Impact du secteur du livre sur l’environnement (France)

Etude HAATCH (anciennement AK2C Conseil) et Income Consulting, copilotée et cofinancée par l’ADEME et Activa Capital – Mars 2014 Télécharger l’intégral de ce document (PDF). Source : Agence du Don en Nature (France). Cliquez ici pour accéder à toutes les publications (PDF) de cette source.


THÈME

Impact du secteur du livre sur l’environnement (France)

Dans l’article «Quatre idées reçues sur le gaspillage d’objets» publié dans l’édition du 8 septembre 2020 de La conversation (reproduit ci-dessous), on trouve de nombreux liens vers des études dont certaines sections mettent en relief l’impact du secteur du livre sur l’environnement. Je vous prie de bien vouloir vous pencher sur ce thème pour saisir toute l’importance de l’économie circulaire dans le domaine du livre en France, grâce notamment à la La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire : les mesures phares.

Fin de l’élimination des invendus

Chaque année, 630 millions d’euros de produits sont détruits, soit l’équivalent d’un peu plus de 7 fois la somme perçue pour le Téléthon en 2018.

L’élimination, autrement dit la mise en décharge et l’incinération, des produits non alimentaires invendus sera interdite. Les entreprises devront désormais donner ou recycler leurs produits invendus. Il s’agit des produits d’hygiène quotidienne, des vêtements, des produits électroniques, des chaussures, des livres, de l’électroménager, etc.


Quatre idées reçues sur le gaspillage d’objets

Le gaspillage commence souvent dès l’achat.
Flickr, CC BY-NC-ND

Marianne Bloquel, Ademe (Agence de la transition écologique) and Marie Mourad, Sciences Po – USPC

Les Françaises et les Français rejettent unanimement le « gaspillage », qu’ils associent très largement au gaspillage alimentaire. Or le gaspillage concerne aussi les objets et les ressources utilisées pour leur fabrication. Par exemple, il a été estimé que 630 millions d’euros de biens non-alimentaires invendus sont détruits chaque année même s’ils sont encore en bon état. Et dans chacun de nos foyers, nous possédons en moyenne 2,5 tonnes de meubles et électroménager, dont l’impact environnemental pourrait représenter près de 25 % des émissions de CO2 de la population.

On n’a pas toujours conscience de tout ce que l’on détient et éventuellement gaspille. En particulier, de nombreux objets inutilisés sont devenus plus visibles pendant la période de confinement pour celles et ceux qui en ont profité pour ranger et trier leurs possessions. Le « monde d’après » le confinement pourrait-il être plus sobre ?

Les recherches en sciences sociales soutenues par l’Agence de la transition écologique (Ademe) invitent à remettre en question les idées reçues sur le gaspillage d’objets, de façon à mieux l’éviter. Voici quatre idées passées à la loupe, extraites du rapport de synthèse visant à valoriser les travaux des chercheurs sur ce sujet. Elles n’offrent qu’un aperçu des résultats présentés dans le document.

Gaspiller, ce serait uniquement jeter

Selon les personnes interrogées, le gaspillage se définit principalement par le fait de jeter un bien qui pourrait être utilisé. Cela s’explique en partie par l’importance du gaspillage alimentaire dans les représentations : la nourriture non consommée est effectivement jetée, contrairement à des objets qui peuvent être inutilisés sans pour autant partir à la poubelle.

Le recyclage est alors souvent perçu comme une solution contre le gaspillage, dans le sens où cela permet de réemployer les matériaux et les ressources. Mais recycler un objet peu ou pas utilisé constitue aussi une forme de gaspillage, si l’on définit ce dernier par la perte d’utilité des objets, pour soi ou pour autrui. Ce gaspillage peut commencer dès l’acquisition des biens, notamment lorsqu’ils sont achetés en « cédant à la tentation », comme l’évoquent 35 % des personnes interrogées sur le sujet. Et même si les pratiques des Français ne reflètent pas forcément leurs représentations, 74 % considèrent qu’acheter des produits sans en avoir besoin est une forme de gaspillage.

