Infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

Infolettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

À LA UNE

Les interventions de la FPJQ dans les médias

Le président de la FPJQ, Michaël Nguyen a réagi à deux reprises dans les médias au cours de la dernière semaine. Tout d’abord, dans une chronique de Claudia Larochelle parue sur avenue.ca, qui constate que les femmes journalistes sont plus que jamais la cible de haine, en ligne, mais aussi sur le terrain. Elles sont nombreuses à dénoncer la situation, qu’elles travaillent à l’écrit ou à la télévision.

Michaël Nguyen le confirme, ce sont les femmes journalistes qui sont les plus ciblées par la violence. « On constate qu’elles sont attaquées au sujet de leur physique et c’est encore pire dans le cas de femmes racisées, » a-t-il déploré. «Il y a vingt ans, on parlait de trolls anonymes en ligne. Aujourd’hui, ils ne prennent même plus la peine de se cacher. On dirait que la pandémie fragilise certaines personnes, les amène à une désinhibition. »

Catherine Tait, la présidente-directrice générale de CBC/Radio-Canada, a souligné la recrudescence de la violence envers les journalistes, plus particulièrement les femmes, dans une lettre ouverte publiée par La Presse. Dans son texte, elle rappelait l’alarme sonnée l’été dernier par la FPJQ. La Fédération avait dénoncé plusieurs cas d’agressions lors de manifestations contre le port du masque et indiqué que les femmes journalistes étaient « plus souvent visées par des agressions physiques ou à caractère sexuel. »


Semaine de la presse et des médias

Plus que quelques jours avant le début de l’édition 2021

La semaine de la presse et des médias 2021 démarre lundi prochain et l’inscription est ouverte pour les différentes activités annoncées. L’équipe a élaboré un programme qui s’adresse aux professionnels des médias, aux étudiants ainsi qu’au grand public. Plusieurs partenaires et sections régionales de la FPJQ présenteront divers ateliers et conférences. Consulter la programmation sur notre site web pour tous les détails et pour vous inscrire aux différents événements. Pandémie oblige, la majorité des activités se dérouleront en mode virtuel.

Journée mondiale de la liberté de la presse

La journée du 3 mai permet de rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse et constitue également une journée de réflexion pour les professionnels des médias sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l’éthique professionnelle.

La Journée est également un soutien aux médias qui sont des cibles pour la restriction ou l’abolition de la liberté de la presse et elle commémore les journalistes qui ont perdu la vie en pratiquant leur métier.

Cette année, le thème est « L’information comme bien public. » La Journée mondiale affirme l’importance de défendre l’information comme un bien public, souhaite explorer ce qui peut être fait dans la production, la distribution et la réception de contenu pour renforcer le journalisme et faire progresser la transparence et l’autonomisation tout en ne laissant personne de côté. Le thème est d’une pertinence particulière pour tous les pays du monde, car il prend en compte l’évolution d’un système de communications qui a un impact sur notre santé, les droits de l’homme, les démocraties et le développement durable.

   EN SAVOIR PLUS

Le financement des médias est toujours un enjeu

Dans un entretien au Journal Métro, portant sur les crédits d’impôt accordés pour les abonnements à des nouvelles numériques, le président de la FPJQ a rappelé l’enjeu du financement, depuis que les géants du Web ont vampirisé une grande partie des recettes publicitaires qu’obtenaient les médias par le passé. Selon lui, l’abonnement serait alors une échappatoire pour les journaux comme pour les citoyens. Il rappelle toutefois que les exemples de mur payant n’ont pas été concluants par le passé.

« Lire les journaux n’est pas totalement inutile. Un citoyen qui vote c’est bien, un citoyen informé qui vote, c’est mieux, » mentionne Michaël Nguyen. « C’est toujours plaisant de voir de nouveaux médias qui naissent, mais en même temps, c’est une réalité difficile. Quelle est la proportion de la population qui s’abonnerait pour faire vivre une salle de nouvelles ? »


Mercredi 12 mai à midi

Table ronde sur les fausses nouvelles

Les fausses nouvelles, plus communément appelées fake news, laissent peu d’indifférents : le phénomène a pris une ampleur inquiétante durant les dernières années, semant l’inquiétude et la confusion de part et d’autre.

