Infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)

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Infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)

À LA UNE

La FPJQ en demande dans les médias

La FPJQ a été des plus présentes dans les médias au cours de la dernière semaine. La polarisation au Québec, la Semaine de la presse et des médias, l’intimidation envers les journalistes et aussi des entrevues sur la Journée mondiale de la liberté de la presse, notre président Michaël Nguyen était de toutes les tribunes !

Vendredi dernier, à l’émission le Tour de la question à Radio Centre-Ville, l’animatrice Sophie Stanké s’est attardée à la place grandissante de l’opinion dans les médias ainsi qu’à la polarisation et au manque de nuance qu’entraînent les réseaux sociaux. Le segment commence vers 18 minutes 30 secondes.

Le président de la FPJQ a d’abord été interrogé sur les opinions qui semblent prendre une place grandissante dans les médias au détriment du journalisme d’information. « Les gens ne font plus la différence entre un chroniqueur d’opinion et un journaliste. Ça crée une confusion qui n’est pas géniale pour les journalistes et c’est pour ça que ça prend de l’éducation aux médias. »

L’animatrice fait ensuite remarquer que les gens se campent sur des positions, sans laisser de place aux zones grises. « On ne peut pas satisfaire tout le monde, » a rétorqué Michaël Nguyen. « Avec la pandémie, certains trouvent que les journalistes sont trop durs avec le gouvernement et d’un autre côté d’autres trouvent que l’on est trop mou. Ça crée une polarisation. »

Les médias sociaux ont ensuite pris le relais. « La situation est alarmante avec les algorithmes. Le nombre de clics est devenu plus important que la valeur informative d’un article. » Il fait aussi remarquer qu’à l’inverse d’un journal qui va présenter différents points de vus dans plusieurs articles, les gens qui s’informent uniquement sur les médias sociaux n’ont pas accès à cette diversité aussi facilement.

« On n’a pas à tolérer de se faire attaquer »

Le même jour, dans un article de La Presse, signé par Nicolas Bérubé, l’intimidation envers les journalistes était le point de mire. M. Nguyen y remarque une hausse des plaintes reçues à la FPJQ concernant l’intimidation des journalistes depuis un an, ce qui coïncide avec le début de la pandémie.

« Ce qui est nouveau, c’est que les gens sont complètement désinhibés. Ils ne se cachent plus. Ils réagissent très rapidement. La critique a sa place. Les attaques n’ont pas leur place. J’encourage tous les journalistes à porter plainte. On n’a pas à tolérer de se faire attaquer. »

Il était également en entrevue, vendredi, à la radio CPAM 1410 concernant l’intimidation envers les journalistes. Des entrevues à RDI, LCN et CBC Radio, dimanche et lundi, sont parmi les autres interventions du président, cette fois dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

Finalement, ICI Radio-Canada Première présentait, hier soir, le troisième et dernier épisode de la série, Le journalisme : une histoire de famille, animée par les journalistes Alain Gravel et son fils, Simon Coutu.

Cette série a mis en lumière l’histoire du journalisme des 50 dernières années à travers le regard de journalistes de différentes générations, mais issu d’une même famille. Un des thèmes abordés en présence de notre président traitait de la question de la transmission familiale chez les personnes issues de la diversité.

Erratum

Deux erreurs se sont glissées dans l’infolettre de la semaine dernière. Tout d’abord, dans les réactions de la FPJQ, le nom du média Avenues.ca avait été mal orthographié. Aussi, dans la nouvelle sur la lanceuse d’alerte, la localisation du CHSLD de Saint-Laurent était erronée Il est situé dans la région de Montréal et non en banlieue de la ville de Québec.


Un individu se ferait passer pour un membre de la Fédération

Mise en garde de la FPJQ

Depuis quelques semaines, un individu se présenterait dans des commerces de la communauté marocaine de Montréal pour exercer une forme de chantage. Selon les informations recueillies, cette personne s’identifierait comme un membre de la FPJQ et harcèlerait des commerçants pour obtenir des publicités rémunérées. En cas de refus, il les menacerait d’écrire des reportages s’attaquant à leur réputation.Un autre cas troublant qui le concernerait nous a également été rapporté dans les dernières heures.

Si vous avez été témoin ou victime d’une situation similaire, ou de tout autre cas de nature frauduleuse, nous vous invitons à les communiquer par courriel à info@fpjq.org.

