L’Infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

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L’Infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec


Reproduit avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelle des journaliste du Québec


À LA UNE

La FPJQ-Outaouais dénonce la chasse aux sources au Comité des finances de la Ville d’Ottawa

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec en Outaouais dénonce l’actuelle chasse aux sources journalistiques entreprise par le comité des finances et de développement économique de la Ville d’Ottawa, et présidé par le maire Jim Watson.

Mardi, le comité a appuyé sans discussion une motion présentée par le conseiller Eli El-Chantiry (photo), pour demander au commissaire à l’intégrité de la ville de mener une enquête ayant pour but de trouver comment une note interne au sujet d’une poursuite de 361 millions, intentée par la ville d’Ottawa contre ses assureurs, a été transmise à des journalistes. La poursuite est en lien avec l’affaissement d’une portion majeure de la rue Rideau, au centre-ville de la capitale, en 2016.

Le conseiller El-Chantiry a exprimé le souhait que le Commissaire prenne tous les moyens à sa disposition pour aller au fond des choses, incluant un appel à son service de police. La motion sera présentée au conseil municipal le mercredi 26 mai prochain.

La présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec en Outaouais, Alexandra Angers, dénonce la stratégie employée par cette motion. « L’objectif ultime est d’intimider et de dissuader les gens à divulguer des informations d’importance et d’intérêt public à des journalistes, dont le travail est d’éclairer la population sur des enjeux de taille. »

Michaël Nguyen, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, insiste. « Au lieu de chercher à identifier des sources qui ont permis aux journalistes à mettre en lumière une situation qui était clairement d’intérêt public, le groupe de conseillers pourrait continuer à travailler au service de la population qu’il représente. Par ailleurs, les personnes qui veulent pratiquer la chasse aux sources, aussi déplorable que cela puisse être, ne doivent pas oublier le récent arrêt de la Cour suprême sur la protection des sources journalistiques. Les journalistes ont toujours protégé leurs sources et continueront de le faire, afin de pouvoir continuer à informer la population, n’en déplaise à certains. »

La protection des sources journalistiques est un principe non négociable tout comme le droit à l’information.


Nouveau cas d’intimidation envers un membre des médias

La FPJQ section Estrie déplore le geste posé

Samedi dernier, pendant une manifestation contre les mesures sanitaires qui se déroulait au Marché de la Gare à Sherbrooke, un individu très agité aurait craché sur la lentille d’un caméraman de Radio-Canada qui couvrait l’événement. La personne a été arrêtée par les policiers qui encadraient la manifestation et elle a été relâchée avec une promesse de comparaître.

Jonathan Custeau (photo), membre du conseil exécutif de la FPJQ-Estrie a réagi dans La Tribune, à la suite de l’incident. « La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) – section Estrie déplore tout acte de violence ou d’intimidation envers les membres des médias. Il est inacceptable qu’on s’en prenne physiquement à un caméraman qui faisait son travail en captant des images d’un événement public. Nous encourageons d’ailleurs nos membres à dénoncer les agressions dont ils sont victimes. En temps de pandémie, plus que jamais, il est primordial que les journalistes, photographes et caméramans puissent rapporter sans entraves l’information la plus juste possible ».

Plusieurs cas similaires se sont produits depuis le début de la pandémie, dont celui de la journaliste Mélissa Fauteux de TVA-Nouvelles qui s’était fait traiter de toutes sortes de noms, dans une vidéo mise en ligne sur YouTube, alors qu’elle interviewait des gens sur un site de dépistage de la COVID-19. La FPJQ-Estrie avait également réagi lors de cet incident.

   LE TEXTE DE LA TRIBUNE

DES PRIX ET DES BOURSES

Prix Antoine-Desilets 2020

Olivier Jean de La Presse remporte le grand prix

Pour une deuxième année consécutive, le photographe de La Presse Olivier Jean a remporté le grand prix de la photo de l’année lors de la remise du prix Antoine-Desilets 2020, qui s’est déroulée jeudi dernier en soirée lors d’un gala en ligne animée par le chroniqueur Mickaël Bergeron. Au total, huit prix ont été remis aux meilleures photographies de presses de l’année 2020 au Québec.