Quel rôle joueront les professionnel.le.s de l’information face à cette problématique? Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec Michaël Nguyen en discutera avec Jean-Michel Lapointe, co-auteur d’un texte à venir dans la revue Documentation et bibliothèques portant sur le rapport entre bibliothécaires et fake news.

L’événement est gratuit et ouvert à tous. Pour participer, inscrivez-vous ici.

EN MANCHETTE

Le Conseil de presse du Québec rend huit nouvelles décisions

Le Conseil de presse du Québec (CPQ) a publié, hier, huit nouvelles décisions relatives à des plaintes qu’on lui avait soumises, dont six ont été rejetées. Les deux décisions qui ont été retenues impliquent le Journal de Montréal.

Le Conseil a adressé un blâme sévère au Journal de Montréal et aux journalistes Roxane Trudel et Dominique Scali. Selon la décision, le reportage diffusé contenait une combinaison d’informations qui permettait d’identifier une personne mineure impliquée dans une cause judiciaire. Le CPQ a rappelé qu’il était essentiel d’éviter de publier toute mention pouvant permettre l’identification d’une mineure dans un tel contexte, soit comme victime ou comme témoin, « sauf s’il existe un intérêt public prépondérant. » Le Conseil a statué que ce n’était pas le cas dans cette situation.

L’autre plainte retenue contre le Journal de Montréal, concerne une publicité de la borne Hélix de Vidéotron présentée sous la forme d’une nouvelle. Le plaignant Yves Michaud estimait que le média n’avait pas clairement identifié le texte comme étant une publicité. La décision lui a donné raison, car la nature publicitaire du texte n’était pas évidente au premier coup d’œil. « Les médias d’information établissent une distinction claire entre l’information journalistique et la publicité afin d’éviter toute confusion quant à la nature de l’information transmise au public. »

Le CPQ a aussi déploré le refus de collaborer du Journal de Montréal, qui n’est plus membre du Conseil de presse, et qui n’a pas répondu aux plaintes le concernant. Des médias de Québecor ont d’ailleurs entrepris des démarches judiciaires contre le CPQ en 2018.

   Consulter les décisions rendues

L’insurrection au Capitole américain en janvier dernier

Des émeutiers tentent d’utiliser le journalisme comme défense

Le 6 janvier dernier, des partisans de Donald Trump ont pris d’assaut le Capitole américain dans le cadre de protestations contre l’élection du nouveau président, Joe Biden. Les émeutiers étaient entrés de force dans l’édifice, vandalisant les halles et forçant les membres du Congrès à évacuer les lieux.

Quelque 441 individus ont été arrêtés dans les trois mois suivant le 6 janvier 2021, notamment en raison du contenu incriminant massivement diffusé sur les réseaux sociaux. Les manifestants avaient filmé et photographié leur entrée par effraction, faisant de cet événement « le crime le plus documenté de l’histoire », selon le média Insider.

Aujourd’hui, certains de ces accusés tentent d’utiliser le journalisme en guise de défense : ils prétendent avoir infiltré le Capitole pas pour faire du grabuge, mais bien pour « rapporter » les faits en tant que « journalistes ».

Avec l’avènement du journalisme citoyen, il peut s’avérer complexe de déterminer qui est un journaliste, et qui n’en est pas un. Néanmoins, selon les experts, il est très peu probable que les émeutiers du Capitole soient en mesure de présenter une défense robuste qui les innocentera d’avoir participé à l’insurrection, qui a d’ailleurs fait plusieurs victimes. Ainsi, s’ils sont reconnus coupables d’avoir activement participé aux émeutes, les prétendus « journalistes » feront face à des sentences de plusieurs années en prison fédérale.

