Le Trente Hebdo – L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)

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Le Trente Hebdo

L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)

EN MANCHETTE

Un départ précipité pour la directrice de Radio-Canada à Québec

Véronique Lessard (photo) quittera son poste à la direction de la station de Québec de Radio-Canada la semaine prochaine. Le quotidien Le Soleil a obtenu une note interne annonçant le départ. Elle était cosignée par Michel Bissonnette, le vice-président principal et Jean-François Rioux, le directeur général des médias régionaux.

«Devant tous les chantiers en cours et à venir à Radio-Canada Québec, nous sommes arrivés à la conclusion que je ne suis plus la bonne personne pour diriger la station », a précisé Mme Lessard dans la missive envoyée au personnel.

« Je vous cacherais la vérité si je vous disais que les derniers mois n’ont pas été difficiles. Le plus difficile aura été de ne pas savoir qui regarder dans les yeux pour éclaircir un dossier, pour clarifier une situation ou apaiser une tension. J’aurais aimé le faire » a-t-elle précisé dans le mémo.

Des discussions entre elle et la direction du diffuseur public se sont tenues à son retour de vacances ou ils ont convenu que son départ serait préférable. Le divorce entre les deux parties est prévu pour mardi prochain.

Au mois de mars dernier, un reportage du Soleil révélait qu’un climat de travail jugé toxique sévissait depuis un certain temps à l’antenne située sur la rue Saint-Jean. À la suite de ses révélations, la direction avait annoncé certaines mesures, comme un processus de conciliation, dont les résultats seront dévoilés sous peu aux employés.

Fraîchement sorti de la retraite, Sylvain Schreiber prendra l’intérim. Il possède une longue expérience au sein de la Société d’État.

Plus de détails dans Le Soleil 


Londres

Une station de télévision prise d’assaut par les manifestants

Une centaine de manifestants anti-vaccins ont occupé le siège d’ITV News et de Channel 4 News à Londres, lundi après-midi, la dernière action à ce jour d’une série qui ciblent les médias britanniques.

Les manifestants ont été accueillis par deux policiers qui gardaient les portes tournantes du bâtiment. Cependant, ils ont réussi à se faufiler par une sortie de secours, avec l’aide présumé d’un supporter se trouvant déjà à l’intérieur.

Les images diffusées ont montré les manifestants qui reprochaient aux médias de promouvoir le passeport vaccinal et qui scandaient des théories non prouvées scientifiquement sur la vaccination contre la COVID-19. Il régnait une certaine confusion chez les contestataires, car plusieurs croyaient, à tort, qu’ils occupaient les locaux du Daily Mail.

Pour sa part, le présentateur de Channel 4 News, Jon Snow a été poursuivi dans l’une des entrées latérales de la bâtisse par certains des théoriciens du complot qui hurlaient après lui.

Des renforts policiers ont été nécessaires pour évacuer les locaux et les manifestants se sont ensuite dirigés vers les bureaux de Google au centre de Londres, où ils ont été accueillis de nouveau par les forces de l’ordre.

La nature persistante de ses manifestations inquiète les dirigeants du secteur de la presse londonienne, même si le taux de vaccination du pays est parmi les plus élevés au monde. Ils sont à la recherche de solutions pour mieux protéger leurs journalistes contre le harcèlement en ligne et en personne.

 L’article du Guardian


Afghanistan

Couvrir l’actualité sous le régime taliban

Depuis la reprise du pouvoir par les talibans en Afghanistan, les journalistes et les collaborateurs des médias américains ont quitté le pays ou tentent de s’en aller. Les reporters toujours présents ont dépeint le chaos qui s’est installé dans l’état rebaptisé émirat islamique d’Afghanistan, par les nouveaux dirigeants.

L’intérêt international n’a jamais été si fort pour le pays qu’en ce moment. En comparaison, la signature du traité de paix entre les talibans et les États-Unis l’an dernier, qui est à l’origine du retrait des troupes américaines, n’a reçu que cinq minutes de temps d’antenne en combinant les trois principales chaînes aux États-Unis. Cette statistique est extraite du rapport Tyndall, qui analyse les journaux télévisés du soir présentés par ABC, CBS et NBC.

