L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

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L’infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

10 juin 2021


Reproduit avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec


À LA UNE

Conseil d’administration de la FPJQ

La prochaine rencontre prévue mercredi prochain

À quelques jours du début officiel de l’été, le conseil d’administration de la Fédération va se rencontrer mercredi soir prochain pour discuter des nombreux sujets à l’ordre du jour.

Comme c’est le cas sur plusieurs routes au Québec pendant la période estivale, de nombreux chantiers occuperont la FPJQ, dont celui concernant l’OBNL nommé Centre québécois d’éducation aux médias et à l’information (CQÉMI), qui volera de ses propres ailes à partir du 1er août.

Les membres des différents comités de la Fédération viendront également présenter le fruit de leur travail dans les dernières semaines. Parmi eux, le comité des prix et bourses doit se pencher sur une refonte des prix Antoine-Desilets et Judith-Jasmin, le comité des finances fera ses recommandations sur les dépenses et les revenus engendrés par la FPJQ et le comité de politique publique révélera son échéancier sur les actions à venir.

La prochaine édition du magazine Le Trente et la tenue du congrès de la Fédération seront aussi abordées, tout comme les suivis sur les dossiers en cours.

La FPJQ tient à vous rappeler que le programme d’aide aux membres de Morneau-Shepell qui était offert aux membres se terminera au début du mois de juillet. Le programme était peu utilisé et les coûts étaient trop élevés pour les finances limitées de la Fédération. De nombreux avantages aux membres ont été ajoutés dans la section dédiée sur le site Web et d’autres sont à venir prochainement.


Un journaliste en réflexion pour se présenter aux élections municipales

Mario Aubé (photo), journaliste à la radio 104,7 FM en Outaouais, pourrait se présenter comme candidat au poste de conseiller indépendant dans Masson-Angers lors des prochaines élections municipales du 7 novembre prochain.

Interpellé par Le Droit sur la question, le président de la FPJQ, Michael Nguyen a précisé que « la situation est particulière parce que l’on sait le journaliste en réflexion, mais elle respecte le code d’éthique si elle est balisée. Un journaliste ne peut plus pratiquer son travail à partir du moment où il est officiellement candidat », selon ce qui est prévu dans les règlements généraux de la Fédération.

Le professeur et responsable du département de journalisme de l’UQAM, Patrick White, a perçu aussi une zone grise dans la situation de M. Aubé. Toutefois, il estime qu’en étant transparent, il a fait ce qu’il fallait. «Il a pris la peine de répondre aux questions, il a été transparent et c’est bien que le public soit au courant. Le problème maintenant en est un de perception, pour le journaliste et pour la station et c’est parfois pire que la réalité ».

Le directeur général de la station, Bob Rioux, a affirmé que la situation serait encadrée pour éviter d’éventuels conflits d’intérêts.

   LE REPORTAGE DU DROIT

DES PRIX ET DES BOURSES

Gala des Grands prix du journalisme indépendant de l’AJIQ

La 10e édition du gala des Grands prix du journalisme indépendant (GPJI) de l’AJIQ s’est tenue dimanche soir et plusieurs distinctions y ont été remises.

Karla Meza est la lauréate du meilleur article d’actualité pour son texte « Des travailleurs étrangers temporaires dénoncent l’exploitation dans les fermes » publié dans Ricochet – Français le 25 août 2020.

Eugénie Émond a obtenu deux prix lors de la remise. Tout d’abord, elle a mis la main sur celui de la catégorie Culture et art de vivre pour son texte « Le tailleur qui ravive la pierre grise de St-Marc » publié par Radio-Canada le 16 décembre 2020. Elle a également mérité les honneurs dans la catégorie Multimédia pour son article « Pollinisation extrême », publié chez Beside.

Maxime Bilodeau a été couronné dans la catégorie Science, technologie et environnement pour son texte « Le formidable pouvoir du mignon » publié dans Québec Science le 28 avril 2020.