   La nouvelle

Burkina Faso

Deux journalistes espagnols assassinés dans une embuscade

Deux journalistes espagnols qui étaient portés disparus depuis lundi dernier ont été retrouvés morts dans la région de Fada N’Gourma-Pama, à l’est du Burkina Faso. Les deux hommes auraient apparemment été tués lors d’un attentat par des djihadistes qui ciblaient leur convoi, selon les autorités burkinabées et espagnoles.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), une organisation djihadiste liée à Al-Qaïda, aurait d’ailleurs revendiqué la responsabilité de l’attaque par le biais d’un enregistrement audio, selon l’Associated Press.

David Beriáin, 44 ans, et Roberto Fraile, 47 ans, étaient dans le pays pour tourner un documentaire sur la faune sauvage et la lutte contre le braconnage dans un parc national. Ils étaient accompagnés d’une quarantaine de personnes, dont des gardes de sécurité, des civils ainsi qu’un activiste irlandais, également décédé lors de l’embuscade.

Anthony Bellanger, secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), a condamné l’attaque lors d’un hommage aux victimes. Aux côtés de la Fédération européenne des journalistes (FEJ), il a déclaré que « cet incident choquant montre encore une fois le danger auquel sont exposés les journalistes lorsqu’ils collectent des informations au bénéfice du grand public. »

(Crédit photos Reporters sans frontières)

   PLUS DE DÉTAILS

Malgré la pandémie

La confiance envers les médias traditionnels est restée stable

Les résultats d’une enquête qui s’est penchée sur la confiance envers les médias et la désinformation en contexte de pandémie ont été dévoilés la semaine dernière. Elle a été menée par le centre d’études sur les médias de l’Université Laval en collaboration avec CROP, à la fin du mois de novembre 2020.

Le rapport constate que les médias traditionnels ont conservé la confiance d’une majorité de Québécois et de Québécoises pendant la pandémie et qu’ils les ont même aidés à mieux comprendre la crise sanitaire. Toutefois, près du quart des répondants estiment avoir moins confiance qu’avant la COVID.

L’enquête montre aussi l’existence au Québec d’une communauté importante de gens qui pensent que la pandémie est un complot.

Si la télévision reste de loin le moyen privilégié pour s’informer, les médias sociaux (Facebook, YouTube et Twitter) sont tout de même mentionnés par 17,7 % des répondants comme première source d’information sur l’actualité. Les adeptes des réseaux sociaux, le plus souvent des jeunes, sont les plus critiques envers les médias traditionnels auxquels ils disent en proportions plus élevées avoir perdu confiance et ce sont eux qui croient davantage aux idées douteuses.

   LES RÉSULATS DE L’ENQUÊTE

Lanceuse d’alerte congédiée en banlieue de Québec

Les partis d’opposition sont préoccupés par la situation

Selon Québec solidaire et le Parti québécois, le congédiement de Marie-Anne Labelle, une aide de service au CHSLD de Saint-Laurent à Saint-Augustin-de-Desmaures, prouve que la loi pour protéger les lanceurs d’alerte doit être revue. Des photos et des vidéos montrant les conditions de vie dans lesquelles les résidents du CHSLD étaient maintenus avaient été transmises au Devoir par l’aide de service âgée de 24 ans au début du mois de mars.

Le député péquiste Sylvain Gaudreault a déposé un projet de loi en mars pour modifier la Loi entrée en vigueur en 2017. « Les procédures actuelles pour la protection des lanceurs d’alerte sont nettement insuffisantes. » En entrevue au Devoir, il s’est dit préoccupé par cette situation. « Les employés de la fonction publique qui voient des situations aujourd’hui et qui lisent cet article-là, ça ne leur donne pas le goût de dénoncer. » Le député de Jonquière propose également de permettre aux lanceurs d’alerte de s’adresser directement aux médias.

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois constate à quel point la peur des représailles est présente parmi les travailleurs de la santé. « C’est la triste démonstration que rien n’a été changé dans le réseau de la santé et que l’omerta continue à le gangrener. On les a rencontrés par centaines, et il n’y a pas une seule de ces rencontres-là où l’on ne nous a pas parlé de la culture du silence. » Pour sa part, Québec solidaire propose de créer un nouveau poste de commissaire à l’intégrité pour recevoir les révélations des lanceurs d’alerte.