La viabilité de la couverture internationale sur le sol afghan étant incertaine, le risque d’un vide médiatique est bien réel. D’autant plus que les médias indépendants encore en activité dans le pays craignent les persécutions des talibans.

« Nous avons la chance de pouvoir compter sur des gens capables de rapporter les nouvelles sur place et des journalistes ayant une grande expérience de l’Afghanistan qui les soutiennent depuis les pays voisins », a déclaré la rédactrice en chef du Washington Post, Sally Buzbee.

Même son de cloche du côté de Michael Slackman, le rédacteur en chef international du New York Times. « Nous devons respecter notre engagement à trouver des façons de couvrir l’Afghanistan sous le règne des talibans ».

Plus d’explications


Couverture journalistique sportive

L’accès aux vestiaires sera encore restreint dans la NFL

La Ligue nationale de football (NFL) a envoyé un mémo à toutes ses équipes mardi pour les informer qu’elle limitera l’accès aux vestiaires à 50 membres du personnel de l’équipe entièrement vaccinés, soit 10 personnes de plus que l’an dernier.

Le vestiaire restera fermé à tous les médias non affiliés à l’équipe, y compris les partenaires de diffusion, NFL Films et NFL Media.

Un maximum de trois personnes du département des relations publiques ou des médias affiliés à l’équipe seront autorisés à aller dans le vestiaire après le match en présence des joueurs.

La politique d’accès aux médias 2021 de la NFL encourage toutefois les équipes à répondre aux demandes des médias non affiliés à l’équipe pour des entretiens individuels à l’extérieur des vestiaires pendant la semaine et après le match.

 Les détails


Stéphan Bureau n’a pas renouvelé son contrat à Radio-Canada

Après cinq étés à la barre de Bien entendu sur les ondes d’ICI Première, Stéphan Bureau (photo) a présenté sa dernière émission vendredi dernier. L’animateur avait déjà décidé au printemps de ne pas renouveler son contrat avec Radio-Canada, bien avant les retombées de son entrevue avec l’infectiologue Didier Raoult.

La Direction de Radio-Canada lui a proposé d’autres projets d’émissions, que M. Bureau a déclinés, mais il a indiqué ne pas fermer la porte à un éventuel retour. L’animateur n’a pas souhaité se prononcer sur les raisons de son départ, indiquant ne pas avoir de plan au niveau professionnel pour le moment.

« J’ai beaucoup jonglé le printemps dernier avec l’idée de revenir au micro et de présenter une dernière saison de Bien entendu. Je me félicite franchement d’avoir prolongé l’aventure. J’ai vécu au cours des 13 dernières semaines une exaltation qui est parfaitement proportionnelle à mon sentiment de vous savoir à l’écoute », a-t-il précisé lors de son au revoir au public.

La nouvelle 


Liberté de la presse au Nicaragua

Survie incertaine pour un journal indépendant

La répression du président nicaraguayen Daniel Ortega contre ses opposants s’est poursuivie avec l’emprisonnement le 14 août de Juan Lorenzo Holmann (photo), le directeur général du journal indépendant La Prensa. Depuis son incarcération, les quelque 200 employés du seul quotidien national du pays ne peuvent plus accéder aux locaux de la publication et toutes les activités sont en pause forcée.

« Dans la perspective des élections présidentielles de novembre 2021, Daniel Ortega renforce son arsenal de censure et engage des poursuites judiciaires abusives contre tous ses opposants, et notamment contre les médias indépendants », a expliqué le directeur de bureau Amérique Latine de Reporters sans frontières (RSF), Emmanuel Colombié.

La Prensa, fondée il y a 95 ans, n’a jamais hésité à critiquer le pouvoir, mais depuis les manifestations qui ont secoué le Nicaragua en 2018, le journal a été victime d’une pénurie organisée de papier et de matières premières, en plus d’avoir fait l’objet de multiples procédures judiciaires.

