Votre éditeur prendre position ! La confusion persiste entre autoédition et autopublication

Votre éditeur prendre position !

La confusion persiste entre autoédition et autopublication

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

Dans un éditorial publié le 20 mai 2020, je soulevais la confusion grandissante entre les termes «autoédition» et «autopublication» (voir lien ci-dessous).


Votre éditeur prend position ! Autoédition ou autopublication ? 10 novembre 2020, Serge-André Guay


Pour plusieurs, il ne faut pas parler d’autoédition mais d’autopublication parce que l’auteur ne se soumet pas aux exigences d’un véritable travail d’édition. Bref, l’auteur publie, plutôt que de s’éditer. Plusieurs préfèrent parler d’autopublication plutôt que d’autoédition pour réserver toute référence à l’édition au seul secteur de l’édition traditionnelle. Da là, une confusion entre autoédition et autopublication court sur le web depuis bon nombre d’années.

Wikipédia a deux articles différents pour l’autoédition et pour l’autopublication.


L’autopublication est le « processus de mise en forme d’un contenu sélectionné, collecté, agrégé, synthétisé, en vue de sa diffusion sans intermédiaire ». Ce terme s’applique surtout au domaine de l’Internet : on s’autopublie sur un blog, sur un site de partage de documents, etc.1 C’est un terme à mettre en parallèle avec l’auto-édition même si ces deux termes sont proches. Ce qu’il faut comprendre à travers le terme d’autopublication c’est la gratuité de l’opération. C’est-à-dire que la personne qui s’autopublie évite les frais d’envoi du manuscrit à une maison d’édition en choisissant de se publier sur une plateforme en ligne gratuitement.

1. D’après Gabriel Gallezot, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication à Nice.

Source : Autopublication, Wikipédia.


Le passage suivant cause problème : «Ce qu’il faut comprendre à travers le terme d’autopublication c’est la gratuité de l’opération. C’est-à-dire que la personne qui s’autopublie évite les frais d’envoi du manuscrit à une maison d’édition en choisissant de se publier sur une plateforme en ligne gratuitement.» Je ne comprends pas la référence à un manuscrit et à une maison d’édition puisque l’auteur de cette définition nous : «Ce terme s’applique surtout au domaine de l’Internet : on s’autopublie sur un blog, sur un site de partage de documents, etc.»

Si le terme autopublication «s’applique surtout au domaine de l’Internet», à la publication d’un texte sur un blog ou sur une site de partage de documents, ect., il n’est pas question ici de manuscrit à moins d’inclure la publication d’un manuscrit sur un site web, accessible gratuitement ou par abonnement payant. On ne peut donc pas soutenir que «

Votre éditeur prendre position !

La confusion persiste entre autoédition et autopublication

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

Dans un éditorial publié le 20 mai 2020, je soulevais la confusion grandissante entre les termes «autoédition» et «autopublication» (voir lien ci-dessous).


Votre éditeur prend position ! Autoédition ou autopublication ? 10 novembre 2020, Serge-André Guay


Pour plusieurs, il ne faut pas parler d’autoédition mais d’autopublication parce que l’auteur ne se soumet pas aux exigences d’un véritable travail d’édition. Bref, l’auteur publie, plutôt que de s’éditer. Plusieurs préfèrent parler d’autopublication plutôt que d’autoédition pour réserver toute référence à l’édition au seul secteur de l’édition traditionnelle à compte d’éditeur. Da là, une confusion entre autoédition et autopublication court sur le web depuis bon nombre d’années.


Une même nouvelle avec deux références différentes : autoédition et autopublication

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Pourquoi Joël Dicker mise sur l’autopublication


UN AUTRE EXEMPLE

Pierre Assouline : De l’autopublication d’Eric Zemmour et d’autres cadors

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Wikipédia a deux articles différents pour l’autoédition et pour l’autopublication.


L’autopublication est le « processus de mise en forme d’un contenu sélectionné, collecté, agrégé, synthétisé, en vue de sa diffusion sans intermédiaire ». Ce terme s’applique surtout au domaine de l’Internet : on s’autopublie sur un blog, sur un site de partage de documents, etc.1 C’est un terme à mettre en parallèle avec l’auto-édition même si ces deux termes sont proches. Ce qu’il faut comprendre à travers le terme d’autopublication c’est la gratuité de l’opération. C’est-à-dire que la personne qui s’autopublie évite les frais d’envoi du manuscrit à une maison d’édition en choisissant de se publier sur une plateforme en ligne gratuitement.

1. D’après Gabriel Gallezot, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication à Nice.

Source : Autopublication, Wikipédia.


Le passage suivant cause problème : «Ce qu’il faut comprendre à travers le terme d’autopublication c’est la gratuité de l’opération. C’est-à-dire que la personne qui s’autopublie évite les frais d’envoi du manuscrit à une maison d’édition en choisissant de se publier sur une plateforme en ligne gratuitement.» Je ne comprends pas la référence à un manuscrit et à une maison d’édition puisque l’auteur de cette définition nous : «Ce terme s’applique surtout au domaine de l’Internet : on s’autopublie sur un blog, sur un site de partage de documents, etc.»

Si le terme autopublication «s’applique surtout au domaine de l’Internet», à la publication d’un texte sur un blog ou sur un site de partage de documents, ect., il n’est pas question ici de manuscrit à moins d’inclure la publication d’un manuscrit sur un site web dédié, accessible gratuitement ou par abonnement payant. De plus, l’autopublication peut apparaître comme étant gratuite mais en réalité elle ne l’est pas : il faut disposer d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone cellulaire intelligent, d’un accès au réseau Internet,… On ne peut donc pas soutenir : «Ce qu’il faut comprendre à travers le terme d’autopublication c’est la gratuité de l’opération.» Il y a toujours une contrepartie à la publication supposée gratuite sur le web. Par exemple, l’auteur du texte cède ses données personnelles parfois vendues à grand prix. Il cède aussi la visibilité de sa publication qui alimente le nombre de visiteurs du site web de publication qui permet à ce dernier de prendre de la valeur et même de vendre des publicités.