L’individu en question a fait une demande d’adhésion à la FPJQ à l’automne 2020 qui avait été refusée, car elle ne respectait pas les normes du guide de déontologie et les règlements généraux de la Fédération. La FPJQ va étudier les recours judiciaires qu’elle pourrait entreprendre pour que cesse cette usurpation.

Pour devenir membre professionnel, un journaliste doit prendre un engagement moral à respecter le Guide de déontologie de la FPJQ. Cet engagement est requis au moment de l’adhésion et/ou lors de son renouvellement.

Afin d’obtenir le statut de membre professionnel, la personne qui fait une demande doit prouver qu’elle occupe comme occupation principale, régulière et rétribuée l’exercice d’une fonction de journaliste (telle que décrite dans les règlements généraux à l’article 2,01 b) pour une ou plusieurs entreprises de presse québécoises, sans détenir en parallèle un métier ou des fonctions incompatibles avec le journalisme.

Des dispositions particulières définissent également le statut de membres associés et celui de membres étudiants.


Réaction de la section Québec de la FPJQ

La protection des sources journalistiques est un principe non négociable

La section Québec de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) demande à Régis Labeaume (photo) de cesser de dénigrer les sources journalistiques qui requièrent l’anonymat. Par ses propos, le maire de Québec décrédibilise le travail des professionnels de l’information, qui est pourtant balisé par des principes déontologiques clairs.

Lors d’une conférence de presse tenue le 29 avril, M. Labeaume a commenté un article du Journal de Québec dans lequel une source remettait en question le choix de Denis Turcotte comme nouveau chef du Service de police de la Ville de Québec. « Ça aurait pu être créé de toutes pièces, cette affaire-là. Ça aurait pu être demandé à n’importe qui, n’importe quel loustic dans la rue, » a lancé le maire en référence à la source du Journal de Québec.

Le journaliste Taïeb Moalla avait pourtant pris soin d’écrire qu’il s’agissait d’une source « qui connaît les arcanes du milieu policier à Québec. » M. Labeaume a ensuite déploré que les propos d’une
« source anonyme » aient été relayés par le Journal de Québec, avant d’ajouter que « si cette source-là existe et qu’elle n’a pas le courage de se nommer, ça fait dur, » suggérant que la source aurait pu être inventée.

L’actuel maire de la ville de Québec a annoncé hier qu’il n’allait pas se représenter en novembre pour un nouveau mandat.

LA SUITE DU COMMUNIQUÉ


Journal Le Facteur

La FPJQ-Montérégie rappelle l’importance de bien valider les sources d’informations

Après The Epoch Times qui a inondé le Québec en début d’année, voilà que plusieurs citoyens sorelois affirment avoir reçu, hier, un feuillet de deux pages dans leur boîte aux lettres ayant comme titre le Journal Le Facteur. À la fin du mois de mars, Le Journal de Québec avait également relaté l’apparition de ce journal dans la capitale.

Sans se prononcer directement sur le Journal Le Facteur, la présidente de la section Montérégie de Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Stéphanie MacFarlane, rappelle à la population l’importance de bien valider les informations.

« C’est important de s’informer auprès de sources médiatiques crédibles et reconnues. Les journalistes professionnels ont une guide de déontologie à respecter et ils publient de l’information neutre et objective. Rapporter des faits vérifiés est la base de tout, » souligne-t-elle en entrevue au Journal les 2 Rives.

Mme MacFarlane, qui est elle-même journaliste au journal Le Canada Français à Saint-Jean-sur-Richelieu, ajoute que les journalistes défendent l’intérêt du public et de personne d’autre. « Nous sommes indépendants. On ne défend pas d’intérêt personnel ou des intérêts particuliers, comme ceux du gouvernement. C’est l’intérêt public qui prime. »

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Semaine de la presse et des médias

Plus que quelques heures à l’édition 2021

La semaine de la presse et des médias 2021 se termine officieusement demain et vous avez été nombreux à participer aux différentes activités organisées dans les derniers jours. Il reste encore quelques événements, et pas les moindres, ce soir, demain, ce week-end et au cours de la prochaine semaine.

Consulter la programmation sur notre site web pour les détails et pour vous inscrire aux activités à venir. Pandémie oblige, la majorité des événements se dérouleront en mode virtuel.

Table ronde sur les fausses nouvelles

Les fausses nouvelles, plus communément appelées fake news, laissent peu d’indifférents : le phénomène a pris une ampleur inquiétante durant les dernières années, semant l’inquiétude et la confusion de part et d’autre.