Jean Bourbeau a récolté les honneurs dans la catégorie Sports et société pour son texte « Journal d’une vidange » publié dans URBANIA en août 2020.

Marilyse Hamelin a décroché un prix dans la catégorie chronique/opinion pour son texte intitulé « Appropriation culturelle : qui sont les censeurs ? » publié dans L’actualité le 14 juin 2019.

Geneviève Larochelle-Guy a gagné dans la catégorie Médias étudiants pour son texte « Le tatouage s’ancre dans les stéréotypes » publié dans le Montréal Campus du 27 janvier 2021.

Rémy Bourdillon et Roger Lemoyne ont décroché les honneurs dans la catégorie Photoreportage pour « Who Owns Colombia’s Gold » publié dans le magazine The Walrus le 11 décembre 2019.

Finalement, Andrej Ivanov a remporté le GPJI de la photo de l’année pour sa photographie représentant des membres de la communauté iranienne assistant à une vigile pour les victimes de l’écrasement d’Ukraine International Airlines dans le centre-ville de Montréal, publié dans The New York Times le 9 janvier 2020.

   les gagnants sur la page facebook de l’ajiq

Prix Antoine-Desilets et prix Judith-Jasmin

Une réflexion s’amorce sur des changements à apporter

Le comité des prix et bourses de la FPJQ va évaluer dans les prochains mois tout le processus concernant la remise annuelle des prix Antoine-Desilets et Judith-Jasmin.

Les critères de participation, les catégories, les bourses remises, les différentes grilles d’évaluation, la formule du gala, la période à laquelle se tiendront les deux prix, ainsi que le fonctionnement et la composition des jurys seront parmi les éléments passés sous la loupe afin d’améliorer la formule et de mieux l’adapter à la réalité journalistique actuelle.

L’opinion des membres de la FPJQ sera importante dans le processus. Vous serez invité à participer à un sondage dans les prochaines semaines sur différents enjeux à évaluer. Plus de détails vous seront communiqués sous peu.


EN MANCHETTE

Lettre ouverte de la Coalition des éditeurs francophones et de Médias d’Info Canada

L’inaction du gouvernement Trudeau condamné

La Coalition des éditeurs francophones et de Médias d’Info Canada a publié une lettre ouverte, hier, dénonçant l’inaction du gouvernement fédéral pour la mise en place d’une loi protégeant les contenus des médias d’ici qui sont partagés gratuitement par les géants du Web.

Lors d’une rencontre tenue la semaine dernière, les membres de cette Coalition ont appris que le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault (photo), ferait volte-face quant au dépôt cet été d’un projet de loi, basé sur le modèle australien, afin de réglementer Google et Facebook.

« À l’approche des vacances parlementaires d’été et de la forte possibilité d’une élection générale à l’automne, les mots seuls ne suffiront pas à soutenir les journalistes canadiens pendant les longs mois d’inaction législative et face aux jeux de pouvoir incessants de Google et Facebook », constate la Coalition dans sa lettre ouverte.

« Soyons clairs : les médias d’information canadiens ne cherchent pas à obtenir de nouveaux fonds, de nouvelles taxes ou des frais d’utilisation. Nous ne demandons pas, et ne voulons certainement pas, de restrictions ou de règlements affectant la liberté d’expression », a-t-il été précisé.

   La lettre ouverte de la Coalition

Disparition des enfants autochtones

Anne Panasuk conseillera le gouvernement québécois

La nomination de  l’ex-journaliste Anne Panasuk (photo) a été annoncée mardi par le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière. Mme Panasuk agira à titre de conseillère spéciale pour le soutien aux familles d’enfants autochtones disparus après avoir été admis dans un établissement de santé québécois. Elle sera aussi un appui pour le ministre dans l’application de la nouvelle loi, qui a été adoptée la semaine dernière à l’Assemblée nationale.