Le grand prix a été attribué parmi toutes les photos finalistes par Jocelyne Fournel, directrice artistique à la retraite du magazine l’actualité.

(Photo gagnante du grand prix : « Ça va pas bien aller », Olivier Jean, La Presse)

Les gagnants, par catégorie :


GRAND PRIX (photo de l’année)

Olivier Jean, pour « Ça va pas bien aller », publiée dans La Presse, 7 mai 2020


CATÉGORIE ARTS, CULTURE ET ARTS DE VIVRE

Valerian Mazataud, pour « La troupe Droldadon », publiée dans Le Devoir, 11 mai 2020


CATÉGORIE ENVIRONNEMENT, SANTÉ ET SOCIÉTÉ

Valerian Mazataud, pour «Shirley », publiée dans Le Devoir, 23 mai 2020


CATÉGORIE NOUVELLES

Ivanoh Demers, pour «Le deuil d’une famille», publiée sur le site de Radio-Canada, 13 juillet 2020


CATÉGORIE PHOTOREPORTAGE (5 à 10 photos)

Patrick Sanfacon, pour «Des clowns qui font du bien», publiée dans La Presse, 10 septembre 2020
( photo #1, photo #2, photo #3, photo #4, photo #5, photo #6 et photo #7)


CATÉGORIE PORTRAIT

Adil Boukind, pour «Lili Boisvert», publiée dans Le Devoir, 10 juin 2020


CATÉGORIE SPORTS

Martin Chamberland, pour «Plongeon», publiée dans La Presse , 29 février 2020


CATÉGORIE VIE QUOTIDIENNE

Robert Skinner, pour « Modules », publiée dans La Presse, 30 mai 2020

   Les explications des jurys

Prix du magazine canadien

Les finalistes de l’édition 2021 sont annoncés

La Fondation des prix pour les médias canadiens a dévoilé le nom des 210 finalistes de la 44e édition annuelle des Prix du magazine canadien. Des soumissions de 160 publications de partout au Canada ont totalisé plus de 1 000 candidatures. Un panel de 114 juges bénévoles a évalué les candidatures. Au Québec, L’actualité obtient 10 nominations et Nouveau Projet en récolte six, dont une pour le grand prix de l’éditeur.

Les lauréates et lauréats seront dévoilés lors d’un gala virtuel qui se déroulera le 11 juin prochain. Les gagnants de la médaille d’or dans les catégories rédactionnelles et visuelles recevront un prix en espèces de 1000 $.

Voici les principaux finalistes et le nombre de nominations obtenues entre parenthèses : The Walrus (22), Maclean’s (17), Toronto Life (15), L’actualité (10), Cottage Life (7), Inuit Art Quarterly (7), Nouveau Projet (6) et The Narwhal (6).

   CONSULTER LA LISTE DE TOUS LES FINALISTES

EN MANCHETTE

Séances du conseil municipal à Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans

Interdiction de téléphone intelligent sous peine de sanction

Une amende pouvant aller jusqu’à 400$ pourrait être imposée à tous citoyens et citoyennes qui utiliseraient un téléphone cellulaire, un portable ou une tablette, lors d’une séance publique du conseil municipal à Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans. Aucune exception n’a été prévue pour les médias.

La municipalité avait déjà un règlement sévère à cet effet et elle a choisi de le resserrer, au début mai, à la suite d’une cause en cour municipale ou elle a été incapable de prouver que Cynthia Faubert filmait lors d’une séance en mars 2020.

Interrogée par le journaliste Jean-Luc Lavallée du Journal de Québec, la conseillère Élizabeth­­­ Leclerc considère que la nouvelle règle va trop loin. « Ça va à l’encontre de toutes les recommandations. On est rendu en 2021. On ne peut pas juste dire qu’on va l’interdire parce que ça ne nous tente pas de nous faire filmer. »

Le maire Jean-Claude Pouliot, en poste depuis 24 ans, a admis détesté être pris en photo. « Je suis peut-être de la vieille école. Moi, ce que j’aime, c’est voir le monde. Il n’y a pas grand-chose à cacher. S’il y a quelqu’un de transparent qui dit ce qu’il a à dire, c’est bien moi. »

La FPJQ a d’ailleurs dénoncé à de nombreuses reprises les entraves de certaines municipalités au droit du public à l’information. « C’est encore plus sévère que le décorum des tribunaux », souligne le président de la FPJQ, Michaël Nguyen à propos de la règle à Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans.