Quel rôle joueront les professionnel.le.s de l’information face à cette problématique? Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec Michaël Nguyen en discutera avec Jean-Michel Lapointe, co-auteur d’un texte à venir dans la revue Documentation et bibliothèques portant sur le rapport entre bibliothécaires et fake news.

L’événement est gratuit et ouvert à tous. Pour participer, inscrivez-vous ici.

BILLET

Les propos reproduits ici n’engagent que l’auteur. La FPJQ ne cautionne ni ne condamne ce qui est écrit dans ces textes d’opinion.

La désinformation s’accentue dans les médias

Par Charlotte Nieuwenhuis

Étudiante en journalisme numérique à l’Université d’Ottawa et stagiaire à la FPJQ

Les fausses informations atteignent non seulement plus de gens que les vraies nouvelles, mais aussi beaucoup plus rapidement, ont constaté des chercheurs du Massachussets Institute of Technology (MIT) en levant le drapeau rouge sur le danger que cela représentait pour la démocratie.

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EN MANCHETTE

Communiqué du Conseil de presse du Québec

Une entrave inquiétante au travail journalistique

Depuis quelques semaines, le Conseil de presse du Québec (CPQ) reçoit des centaines de plaintes «copier-coller» concernant seulement un ou deux textes de journalistes. L’envoi de ses plaintes est encouragé par certains individus qui relaient l’information sur les réseaux sociaux. Leurs publications incitent les gens à « inonder » le CPQ, la FPJQ, les médias et même directement des journalistes. Ce type de comportement nuit aux autres personnes du public qui déposent des plaintes réfléchies et sérieuses, car elles risquent de se perdre ou de prendre du retard dans le flot de lettres répétitives.

Peu importe le nombre de plaignants, le Conseil tient à rappeler qu’une seule plainte est nécessaire pour que le comité s’y penche, en vertu du Guide de déontologie du CPQ.

De plus, en agissant ainsi, nombre d’histoires et de sujets d’intérêt public pourraient aussi être perdus dans la masse de courriels que reçoivent les médias et des journalistes. Le CPQ considère qu’il s’agit d’une entrave au travail journalistique.

« Ceux qui les incitent à le faire savent très bien, et c’est de toute évidence leur objectif, qu’ils nuisent ainsi au travail des médias, des journalistes et du Conseil de presse » indique le communiqué.

Le CPQ avise le public qu’à partir d’aujourd’hui, les plaintes acceptées pour étude devront être transmises uniquement par le formulaire disponible sur le site web.

LE COMMUNIQUÉ


Couverture journalistique déficiente de Radio-Canada sur La Haute-Côte-Nord

Le conseil des maires de la MRC réclame des changements

Le conseil des maires de la Haute-Côte-Nord dénonce « l’absence injustifiée et incompréhensible » de Radio-Canada sur le territoire de La Haute-Côte-Nord et réclame une meilleure couverture journalistique de la région dans les meilleurs délais.

Le conseil estime que la Société Radio-Canada n’offre aucun appui pour rapporter la vie haute-nord-côtière. La MRC est actuellement couverte par la station de Radio-Canada sur la Côte-Nord, qui est située à Sept-Îles.

Une résolution déplorant la situation a été proposée plus tôt cette semaine par madame le maire de Sacré-Cœur Lise Boulianne, appuyée du maire de Tadoussac Charles Breton. Le directeur général de la MRC Paul Langlois a reçu le mandat de la transmettre aux autorités compétentes.


Embauche de 250 journalistes et création de 50 points de vente au Canada

Un nouveau groupe de presse veut relancer l’information locale

Overstory Media Group a l’intention d’embaucher 250 nouveaux journalistes et de créer 50 nouveaux points de vente au Canada d’ici 2023. La nouvelle entreprise exploite, pour le moment, des infolettres et des sites de nouvelles régionales en Colombie-Britannique.

L’annonce arrive à un moment difficile pour les médias canadiens. Malgré les efforts du gouvernement, la pandémie a entraîné au Canada la fermeture de 52 médias régionaux en 2020.

L’histoire a débuté en 2019 avec Capital Daily, quand l’entrepreneur Andrew Wilkinson a embauché un journaliste et lancé une infolettre quotidienne dans la ville de Victoria. En l’espace de deux ans, l’infolettre est rapidement devenue l’un des journaux les plus lus de la ville.

