La direction de Québecor a présenté hier son nouveau bébé, l’application-plateforme QUB. Cet outil numérique regroupera les contenus de la majorité des médias qui sont la propriété de l’entreprise. Des contenus externes pourraient s’y ajouter éventuellement.

Vous pourrez consulter, entre autres, les nouvelles de TVA, du Journal de Montréal, du Journal de Québec, du 24 heures, et aussi les publications de magazines comme le 7 jours sans oublier les balados, QUB radio et QUB musique.

« Sur une simple plateforme, du bout du pouce, on peut consulter de l’information, écouter des contenus audios dans l’auto ou sur son ordinateur, accéder à tout un univers de contenus doté d’une crédibilité, issu de sources fiables, sensible au marché du Québec, aux enjeux et à la culture de chez nous», a résumé Mathieu Turbide, vice-président, Contenus numériques chez Québecor.

Cette nouvelle application gratuite, à l’exception des services exigeant un abonnement, sera optimisée pour les téléphones cellulaires, mais sera aussi disponible sur tablette et en version Web.

QUB prend la relève de l’application J5 qui avait été lancée vers la fin de l’année 2014.

(Photo courtoisie Le Journal de Montréal)

La nouvelle du Devoir

Arrestations multiples et violence à l’égard des journalistes afghans

Les journalistes étrangers inquiets pour leur sécurité

Un rassemblement de plusieurs femmes afghanes qui protestaient dans la capitale Kaboul, le 8 septembre dernier, a été jugé illégal par les talibans qui ont fait usage de la force pour arrêter plusieurs journalistes.

Le caméraman du quotidien Etilaat Roz (Jour d’info) et les photographes Taqi Daryabi (à gauche sur la photo) et Nematullah Naqdi (à droite sur la photo) racontent avoir été frappés et fouettés avec des câbles. Lorsque trois journalistes de leur rédaction sont venus les chercher au poste de police, ils ont à leur tour été arrêtés.

Les journalistes étrangers craignent le pire. Toléré jusqu’à présent dans les événements, ils commencent à recevoir de plus en plus de menaces : interdiction de couvrir une manifestation, saisi et bris du matériel et parfois même des agressions physiques.

Cependant, le sort des journalistes afghanes est encore plus horrible. Depuis l’arrivée des talibans au pouvoir, plusieurs femmes reporters ont tout simplement cessé de travailler à la suite des menaces répétées. Certaines ont même été battues alors qu’elles étaient en reportage. Selon une enquête de Reporters sans frontières (RSF) seulement 100 femmes sur 700 exercent encore leur métier en Afghanistan depuis la mi-août.

« Il est essentiel que les femmes journalistes puissent reprendre au plus vite leur travail sans être inquiétées, parce que c’est leur droit le plus strict, parce que c’est essentiel pour leur subsistance, mais aussi parce que leur absence dans le paysage médiatique afghan reviendrait à réduire au silence toutes les autres Afghanes. Nous appelons les dirigeants talibans à apporter immédiatement des garanties pour la liberté et la sécurité des femmes journalistes afghanes  » réclame Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF.

(Photo courtoisie Los Angeles Time)

Les explications de RSF

Les millénariaux dans le viseur

Le journal Métro s’est refait une beauté

Le Journal Métro de Montréal se lance dans une campagne de séduction auprès des millénariaux et propose depuis mardi une nouvelle image papier et numérique. En plus de changer de look, le journal gratuit veut miser davantage sur la nouvelle locale et l’équipe sera bonifiée de nouveaux collaborateurs.

En entrevue au Devoir, André Mulé, le président et directeur général de Métro Média a expliqué vouloir se rapprocher des jeunes et rajeunir le style. « Les millénariaux, c’est la prochaine génération à avoir de l’influence sur l’avenir de Montréal. Ils commencent à s’établir ici, à acheter un logement, fonder une famille, lancer leur entreprise ».

Le Métro ainsi que les hebdomadaires de quartier détenus par le groupe vont opter pour des nouvelles ultralocales et des sujets qui touchent cette génération comme l’environnement, la culture et l’entrepreneuriat.

« À Montréal, on représente près de deux millions de personnes. L’expérience de quelqu’un qui vit à LaSalle est totalement différente de celle de quelqu’un qui vit à Anjou », précise M. Mulé.

Une nouvelle application mobile gratuite a également été lancée mardi qui regroupe toutes les actualités produites par les médias du groupe.

Les détails

Le site France Soir retiré du réseau publicitaire de Google

Google a coupé les vives du site internet France Soir en l’excluant du réseau publicitaire quelque temps après la diffusion d’un reportage de l’émission Complément d’enquête s’attardant au financement des sites conspirationnistes sur France 2. Cette action prive le média d’une grande partie de ses revenus. France Soir a réagi à cette mesure en dénonçant une atteinte à la liberté d’expression.

Ce n’est pas la première fois que Google punit France Soir, média reconnu pour ces articles complotistes. Au printemps dernier, le moteur de recherche avait retiré sa chaîne YouTube et déréférencé le site du service Google pour non-respect de la politique des informations sanitaires et médicales.

« Google a un règlement clair pour les éditeurs qui est conçu pour garantir à nos utilisateurs une expérience positive, tout en protégeant les marques contre la diffusion de leurs publicités à côté de contenus dangereux et trompeurs », a témoigné le porte-parole de l’entreprise au journal Le Monde.