Il y a un an, la ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac y allait d’un règlement similaire dénoncé par la Fédération comme étant un obstacle à la liberté de la presse. « Ces nouvelles mesures sont complètement exagérées et la Ville doit reculer », avait alors déclaré Michaël Nguyen.

La députée libérale de Verdun, Isabelle­­­ Melançon (photo) aurait recensé une trentaine de municipalités qui répriment encore la captation. Elle a déposé un projet de loi en 2019 pour tenter de régler la situation et demande à la CAQ d’agir rapidement. « Il faut vraiment mettre fin à cette façon de faire. Il faut encadrer ça. Les citoyens ont le droit d’être informés et il faut qu’on puisse donner des moyens aux journalistes de faire leur travail. »

   Le reportage du Journal de Québec

Conseil de presse du Québec

Quatre nouveaux représentants du public nommés

Le Conseil de presse du Québec (CPQ) annonce la nomination de quatre nouveaux représentants du public, à la suite de l’appel de candidatures lancé au printemps. Les quatre personnes siégeront au conseil d’administration et au comité des plaintes.

Les quatre nouveaux représentants du public sont Suzanne Legault, ancienne Commissaire à l’information du Canada de 2010 à 2018, François Aird, confondateur de l’entreprise CEDROM-SNI en 1989, société qu’il a présidée jusqu’à ce qu’elle soit vendue à Cision en 2017, Olivier Girardeau, analyste expert à l’Autorité des marchés financiers et Charles-Éric Lavery, directeur du développement et de l’impact social du Groupe communautaire L’Itinéraire depuis 2016.

Une décision infirmée par la commission d’appel

La commission d’appel du CPQ a étudié trois décisions du comité des plaintes ayant fait l’objet d’un appel de l’une des parties. Une décision a été infirmée, alors que les deux autres ont été maintenues.

La décision infirmée concerne un article sur René Bellemarre, un entraîneur d’haltérophilie reconnu coupable d’attouchements sexuels sur une athlète de moins de 16 ans. Le journaliste Jean-Marc Belzile rapportait sur le site ICI Radio-Canada que M. Bellemarre avait effectué des travaux communautaires « à l’endroit même » où s’étaient produits les faits qui lui ont été reprochés. Le passage en question avait été modifié à la suite d’entrevues du plaignant dans d’autres médias qui affirmait que les travaux avaient été faits dans son garage.

Un grief d’information inexacte avait été retenu par le comité des plaintes du CPQ qui avait blâmé le journaliste et le média. Toutefois, la commission d’appel a rejeté le premier jugement. Elle a considéré que le comité des plaintes avait omis de tenir compte des moyens qui étaient à la disposition du journaliste au moment où il a rédigé son reportage. Le journaliste ne possédait que le document officiel de la Sécurité publique, une source crédible dans laquelle rien ne laissait transparaître que M. Bellemarre ait pu effectuer les travaux communautaires ailleurs qu’au Club d’haltérophilie de La Sarre.

Deux autres décisions ont été maintenues et les dossiers sont maintenant clos puisque les décisions de la commission d’appel sont finales. Le rôle de la commission d’appel est de s’assurer que les principes déontologiques ont été appliqués correctement en première instance.

   CONSULTER LES TROIS DÉCISIONS

La Fédération internationale des journalistes condamne les attaques contre les médias

L’ONU doit mettre fin au ciblage des journalistes à Gaza

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d’instaurer des mesures urgentes pour mettre fin au ciblage délibéré et systématique des journalistes à Gaza.

Cette requête de la FIJ intervient après qu’un troisième bâtiment abritant des médias, dont les bureaux d’Associated Press et d’Al Jazeera, a été détruit samedi dernier par des bombes israéliennes à Gaza. Plus de 30 journalistes ont également été attaqués ou détenus et les réseaux Internet ont été bloqués.

À la suite de ces attaques, fermement condamnée, la FIJ a écrit aux autorités israéliennes, au Secrétaire général des Nations unies et à tous les membres du Conseil de sécurité pour leur demander de mettre un terme à la tentative manifeste de réduire au silence ceux qui font des reportages sur le terrain à Gaza.