« J’ai toujours cru que les médias régionaux allaient survivre. Il faut simplement que cela soit fait de la bonne manière. L’idée de s’étendre à l’ensemble du pays reflète à la fois le succès des points de vente actuels et les marchés très mal desservis en dehors des grands centres urbains. Lorsque nous regardons ces communautés, notre objectif est d’être là pour les 30 ou 40 prochaines années, » a déclaré le PDG Farhan Mohamed, qui a cofondé la nouvelle entreprise avec Wilkinson.

Plus d’informations


Cas de cyberviolences

Les femmes journalistes sont les plus ciblées selon l’UNESCO

Près de trois femmes journalistes sur quatre affirment avoir été la cible de violence en ligne, selon une étude mondiale menée le Centre international des journalistes et commandée par l’UNESCO. Ces violences sexistes et souvent sexualisées ont un impact majeur sur la santé mentale des journalistes interrogées : 26% d’entre elles souffrent de troubles liés à ces attaques et 30% ont considéré censurer leurs propos, par peur pour leur sécurité.

L’enquête mondiale, dont les résultats ont été dévoilés vendredi dernier, a été menée auprès de 901 journalistes originaires de 125 pays.

Interrogée par l’AFP, Saorla McCabe (photo), conseillère principale pour le développement de la communication, de l’information et des médias à l’UNESCO constate que « la misogynie s’ajoute à d’autres formes de discriminations : les femmes journalistes noires, lesbiennes ou d’une certaine religion, par exemple, subissent beaucoup plus de discriminations. Elles sont très souvent axées sur des caractéristiques personnelles plutôt que sur le contenu de leur travail. »

LES RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE


Début du premier Média Lab UQAM – La Piscine

Le recrutement du premier Média Lab UQAMLa Piscine est désormais terminé après avoir reçu 52 candidatures. Six projets de nouveaux médias ont été dévoilés au public mardi lors du lancement virtuel de ce programme de dix semaines, se terminant le 6 juillet.

Cinq des projets médias choisis sont issus de la région de Montréal, soit la Chambre d’écho exposée, Le Club-École, Né Pour Un Gros Pain, Réseau d’information local MTL et Taam Media. Le sixième, Ma Petite chimiste, a vu le jour à Lethbridge en Alberta.

Ce projet de développement de l’entrepreneuriat médiatique s’est ouvert aux étudiantes et étudiants des universités francophones du Canada ainsi qu’aux professionnelles et professionnels du pays ayant un projet d’innovation dans le domaine des médias périodiques avec l’objectif de définir et expérimenter de nouveaux modèles ou produits dans le secteur des médias périodiques.

« Ce premier Média Lab est le fruit d’une collaboration entre l’UQAM, La Piscine et Patrimoine Canadien, » souligne le professeur de journalisme de l’École des médias Patrick White et idéateur du Média Lab. « Nous jetons les bases d’une plus grande collaboration entre l’UQAM et l’industrie des médias sur le plan de l’innovation journalistique et technologique. Cela permettra également de cogiter sur de futurs modèles d’affaires et sur l’entrepreneuriat médiatique. »

LE COMMUNIQUÉ


Bibliothécaires et journalistes

Un rapprochement est nécessaire pour contrer les fakes news

Maryse Trudeau, directrice de la médiation documentaire et numérique à Bibliothèque et Archives nationales du Québec regrette que les journalistes ne s’appuient pas davantage sur les bibliothécaires. « Que vous vous intéressiez au sujet, maintenant, me semble révélateur », tient-elle à préciser lors d’un entretien au Devoir. Elle admet toutefois que les gens de sa profession doivent prendre leur place.

BAnQ (photo) a conçu de nouveaux outils pour débusquer les mensonges et promouvoir les sources dignes de foi, dont « Comment repérer les fausses nouvelles. »

Mathieu-Robert Sauvé, dont un récent essai porte sur la crise actuelle des médias et la crise existentielle des journalistes (Le journaliste béluga. Les reporters face à l’extinction) estime que les journalistes doivent se rapprocher du milieu des bibliothèques et des bibliothécaires. « Non seulement j’ai découvert des gens très engagés, mais ils ont souvent pris des initiatives dans leur village, leur quartier, avec des ateliers, des conférences, pour contrer la désinformation. Ils sont des alliés indispensables de l’information de qualité, et donc des journalistes. »

Sylvie Michaud qui travaille depuis 12 ans à la bibliothèque Françoise-Bédard de Rivière-du-Loup partage l’analyse de monsieur Sauvé. « Le journaliste recherche la vérité, et nous aussi.  Au moment de donner l’information, nous ne pouvons pas y ajouter notre avis personnel. Autre parallèle avec les journalistes ? Les sources ! C’est dans notre ADN : il faut donner au moins deux sources. »

Madame Trudeau s’intéresse depuis longtemps à l’éducation aux médias et croit que les bibliothèques publiques ont un peu tardé à en faire une priorité. « Un citoyen bien informé est un citoyen en meilleure santé, plus prospère et plus heureux » affirme la bibliothécaire.