   Le reportage du Devoir

La radio CHNC de New Carlisle déménagera à Paspébiac

CHNC, l’une des plus anciennes stations de radio francophone en Amérique du Nord quittera ses locaux d’origine à New Carlisle, qu’elle occupait depuis sa fondation en 1933.

Le média gaspésien déménagera vers la fin du mois de juin à l’hôtel de ville de Paspébiac. La salle du conseil municipal sera réaménagée pour accueillir la station, propriété de la Coopérative des travailleurs CHNC depuis 2007.

Pour Michel Morin, le directeur de l’information et président du conseil d’administration de CHNC, l’indépendance journalistique de la station ne sera pas touchée. « L’administration municipale n’est pas devenue propriétaire de la radio. On va continuer à faire le travail que l’on a toujours fait, que ce soit pour des entrevues, des téléphones, ou suivre des conseils municipaux. Il n’y a strictement rien qui va changer au niveau journalistique. »

   LA NOUVELLE

Journalisme sportif en France

Un collectif de femmes souhaite un changement de mentalité

Le collectif français Femmes journalistes de sport a été officiellement lancé à la fin du mois de mars, en marge de la présentation du documentaire qui dénonce le sexisme dans le milieu du journalisme sportif « Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste » de Marie Portolano et Guillaume Priou. En quelques jours à peine, plus de 150 femmes ont adhéré au Collectif.

Avant même la présentation du documentaire, c’est le témoignage de Clémentine Sarlat qui, début avril 2020, a sonné l’alarme. Lorsqu’elle dévoile à L’Équipe le sexisme et la discrimination dont elle a été victime, cette spécialiste de rugby et d’athlétisme n’imagine pas les conséquences qui vont suivre.

Pour sa part, Virginie Plaut a cessé d’être journaliste dans le sport il y a dix ans parce qu’elle n’endurait plus le sexisme qu’elle y subissait. « J’ai un peu honte, avec le recul, de ne pas avoir parlé assez fort. » Aujourd’hui, elle dévoile ce qu’elle a traversé, sans cacher le nom des rédactions qu’elle a fini par quitter. Son témoignage figure, parmi d’autres, sur le site de Femmes journalistes de sport.

À l’Union des journalistes de sport en France, dont les chiffres ne sont pas exhaustifs, on dénombre 5 830 journalistes sportifs titulaires de la carte de presse, parmi lesquels 14 % de femmes. En comparaison, selon l’Observatoire des métiers de la presse, le métier dans son ensemble compte 52,5 % d’hommes et 47,5 % de femmes.

   L’Article du Monde

Sondage sur l’équité salariale de la Fédération internationale des journalistes

Une enquête sur les salaires des journalistes dans 157 pays

Pour de nombreux syndicats de journalistes, l’absence de données ventilées par sexe et le manque de transparence des salaires dans les médias constituent des obstacles majeurs aux négociations visant à réduire les inégalités salariales. C’est pourquoi la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a lancé une enquête mondiale en collaboration avec Wageindicator afin de documenter la différence de rémunération entre les sexes.

L’écart salarial entre les femmes et les hommes dans le monde est estimé à 23 %. Au rythme actuel, il faudra attendre jusqu’en 2086 pour parvenir à l’équité salariale dans le monde, selon l’Organisation internationale du travail (OIT). Le métier de journaliste ne fait pas exception, malgré le fait que de plus en plus de femmes obtiennent leur diplôme et joignent la profession.

L’écart de rémunération entre les sexes ne serait pas lié aux qualifications, selon la FIJ, qui considère plusieurs raisons comme sources d’iniquités. Parmi les principales, les femmes auraient un accès plus limité aux postes bien rémunérés et la conciliation travail-famille tarderait à s’implanter dans plusieurs salles de rédaction.