« Anne est très bien connue et reconnue par les Premières Nations. Lorsqu’on parle du dossier des enfants disparus ou décédés, on a un déficit de crédibilité, un déficit de confiance avec les Premières Nations. Je suis allé la chercher pour son expertise », a expliqué à La Presse le ministre Lafrenière.

Par le passé, le travail de l’ex-journaliste de Radio-Canada à l’émission Enquête a permis à des familles autochtones d’obtenir de premières réponses sur la disparition et la mort de leurs enfants après avoir été tenues des années dans l’ignorance.

   La nouvelle

Refonte de la Loi sur la radiodiffusion

Un bâillon adopté aux Communes pour l’étude de C-10

Une motion d’attribution de temps a été votée lundi au parlement fédéral visant à forcer le Comité permanent du patrimoine canadien à compléter en moins de cinq heures son étude du projet de loi C-10, visant à modifier la Loi sur la radiodiffusion et d’autres lois en conséquence.

Au total, 181 députés libéraux et bloquistes ont voté pour la motion et 147 s’y sont opposés chez les élus conservateurs, néo-démocrates et verts.

Pour expliquer leur opposition, le chef adjoint du NPD Alexandre Boulerice a plaidé que le gouvernement conservateur de Stephen Harper n’était pas allé aussi loin en s’ingérant de la sorte dans les affaires des comités. Pour sa part, la députée verte Elizabeth May a dit craindre que cette mesure soit de plus en plus utilisée pour faire adopter des projets de loi.

Le leader parlementaire du Bloc québécois, Alain Therrien, a répliqué que son parti ne pouvait pas laisser les conservateurs bloquer ce projet de loi attendu par le milieu de la culture au Québec et partout au pays. Selon lui, l’imposition d’une motion d’attribution de temps en comité devait toujours rester une « mesure exceptionnelle ».

Le gouvernement avait annoncé son intention d’imposer le bâillon pour accélérer l’étude de ce projet de loi la semaine dernière, mais le vote a été reporté à lundi en raison de désordre causé par les conservateurs lors de la séance de vendredi.

Le projet de loi C-10 devra faire l’objet d’un vote aux Communes, avant d’être envoyé au Sénat. Il est pratiquement impossible qu’il soit adopté avant la fin des travaux parlementaires, prévus à la fin juin.

   En savoir plus

Département de la Justice des États-Unis

Terminée, la surveillance secrète des journalistes ?

Le département de la Justice des États-Unis a récemment annoncé qu’il mettait fin à une pratique de longue date : la surveillance des communications des journalistes mêlés à des enquêtes impliquant de la divulgation d’information classifiée.

Il a été révélé dans les dernières semaines que des registres d’appels et de courriels de journalistes et de reporters travaillant notamment pour le compte du Washington Post et de CNN avaient été saisis durant l’ère Trump.

Il n’est toutefois pas impossible que la pratique, bien que qualifiée de « wrong » (mal) par l’actuel président des États-Unis, se voie rétablie après le passage de Biden à la Maison-Blanche si des lignes directrices ne sont pas formellement mises en œuvre au sein du département de la Justice.

   L’article de la BBC

Le réseau social est banni au Nigeria depuis la semaine dernière

L’utilisation de Twitter jugé antipatriotique

La National Broadcasting Commission (NBC) a ordonné, en début de semaine, aux stations de télévision et de radio nigérianes d’abandonner Twitter, plateforme qui leur sert notamment de source d’information.

La commande est venue quelques jours après que le gouvernement nigérian ait complètement banni l’utilisation de Twitter sur son territoire à la suite de la suppression d’un gazouillis du président Muhammadu Buhari (photo), dans lesquels il menaçait les indépendantistes biafrais, et qui venait à l’encontre des règles et politiques de la plateforme de microblogage.