LE TEXTE DU DEVOIR


Nouvelle taxe canadienne sur les services numériques

Netflix en serait exempté

Selon Radio-Canada, le géant numérique Netflix serait exempté de la taxe sur les services numériques annoncée dans le récent budget fédéral. Le ministère des Finances confirme que cette nouvelle mesure exclurait les revenus provenant des frais d’abonnement des utilisateurs pour visionner des contenus. Dans le cas de Netflix, la TPS/TVH aux fournisseurs étrangers qui vendent des produits numériques ou des services serait appliquée.

Le champ d’application de la nouvelle taxe, en vigueur à partir du 1er janvier prochain, se limitera aux recettes réalisées grâce aux marchés en ligne, aux médias sociaux, aux publicités et aux données des utilisateurs, mais pas sur les abonnements à des plateformes.

« Ça ne coûte rien à Netflix. Aux yeux des libéraux, les abonnements de Netflix ne sont pas suffisants pour justifier que ces gens paient leur impôt sur le revenu qu’ils font ici au Canada. C’est scandaleux. C’est deux poids, deux mesures » a affirmé le chef adjoint du NPD Alexandre Boulerice

Le directeur de l’organisme Canadiens pour une fiscalité équitable, Tony Sanger, soutient ne pas comprendre ce refus d’imposer directement les revenus tirés des frais d’abonnements canadiens aux services de diffusion en continu.

En savoir plus


Congo

Six mois de prison et une amende salée pour un journaliste

Incarcéré depuis trois mois, un directeur de publication devra rester en prison trois mois de plus pour diffamation. Raymond Malonga (photo), de l’hebdomadaire satirique congolais Sel-Piment, avait déjà purgé trois mois en prison pour des propos diffamatoires. Il avait été arrêté par les services de renseignements du pays au début du mois de février.

Lundi dernier, lors de la Journée mondiale pour la liberté de la presse, la justice congolaise a ordonné une sentence de trois mois de plus pour Raymond Malonga, ainsi qu’une amende de 30 millions de francs (soit plus de 65 000 dollars canadiens).

M. Malonga est accusé de diffamation à l’égard de Georgette Okemba, l’épouse du conseiller spécial et neveu du président du Conseil national de sécurité du Congo. Le journaliste aurait publié un article dans lequel il l’accusait d’avoir détourné des fonds publics.

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) déplore la condamnation de M. Malouga, qui ne respecte pas le droit de la presse congolais quant à la diffamation. RSF juge également qu’il est détenu illégalement.

LA nouvelle


Pour soutenir la journaliste Maria Ressa des Philippines

Une campagne internationale de solidarité est lancée

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2021, lundi dernier, Reporters sans frontières (RSF) et la coalition #HoldTheLine ont lancé une campagne de solidarité inédite en faveur de la journaliste Maria Ressa. Cette dernière risque de passer le reste de sa vie en prison aux Philippines.

Un site internet dédié à la campagne rassemble des centaines de vidéos enregistrées par des personnalités influentes qui seront diffusées en boucle jusqu’à ce que toutes les accusations qui pèsent sur Maria Ressa et le site d’information Rappler soient abandonnées.

Depuis deux ans, 10 mandats d’arrêt ont été lancés contre la journaliste. Parmi les accusations figurent trois poursuites en diffamation et d’autres de fraude fiscale. Maria Ressa a été jugée coupable d’une première accusation de diffamation en juin 2020.  Si la décision n’est pas annulée en appel, la journaliste sera condamnée à une peine de prison de six ans. Si toutes les accusations retenues contre elle se confirment, la journaliste risque la détention à perpétuité.