Google semble de plus en plus actif contre les sites de désinformations. Durant la même semaine, le géant du web a également bloqué l’accès de Google ADS au site américain d’extrême droite Gateway Pundit.

La nouvelle

Un traitement de faveur pour les célébrités sur Facebook

Des conséquences graves sur le plan social

Le système XCheck de Facebook permet à des personnalités publiques de passer outre l’application des lois du média social autorisant ainsi le Footballeur brésilien Neymar à publier des photos nues d’une femme sans son consentement. Le Wall Street Journal a révélé qu’au lieu de supprimer automatiquement le partage non consensuel d’image intime, les modérateurs de la plateforme Facebook ont pris plus d’une journée pour effacer la vidéo publiée sur le compte de M. Neymar. Les images ont été visionnées 56 millions de fois sur Facebook et Instagram avant sa suppression.

Pour faire partie de la liste XCheck, il faut répondre à des critères d’actualité, d’influence et de popularité.

Une fois admis à cette liste, les personnalités publiques bénéficient de passe-droits et peuvent violer les règles d’éthique établies par Facebook sans souffrir des conséquences prévues. Ces exceptions accordées à certains individus jugés puissants semblent être une démarche assez routinière chez Facebook.

De son côté, Facebook estime qu’il doit se pencher sur ce problème en mettant sur pied une équipe dévouée à l’amélioration de son système XCheck.

Le reportage du Guardian

Pakistan

Les leaders de l’opposition protestent avec les journalistes

Les leaders des partis d’oppositions ont joint la manifestation (sit-in) organisée en début de semaine par l’Union Fédérale des Journalistes du Pakistan (UFJP) pour protester contre l’Autorité pakistanaise pour le Développement des Médias (APDM), une mesure proposée récemment par le gouvernement.

« Le APDM […] vise à imposer une censure généralisée en mettant en commun les budgets de plusieurs régulateurs de médias, donnant des ressources énormes aux mandataires gouvernementaux pour réprimer les médias, de manière à ce que ceux-ci deviennent trop affaiblis pour assurer une couverture professionnelle des prochaines élections », estiment des leaders de l’UFJP.

Selon eux, « l’assaut continu du gouvernement sur les droits des professionnels de l’information, la sécurité des journalistes et l’étranglement économique qu’ils font subir aux médias ont atteint leurs plus hautes limites, laissant le secteur des médias au bord de l’effondrement ».

L’ancien premier ministre et chef de la Ligue musulmane du Pakistan, Shahid Khaqan Abbasi (photo) a comparé le gouvernement actuel à d’anciens dictateurs du Pakistan comme Ayub Khan et Pervez Musharraf dans leurs efforts de contrôler la presse. Il ajoute « Il y a une tentative de mettre en place une loi qui réprimerait la vérité. Alors que le journalisme devient de plus en plus indépendant dans le monde, c’est le contraire qui se produit au Pakistan ».

(Photo courtoisie Wikipédia)

En savoir plus

RSF déclare « l’état d’urgence de la liberté de presse » en Pologne

L’amendement Lex TVN qui a été bloqué par le Sénat polonais, mais qui peut toujours être adopté, mettrait en péril TVN, propriété du géant américain Discovery, le principal groupe de média indépendant du pays. Son objectif est d’affaiblir et de prendre le contrôle du média privé dans le cadre d’une « repolonisation » qui voudrait réduire l’influence étrangère dans le débat public.

L’autorité de surveillance de l’audiovisuel, le KRRiT, un organisme dont les membres sont choisis par le gouvernement n’a toujours pas renouvelé la licence de TVN qui expire le 26 septembre.

Reporter sans frontière (RSF) est inquiet d’y voir une répétition du cas de Polka Press. Le journal a été récemment vendu à une compagnie pétrolière contrôlée par l’état polonais et qui n’a pas hésité à se séparer de ses journalistes les plus critiques.

Toujours selon RSF, les médias publics polonais sont devenus des outils de propagande après des licenciements massifs de travailleurs. Le pays a également interdit la couverture des sujets reliés à la frontière avec la Biélorussie.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Andrzej Duda (photo) en 2015, la Pologne a chuté de 46 places au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF, pour se situer à la 64e position sur 180 pays.

(Photo courtoisie Wikipédia)

La réaction de RSF

Refonte de la Loi sur l’accès à l’information fédérale

Le CAJ réclame des engagements de tous les partis politiques

L’Association canadienne des journalistes (CAJ) a invité tous les chefs de parti à expliquer quelles réformes au système d’accès à l’information du Canada seraient implantées par leur gouvernement, s’ils sont élus.

« Le droit de savoir des Canadiens est très souvent mal servi par notre système fédéral d’accès à l’information défaillant », a estimé le président du CAJ, Brent Jolly. « En examinant les plateformes des partis, on ne trouve que peu de mentions de plans de réformes, ce qui constitue un jeu de trompe-l’œil digne de Houdini visant à maintenir les citoyens dans l’ignorance perpétuelle de la manière dont les décisions gouvernementales sont prises. »

Un examen des plateformes électorales de tous les partis fédéraux révèle que seuls le Parti conservateur et le Parti vert font une référence explicite à la Loi sur l’accès à l’information fédérale.

La suite du communiqué


Source : Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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