Le réseau social, dont l’utilisation dans le pays est désormais considérée comme antipatriotique, s’est dit profondément préoccupé par la situation, et a promis de tout mettre en œuvre pour rétablir l’accès aux 39 millions de Nigérians possédant un compte Twitter.

D’un point de vue social, la plateforme a joué un rôle clé au cours des dernières années, notamment dans le cadre du mouvement de 2014 #BringBackOurGirls, ou encore à l’occasion de la campagne #EndSars, en 2020.

   Tous les détails

Accueil des travailleurs agricoles du Guatemala en Estrie

L’écho de Compton publie une édition bilingue française/espagnole

L’écho de Compton en Estrie a publié une édition bilingue française/espagnole, à la fin mai, afin d’accueillir et de mieux intégrer à la communauté les travailleurs agricoles étrangers pendant la période estivale. « C’est une belle folie, l’idée est venue de ma sœur. Au départ, c’était un petit projet qui est passé de 16 à 24 pages », a relaté la rédactrice en chef, Danielle Goyette.

Venant principalement du Guatemala, ses travailleurs ont été surpris, même si au départ ils étaient inquiets par l’initiative du journal communautaire, a précisé Mme Goyette, dans une entrevue donnée à Franco Nuovo à l’émission Dessine-moi un dimanche, diffusée à Radio-Canada sur ICI Première.

« Certains viennent ici depuis plusieurs années, d’autres sont nouveaux, on a voulu raconter leurs histoires, parler de leurs familles et de leurs conditions. C’est important de bien les accueillir, mais aussi d’expliquer à nos citoyens qu’ils sont là pour nous aider ».

Le projet de L’écho de Compton a été appuyé par l’Organisme Actions interculturelles de l’Estrie et par Immigrant Québec. La rédactrice en chef va évaluer la possibilité de répéter l’expérience dès l’an prochain.

   ÉCOUTER LA BALADODIFFUSION

Droits des migrants au Qatar

Le blogueur Malcolm Bidali accusé de désinformation

Accusé d’avoir reçu des fonds de la part d’un « agent étranger » dans le but de « créer et diffuser de la désinformation », le blogueur kényan Malcolm Bidali (photo) a été libéré le 2 juin dernier après avoir passé près d’un mois derrière les barreaux. Le blogueur, connu sous le pseudonyme de « Noaharticulates », demeure néanmoins visé par une enquête.

Celui qui est agent de sécurité de profession avait pris l’habitude d’écrire sur son quotidien et sur celui des travailleurs immigrés au Qatar, dénonçant régulièrement les violations des droits des migrants employés sur les divers chantiers lancés par le pays en préparation de la Coupe du monde de football (soccer), prévue en 2022.

Reporters sans frontières appelle à l’abandon total des charges qui pèsent contre lui. « L’emprisonnement de Malcolm Bidali montre que le sujet des droits des travailleurs étrangers est toujours aussi sensible au Qatar malgré ce que veulent bien laisser croire les autorités », déplore Sabrina Bennoui, responsable du bureau Moyen-Orient de Reporters sans frontières.

Le Qatar occupe la 128e place au Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

   Plus d’informations

Selon Reporters sans frontières

La démocratie passe avant les intérêts des plateformes Web

La confusion informationnelle engendrée par les plateformes numériques représente un danger majeur pour la démocratie, selon Reporters sans frontières (RSF), qui demande que le Digital Services Act (DSA) instaure de véritables contrepoids démocratiques vis-à-vis le pouvoir croissant du Web dans l’espace de l’information.

Un premier pas a été fait le 26 mai avec la publication par la Commission européenne de nouvelles orientations visant à renforcer le code de bonnes pratiques contre la désinformation. La Commission recommande aux plateformes de « faciliter l’accès à des indicateurs de confiance permettant aux utilisateurs de faire des choix informés » et mentionne la Journalism Trust Initiative (JTI).

