Infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)

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Infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)

À LA UNE

Un mémoire sur la pratique du métier pendant le coronavirus

Caroline Lacroix de l’Université de Sherbrooke a déposé la semaine dernière, l’une des premières recherches universitaires à explorer la façon dont la pandémie a affecté les journalistes du Québec dans la production de l’information. Le mémoire a été rédigé à partir de l’analyse de neuf entretiens semi-dirigés réalisés avec des journalistes qui ont couvert activement la pandémie.

Les journalistes, qui composaient déjà avec la crise financière des médias, sont depuis confrontés à un flux d’information exorbitant et au fléau de la désinformation qui prend une ampleur jamais vue précédemment.

Aux yeux de plusieurs chercheurs, une meilleure éducation aux médias est nécessaire pour aider le public à savoir comment sélectionner les sources d’information fiables. C’est aussi ce qu’estime la FPJQ qui n’a d’ailleurs pas tardé, pendant la crise, à mettre sur pied le projet COVID-19: dépister la désinfo, en partenariat avec l’Agence Science-Presse.

La recherche présente de quelles manières les journalistes se sont adaptés à de nouvelles contraintes et leurs perceptions quant au double rôle qu’ils ont joué, celui de messagers et de chiens de garde du gouvernement. Leur vision de l’importance du métier ainsi que leurs inquiétudes quant aux effets néfastes que la pandémie pourrait avoir sur l’avenir des médias d’information ont également été abordées.

La recherche a permis de constater que les pratiques professionnelles journalistiques ont été rapidement et profondément bouleversées dès les premières semaines de la crise sanitaire.

En plus de s’adapter au journalisme de confinement et aux risques du travail de terrain, les répondants estiment que des enjeux professionnels déjà reconnus comme des menaces à la qualité de l’information ont été exacerbés par la crise. Parmi ceux-ci, l’augmentation substantielle de la charge de travail, l’accentuation de la pression et les difficultés rencontrées en ce qui a trait à l’accès aux sources sont ceux qui semblent les préoccuper davantage. Le mémoire mentionne également que le travail des journalistes a été entravé par différents défis relatifs à la transparence.

   LE MÉMOIRE

Ottawa va enquêter sur une fuite dans les médias

Robert Marleau, le commissaire à l’intégrité de la ville d’Ottawa sera chargé d’investiguer sur la fuite d’une note confidentielle concernant une poursuite de 361 millions de dollars de la municipalité en lien avec l’effondrement de la rue Rideau. Le conseil municipal de la capitale canadienne a finalement donné son aval à la motion la semaine dernière.

Le maire, Jim Watson (photo), a louangé le travail du journaliste du Ottawa Citizen qui a rapporté, en premier, l’existence de ce document, mais estime qu’il est important de savoir si un membre du personnel de la Ville ou un membre du conseil a partagé de l’information sensible.

L’initiative a été instiguée par le comité des finances et du développement économique, présidé par M. Watson, qui a approuvé à l’unanimité et sans discussion une motion du conseiller Eli El-Chantiry demandant que le conseil ordonne au commissaire de se pencher sur cette affaire.

La FPJQ section Outaouais avait alors réagit en publiant un communiqué pour dénoncer la situation. Sa présidente, Alexandra Angers, y dénonçait la stratégie employée par cette motion. « L’objectif ultime est d’intimider et de dissuader les gens à divulguer des informations d’importance et d’intérêt public à des journalistes, dont le travail est d’éclairer la population sur des enjeux de taille ».

   Plus de détails

MédiaQMI inc. c. Kamel

La Cour suprême du Canada rejette la demande de Média QMI

Le plus haut tribunal du pays a rendu son verdict vendredi dernier, dans l’affaire opposant le bureau d’enquête de MédiaQMI à Magdi Kamel et au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal. La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) représentée par Me Mark Bantey était aussi l’un des intervenants dans le dossier pour appuyer la demande de Québecor.

La Cour suprême a jugé qu’une entreprise de presse québécoise ne peut consulter des documents qui avaient été déposés auprès d’un tribunal dans une poursuite civile puis retirés du dossier une fois les procédures terminées.

