Journée internationale de la Francophonie – Le Comité syndical francophone de l’Éducation et de la formation émet une déclaration commune

logo-CSFEF

Journée internationale de la Francophonie

Le Comité syndical francophone de l’Éducation et de la formation émet une déclaration commune

MONTRÉAL, le 20 mars 2021 /CNW Telbec/ – Dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie, le Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation (CSFEF) rend publique une déclaration commune que vous trouverez ci-bas.

Le CSFEF regroupe les organisations syndicales et professionnelles de l’enseignement des pays de la francophonie, dont la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Sa création remonte à 1987. Elle est le fruit d’une décision collective prise par les personnes déléguées de 32 organisations de 22 pays de la francophonie, et ce, dans le cadre d’une première rencontre de ces organisations à Québec, à la veille du deuxième Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie.

Pour consulter la déclaration « Une francophonie en actions pour la paix, la démocratie, les droits et les libertés », cliquer ici.

Profil de la CSQ

La CSQ représente plus de 200 000 membres, dont environ 125 000 font partie du personnel de l’éducation. La CSQ compte 11 fédérations qui regroupent quelque 240 syndicats affiliés; s’ajoute également l’AREQ (CSQ), l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services éducatifs à la petite enfance, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

SOURCE CSQ

Liens connexes

http://www.lacsq.org/


Déclaration du Comité syndical francophone de l’Education et de la formation à l’occasion de la journée internationale de la francophonie

20 mars 2021

UNE FRANCOPHONIE EN ACTIONS POUR

LA PAIX, LA DÉMOCRATIE,

LES DROITS ET LES LIBERTÉS

En ce jour qui réunit les francophones du monde entier autour de valeurs communes, le Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation (CSFEF) a décidé de mettre l’accent sur la démocratie et les libertés. En effet nombre de déclarations et de publications de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) mentionnent ces principes essentiels dans la construction de l’espace francophone.

Ainsi, lors de la 46e session des droits de l’Homme des Nations-Unies, le 22 février dernier, la secrétaire générale de l’OIF Louise Mushikiwabo déclarait : « La francophonie est fortement engagée dans la promotion des droits et des libertés. Nous tenons ce mandat de la volonté des États membres qui ont adopté en novembre 2000 la déclaration de Bamako ».

Elle ajoutait également que si des progrès avaient pu être enregistrés, « nous devons collectivement reconnaître que le combat pour les droits humains et les libertés fondamentales demeurent d’une pressante actualité. »

L’OIF soutient la société civile, à travers notamment les 84 OING et 43 ONG accréditées, et la conférence des OING dispose d’une commission paix, démocratie et droits de l’Homme, dont fait partie le CSFEF.

Le CSFEF a voulu constater sur le terrain la réalité de l’application de tous ces principes auxquels les Etats membres ont adhéré en rejoignant l’OIF. Les témoignages recueillis auprès de syndicalistes de l’éducation, militants et militantes des droits Humains sont édifiants.

A Djibouti, la liberté d’expression est un combat permanent, il en est de même de tous les droits fondamentaux. Les pouvoirs publics ne tolèrent aucun syndicat, aucune opposition. Chaque jour, nous rapporte la ligue Djiboutienne des droits de l’homme avec des exemples précis, il y a des arrestations arbitraires, des emprisonnements pour avoir exprimé une opinion qui déplait au gouvernement.

La situation en Haïti est dramatique, le gouvernement agit par la terreur en soutenant des gangs armés qui attaquent notamment les organisations syndicales. Les opposants au régime ou les simples citoyens soupçonnés de les soutenir sont attaqués chez eux et dépouillés de leurs biens. De grandes manifestations populaires dénoncent la corruption qui détourne l’argent public, notamment celui dédié à l’éducation.

En République Centrafricaine, la majorité du pays n’est pas contrôlé par l’Etat central, la rébellion prolifère face à un régime usé qui est soutenu par des puissances étrangères, dont la France. Les riches ressources minières du pays ne profitent nullement à la population.

Au Sénégal, pays pourtant réputé stable, des manifestations visant à réclamer plus de démocratie dans le processus électoral ont été réprimées violemment. Des enseignants, soupçonnés de pousser leurs élèves dans la rue ont été arrêtés, dans leur école, dans leur classe. La société civile a réagi en dénonçant ces fausses accusations et appelé à la libération des personnes injustement emprisonnées.

Au Niger, les élections ont eu lieu récemment mais les tensions sont encore vives, il y a des enlèvements, des meurtres ethniques. Le président de la République est soutenu par la communauté internationale alors que la société civile nigérienne dénonce les arrestations arbitraires et l’emprisonnement de dirigeants de l’opposition.

La population du Tchad se sent oubliée, pourtant il s’y passe des choses graves. Des centaines de personnes ont été arrêtées pendant la période électorale, un candidat de l’opposition a été violemment interpellé par la police chez lui sous prétexte de « diffamation envers la femme du président », sa mère a été tuée. D’autres personnes ont alors retiré leur candidature à l’élection présidentielle. Le président actuel brigue un sixième mandat alors que la Constitution limite à deux, au détriment de la population. Le système scolaire est défaillant car les enseignants subissent des baisses de salaire. Les étudiants fuient le pays pour aller étudier au Cameroun. C’est un vrai gâchis.

Ces quelques témoignages ne sont malheureusement pas exhaustifs. Ils s’accompagnent d’une demande pressante auprès de l’OIF et des pays influents comme la France, de cesser de soutenir les régimes discrédités auprès de leur population.

Le CSFEF exhorte l’OIF à travailler davantage pour, comme elle l’écrit elle-même dans son document sur la démocratie, « enraciner les droits et les libertés, promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, protéger les acteurs de la démocratie et des droits de l’Homme ».

L’OIF dispose d’un outil, la déclaration de Bamako signée en novembre 2000 qui constitue un engagement fort des États. À chaque manquement grave aux principes démocratiques, l’OIF est fondée à intervenir et surtout elle doit appuyer et défendre les hommes et les femmes qui luttent dans leur pays pour que les engagements démocratiques soient tenus.

Nos collègues sont intervenus en français, cette belle langue qui nous rassemble, qui permet de partager solidairement nos difficultés et nos espoirs au-delà des frontières. C’est un appel à la solidarité et à l’action qui est lancé en cette Journée internationale de la Francophonie et nous espérons tous et toutes qu’il sera suivi d’effets.

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

Tagged with: , ,
Publié dans Communiqués de presse

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Concours pour les Québécois et résidents du Québec : abonnez-vous à ce magazine en ligne et courez la chance de gagner un dictionnaire Le Robert illustré 2022

Joignez-vous à 1 292 autres abonnés

Les mots nouveaux des dictionnaires Le Robert 2022 (cliquez sur l’image)
DOSSIER
Follow Appui-livres on WordPress.com
Ce site web est sous licence Creative Commons – Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.5 Canada (CC BY-NC-ND 2.5 CA)
Article explicatif au sujet de notre maison d’édition
Dossier « Les 500 ans de la mort de Léonard de Vinci »
Dossier – Résultats du sondage « Les Québécois et leurs écrits »
Composition technique d’un article de presse
Les styles interpersonnels selon Larry Wilson
Se connecter
Magazine littéraire

Ce magazine littéraire est l’œuvre de la Fondation littéraire Fleur de Lys et s'inscrit dans une mission d'éducation populaire au sujet du monde du livre, et ce, tant auprès des auteurs que des lecteurs.

Vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante :


contact@manuscritdepot.com

Archives
Recherche par catégorie
%d blogueueurs aiment cette page :