« Israël est en violation de ses obligations internationales. La résolution 1738 du Conseil de sécurité des Nations unies exige spécifiquement que les États protègent les journalistes et les travailleurs des médias travaillant dans des zones de conflit. Ce ciblage scandaleux des médias et des journalistes doit cesser », a indiqué Anthony Bellanger, le secrétaire général de la Fédération internationale.

   LE COMMUNIQUÉ DE LA FIJ

Fermeture de la station régionale CKRT-TV à la fin du mois d’août

La mairesse de Rivière-du-Loup préoccupée par la situation

La station de télévision locale CKRT-TV de Rivière-du-Loup cessera d’émettre le 31 août prochain. L’affiliation de Télé Inter-Rives avec le diffuseur national Radio-Canada prendra fin, elle qui était née il y a une soixantaine d’années dans le but de produire de l’information locale et de proximité. À partir de septembre, le bulletin de nouvelles sera réalisé à Rimouski, mais des journalistes poursuivront leur couverture à Rivière-du-Loup.

Sylvie Vignet (photo), la mairesse de Rivière-du-Loup, s’est exprimée dans Le Devoir pour témoigner de sa préoccupation quant à la place qu’occupera sa ville dans le traitement de l’information régionale. « Nous avons malheureusement pris acte ces dernières années de la disparition de certains médias ou de l’abolition de postes de journalistes, tous médias confondus. Le journalisme est le chien de garde de la démocratie, rappelons-le, et, en ce sens, il est essentiel au maintien de nos acquis dans une société de droit comme la nôtre. »

   La lettre d’opinion

Projet d’un nouveau journal régional au Nouveau-Brunswick

Le propriétaire du journal Moniteur acadien à Shediac, Bernard Richard (photo), estime la couverture médiatique défaillante pour les francophones au Nouveau-Brunswick et projette de lancer à l’automne un nouveau média en français dédié au comté de Kent.

Le format de la publication reste à définir, mais la mission du nouveau journal proposé par Bernard Richard est très claire. « C’est un frein, on l’espère en tout cas, à l’assimilation et à l’anglicisation. Les décisions qui se prennent, qui affectent la vie de tous les jours des gens, on ne va pas trouver ça dans les plus grands médias », a affirmé monsieur Richard.

Le Pro Kent, le dernier hebdomadaire francophone de la région avait fermé ses portes il y a une trentaine d’années.

   Tous les détails

Antidote à la désinformation

La plateforme de la Journalism Trust Initiative est lancée

Reporters sans frontières (RSF) a officiellement lancé mardi son outil de transparence afin de lutter contre la désinformation. La plateforme numérique est basée sur un système d’autoévaluation qui permet aux médias de vérifier la qualité de leur contenu et de leurs pratiques et ainsi ils pourront recevoir le sceau de certification Journalism Trust Initiative (JTI) par un audit externe.

Par un processus de vérification rigoureux, les médias pourront également publier les résultats de leur autoévaluation, le tout sous forme de « rapport de transparence ». L’organisme souhaite ainsi responsabiliser les organisations médiatiques et, par le fait même, rassurer le grand public.

La JTI s’appuie sur une liste de critères développés par RSF, qui s’est allié à plus de 130 organisations et acteurs de l’industrie des médias (universitaire, organismes de régulation, entreprises technologiques, etc.).

Le but de l’initiative est « d’identifier et de promouvoir l’information fiable pour restaurer la confiance du grand public dans les médias. » L’outil est désormais disponible sous la forme d’une application numérique interactive.

Lors du lancement de la plateforme, le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, a estimé que les fausses nouvelles, la propagande et les discours haineux ont un avantage sur le journalisme. « Si nous voulons sortir de cet engrenage, nous devons inverser la tendance en encourageant le journalisme à travers un mécanisme de confiance. »

Les professionnels de l’information pourront en apprendre davantage sur le processus en trois étapes de la JTI en participant à un webinaire, le lundi 7 juin prochain.

   En savoir plus

Nouveau média indépendant et citoyen en France

Campagne de financement public record pour Blast

Blast, le souffle de l’info, est un site de presse en ligne d’actualité générale et aussi une web Télé. Après une campagne de financement record, douze salariés ont été embauchés et Blast veut s’imposer comme une voix dissonante dans le paysage médiatique français jugé trop formaté.