La FPJQ respecte la décision qui est sans appel, a indiqué son président, Michaël Nguyen. « Nous sommes déçus de la décision, mais nous la respectons. Ç’aurait été une belle opportunité d’offrir un outil supplémentaire afin d’aider les journalistes dans leurs recherches, mais à 5 c. 4, le plus haut tribunal du pays a décidé de limiter l’accès à des pièces, dans un contexte particulier. Cette décision serrée montre toutefois la pertinence pour Média QMI de saisir la Cour suprême, ainsi que l’intervention de la FPJQ qui remercie l’avocat Me Mark Bantey de l’avoir représenté. » Le juge en chef Richard Wagner était parmi les quatre dissidents.

Le président de la Fédération était d’ailleurs l’invité de Michel C. Auger pour réagir au verdict de la Cour suprême, dans le cadre de l’émission Midi Info présentée vendredi dernier sur la chaîne Ici Première de Radio-Canada.

La FPJQ rappelle que MédiaQmi avait déposé sa demande avant la fin des procédures judiciaires du CIUSSS contre Magdi Kamel et réclame que les réponses aux demandes d’accès à l’information soient traitées plus rapidement.

La principale question à laquelle la Cour suprême devait répondre était celle de savoir si le public peut encore avoir accès aux pièces une fois que les procédures judiciaires ont pris fin et que les parties ont retiré leurs pièces du dossier. Les juges ont déclaré qu’une fois que les parties ont récupéré leurs pièces à la fin des procédures, les membres du public peuvent toujours consulter le dossier du tribunal, mais ils n’ont alors plus accès aux pièces qui en ont été retirées.

   Consulter le verdict

Relève journalistique, formations et éducation aux médias

La FPJQ, en collaboration avec la radio CKRL à Québec et l’école des Médias de l’UQAM, a présenté, dimanche dernier, une table ronde portant sur la relève journalistique, l’éducation aux médias et l’importance des médias communautaires pour le développement des jeunes journalistes.

Trois thèmes principaux ont été abordés pendant cette émission de 90 minutes. En ouverture, la discussion a porté sur l’importance des médias communautaires pour la relève journalistique afin d’acquérir de l’expérience sur le terrain. La deuxième partie s’est attardée à l’évolution des formations offertes aux journalistes de la relève et l’importance d’une meilleure éducation aux médias dans la population. La troisième partie s’est penchée sur les défis auxquelles seront confrontées la relève journalistique et l’évolution du métier au fil des ans.

La table ronde était animée par Patrick White, professeur et responsable du programme de journalisme de l’UQAM. Les panélistes étaient Marie-Soleil Brault (journaliste stagiaire au Soleil), Dominique Lelièvre (journaliste au Journal de Québec), Marie-Ève Martel (journaliste à La Voix de l’Est et vice-présidente de la FPJQ), Michaël Nguyen (journaliste au Journal de Montréal et président de la FPJQ), Jean-François Racine (journaliste au Journal de Québec) et Stéphane Villeneuve (directeur général adjoint de la FPJQ).

   écouter la baladodiffusion

DES PRIX ET DES BOURSES

Grands Prix des Hebdos 2021

Hebdos Québec dévoile ses lauréats et lauréates

L’association Hebdos Québec a dévoilé le nom des 31 lauréats et lauréates de son concours Les Grands Prix des Hebdos 2021. Créé en 1949, le concours vise à mettre en lumière l’excellence du travail des journalistes et des artisans de la presse locale et régionale.

Malgré la crise sanitaire qui a sévi durant toute l’année 2020, un total de 33 hebdos membres de l’association ont soumis un record de 587 pièces dans 14 catégories à travers lesquelles 83 finalistes se sont illustrés.

Parmi les récipiendaires, quelques publications se sont démarquées en remportant plus d’un prix tel que L’info du Nord de Sainte-Agathe, Le Placoteux, La Voie régionale Vaudreuil-Soulanges, L’Express de Drummondville, Le Charlevoisien, Le Courrier de Saint-Hyacinthe et Le Reflet.

