Le Trente Hebdo – L’infolettre de la Fédération professionnelles des journalistes du Québec (FPJQ)

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Le Trente Hebdo

L’infolettre de la Fédération professionnelles des journalistes du Québec (FPJQ)


Reproduit avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelles des journalistes du Québec (FPJQ)


À LA UNE

Réaction de la FPJQ

Une situation épineuse pour le candidat libéral Martin Francoeur

Nouvellement candidat pour le Parti libéral du Canada dans la circonscription de Trois-Rivières, l’ancien éditorialiste du Nouvelliste Martin Francoeur (photo) a demandé à d’anciens collègues d’appuyer financièrement sa campagne, en plus de leur proposer de contribuer sous le nom de leur conjoint.

La Loi électorale du Canada précise qu’il est illégal de cacher ou de tenter de cacher l’identité d’un donateur. Dans un échange de courriel avec Le Nouvelliste, M. Francoeur a admis avoir contacté personnellement deux employés de la rédaction du quotidien trifluvien. Une troisième personne aurait aussi été approchée par son équipe électorale.

Le président de la FPJQ Michaël Nguyen s’est prononcé sur la situation, qui aurait pu exposer certains des anciens collègues de Francoeur dans une position s’apparentant à un conflit d’intérêts. « Ça place les journalistes dans une situation inconfortable. Ce n’est pas la meilleure des idées. Ça vient d’un journaliste expérimenté et crédible, c’est pour ça que ça fait froncer les sourcils ».

M. Francoeur s’est excusé pour le malaise qu’a provoqué sa démarche. « J’ai fait l’erreur de penser que ça pouvait être des personnes, dans l’entourage de ces collègues, qui auraient pu me donner un coup de main. Une contribution politique peut mettre dans l’embarras quelqu’un qui exerce une profession comme le journalisme ». Il a précisé qu’il n’avait pas reçu d’argent de leur part et qu’il allait le rembourser, si tel était le cas.

Dès que la direction du Nouvelliste a constaté la situation à la mi-août, elle a exigé que le candidat stoppe les démarches de sollicitation auprès de ses anciens collègues.

Le reportage du Nouvelliste


EN BREF

Le passeport vaccinal exigé pour les journalistes québécois

Depuis mardi, l’accès aux points de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé et du directeur de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda, est réservée uniquement aux journalistes pleinement vaccinés.

Les partis politiques au fédéral sollicités par la FPJQ

Un questionnaire a été envoyé aux cinq principaux partis politiques sur la scène fédérale qui ont été invités aux débats des chefs. La Fédération les invite à se positionner sur des enjeux majeurs liés au journalisme, comme le financement des médias, les droits d’auteurs ou l’accès à l’information. Nous allons vous présenter les réponses reçues dans les jours précédant l’élection.


EN MANCHETTE

Les imprimeurs et les éditeurs de livres et magazines sont affectés

Le Québec en pénurie de papier

Une pénurie de papier fabriqué au Québec et de papier recyclé cause d’importantes conséquences. Augmentation des coûts d’impression, retard dans les calendriers de production en raison des inventaires à la baisse, sans oublier des difficultés à réimprimer des livres populaires en rupture de stock dans les librairies.

À titre d’exemple, la livraison de la dernière édition du magazine Nouveau Projet, a été retardée de près de deux semaines. « Le papier 100 % recyclé, comme celui que nous utilisons pour nos publications, n’est pas disponible en quantité suffisante », a révélé la semaine dernière à ses abonnés Nicolas Langelier, le rédacteur en chef de Nouveau Projet.

M. Langelier estime que ce retard est problématique dans un entretien au Devoir. « La ponctualité de la livraison est super importante dans le monde du magazine. On fait des promesses à nos abonnés, nos détaillants, et nos annonceurs s’attendent à être en kiosque à un moment précis. Mon imprimeur TC Trancontinental me disait que ça va en janvier pour les réservations de papier ».

La crise n’affecte pas que le Québec. Un important imprimeur américain a avisé qu’il ne pouvait rencontrer ses livraisons du dernier trimestre. « Il y a des marchés complets de papier qui se sont effondrés avec la COVID », a expliqué Louis Bouchard, de Résolu, en mentionnant les difficultés que vivent le Brésil, le Costa Rica, la Colombie et l’Inde.