D’après l’organisme international, ce premier pas n’est pas suffisant pour mettre fin au chaos actuel qui règne sur Internet où les opinions et les croyances prédominent sur les faits et lorsque les algorithmes favorisent le sensationnalisme, les rumeurs, la haine et le mensonge.

Pour inverser cette logique qui désavantage le journalisme, il est indispensable pour RSF d’obliger les plateformes à promouvoir les sources d’information fiables et de ne pas seulement les suggérer.

Les textes législatifs mis sur la table par la Commission européenne proposent des avancées, mais ne sont pas à la hauteur des enjeux, estime l’organisme, qui a rédigé une série de recommandations destinées à mieux répondre aux défis posés.

   Les explications de RSF

Décès de l’ancien journaliste Raymond Giroux

L’ancien journaliste du Soleil, Raymond Giroux (photo), est décédé samedi dernier à l’âge de 73 ans de complications à la suite d’un AVC. Il avait travaillé pendant près de 40 ans pour le quotidien de Québec, où il y a occupé plusieurs fonctions telles que correspondant parlementaire, éditorialiste, chef de pupitre, chroniqueur et directeur des arts.

Il a été chef de bureau à l’Assemblée nationale dès 1976 et chef de bureau, analyste et chroniqueur politique sur la colline Parlementaire à partir de 1999. Raymond Giroux a également été chargé de cours à l’Université Laval.

« C’était un homme extrêmement curieux, intéressé par beaucoup de choses, il posait beaucoup de questions. Un bonhomme très bien informé, un consommateur de nouvelles comme on en voit peu », a témoigné au Soleil son ami Pierre-Paul Noreau, qui a quitté le quotidien de Québec en 2015, deux ans seulement après le départ à la retraite de M. Giroux.

L’actuel directeur général du Soleil, Gilles Carignan, se souvient de son entrée dans la salle de rédaction en 1995. « Raymond Giroux représentait pour moi la catégorie des journalistes de calibre mondial. C’était vraiment un journaliste d’envergure ».

   L’ARTICLE DU SOLEIL

Moyen-Orient et Afrique du Nord

Une nouvelle coalition de lutte contre la surveillance numérique

Une nouvelle Coalition de lutte contre la surveillance numérique dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) vise à « mettre fin aux ventes d’outils de surveillance numérique aux gouvernements répressifs de la région, lutter pour un internet sûr et ouvert, défendre et protéger les droits de l’homme, les journalistes et les internautes des regards indiscrets des gouvernements ».

Codirigée par le Gulf Centre for Human Rights et Access Now, et rejointe par Reporters sans frontières, elle invite toutes les organisations de la société civile œuvrant à la défense de la liberté d’expression, de la vie privée et des droits fondamentaux à devenir des membres actifs.

La coalition a été officiellement lancée lundi dernier lors de la session publique de RightsCon, Protecting Human Rights Defenders and Activists: Coalition to End the Sales of Surveillance Technology to the MENA Region.

   Tous les détails

Maroc

Un journaliste mal en point après deux mois de grève de la faim

Soulaimane Raissouni (photo), l’ancien rédacteur en chef du quotidien arabophone Akhbar al Yaoum est incarcéré au Maroc depuis un an. Reclus à l’isolement, il poursuit depuis deux mois une grève de la faim qui met gravement ses jours en danger. Avec une quarantaine de kilos en moins, il a comparu la semaine dernière entouré comme un dangereux criminel par de hauts gradés de la police.

La vie de ce journaliste a basculé en mai 2020, lorsqu’une escouade de policiers l’a appréhendé, à son domicile de Casablanca, sans mandat et sous l’œil de caméras prévenues pour l’occasion. Il a attendu plusieurs jours avant de connaître les charges qui pesaient contre lui. Raissouni a nié en bloc les accusations d’attentat à la pudeur et de séquestration, dont il a été accusé et un témoin a même corroboré sa version.