Cette année, la journaliste Kathleen Lévesque, professeur à l’École des médias de l’UQAM, prenait la relève de Josée Boileau à titre de présidente du jury. Le directeur général de l’association, Sylvain Poisson, a remercié les membres du jury et salué leur niveau d’engagement et leur rigueur dans l’analyse des nombreuses pièces soumises.

   TOUS LES LAURÉATS ET LAURÉATES

Le robot conversationnel des Décrypteurs remporte un prix Numix

En plus de gagner le prix de la production ludo-éducative, jeudi dernier, les productions de Radio-Canada ont obtenu quatre des six prix pour les balados lors de la 12e remise des prix Numix qui récompense l’excellence en créativité numérique au Québec et à l’étranger.

Le robot conversationnel de l’équipe des Décrypteurs Comment combattre la désinformation, qui offre une série d’ateliers thématiques pour apprendre à mieux déceler les fausses nouvelles, a reçu la plus haute distinction dans la catégorie production ludo-éducative – jeunesse et famille (12 ans +).

Les balados qui ont été récompensés sont Laissez-nous raconter : l’histoire crochie, qui a reçu deux prix, dont le prix Numix pour le meilleur balado qui aborde un enjeu de société, Notre envoyé spécial, regroupant des témoignages des journalistes à l’étranger de Radio-Canada, L’histoire ne s’arrête pas là, une série historique animée par André Martineau, et Le guide de survie des Débrouillards, un balado scientifique jeunesse.

Les finalistes et les gagnantes et gagnants sont déterminés par des jurys composés de personnes travaillant dans les milieux culturel et numérique.

   La liste des gagnants et gagnantes

Prix du magazine canadien – B2B

Profession Santé remporte deux médailles d’or et deux d’argent

Profession Santé, une publication dédiée aux professionnels de la santé du Québec a reçu une médaille d’or dans la catégorie « Meilleur article de fond : professionnel » pour son dossier intitulé Biais sexistes en santé – D’égale à égal. Rédigé par les journalistes Justine Montminy et Mathieu Ste-Marie, l’article a été publié dans le numéro de mars 2020.

Une deuxième médaille d’or a été attribuée dans la catégorie « Meilleure couverture de l’actualité » pour le dossier intitulé Santé publique – Profiter de la crise. L’article, paru dans le numéro de septembre 2020, est le fruit d’un travail collectif effectué par Éric Grenier, Christian Leduc, Justine Montminy et Mathieu Ste-Marie.

Profession Santé a également reçu une médaille d’argent dans la catégorie « Meilleur éditorial » pour le texte Un scandale bien mal venu d’Éric Grenier, ainsi qu’une autre pour l’article de Denis Méthot De garde 24/7 – Une aventure hors du commun dans la catégorie « Meilleur profil d’une entreprise ».

   Tous les prix

L’Association des communicateurs scientifiques remet ses prix

Les récipiendaires de la bourse Fernand-Séguin 2021 ont été dévoilés vendredi dernier par l’Association des communicateurs scientifiques du Québec (ACS). Remis en collaboration avec Radio-Canada, le premier prix de ce concours de journalisme scientifique a été décerné à Philippe Robitaille-Grou et le deuxième prix a été remis à Geneviève Larochelle-Guy.

Créée en 1981, la bourse Fernand-Seguin constitue un tremplin pour qui veut faire une carrière médiatique et offre l’opportunité à de jeunes talents d’apprendre le métier de journaliste scientifique auprès de professionnels du milieu.

Le prix Thèrèse-Patry et le prix Hubert-Reeves ont également été attribués. Le prix Thérèse-Patry vise à récompenser une personnalité ayant apporté une contribution exceptionnelle à la culture scientifique du Québec et il été remis à Hélène Leroux, avec mention spéciale à Jacques Kirouac.

Le prix Hubert-Reeves qui récompense les meilleurs ouvrages de vulgarisation scientifique en français au Canada a été décerné à Gilles Sabourin dans la « catégorie Grand public » pour son oeuvre Montréal et la bombe. Le prix de la « catégorie Jeunesse » revient à Philippe Lemieux (auteur) et Garry (illustrateur) pour L’histoire du cinéma en BD 1. L’image en mouvement.