Plus d’informations


Renouvellement de la convention collective des journalistes

La possibilité d’un conflit plane à La Presse canadienne

Un peu moins de deux ans après l’échéance de leur convention collective, La Presse canadienne n’a toujours pas trouvé de terrain d’entente avec ses journalistes, qui s’impatientent devant la situation. D’ailleurs, le représentant des syndiqués, la Guilde canadienne des médias, a brandi la menace d’un conflit de travail dans un communiqué.

« La Presse canadienne continue de vouloir retirer des éléments de la convention collective, de l’affaiblir et de réduire les compensations. Et les membres continuent de travailler sans augmentation de salaire significative depuis des années », a révélé Scott Edmonds, responsable du comité de négociation dans le camp syndical.

Un processus de conciliation sera mis en branle entre la plus grande agence de presse de propriété canadienne et les représentants des salles de rédaction du Québec et de l’Ontario, où se trouve la majorité du personnel. Ce processus devrait prendre fin d’ici le 20 septembre, la journée de l’élection fédérale.

Pour sa part, le président de La Presse canadienne Malcolm Kirk a répondu par écrit qu’il se montrait optimiste quant aux résultats de la conciliation.

La nouvelle


Le site d’information Politico vendu pour une somme record

Le groupe de médias berlinois Axel Springer a acquis la semaine dernière le site d’information américain Politico pour un montant record qui n’a pas été révélé.

Éditeur du tabloïd Bild et du quotidien conservateur Die Welt, le groupe de presse cherchait à renforcer son pôle rédactionnel et a précisé qu’il s’agissait de « la plus grosse acquisition de son histoire ».

Politico est considéré comme l’une des sources d’information les plus influentes dans les sphères politiques. Il défend un journalisme de qualité et de grande précision en plus de miser sur une équipe imposante de rédacteurs. Il se finance par la publicité ainsi que les abonnements.

Fondé à Washington en 2007, Politico était dans le viseur du groupe allemand depuis plusieurs années. En 2014, ils avaient lancé le pendant européen du site (Politico Europe), au sein d’une coentreprise dont il détenait 50 % des parts. Avec la transaction, Axel Springer en devient l’unique propriétaire.

« Nous sommes convaincus d’avoir acquis Politico pour un prix très attrayant, l’importance de l’investissement est parfaitement justifiée », a certifié au moment de l’annonce de la transaction Mathias Döpfner, le patron d’Axel Springer.

Les détails de la transaction


La nouvelle réalité des médias se dessine à la dure en Afghanistan

La marge de manœuvre des médias en Afghanistan continue de s’amenuiser, malgré l’engagement officiel des talibans à respecter la liberté de la presse. Ces derniers ont d’ailleurs annoncé la formation d’un comité réunissant la Commission culturelle, les journalistes et la police de Kaboul, censé répondre aux inquiétudes des médias persécutés dans la capitale.

Ainsi, à Kaboul, des médias n’ont eu d’autres choix que de mettre la hache dans leur programmation afin de respecter la charia, imposée par les dirigeants de l’émirat islamique d’Afghanistan. « Les séries, les émissions de société, ont été arrêtées. Nous ne diffusons que de brefs bulletins d’information et des documentaires d’archives », a expliqué un responsable d’une chaîne de télévision privée.

La situation est encore plus préoccupante en province, où une centaine de médias privés ont fermé dès l’arrivée des talibans. Les journalistes étrangers, quant à eux, n’ont pas à suivre les règles de la loi islamique et continuent tant bien que mal leur travail, pour le moment.

Les explications de RSF


Twitter s’invite dans le débat électoral canadien

Un tweet de la candidate libérale canadienne Chrystia Freeland (photo) a été étiqueté comme étant du contenu manipulé par Twitter. La publication du 22 août dernier montrait un montage vidéo où le chef conservateur Erin O’Toole se déclarait favorable à un système de santé privé.