Près d’un million d’euros ont été obtenus par le nouveau média de la part du public lors d’une levée de fonds qui s’est terminée à la fin du mois de mars dernier. Une somme qui semble petite pour le lancement d’un site d’information, mais qui représente un montant record pour une telle initiative en France.

Créée par le journaliste Denis Robert (photo), Blast publie depuis le mois d’avril des contenus quotidiennement avec trois axes principaux, les enquêtes, l’actualité et la culture. Le média se clame libre et indépendant, affranchis de toute pression industrielle ou financière. Il s’est donné pour mission de participer à la lutte anticorruption ainsi qu’à la défense de la liberté d’expression et de la démocratie.

   L’Article de Libération

Elle avait filmé le meurtre de George Floyd à Minneapolis en mai 2020

Darnella Frazier pourrait remporter un prix Pulitzer

Darnella Frazier (à gauche sur la photo) pourrait devenir la plus jeune gagnante d’un prestigieux prix Pulitzer. La jeune Américaine avait capturé sur son téléphone les images tristement célèbres du décès de George Floyd, un Afro-Américain étouffé à mort par le genou du policier Derek Chauvin, le 25 mai 2020 à Minneapolis.

Frazier, qui est maintenant âgée de 18 ans, avait témoigné lors du procès. Elle a reçu un concert d’éloges venant de politiciens, de célébrités et de cinéastes. Michael Moore avait d’ailleurs tweeté « qu’aucun film de notre époque n’avait été aussi important que le sien. »

La conservatrice de la Fondation Nieman, Ann Marie Lipinski, avait qualifié la vidéo de « l’un des documents sur les droits civiques les plus importants de toute une génération. »

Généralement remis à des photographes professionnels et non à des vidéastes amateurs, Darnella Frazier pourrait créer une exception en obtenant un prix Pulitzer en 2021. Elle n’était pas à la solde d’une agence de presse, mais agissait en tant que citoyenne concernée au sein de sa propre communauté.

Dévoilée en temps normal au moins d’avril, l’annonce des prix Pulitzer a été reportée au 11 juin 2021.

   les explications du nieman lab

À l’approche des élections algériennes

Les journalistes empêchés de couvrir des manifestations

À trois semaines des élections législatives en Algérie, prévues le 12 juin prochain, les journalistes sont systématiquement et violemment empêchés de couvrir les manifestations hebdomadaires du Hirak, un soulèvement populaire qui revendique davantage de liberté et qui proteste contre la candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat présidentiel.

Vendredi dernier, à Alger, une quinzaine de journalistes et photographes ont été arrêtés sans aucun motif alors qu’ils couvraient la manifestation du Hirak. De nombreux journalistes ont aussi subi des violences physiques et ont été tenus à l’écart par des tactiques d’encerclement des forces de l’ordre.

Reporters sans frontières (RSF) est extrêmement préoccupée par cette répression croissante et l’organisme a réagi par l’entremise de Souhaieb Khayati, le directeur du bureau de l’Afrique du Nord.

« L’intimidation et le harcèlement que subissent les journalistes algériens dans l’exercice de leur fonction sont inadmissibles. Ils poursuivent leur mission qui est de publier des images et des témoignages. L’organisme appelle les autorités algériennes à cesser immédiatement cette répression brutale, en totale contradiction avec sa Constitution et la Charte des droits de l’homme. »

   La position de RSF

Répression de l’armée indonésienne en Papouasie occidentale

Des déploiements militaires ciblent les journalistes

Au cours du dernier mois, le président indonésien Joko Widodo (photo) a lancé une répression militaire en Papouasie occidentale visant des journalistes et des militants des droits de l’homme. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et son affilié, l’Alliance des journalistes indépendants d’Indonésie (AJI) ont condamné le cycle de violence contre les journalistes.

Des rapports en provenance de Papouasie occidentale font état d’une augmentation des interruptions des services Internet, d’intimidations et d’attaques à l’encontre des médias qui ne respectent pas la ligne gouvernementale.