Selon certaines sources, une vingtaine de médias indépendants auraient mis la clé sous la porte sous le régime Ortega.

La position de RSF


Un rapport gardé secret

Facebook joue à la cachette pour ne pas nuire à son image

De hauts responsables de Facebook ont choisi de ne pas divulguer un rapport dévoilant les contenus les plus largement regardés sur la plateforme, « par peur que cela ne donne une mauvaise image de l’entreprise », rapporte un article du New York Times publié vendredi dernier.

Se basant sur des courriels internes du réseau social, le NY Times a révélé que l’article qui a été le plus consulté sur Facebook au premier trimestre de 2021 établissait des liens entre le décès d’un médecin en Floride et le vaccin contre la COVID-19. Parue initialement dans le Chicago Tribune au début janvier, la nouvelle a été vue par près de 54 millions de comptes Facebook uniquement aux États-Unis.

Il s’agit d’une autre tuile pour le groupe californien qui se défend régulièrement de contribuer à la propagation des fausses nouvelles, surtout en lien avec la pandémie.

Un porte-parole de Facebook a admis la problématique. « Nous avons envisagé de publier le rapport plus tôt cette année, mais comme nous savions l’attention qu’il susciterait […] nous voulions effectuer des réparations dans le système ». Le groupe a annoncé la semaine dernière qu’il publierait désormais ce rapport tous les trimestres, en plus des statistiques sur la modération des contenus.

Le président américain Joe Biden avait prétendu en juillet que Facebook et d’autres géants du Web « tuaient » des gens en laissant circuler de fausses informations sur la vaccination contre le coronavirus.  La compagnie fondée par Mark Zuckerberg avait alors répliqué au président en affirmant que « Facebook aide à sauver des vies, un point c’est tout ».

En savoir plus


Projet pour lutter contre la désinformation sur Twitter

Des utilisateurs seront mis à contribution

Un nouveau mécanisme pour dénoncer des contenus s’apparentant à de la désinformation sera à l’essai sur Twitter, a annoncé la semaine dernière le réseau social. « Nous testons une fonctionnalité pour vous permettre de rapporter les tweets qui semblent trompeurs, au moment même où vous les voyez. Nous évaluons si c’est une approche efficace donc nous commençons à petite échelle ».

Le projet pilote sera mené avec l’aide de quelques utilisateurs aux États-Unis, en Corée du Sud et en Australie. La nouvelle option « c’est trompeur » apparaîtra après avoir choisi de « signaler le tweet ».

« Nous ne réagirons pas et ne pourrons pas répondre à chaque signalement pendant cette expérience, mais vos contributions nous aideront à identifier des tendances afin d’améliorer la vitesse et la portée de notre travail sur la désinformation », a expliqué le géant numérique basé à San Francisco.

Twitter a resserré ses règlements dans les dernières années. Depuis mars, les utilisateurs peuvent être bannis après cinq avertissements, comme ce fut le cas pour l’ancien président américain Donald Trump.

Tous les détails


Fin de l’aventure pour Le Revoir

Des allégations de violences sexuelles et conjugales visant un de ses membres ont sonné le glas du média parodique indépendant Le Revoir. Rebaptisé Au Revoir pour l’occasion, le collectif a annoncé la fermeture définitive de sa page le 19 août, deux jours après avoir parlé d’une pause à durée indéterminée.

Le membre en question avait déjà mis fin à sa collaboration, mais l’équipe a tout de même jugé que l’arrêt de ses activités était la seule solution, « par respect pour les victimes ». La pression était forte sur les réseaux sociaux.

Créé en 2018 par une demi-douzaine d’internautes qui prenaient plaisir à commenter la politique avec humour, Le Revoir comptait au moment de sa fermeture une douzaine d’auteurs et d’autrices et quelques collaborateurs. Publié en ligne, il était suivi par plusieurs milliers de personnes.