Depuis, le chef libéral Justin Trudeau a défendu la validité de la publication, puisque la vidéo non tronquée faisait aussi partie du message, alors que M. O’Toole a demandé une enquête auprès du commissaire aux élections fédérales, qui a déjà répondu que la candidate n’avait pas enfreint la Loi électorale du Canada avec son gazouillis.

Pour Dwayne Winseck, professeur de journalisme et de communication à l’Université Carleton, « ces entreprises modèrent des discours qui sont au cœur du mécanisme démocratique. Nous ne savons rien du processus… et c’est un problème. Il n’y a pas d’imputabilité ». Il a également insisté sur l’importance pour les gouvernements de se doter de lois sur les médias sociaux, plutôt que de laisser les compagnies établir leurs propres règles.

En savoir plus


La création d’un nouveau comité électoral indépendant à l’étude

Facebook pourrait ajouter une corde à son arc

Facebook envisagerait la création d’une commission indépendante, responsable de trancher sur les questions électorales. Cet organisme consultatif serait mandaté, entre autres, de la modération des publications des différents partis et des décisions concernant la viabilité des publicités politiques.

La mise en place de cette nouvelle structure pourrait aider à diminuer d’un ton les critiques des conservateurs, qui accusent Facebook de museler leurs voix, et celles des démocrates, qui blâment le géant du Web de laisser la désinformation proliférer.

Il n’y a pas qu’aux États-Unis que l’entreprise peine à gérer les fausses informations et les discours haineux en période électorale. Avec la tenue prochaine d’élections en Hongrie, en Allemagne, au Brésil et aux Philippines, notamment, les actions du réseau social seront scrutées à la loupe. « Les décisions de Facebook, quelles qu’elles soient, ont des implications mondiales », constate Nathaniel Persily, professeur de droit à l’université Stanford.

À la différence des autres mesures déjà mises en place par l’entreprise californienne, cette commission aurait une mission proactive, soit de guider les décisions du géant médiatique, plutôt que d’en juger la validité après coup.

Tous les détails


Polynésie française : Les invités auraient été encouragés  à la « jeter à la mer »

Une journaliste n’est pas la bienvenue à la noce du vice-président

« Attention, il y a la journaliste dehors. Si vous la voyez en sortant, jetez-la à la mer », aurait insinué à la blague le président de la Polynésie française, Edouard Fritch (photo), lors du mariage de son vice-président au début du mois d’août.

Journaliste pour Tahiti Info, Vaite Urarii Pambrun, se trouvait devant le restaurant où la noce se déroulait pour interviewer des membres du gouvernement sur le non-respect des règles sanitaires en vigueur depuis la semaine précédente dans le pays. Les nouvelles mesures ont interdit, entre autres, la tenue d’événements festifs et devraient, en théorie, s’appliquer aux dirigeants.

Le président a été interpellé par la reporter et il a refusé de répondre aux questions. Peu de temps après, le vice-président Tearii Alpha s’est dirigé vers Mme Pambrun, a saisi son cellulaire, l’a abaissé violemment pour l’empêcher de filmer et a serré son poignet où elle tenait le micro. Après l’incident, le futur marié a aussi donné l’ordre de l’expulser.

Quelques jours après ces propos violents, le président a récidivé lors d’un discours en déclarant « vous me faites pitié » lorsqu’interrogé par des journalistes sur la violation des règles sanitaires par les dirigeants. Reporters sans frontières (RSF) a condamné les actes et les propos indignes de la part de membres du gouvernement.

En 1997, des rumeurs sur la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud à Tahiti laissaient présager que le journaliste aurait été jeté à la mer. Edouard Fritch occupait alors la fonction de vice-président.

Les précisions de RSF


Publication contestée d’une tragédie familiale en 2019

The Sun préfère verser des dommages et intérêts avant le procès

The Sun a versé d’importants dommages et intérêts au joueur de cricket anglais Ben Stokes (photo) et à sa mère, Deborah. En septembre 2019, le tabloïd britannique avait publié en première page les détails concernant une tragédie impliquant la famille Stokes, qui s’était déroulée avant la naissance de Ben.