Soulaimane Raissouni était l’un des derniers éditorialistes au Maroc, à critiquer la monarchie. Ses prises de position en faveur du journaliste Omar Radi, qui a été accusé pour espionnage et plus tard pour viol, seraient aussi en cause dans son arrestation.

Journaliste d’investigation et militant des droits de la personne, Omar Radi, 34 ans, est détenu depuis le 29 juillet 2020 et a suspendu la grève de la faim qu’il avait entamée en avril à la suite de complications médicales.

« La virilisation du régime marocain sur le terrain diplomatique, son mépris, en interne, des droits de la personne n’est pas un signe de force, c’est un signe de faiblesse. L’Union européenne et les États-Unis doivent réagir, car le régime ne comprend que le rapport de forces international», estime Aboubakr Jamaï, figure du journalisme d’investigation, fondateur du Journal et aujourd’hui réfugié en France.

(Photo courtoisie Morocco World News)

   Plus d’explications

Extrait de bulletins de nouvelles utilisés pour des publicités électorales du Parti conservateur fédéral

CBC/Radio-Canada a perdu sa cause en Cour fédérale

Le Parti conservateur du Canada (PCC) a remporté une victoire juridique à la mi-mai contre CBC/Radio-Canada concernant l’utilisation de matériel journalistique dans des publicités partisanes.

La décision du juge Michael Phelan, de la Cour fédérale, mentionne que l’utilisation de segments d’émissions de la CBC pendant la campagne électorale fédérale de 2019 par le PCC pour s’attaquer au chef du Parti libéral, Justin Trudeau, était équitable. Selon le verdict, elle ne constituait pas une violation du droit d’auteur et elle ne portait pas atteinte à l’intégrité journalistique du diffuseur public.

Les conservateurs ont mentionné qu’il s’agit d’une victoire pour la démocratie, qui permettra de renforcer la liberté d’expression politique. Le parti dit respecter le rôle des médias, et estime que la décision clarifie davantage la relation entre la Loi sur le droit d’auteur et la critique politique.

CBC/Radio-Canada s’opposait à l’utilisation de cinq extraits vidéo de ses émissions journalistiques sans son consentement par le PCC. Selon la Société d’État, le matériel était protégé par le droit d’auteur et l’utilisation pour des raisons partisanes a porté atteinte à son intégrité journalistique et à sa crédibilité. Le magistrat a rejeté les arguments de CBC/Radio-Canada et indiqué dans son jugement qu’en tant que radiodiffuseur public, son contenu est clairement conçu pour être rendu public.

Il s’agissait de la première affaire au Canada à opposer un diffuseur à un grand parti politique sur la question du droit d’auteur.

   En savoir plus

Partenariat renouvelé entre le CPRMV et la ville de Montréal

Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) a annoncé la semaine dernière le renouvellement du soutien financier de 1,2 million $ accordé par la Ville de Montréal. L’entente officialise et renforce un partenariat visant à répondre aux enjeux de la radicalisation violente et aux actes à caractère haineux par une approche préventive.

Devant la recrudescence de discours haineux constatée sur Internet et dans l’espace public québécois en temps de crise sanitaire, la directrice générale Roselyne Mavungu (photo) estime que le rôle du Centre en matière de prévention est, plus que jamais, indispensable afin que tous les milieux et la population dans son ensemble soient mieux outillés, sensibilisés et accompagnés au sujet des situations de radicalisation et des comportements motivés par la haine.

« Des efforts constants doivent être déployés à l’échelle provinciale pour s’assurer que chaque personne puisse vivre librement sans avoir peur d’être intimidée, harcelée, menacée ou agressée en raison de sa race, de son origine nationale ou ethnique, de sa langue, de sa couleur, de sa religion, de son sexe, de son âge, d’une condition de déficience mentale ou physique, ou encore de son orientation sexuelle», a indiqué Mme Mavungu.

   LE COMMUNIQUÉ

Source : Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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