La possession d’objets qui finissent par être gaspillés s’explique non seulement par des achats sources de déception, parfois impulsifs, avec une utilité fantasmée ou encouragée par la publicité, mais aussi par des objets imposés, par exemple en héritage ou en cadeau. Que faire de ces objets s’ils ne correspondent pas à un besoin ou une pratique ?

120 secondes pour comprendre… le réemploi et la réutilisation. Source Ademe.

Garder permettrait de ne pas gaspiller

Alors que le sentiment de culpabilité rend difficile de les jeter, les objets sous-utilisés sont généralement accumulés parce qu’ils ne sont pas ou plus intégrés à des activités et des pratiques. C’est le cas des appareils de cuisine réservés à des occasions spéciales ou encore du matériel de bricolage pour des projets ponctuels ou même inachevés. Des changements dans les routines et les pratiques, comme un nouveau lieu de vie ou l’arrêt d’une activité sportive, rendent aussi les objets inadéquats.

Il est d’autant plus difficile de s’en séparer qu’ils sont associés à un imaginaire, source d’attachement. La notion d’« utilité future » ou d’utilité « hypothétique » explique que l’on garde ces objets, pour soi ou pour d’autres, sans avoir conscience de les gaspiller. Certains sont en attente d’être redécouverts, comme des vêtements que l’on pense remettre.

D’autres ne fonctionnent plus mais sont conservés dans l’idée de les réparer un jour (avec une représentation pourtant abstraite de leur utilité), à l’instar de téléphones ou objets électroniques. Une partie est progressivement mise à distance et oubliée, notamment dans des placards peu accessibles, à la cave ou au grenier. Beaucoup deviennent véritablement obsolètes et donc inutilisables avec le temps.

Certes, garder évite de jeter. Mais les Français enquêtés tendent à oublier qu’un objet (ou ce qui le compose) peut être vendu ou donné à quelqu’un qui en aura un usage présent et futur supérieur, lui conférant une nouvelle vie. Les possibilités de remise en circulation des objets par des associations caritatives et des filières de réemploi sont souvent mal connues, ou difficiles d’accès (lieux de collecte ou horaires). Certains interrogés considèrent par ailleurs que le don ou le réemploi constitue du gaspillage, proche de l’acte de jeter, du fait de la distance sociale avec les futurs utilisateurs des objets.

Être antigaspi, une affaire de bobos ?

Les recherches et enquêtes en sciences sociales indiquent par ailleurs, sans généraliser pour autant, que les individus engagés contre le gaspillage appartiennent le plus souvent aux classes supérieures, évoluant dans des milieux qui leur permettent de contrôler leurs pratiques et d’adopter une approche gestionnaire de leur consommation. L’« anti-gaspi » nécessite du temps et des compétences pour transformer, réutiliser, et faire recirculer les objets, plus accessibles aux milieux plutôt privilégiés avec un capital culturel conséquent. Néanmoins, les plus riches sont aussi ceux qui consomment – et potentiellement gaspillent – le plus.

Certains travaux révèlent aussi les capacités des classes populaires à s’engager dans des pratiques écologiques et plus particulièrement dans la réduction du gaspillage, par exemple en bricolant et réparant les objets, en s’appuyant sur des compétences issues de traditions familiales et un « ethos » ouvrier. L’anti-gaspillage permet certainement de faire des économies, mais il révèle aussi l’existence d’une « conscience écologique » au sein de cette partie de la population. Celle-ci n’est pas homogène, même si l’expérience récente du confinement tend à montrer qu’elle aspire à une « utopie sécuritaire » par opposition à l’attrait pour l’« utopie écologiste » des classes supérieures.

Plus que la classe sociale, d’autres déterminants comme l’âge et le genre jouent dans les représentations du gaspillage et les pratiques associées. Par exemple, les 15-24 ans ont été davantage sensibilisés à ses conséquences, notamment en matière de vêtements et d’emballages. Les femmes, qui sont largement sur-représentées parmi les militants et militantes anti-gaspi, associent davantage le gaspillage aux objets du quotidien et aux pratiques domestiques (enfants, maison), dont la répartition genrée demeure inégale. Les hommes évoquent de leur côté les causes systémiques qui encouragent à la surconsommation, par exemple de téléphones portables.