Les explications de Radio-Canada


Aéroport Tunis-Carthage

Taïeb Moalla du Journal de Québec brièvement retenu

Le journaliste Taïeb Moalla a été la cible d’un contrôle « douteux » à l’aéroport de Tunis-Carthage vendredi dernier. Le journaliste en vacances en Tunisie, son pays d’origine qu’il avait quitté il y a 20 ans, a été retenu par des agents à l’aéroport pour connaître ses liens de parenté avec Anouar Moalla.

« J’ai répondu qu’il s’agit bien de mon père. Le policier s’est alors levé et a emporté mon passeport (ainsi que celui de ma petite fille) à un bureau situé à proximité », a relaté sur Facebook le reporter au Journal de Québec depuis 2006.

Le père de Taïeb, Anouar Moalla, s’est occupé pendant un an des communications de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), un organisme créé à la suite de la révolution tunisienne. Elle a eu pour objet d’enquêter sur les violations des droits de l’homme commises par l’État tunisien.

Après sa convocation dans le bureau, les agents ont mentionné à Taïeb Moalla qu’ils procédaient à une « simple vérification » et après quelques minutes, son passeport lui a été remis et il a pu prendre son vol comme prévu.

Même si l’incident semble banal, celui qui est affecté à la couverture municipale de la ville de Québec trouve dérangeant que ses liens familiaux puissent intéresser le ministère tunisien de l’Intérieur.

« Je peux à la limite comprendre qu’on doive procéder à certaines vérifications plus serrées lorsque l’on suspecte quelqu’un d’avoir commis un acte criminel. En supposant que mon père a quelque chose à se faire reprocher (ce qui n’est absolument pas le cas), en quoi cela doit-il me concerner ? À l’époque, je me battais publiquement et frontalement contre un pouvoir despotique en Tunisie. Sachez que cette petite brimade ne me fait nullement peur », a conclu le journaliste.

Le message sur Facebook


Au début du mois d’août

CNN a congédié trois employés non vaccinés

Trois employés de CNN surpris sur les lieux de travail sans avoir été préalablement vaccinés contre la COVID-19 ont perdu leur emploi au début du mois d’août. Aucun détail supplémentaire n’a été dévoilé sur les congédiements ni sur l’endroit où exerçaient les employés fautifs.

Un mémo informant des licenciements a été envoyé à tout le personnel par Jeff Zucker, le président de la chaîne d’information. « Permettez-moi d’être clair, nous avons une politique de tolérance zéro à ce sujet ».

Obtenue par l’Associated Press, la note de CNN rappelait l’obligation d’être vaccinée pour tous ceux travaillant en présentiel, sur le terrain où qui ont des contacts avec d’autres collègues.

« On se fie sur l’honnêteté des gens, sans obliger de preuve de vaccination, mais cela pourrait changer dans les semaines à venir », a précisé le président Zucker.

La note de service de CNN a aussi repoussé minimalement d’un mois le retour du travail dans les bureaux, initialement prévu le 7 septembre. Dans la foulée, plusieurs autres médias américains ont également annoncé qu’ils allaient retarder le retour en présentiel dans leurs salles de rédaction.

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BILLET

Les propos reproduits ici n’engagent que l’auteur. La FPJQ ne cautionne ni ne condamne ce qui est écrit dans ces textes d’opinion.

Facebook et redevances aux médias : diviser pour mieux régner

Par Samuel Lamoureux

Candidat au doctorat en communication à l’UQAM et membre de la FPJQ

Au mois de mai dernier, nous avons appris que 14 médias canadiens, dont Le Devoir et la Coopérative nationale de l’information indépendante, avaient signé une entente personnalisée avec Facebook au sujet des redevances pour les articles journalistiques circulant sur la plateforme1.

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Un nouveau partenariat pour la FPJQ

Depuis quelques semaines, la FPJQ a un nouveau partenaire pour la diffusion de ses communiqués de presse. Une entente a été conclue avec Intrado GlobeNewswire pour la parution de nos communiqués au Québec, mais aussi pour la publication dans l’ensemble du Canada, lorsque la situation l’exigera.

Intrado GlobeNewswire remplace Cision, dont le contrat avec la Fédération était venu à échéance.

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Actualité au jour le jour

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