Voulant s’assurer que d’autres n’aient pas à subir une situation similaire, une action en justice avait été intentée par la famille contre le quotidien. La mère Deborah accusait le Sun d’avoir tiré profit d’une situation en exposant des informations de nature privées. « La souffrance qu’a causée la parution est quelque chose que nous ne pouvons pas pardonner ».

Dans une déclaration, le Sun a fait part de ses regrets. « L’article La tragédie qui hante la famille Stokes a causé une grande détresse, particulièrement à Deborah. Nous n’aurions pas dû le publier et nous présentons nos excuses. Nous avons accepté de leur verser des dommages et intérêts ainsi que leurs frais de justice ». Les montants n’ont pas été dévoilés.

The Sun a décidé de régler à l’amiable plutôt que de se défendre devant les tribunaux. Initialement, le quotidien prétendait que la demande de protection de la vie privée de la famille Stokes était injustifiée parce que l’article était basé sur des reportages d’archives largement publiés dans les médias néo-zélandais dans les années 1980 et qui sont demeurés publics, bien que difficilement accessibles en ligne.

La nouvelle du Guardian


La Cour suprême de Biélorussie rend une décision contestée

L’Association indépendante des journalistes dissoute

La seule organisation indépendante qui représentait des journalistes et des travailleurs des médias en Biélorussie n’existe plus. L’Association biélorusse des journalistes (BAJ) a été dissoute vendredi dernier par la Cour suprême du pays, une décision condamnée par les Fédérations internationale et européenne des journalistes (FIJ/EFJ).

Depuis plus de 25 ans, la BAJ et ses 1300 membres travailleurs des médias font la promotion de la liberté d’expression et du journalisme indépendant en Biélorussie, facilitant l’exercice des droits civils, sociaux et culturels.

Elle fait partie des nombreuses organisations visées par la liquidation, parmi lesquelles figurent des groupes de protection de la culture, de l’environnement et du patrimoine, le bureau des droits des personnes handicapées, le Conseil national de la jeunesse et le club de presse bélarussien.

La FIJ/EFJ estime qu’il s’agit d’une parodie de justice. « La décision de la Cour Suprême de Biélorussie est le résultat de mois d’attaques contre notre affilié et nous la condamnons fermement. La BAJ défend courageusement la liberté de la presse depuis des années et les journalistes ont grandement besoin de son soutien », a affirmé Younes MJahed, le président de la FIJ.

« Après avoir organisé des élections frauduleuses pour se maintenir au pouvoir, le dictateur biélorusse, Alexandre Loukachenko, procède à une liquidation pure et simple de tous les secteurs de la société civile biélorusse », a estimé le président de la FEJ, Mogens Blicher Bjerregård. « Il s’agit d’une purge sans précédent, qui devrait mobiliser les organisations intergouvernementales ».

Les précisions de la FIJ


Une série documentaire sur le journalisme d’enquête à Télé-Québec

À partir de mardi prochain, Télé-Québec diffusera la série documentaire La Une, une incursion dans les coulisses des journalistes d’enquête de La Presse. Pendant près d’un an, l’équipe de Télé-Québec a suivi au quotidien la cheffe de l’équipe d’enquête, Katia Gagnon, et des journalistes, notamment Caroline Touzin, Gabrielle Duchaine, Tristan Péloquin, Philippe Tesceira-Lessard, Ariane Lacoursière et Vincent Larouche.

Un balado complète la série, à raison d’un épisode par semaine où des journalistes reviennent sur des enquêtes marquantes dans leurs vies personnelle et professionnelle.

Dans la même lignée que d’autres documentaires présentés par le diffuseur public, le directeur général des contenus à Télé-Québec Richard Haddad a motivé la pertinence de cette nouvelle série. « Il nous paraissait important de présenter ici la face cachée d’un métier connu aux rouages méconnus, en plaçant l’humain au cœur du projet. La Une montre ainsi le combat des journalistes pour contrer la désinformation et défendre les intérêts de l’ensemble des citoyens afin de continuer de se positionner comme un des piliers de la démocratie dans notre société, où les  » fausses nouvelles  » circulent plus que jamais ».

En savoir plus


Source : Fédération professionnelles des journalistes du Québec.

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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