   Le communiqué

EN MANCHETTE

Huit nouvelles décisions du Conseil de presse du Québec, dont trois retenues

L’utilisation de l’expression « étrangers illégaux » est inexacte

Le Conseil de presse du Québec (CPQ) a publié, mardi, huit nouvelles décisions sur lesquels il s’est penché. Trois plaintes ont été retenues et une a été jugée irrecevable. Cette dernière concernait Richard Latendresse et le CPQ a jugé qu’il ne pouvait l’étudier parce qu’il pratique le journalisme d’opinion, l’exemptant du principe déontologique d’impartialité.

Le Conseil a retenu la plainte visant la dépêche de l’Agence France-Presse intitulée « Entre 4 et 5 millions d’étrangers illégaux en Europe » et publiée sur le site Internet de La Presse le 13 novembre 2019. L’utilisation des termes « étrangers illégaux » est inexacte et discriminatoire, selon le Conseil, puisqu’il n’est pas illégal de franchir une frontière pour demander l’asile. L’utilisation de cette expression risque aussi de nourrir l’incompréhension de l’étranger et de cultiver une image négative de ceux qui se retrouvent en situation irrégulière.

Dans un autre dossier, la plainte de Karine Cameron et Rémi Cameron contre le reportage de Jasmin Dumas  « Meurtre d’un jeune homme dans un parc de Sherbrooke : un récit à glacer le sang », diffusé à TVA Nouvelles a été rejetée. Le CPQ juge que bien qu’il soit douloureux pour la famille de se trouver confrontée aux détails du meurtre de Thomas Cameron, 18 ans, le journaliste n’a pas manqué de respect ou de retenue envers eux ni manqué de prudence dans la transmission d’information judiciaire.

   Consulter les décisions

Association des radios communautaires du Québec

François Carrier devient le nouveau président

L’Association des radios communautaires du Québec (ARCQ), fondée en 1979 et qui regroupe aujourd’hui 37 radios membres partout au Québec, a annoncé mardi la nomination de François Carrier (photo) à titre de président.

« Je tiens d’abord à remercier la présidente sortante Tanya Beaumont, avec qui je travaille étroitement depuis les trois dernières années et qui s’avérera pour moi une alliée importante dans la poursuite des objectifs de l’ARCQ. Les prochains mois seront cruciaux pour la relance de notre milieu et nous avons déjà déployé un plan d’action en ce sens », a indiqué monsieur Carrier.

Le nouveau président croit que les actions posées par le gouvernement du Québec durant la pandémie forment un bon point de départ. « Au cours de la dernière année, le gouvernement du Québec a investi en moyenne 15,57 $ par habitant dans nos médias, afin d’informer la population d’une crise sanitaire sans précédent. Ces investissements dans des sources fiables d’information comme nos radios communautaires ont été le meilleur vaccin possible contre la désinformation, en permettant aux messages d’être entendus et compris par la population. »

(Photo courtoisie ARCQ)

   le communiqué

Cadre réglementaire pour les géants du Web

Le NPD presse les libéraux d’agir

Lors d’une intervention pendant les travaux de la Chambre des communes, vendredi dernier, le député de Rosemont – La Petite Patrie, Alexandre Boulerice (photo) a réagi sur l’entente signée par Facebook avec 14 médias canadiens à la fin du mois de mai.

« On ne peut pas être contre, c’est un pas dans la bonne direction, mais on ne veut pas d’une solution à la pièce selon la volonté des géants du Web », a-t-il affirmé.

Selon lui, le ministre du Patrimoine canadien Steven Guilbeault se traîne les pieds en n’ayant toujours pas déposé de projet de loi pour protéger les médias d’information du Canada.

Monsieur Boulerice en a profité pour réitérer qu’il faut un cadre réglementaire établi pour niveler les rapports de négociation entre les plateformes en ligne et les médias traditionnels.

   Écouter l’intervention du député

L’agence de presse Reuters reporte le lancement de son site payant

L’agence de presse Reuters a annoncé la semaine dernière le report du lancement de son site Internet payant en raison d’un différend avec Refinitiv, son principal client.