   Répondre au sondage

Aucune explication, causalité ou théorie ne seront permises

Une nouvelle revue scientifique axée sur les faits

The Journal of Quantitative Description : Digital Media, est une nouvelle publication disponible sur internet. La revue est dirigée par Andy Guess, de l’Université Princeton, Eszter Hargittai, de l’université de Zurich et Kevin Munger, de l’université Penn State.

Ses fondateurs veulent remédier à un courant qui prend de l’importance dans les médias. Ils estiment que certains journalistes passent trop de temps à décoder les intentions, à décrire les tendances et à en déduire le sens plutôt qu’à rapporter les faits.

Selon eux, la recherche causale qui pose la question du pourquoi a largement pris la place de la recherche descriptive qui pose la question du quoi, autant dans le monde journalistique que scientifique.

La longueur des articles de la revue ne sera pas limitée et ils seront disponibles gratuitement.

   Les explications du Nieman Lab

Projet de loi sur la sécurité globale en France

Reporters sans frontières demande le retrait de l’article 24

Depuis la présentation de l’article 24 au Parlement français en octobre 2020, Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé le texte qui pourrait permettre des poursuites judiciaires contre des journalistes qui diffusent des images de membres des forces de l’ordre.

Selon l’organisation, cet article est contraire à la Constitution française. Il porterait atteinte à la liberté d’expression et de communication et ne serait pas conforme au principe de légalité des délits et des peines. L’article 24 a été remanié au fil des débats parlementaires, mais les craintes exprimées par RSF sur la première version du texte persistent et se sont renforcées avec sa dernière mouture.

« La nouvelle rédaction du texte a simplement ajouté du flou, sans supprimer la grave menace que cette incrimination crée envers la liberté de la presse, » a indiqué Patrice Spinosi, l’avocat de RSF.

Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF, estime que l’entrave au travail des journalistes que constitue l’article 24 est disproportionnée et inadaptée. « Cet article mal écrit fait peser un risque trop important sur le travail des journalistes et le droit à l’information des citoyens pour être ainsi validé. »

D’après RSF, les principes de la Cour européenne des droits de l’Homme stipulent que les médias jouent un rôle crucial en matière d’information du public sur la manière dont les autorités maintiennent l’ordre.

   Le communiqué de RSF

Yémen

Les bureaux de Yemen Digital Media sous scellés

Les autorités Houthis du Yémen ont mis sous scellés, dimanche, les bureaux de l’une des plus grandes entreprises privées de services médiatiques du pays, Yemen Digital Media, empêchant du même coup les journalistes et le personnel d’y accéder. Yemen Digital Media fournit des services médiatiques aux principaux réseaux internationaux, notamment la BBC Arabic, Aljazeera, Russia Today et Al Hurra.

Les forces de l’ordre ont affirmé appliquer une décision judiciaire qui a désigné un tuteur légal pour gérer l’entreprise. La fermeture est survenue le jour après qu’un tribunal de Sana a reconnu coupable Taha Almamary, journaliste et directeur général de la société, de crimes contre la sécurité de l’État et d’espionnage.

Le Syndicat des journalistes yéménites (YJS) a déclaré que les accusations portées contre Almamary étaient sans fondement et que la procédure judiciaire était une parodie de loi, puisque tout s’est passé en catimini sans que le journaliste, la société ou toute autre partie concernée en soient informés.

Le YJS et la Fédération internationale des journalistes (FIJ) condamnent l’utilisation de procédures judiciaires peu crédibles pour couvrir la confiscation illégale d’une société de médias privée.

Le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger (photo), estime que le gouvernement de facto de Sana est entièrement fautif pour l’utilisation de procédures légales qu’il juge bidon. « Nous demandons à tous les médias internationaux de cesser d’utiliser les services des sociétés détenues ou contrôlées par les Houthis à Sana jusqu’à ce que Yemen Digital Media soit rendu à son propriétaire légitime et que nos collègues puissent reprendre le travail. »

(Crédit photo Wikipédia)

   TOUS LES DÉTAILS

Source : Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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