Le gaspillage, c’est la société de consommation

De manière générale, les personnes interrogées tendent à croire que le gaspillage, « c’est les autres », qu’elles gâchent moins que la plupart des gens, ou bien que la société de consommation, les supermarchés, les industriels, sont seuls responsables. Par ailleurs, elles n’ont pas toujours conscience de leur propre gaspillage, notamment parce que le gâchis est principalement associé au fait de jeter à la poubelle, et pas forcément au fait d’acheter, stocker, ou accumuler des objets.

Non seulement la société de consommation pousse à gaspiller, mais un sentiment d’impuissance fait aussi obstacle aux démarches positives de prévention. Pourtant, il existe de nombreuses façons d’agir, individuellement et collectivement. Sous l’impulsion d’associations et mouvements militants tels que Zero Waste France, de nombreuses filières de réparation et de réutilisation se sont développées ces dernières années, à l’instar des Repair Cafés ou des ateliers couture. Des milliers de citoyen·ne·s se sont même engagés dans un défi « Rien de neuf », consistant à ne rien acheter neuf pendant une année.

L’action publique a un rôle à jouer pour soutenir ces initiatives sur les territoires, leur apporter des ressources et infrastructures adaptées, et les généraliser en dehors de milieux militants. Et au-delà de l’engagement des citoyens, des évolutions réglementaires récentes responsabilisent aussi les industriels avec par exemple l’interdiction de détruire des produits invendus, y compris non alimentaires.

À l’heure d’établir des plans de relance pour pallier les effets de la crise sanitaire, comment soutenir des modes de production et de consommation incitant moins au gaspillage de ressources ? Pour construire un « monde d’après » plus durable, l’engagement de militants « zéro déchet » ou même de « consommateurs responsables » ne sera pas suffisant.

Nous, citoyens et citoyennes, pouvoirs publics, mais aussi sphère économique devons repenser nos modèles de production et de consommation qui encouragent à acheter, stocker, accumuler, et finalement gaspiller. Pour les objets comme pour l’alimentation, nous pouvons développer des démarches « anti-gaspi » positives, en nous appuyant sur des solutions concrètes et facilement accessibles.The Conversation

Marianne Bloquel, Direction Économie circulaire et déchets, service Consommation et prévention, Ademe (Agence de la transition écologique) and Marie Mourad, Sociologue (Doctorat du Centre de Sociologie des Organisations), Sciences Po – USPC

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.


Impact de notre consommation sur l’environnement, une vaste étude fait le point

Avez-vous vraiment besoin de cette nouvelle chemise ?
Rawpixel/Unsplash

Pierre Galio, Ademe (Agence de la transition écologique)

Les Français consomment depuis 50 ans davantage de biens chaque année. En plus de la multiplication des volumes, les postes de consommation ont changé, traduisant une mutation de la société et des modes de vie : baisse des dépenses dans l’habillement et l’alimentation, mais hausse dans la communication, la santé, les transports et les loisirs.

Si dans l’imaginaire collectif, on considère que les transports ou l’habitat sont les secteurs les plus impactants sur l’environnement – notamment en matière d’émissions de gaz à effet de serre –, les équipements de la maison peuvent représenter un enjeu aussi important que les autres postes (transport, habitat, alimentation) en termes d’émissions nationales et individuelles des Français (jusqu’à 25 % environ soit un quart des émissions par an). L’empreinte carbone par Français a été estimée en 2016 à 10,7 tonnes équivalent CO₂.

Or l’impact environnemental de ces biens de consommation est encore peu connu, notamment en raison du manque d’informations sur les impacts de leur fabrication, leur transport et leur distribution, beaucoup étant importés. Et bien souvent, les consommateurs eux-mêmes sous-estiment ce qu’ils possèdent : selon une étude Ipsos de 2016, les Français pensent posséder, en moyenne, 34 équipements électriques et électroniques par foyer quand ils en détiennent en réalité 99 !