Gratuit jusqu’ici, Reuters.com devait proposer à compter de mardi dernier un abonnement à 34,99 $ par mois « dans le cadre d’une nouvelle stratégie d’abonnement numérique destinée à attirer les professionnels du monde des affaires ».

Le différend avec Refinitiv, ancienne entité de Reuters vendue en 2018 à la société d’investissement Blackstone, porte sur la question de savoir si un tel virage « va à l’encontre de l’accord de fourniture d’informations signé entre les deux sociétés ».

Il y a quelques semaines, Josh London, directeur marketing de Reuters, avait déclaré que cet éventuel passage à une formule payante constituait « la plus importante transformation numérique en une décennie » pour l’agence de presse, qui, à l’heure actuelle, propose ses contenus à la fois à des particuliers et à des entreprises, dont des médias.

   EN SAVOIR PLUS

Pression politique en Russie

Fermeture du site d’informations Newsru

« Nous arrêtons de travailler pour des raisons économiques, mais elles sont provoquées par la situation politique du pays », a écrit lundi Newsru dans un mot d’adieu à ses lecteurs sur son site Internet, affirmant du coup que les annonceurs le boudaient, car trop éloigné de la ligne éditoriale des médias pro-Kremlin.

Fonctionnant ces dernières années principalement comme un agrégateur d’informations, le site Newsru estime s’être inscrit en rupture avec « l’image privilégiée par les ressources (médiatiques) de l’État » en 2014, année de l’annexion de la Crimée et « durant laquelle la politique étrangère russe et la structure de l’économie nationale ont changé de manière spectaculaire ».

Si le paysage télévisuel russe est dominé par les médias pro-Kremlin, l’information en ligne et dans la presse écrite se veut un peu plus diversifiée.

Toutefois, de récentes décisions politiques ont conduit à qualifier certains de ces médias d’« agents de l’étranger », une mesure dissuasive autant pour les annonceurs que pour les lecteurs.

« Nous avons dû qualifier d’agents étrangers et d’extrémistes de plus en plus de personnes respectées et de sources d’informations véridiques », a observé Newsru, dénonçant cette nouvelle réglementation.

   Tous les détails

Hong Kong : le fondateur d’Apple Daily détenu depuis décembre 2020

Reporters sans frontières demande à l’ONU d’agir

Reporters sans frontières (RSF) a saisi d’urgence, vendredi dernier, l’Organisation des Nations unies (ONU) en lui demandant de « prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir la libération immédiate » de Jimmy Lai (photo), fondateur du quotidien hongkongais Apple Daily et lauréat du prix RSF pour la liberté de la presse 2020.

Condamné le même jour à 14 mois de prison par une cour hongkongaise pour avoir « organisé » une manifestation « non autorisée » en octobre 2019, l’homme de 73 ans, détenu depuis décembre 2020 pour des motifs semblables, a vu sa durée totale d’emprisonnement être portée à 20 mois.

« Il est grand temps que la communauté internationale se mobilise pour mettre fin à l’acharnement judiciaire que subit Jimmy Lai et faire pression sur le gouvernement hongkongais pour qu’il rétablisse le plein exercice de la liberté de la presse, un principe garanti par la loi fondamentale qui régit le territoire », insiste Cédric Alviani, directeur du bureau d’Asie de l’Est de RSF.

Autrefois bastion de la liberté de la presse, Hong Kong est passée de la 18e place en 2002 à la 80e place au Classement mondial établi par RSF. La République populaire de Chine stagne pour sa part au 177e rang sur 180.

   Les explications de RSF

Affrontements à la frontière entre la Chine et l’Inde

Un blogueur emprisonné pour « diffamation »

Une cour chinoise a ordonné mardi l’emprisonnement du blogueur Qiu Ziming (photo), 38 ans, en vertu d’une loi récemment amendée et interdisant formellement la « diffamation de martyrs et de héros ». Celui qui a plaidé coupable a été condamné à huit mois de prison, devenant du coup le premier à se retrouver derrière les barreaux pour un crime de cette nature.