J’accepte l’idée d’associer l’autopublication à l’internet et au web, l’idée que l’auteur devient une source de contenu lorsqu’il autopublie son texte sur le web. Mais je réfute l’idée que l’autopublication soit une opération gratuite parce que l’auteur «évite les frais d’envoi du manuscrit à une maison d’édition». Par conséquent, je refuse l’idée que l’autopublication concerne un manuscrit (un livre).

Wikipédia a aussi un article au sujet de l’auto-édition :


L’auto-édition ou autoédition consiste pour un auteur à se charger lui-même de l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition. L’ouvrage peut être imprimé (livre, magazine) ou en format numérique (livre numérique, site web). On parle également d’auto-édition dans le cas d’albums, de contenu vidéo, de brochures et de zines produits et diffusés entièrement par leur créateur.

À ce titre, l’auto-édition se distingue précisément de la publication à compte d’éditeur ou à de l’édition à compte d’auteur1. Dans le premier cas, en effet, l’éditeur se charge à ses frais de réaliser et diffuser l’ouvrage en rémunérant l’auteur selon les ventes, et dans le second l’éditeur s’en charge aux frais de l’auteur.

L’auto-édition, d’ailleurs souvent confondue avec l’édition à compte d’auteur, a une image souvent négative ou encore véhicule une idée d’amateurisme et de petit budget. Il est évident que cela peut correspondre à une certaine réalité, mais ce choix peut aussi mener à une activité professionnelle à part entière : soit lorsque l’auteur lui-même possède toutes les compétences requises, soit lorsqu’il vient s’adresser (au même titre qu’un éditeur de profession) à des professionnels pour chaque secteur de son activité. L’auto-éditeur est un éditeur comme les autres, avec la différence qu’il propose un « catalogue » forcément limité à sa production personnelle, et qu’il doit connaître les spécificités de « son » marché.

1. Émilie Paquin, Les plateformes numériques d’autoédition : état des lieux, Québec, Union des écrivaines et des écrivains québécois, , 39 p. (lire en ligne [archive])

Source : Auto-édition, Wikipédia.


Le premier sous-titre de cet article se nomme «Autopublication». Je ne comprends pas car nous sommes sur la page de la définition de l’auto-édition.


Autopublication

L’auto-éditeur se doit de connaître toutes les étapes de la publication traditionnelle puisqu’il doit se substituer à l’ensemble des professionnels de l’édition et de la diffusion. Il peut toutefois choisir de faire appel à des professionnels de chaque secteur pour s’assurer d’un résultat optimal ou encore utiliser les services offerts par les plateformes numériques d’auto-édition.


L’auteur de Wikipédia se réfère à l’autopublication en parle de l’auto-éditeur et de l’auto-édition. Là, il y a de quoi être confus.

Soulignons ce passage : «L’auto-édition, d’ailleurs souvent confondue avec l’édition à compte d’auteur, a une image souvent négative ou encore véhicule une idée d’amateurisme et de petit budget. Il est évident que cela peut correspondre à une certaine réalité, mais ce choix peut aussi mener à une activité professionnelle à part entière (…)» Je ne suis pas d’accord avec cette cette formulation de la réalité de l’auto-édition.

Au lieu de soutenir que l’autoédition «véhicule une idée d’amateurisme», l’auteur de Wikipédia se devait de nommer les adeptes de l’autoédition :

  • Auteur amateur
  • Auteur entrepreneur
  • Écrivain professionnel

L’auteur amateur se tourne vers l’autoédition dans le cadre de ses loisirs littéraires et s’adonne ainsi à ce qu’il est convenu ne nommer des «Pratiques culturelles en amateurs» par le milieux des statistiques culturelles produites par les gouvernements. L’auteur amateur n’a aucune visée pécuniaire. Il investit dans ses loisirs littéraires (recherche, écriture, correction, révision, mise en page, montage des couvertures, maquettes pour imprimeur, impression d’exemplaires papier et/ou numérique…) comme le font le bon nombre d’auteurs amateurs en d’autres domaines de la culture : arts visuels, danse, poterie, etc. Je compare aussi l’auteur amateur à un amateur de glisse qui investit dans sa formation et son équipement, son abonnement à des lieux de glisse et qui n’a pas de visée pécuniaire et s’adonne à son sport pour le simple plaisir de la pratique d’un loisir. L’auteur amateur participe aussi à des ateliers d’écriture et des lectures publiques, devient membre d’association d’auteurs, de club de lecture…

L’auteur entrepreneur poursuit des visées pécuniaires, soit pour tirer de l’autoédition de son œuvre un revenu d’appoint, soit pour sonder le terrain d’une carrière professionnelle et s’il y a lieu devenir un écrivain reconnu.

L’écrivain professionnel, habitué à l’édition à compte d’éditeur, choisit l’autoédition soit pour expérimenter un nouveau type d’édition, soit parce qu’il souhaite se soustraire aux exigences de l’édition à compte d’éditeur, soit pour trouver un débouché à un manuscrit refusé par son éditeur traditionnel.

L’expérience de l’autoédition procure à l’auteur amateur, l’auteur entrepreneur et l’écrivain professionnel le statut d’auteur indépendant ou d’auteur autonome, par opposition à la prise en charge par un éditeur à compte d’éditeur.

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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