Afin de mesurer ces impacts, à la fois en termes d’émissions de CO2 (encore appelé « poids carbone ») et de mobilisation de matières premières –, l’Ademe a réalisé une étude portant sur 45 catégories d’équipements à usages fréquents. Rendue publique ce 26 septembre 2018, y sont étudiés les appareils électriques à forte et à faible composante électronique, les textiles, habillement et chaussures, les meubles et les équipements de sport.

Le « poids carbone » rend compte des émissions de CO2 engendrées pour chaque produit sur l’ensemble de son cycle de vie (pour sa fabrication, son transport, sa distribution…). La « matière mobilisée » correspond aux matières premières nécessaires pour produire cet équipement. Par exemple, les tonnes de terres excavées pour quelques grammes de minerai dans les puces de nos smartphones ou le pétrole nécessaire à la fabrication des plastiques de nos équipements.

Évolution de la consommation chez les Français.
Ministère de la Transition écologique et solidaire, CC BY-NC-ND

Des processus de production destructeurs

Nos choix de consommation ont un impact direct sur l’environnement, comme en témoigne la pression exercée sur les ressources naturelles. La finitude des ressources fossiles et minérales (non renouvelables comme le fer, les métaux rares, le pétrole…) ou énergétiques ainsi que l’épuisement des réserves naturelles en eau sont aujourd’hui incompatibles avec le rythme mondial et national de consommation.

Le prix à payer en termes de dégradation des écosystèmes est très élevé, le processus de production des biens et services dans le monde ayant pour conséquence la pollution de l’eau (composés azotés, phosphatés), de l’air (particules fines, SO2 NOx…), des mers (plastique…) et des sols (différents polluants).

Cette situation a également des répercussions néfastes au niveau de la santé, fragilisée par l’exposition aux polluants présents dans l’environnement (air, eau, sol…) et les substances nocives contenues dans les produits (biens d’équipements et alimentaires). Et aussi au niveau économique, les coûts de la pollution, de la gestion des déchets et le renchérissement des ressources en raison de leur raréfaction pesant de plus en plus lourd.

L’étude conduite par l’Ademe révèle ainsi que l’ensemble des équipements, meubles et électroménagers présents dans la maison pèse en moyenne 2,5 tonnes. Pour fabriquer ces équipements, 45 tonnes de matières premières auront dû être mobilisées ; sachant que le CO2 émis pendant tout le cycle de fabrication s’élève à 6 tonnes de CO2, soit l’équivalent de six allers-retours Paris-New York.

Le détail du poids carbone des différents biens de consommation étudiés dans l’étude est disponible dans un tableau.

Exemples tirés de l’étude 2018 de l’Ademe « Modélisation et évaluation du poids carbone de produits de consommation et biens d’équipement ».
Ademe, CC BY-NC-ND

Des pistes pour consommer plus sobrement

Pour les consommateurs, prendre conscience de l’impact environnemental, sanitaire et économique de leurs achats passe notamment par l’adoption de nouvelles habitudes, réflexes.

On peut déjà éviter de se suréquiper, en questionnant son besoin avant tout achat. (En ai-je vraiment besoin ? Est-il possible de faire avec ce que je possède déjà ?). Si l’achat est toujours d’actualité, on pourra se renseigner sur l’acquisition de biens plus durables. L’Écolabel européen, qui apporte des garanties sur la prise en compte des conséquences environnementales ou l’étiquette énergie, pourra par exemple aider à comparer facilement les appareils électroménagers.

Une attention particulière pourra aussi concerner le sur-dimensionnement de certains équipements. Sur une même catégorie de produit, le recours à des produits plus grands (pour les télévisions, smartphones, tablettes ou écrans) entraîne en effet des poids carbone et matières plus élevées en proportion.