Sur sa plateforme Weibo, suivie par plus de 2,5 millions d’abonnés, Qiu avait mis en doute le nombre de décès rapporté par la Chine à la suite des affrontements de juin 2020 dans la vallée de Galwan, à la frontière entre la Chine et l’Inde.

L’homme de 38 ans avait d’abord été accusé en février dernier d’avoir « cherché la querelle et incité au conflit » (« Picking quarrels and provoking trouble »), fourre-tout législatif fréquemment utilisé contre les journalistes et les militants et menant, dans 99 % des cas, à une condamnation.

   La nouvelle

Découvertes des corps de 215 enfants autochtones en C.-B.

Une couverture médiatique inégale à travers le Canada

La découverte des restes de 215 enfants autochtones en Colombie-Britannique a retenu davantage l’attention de médias à l’étranger et a fait l’objet d’une couverture inégale à travers le pays, ont estimé certains intervenants rencontrés par Le Devoir.

Plusieurs médias canadiens, notamment au Québec, n’ont pas dépêché de journaliste sur place dans les premiers jours suivant la macabre découverte, utilisant principalement le travail des agences de presse.

« Comment ça les journalistes des grands médias n’ont pas été envoyés sur place vendredi ? Comment ça personne ne s’intéressait avant aux recherches de l’expert qui a trouvé les restes ? Pourquoi les journalistes ne s’intéressent-ils pas plus à retrouver le nom de ces enfants, à parler à leurs familles et comprendre ce qui est arrivé ? » s’est indigné au Devoir Melissa Mollen-Dupuis, l’une des instigatrices du mouvement Idle No More au Québec.

Une différence de couverture entre les médias anglophones et francophones a été remarquée par Patrick White, professeur et responsable du département de journalisme de l’UQAM. Selon son analyse, le Globe and Mail, le Toronto Star et le National Post, par exemple, ont rapidement développé une diversité d’angles sur le sujet, même s’ils n’étaient pas forcément sur place.

« Je comprends qu’on ne peut avoir des correspondants partout à travers le pays, mais dès le début on aurait pu couvrir ça avec des journalistes maison, des angles plus larges ».

Cette différence dans le traitement ne l’étonne pas. Les médias francophones québécois s’intéressent moins au Canada anglais et couvrent moins les questions autochtones que les médias anglophones, selon monsieur White. Ce qui le surprend cependant, c’est l’écho médiatique à l’étranger.

« Historiquement, le Canada intéresse peu l’étranger. Le fait qu’on parle d’enfants, et surtout de 215 enfants, ça interpelle, ça touche tout le monde ».

   Le reportage du Devoir

Application d’information en continu

Cafeyn est officiellement lancé au Canada

En attendant de nouvelles dispositions législatives au Canada, un nouveau joueur, Cafeyn, propose un modèle équitable pour les lecteurs de nouvelles. Fondée en 2006, cette société française met à la disposition du public canadien un service d’information en continu par abonnement depuis la semaine dernière.

Au Québec, Le Soleil, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, La Tribune, La Voix de L’Est, Les Affaires et L’actualité sont parmi les médias disponibles sur la nouvelle application. On y retrouve également des publications d’ailleurs, comme Libération, Vogue, The Guardian, The Observer, Newsweek ou Les Inrocks.

Le service, accessible sur le Web et sur l’application Cafeyn, permet aux abonnés de consulter des centaines de publications en anglais et en français et les éditeurs de journaux reçoivent une compensation en échange. Telus a été le premier opérateur mobile au Canada à signer un accord avec la compagnie française qui emploie plus de 180 personnes dans cinq pays.

« Ces partenariats constituent une étape importante de notre expansion internationale, car ils reproduisent le succès que nous avons déjà rencontré avec d’autres partenaires télécoms comme O2 au Royaume-Uni ou Bouygues Telecom, SFR et Free en France. Avoir Telus comme partenaire renforce notre position sur le marché canadien et contribue à accélérer le déploiement de notre service à l’étranger « explique Ari Assuied, le PDG de Cafeyn.

Les frais d’abonnement sont de 9,99 $ par mois et le premier mois est gratuit. Les abonnés peuvent sauvegarder leurs articles et les consulter sans connexion.

   LE COMMUNIQUÉ

Source : Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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