« Les attaques féroces du régime Duterte contre Maria Ressa sont autant d’attaques contre le journalisme, mais aussi contre la démocratie, » déclare le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. « Depuis plusieurs années, RSF se mobilise pour soutenir cette courageuse journaliste. Aujourd’hui, nous appelons le public du monde entier à lutter à nos côtés pour la défendre et la protéger de la menace toujours croissante d’une peine de prison à vie. »

La campagne


Un talk-show à saveur journalistique animée par une politicienne à Hong Kong

On n’est jamais mieux servi que par soi-même

Carrie Lam (photo), la cheffe de l’exécutif hongkongais, anime depuis le 28 avril un talk-show quotidien en chinois cantonais sur la chaîne publique RTHK. Présentée comme une émission journalistique, madame Lam veut promouvoir des réformes électorales impopulaires sans s’exposer aux questions posées par les journalistes.

« Le rôle d’un média public n’est pas de relayer la propagande des autorités, mais de fournir des informations factuelles et pertinentes, » a rappelé le directeur du bureau Asie de l’Est de Reporters sans frontières, Cédric Alviani. Il a demandé à la cheffe de l’exécutif hongkongais de « mettre fin immédiatement à cette parodie de journalisme et à faire cesser les attaques contre l’indépendance des journalistes de RTHK. »

Ces dernières années, la chaîne publique RTHK a été la cible d’une campagne de harcèlement et de censure qui s’est intensifiée avec l’arrivée d’un nouveau directeur des programmes en mars dernier.

La nouvelle


France

La rédaction de 20 minutes suspend sa grève

Après deux jours de contestation qui n’ont pas dissipé leurs inquiétudes, les journalistes du média gratuit français 20 Minutes ont annoncé, vendredi, la suspension dès le lendemain de leur mouvement de grève.

La quasi-totalité du personnel de la rédaction était en grève depuis la veille en matinée. Ils protestaient contre la dégradation de leurs conditions de travail qui, selon eux, « met en péril leur mission d’information. » L’édition numérique de vendredi n’a pas été publiée.

Le retour au travail a été voté après une rencontre avec la direction vendredi dernier. Les grévistes ont annoncé avoir obtenu le remplacement d’un poste jusque-là incertain. Ils n’ont pas été convaincus toutefois par les autres réponses du président de 20 Minutes.

« De nombreuses inquiétudes subsistent sur le maintien des effectifs. La perspective d’une réorganisation de la rédaction au début de l’été, évoquée ce matin par la direction, préoccupe grandement les salariés, » ont déclaré des membres de la rédaction.

Le journal, filiale du quotidien régional Ouest-France et de l’éditeur de presse belge Rossel, a été fortement fragilisé par la crise sanitaire et la chute du marché publicitaire. Créée en 2002, la publication cible les 15 à 49 ans, notamment dans les transports en commun. Le média gratuit s’est aussi développé sur internet et revendique un total de 23 millions de lecteurs par mois, dont 3 millions pour son édition papier.

Les explications du Monde


DES NOUVELLES DE NOS MEMBRES

Deux nouveaux livres pour Marie-Claude Ouellet

La journaliste scientifique et membre de la FPJQ, Marie-Claude Ouellet, publie deux nouveaux livres.

Le premier, intitulé Les Sols, a été publié en avril 2020 par les Éditions Québec Amérique. Les Sols forment la terre riche sur laquelle nous marchons. C’est cette matière qui nourrit les plantes et qui sert d’habitat à des millions d’organismes vivants.

La publication fait partie de la série Savoir, une collection de documentaires, rassemblant des faits historiques et scientifiques. L’approche positive, constructive et non moralisatrice de ces documentaires conçus par un collectif d’auteur, se distingue du ton alarmiste souvent utilisé dans d’autres livres traitant du sujet, étant susceptible de causer de l’écoanxiété chez les enfants. La série rassemble des faits historiques, des informations loufoques et des gestes simples à poser pour aider l’environnement, le tout validé par un expert dans le domaine.

La recherche et la rédaction pour Les Sols ont été effectuées par madame Ouellet.

Des athlètes époustouflants

La deuxième publication, Des athlètes époustouflants, aux éditions Bayard, sera disponible en librairie le 12 mai. Il propose aux enfants de découvrir le mouvement sportif, à travers les parcours impressionnants d’une vingtaine d’athlètes paralympiques canadiens.

Premier livre canadien sur le sujet et créé en collaboration avec le Comité paralympique ­canadien, il met de l’avant le mouvement paralympique qui permet de changer la ­perception de l’excellence, de la diversité et du handicap à travers le monde. La recherche, les entrevues et la rédaction Des athlètes époustouflants ont été réalisées par Marie-Claude Ouellet. Les illustrations sont de Jacques Goldstyn, illustrateur des Débrouillards.

Source : Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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