Ademe, CC BY-NC-ND
Ademe, CC BY-NC-ND

Si les incitations à acheter des équipements neufs sont nombreuses – 88 % des Français changent ainsi leur téléphone portable alors qu’il fonctionne encore –, résister au renouvellement trop fréquent de ses équipements aidera à réduire le poids carbone de sa consommation.

Dernière piste à explorer : l’augmentation de la durée de vie des produits. Cela implique, pour les fabricants, de concevoir des produits plus facilement réparables, plus adaptables aux évolutions technologiques et plus faciles à entretenir. Pour les consommateurs, d’entretenir ses biens, de respecter leurs conditions normales d’utilisation, de les réparer ou les faire réparer en cas de panne, ou encore de leur donner une seconde vie, en les donnant ou les revendant.The Conversation

Pierre Galio, Chef du service « Consommation et prévention », Ademe (Agence de la transition écologique)

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.


Lecture gratuite en ligne

Du gaspillage à la sobriété

Avoir moins et vivre mieux

Les consommateurs pensent-ils « gaspillage » lorsqu’ils achètent une paire de chaussures quasiment identique à une paire possédée ? Lorsqu’ils accumulent des téléphones portables inutilisés dans un tiroir ? Lorsqu’ils donnent des vêtements à une association pour en acheter des modèles « plus neufs » ou « plus à la mode » ? Dans l’affirmative, s’agit-il du gaspillage des objets, de l’argent, de ressources ? Ce livre apporte des éléments de réponse.

Comment passer du gaspillage des objets à la sobriété matérielle ?

Alors que les médias ne cessent de parler du gaspillage alimentaire, de l’eau ou de l’énergie, celui des objets matériels, sujet de ce livre, est largement moins médiatisé. Ce qui l’est, ce sont les pratiques de circulation des objets fondées sur le don, la vente, l’échange, le troc qui s’inscrivent dans l’économie circulaire et/ou collaborative.

Qu’est-ce que le gaspillage des objets pour les personnes ? Pensent-elles « gaspillage » lorsqu’elles achètent une paire de chaussures quasiment identique à une paire possédée ? Lorsqu’elles accumulent des téléphones portables inutilisés dans un tiroir ? Lorsqu’elles donnent des vêtements à une association pour faire de la place dans les placards… et acheter des modèles « plus neufs » ou « plus à la mode » ? Dans l’affirmative, s’agit-il du gaspillage des objets, d’argent, de travail, de ressources naturelles ?

Ce livre apporte des éléments de réponse. Il questionne les relations des individus aux objets matériels via leur perte d’utilité, autrement dit via leur gaspillage, en trois temps : gaspiller, remédier au gaspillage et devenir sobre.

Le premier temps fournit des éléments pour comprendre le concept du gaspillage dans une société d’hyperconsommation. Le deuxième donne la parole à des professionnels du terrain (Emmaüs, Halte à l’Obsolescence Programmée, Zéro Waste France, Agence du Don en Nature, Réseau Francilien des Acteurs du Réemploi) exerçant un regard pratique et parfois critique sur le gaspillage des objets. Enfin, le dernier temps discute la notion de sobriété matérielle et l’éprouve dans des contextes quotidiens, que ce soit via la réduction de la consommation par des personnes qui s’en lancent le défi ou via le désencombrement par des home-organizers.

Deux regards englobants, psychologique et sociologique, introduisent et concluent ces réflexions.

Dominique Meda

Dominique Méda est Professeure de sociologie et Directrice de l’Irisso.

Source : De Boeck Supérieur.

 


Valorisation de recherches en sciences sociales « gaspillage non alimentaire » Synthèse et mise en perspective des recherches ADEME en sciences sociales sur le gaspillage des objets. AGATTE, MOURAD MARIE – juin 2020 – 32 p.  Cliquez ici pour télécharger le document (PDF). SOURCE : ADEME – Agence de la transition écologique (République française).Cliquez ici pour toutes les publications de cette source.