Lors d’un point de presse tenu le 26 avril dernier, le président Widodo déclarait qu’il allait « poursuivre et arrêter tous les rebelles. » Le président de l’Assemblée consultative du peuple, Bambang Soesatyo, avait ajouté « nous discuterons plus tard des questions relatives aux droits de l’homme. »

La FIJ a exhorté le gouvernement indonésien à respecter les droits de l’homme et la capacité des journalistes à produire des reportages sans interférence ni intimidation. « Les tensions et les conflits récents en Papouasie occidentale renforcent le besoin permanent de journalisme et de reportages indépendants pour assurer la sécurité des civils. »

   Plus d’informations

Il a présidé le Conseil de presse du Québec de 2010 à 2014

L’ancien juge John Gomery est décédé

L’ex-juge John Gomery s’est éteint dans la nuit de mardi à l’âge de 88 ans. Il avait présidé le Conseil de presse du Québec (CPQ) entre 2010 et 2014. Il a défendu devant tous la mission du Conseil et convaincu les pouvoirs publics d’augmenter son financement.

Au terme de son mandat, il avait déclaré que le Conseil était plus uni et plus actif qu’il ne l’avait jamais été. Avec sa franchise habituelle, il avait ajouté : « Mais si le passé est garant de l’avenir, celui du Conseil ne sera pas un long fleuve tranquille, et les défis seront assurément aussi nombreux que stimulants. »

L’ancien juge s’était fait connaître au Canada lorsqu’il a mené la Commission d’enquête sur le programme de commandites et les activités publicitaires à partir de 2004, mieux connu sous le nom de la Commission Gomery.

« Il était un géant, un homme extraordinaire et un superbe père, et mon cœur et tout mon corps souffrent maintenant qu’il n’est plus là », a écrit sur les réseaux sociaux sa fille Elizabeth pour lui rendre hommage.

   L’article de Radio-Canada

Entrevue avec la mairesse de Chicago pour le deuxième anniversaire de son élection

Un entretien exclusif aux journalistes issus de minorités

Lori Lightfoot (photo), la mairesse de Chicago a volontairement choisi des journalistes issus de minorités pour une entrevue en tête-à-tête soulignant le deuxième anniversaire de son élection. Elle justifie sa décision par le manque de diversité parmi les reporters qui couvrent la scène municipale de Chicago.

Dans une lettre envoyée aux journalistes locaux et relayés par des médias américains, l’ancienne avocate de 58 ans a expliqué vouloir « rompre avec le statu quo. »

« C’est une honte qu’en 2021, les journalistes accrédités à la mairie soient très majoritairement blancs dans une ville où plus de la moitié des habitants sont noirs, Hispaniques, d’origine asiatique ou amérindienne », a-t-elle écrit sur Twitter.

La décision de la mairesse démocrate fait polémique. L’association nationale des journalistes noirs a salué « la sensibilité » de madame Lightfoot « au manque de diversité parmi celles et ceux qui couvrent les collectivités locales », mais indiquées qu’elle ne pouvait « soutenir cette tactique, du fait de notre engagement en faveur de la diversité en général, de l’égalité et de l’inclusion. »

   Plus d’informations

Les autorités du Bélarus tentent de faire taire le principal média indépendant du pays

Tut.by mis hors service

Tut.by, le média numérique le plus populaire au Bélarus a été mis hors ligne par les autorités gouvernementales mardi après plusieurs mois d’intimidation et de harcèlement de la part des autorités biélorusses. En plus de censurer le contenu du site, la police et des agents du Département des enquêtes financières ont perquisitionné les locaux du média et même arrêté certains de ses journalistes.

Les dirigeants de Tut.by seraient accusés de « fraude fiscale ». En date d’hier, c’est au moins 11 employés du site qui étaient toujours détenus, dont la rédactrice en chef et la directrice générale.

L’organisme Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé dans un communiqué les actions du gouvernement biélorusse, perçues comme « une étape inquiétante vers l’annihilation du journalisme indépendant et le contrôle total de l’espace médiatique. » Certains militants pour les droits de la personne ont d’ailleurs qualifié les événements comme étant une « attaque à grande échelle » contre le droit à la liberté d’expression dans le pays.

   Tous les détails


Reproduit avec l’aimable autorisation de la Fédération professionnelle des journaliste du Québec


Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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