Valorisation de recherches en sciences sociales « gaspillage non alimentaire »

Synthèse et mise en perspective des recherches ADEME en sciences sociales sur le gaspillage des objets

Ce document a pour objectif de valoriser les principales recherches en sciences sociales sur le thème du gaspillage non alimentaire, et en particulier le gaspillage d’objets depuis 2015.
Ces recherches analysent la pertinence du terme «gaspillage», qui s’est révélé efficace pour la mobilisation et les politiques menées contre le gaspillage alimentaire, pour remettre en question l’ensemble des pratiques de consommation et d’utilisation d’objets et de ressources, au-delà de l’alimentation. Il s’agit, à travers cette notion, d’engager le citoyen dans la transformation de ses modes de vie, un élément clé pour répondre au défi de la transition écologique de la France.

Ce rapport synthétise les résultats obtenus par quatre des projets de recherches financés dans le cadre de l’appel à intention de recherche «Mobilisation de la notion de gaspillage», lancé en 2015 (GASPI-IR-2015-47), et six autres projets qui abordaient le thème du gaspillage sous l’angle du rapport des citoyens aux objets et/ou à la prévention des déchets, notamment dans le cadre des Appels à Proposition de Recherche «déchets et société» à partir de 200.

Mots-clés : ECONOMIE CIRCULAIRE, GASPILLAGE ALIMENTAIRE, SOCIOLOGIE, CONSOMMATION DURABLE
Co-auteur(s) : AGATTE, MOURAD MARIE
Date de mise en ligne : août 2020
Date d’édition : juin 2020
Langue : FR
Type de support : pdf/A4
Cible(s) concernée(s) : Recherche et Innovation
Public : Collectivités territoriales, Monde de la recherche, Bureaux d’études

Documents à télécharger

valorisation-recherches-sciences-sociales-gaspillage-2020.pdf
(PDF — 1.13 Mo — 19/08/2020)


LIVRE

Recyclage, le grand enfumage : comment l’économie circulaire est devenue l’alibi du jetable

Dans un contexte de surconsommation des ressources et d’explosion de la quantité de nos déchets, le recyclage apparaît telle la panacée face à l’hérésie de la mise en décharge ou de l’incinération. Nous voudrions croire aux vertus d’un système qui nous permettrait de continuer à consommer « comme si de rien n’était », en faisant juste l’effort de trier. Les campagnes de communication émanant d’acteurs publics ou privés entretiennent ce mirage, en faisant l’impasse sur les limites du recyclage.

Observatrice privilégiée de la gestion des déchets, Flore Berlingen décrypte les promesses de cette économie faussement circulaire, qui entretient le mythe de produits recyclables à l’infini. Elle démontre comment ses caractéristiques, dans la lignée du productivisme et du capitalisme, contribuent à perpétuer l’utilisation du jetable.

À l’heure où la crise sanitaire du Covid-19 favorise un retour en force des produits à usage unique, menaçant les timides avancées de ces dernières années, n’est-il pas urgent de réfléchir au modèle industrialo-économique que nous souhaitons voir advenir ? De rééquilibrer les efforts, moyens et financements investis en faveur d’une gestion des ressources véritablement pérenne ?

Source : Rue de l’échiquier.

Le recyclage comme débouché d’une surproduction : à l’instar de l’obsolescence programmée, on peut voir le recyclage comme le nouveau débouché d’une surproduction caractéristique du capitalisme, et qui tient aussi au caractère productiviste de notre économie.

Source : Zero Waste France.


À LIRE AUSSI

RecycLivre sauve vos livres de la poubelle

RecycLivre offre aux particuliers, aux entreprises, aux collectivités et aux associations un service gratuit de récupération des livres d’occasion pour leur donner une nouvelle vie.

Pour RecycLivre, le destin d’un livre dont on souhaite se séparer n’est ni la cave, ni la poubelle, même pour recyclage qui n’est pas neutre sur l’environnement puisqu’il induit la réintroduction de matières premières et de l’énergie pour les traiter et les transformer. L’objectif est de redonner vie aux livres dans leur usage premier.

Lire la suite


 

 

 

 

 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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