ÉDITORIAL – Les géants du web ne forcent personne !

ÉDITORIAL

Les géants du web ne forcent personne !


EN RÉPONSE À UN  PASSAGE DU BILLET

Révolution tranquille, saison 2, Jeux de mots et d’images – Le blogue personnel de Clément Laberge, 25 avril 2020


Par Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys / Appui-livres


On savait déjà que les écosystèmes culturels se transformaient plus vite que les programmes de soutien et que la réglementation en vigueur — mais on préférait regarder ailleurs. Plusieurs acteurs préféraient défendre des acquis que de prendre le risque de s’adapter parce que le statu quo restait trop confortable. Mais depuis un mois on est confrontés à la dure réalité que les géants du Web ne nous permettent pas de rétribuer adéquatement les créateurs parce qu’ils nous forcent à presque tout faire gratuitement pour nourrir leurs modèles publicitaires. Ça ne peut pas tenir plus longtemps, on le voit bien.

Source : Révolution tranquille, saison 2, Jeux de mots et d’images – Le blogue personnel de Clément Laberge, 25 avril 2020


(Lévis, Québec, 18 mai 2020) Les géants du web ne forcent personne, à moins qu’on s’oblige sois-même à les utiliser et, dans ce cas, nous acceptons les règles de leurs modèles publicitaires.

Google vous offre un service de référencement utilise à la découvrabilité de vos produits et services. Ce service est gratuit. Nous n’avons pas à payer pour apparaître sur Google. Il suffit de suivre les règles de l’algorithme de Google, accessibles à tous, et ainsi permettre le repérage et le référencement de vos produits et services dans les résultats offerts par le moteur de recherche.

«Ce n’est pas gratuit parce que cédons nos données personnelles à chaque fois qu’on va sur Google» argumente-t-on. En fait, c’est donnant-donnant. Nous ne payons pas pour utiliser le moteur de recherche et en échange nous offrons nos données personnelles.

«Oui mais Google fait de l’argent en vendant nos données personnelles et en les utilisant pour vendre de la publicité à des publics cibles dont nous faisons partie» réplique-t-on. Pour financer un service gratuit, une entreprise privée doit s’organiser pour que l’argent rentre d’une façon ou d’une autre.

Vous êtes entièrement d’utiliser Google. Plus encore, vous pouvez bloquez le référencement de votre produit ou de votre service sur Google. Et c’est Google qui nous enseignement comment procéder :


Bloquer l’indexation de la recherche avec l’instruction « noindex »

Vous pouvez empêcher une page de s’afficher dans la recherche Google en incluant une balise Meta noindex dans son code HTML ou en affichant un en-tête « noindex » dans la requête HTTP. Lors de la prochaine exploration de cette page par Googlebot, la balise ou l’en-tête seront détectés et cette page sera totalement exclue des résultats de recherche Google, même si d’autres sites contiennent des liens vers celle-ci.

L’instruction « noindex » est utile si vous n’avez pas accès à la racine de votre serveur, car elle vous permet de contrôler l’accès à votre site page par page.

Mettre en œuvre l’instruction « noindex »

Il existe deux façons de mettre en œuvre l’instruction « noindex » : en tant que balise Meta et sous forme d’en-tête de réponse HTTP. Ces deux méthodes ont le même effet ; vous pouvez toutefois préférer l’une à l’autre en fonction du degré de contrôle que vous avez sur votre serveur et sur votre processus de publication spécifique.

Source : Bloquer l’indexation de la recherche avec l’instruction « noindex », Google.


N’utilisez pas Google si vous n’êtes pas d’accord avec son modèle d’affaire ! Personne ne vous force à utiliser Google.

«Mais de notre côté, on pourrait tout de même imposer à Google par force de lois à payer des taxes et des impôts à nos gouvernements, revenus pouvant servir à financer nos créateurs et leurs créations» ajoute-t-on. Oui, nous pourrons faire cela, mais de concert avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans le cadre d’un entente ou d’une règle conjointe à l’international (l’internet n’a pas de frontière). Google a toujours dit qu’il se plierait aux lois en vigueurs.

Et si Google n’était plus gratuit, que nous devions nous y abonner suivant différents usages ? On ne sait pas si l’entreprise ne changera pas son modèle d’affaire pour faire face à des taxes et des impôts partout sur la planète. On pense que l’entreprise peut aisément encaisser les coûts de ces impôts en raison des profits faramineux de l’entreprise. Mais Google peut aussi, aujourd’hui et compte tenu de sa diversification, se tourner de bord et devenir un moteur de recherche sur abonnement.

Quant aux taxes, peu importe puisqu’il revient aux annonceurs de les payer. Google n’aurait qu’à renvoyer les plaintes des annonceurs aux gouvernements. L’entreprise ne force pas les annonceurs à faire des affaires avec elle.

Je ne comprends pas les débatteurs soutenant que les géants du web nous FORCENT ou qu’ils nous OBLIGENT à faire ceci ou cela. En fait, les gens ne se donnent pas le choix d’aller vers les plus petits; ils se sentent obligés d’aller vers les géants du web parce que c’est là où se trouve la majorité des internautes.


Vous pouvez toujours tourner vers le moteur de recherche Qwant.


Qwant, le moteur de recherche qui respecte votre vie privée

Conçu et basé en France, Qwant est le premier moteur de recherche qui protège les libertés de ses utilisateurs et veille à préserver l’écosystème numérique. Nos mots clés : vie privée et neutralité.

Source : Qwant.


Qwant (prononciation : /kwɑ̃t/) est un moteur de recherche français. Mis en ligne le 16 février 2013 en version bêta, puis en version définitive le 4 juillet 2013, il annonce depuis son lancement ne pas tracer ses utilisateurs, ni vendre leurs données personnelles, afin de garantir leur vie privée, et se veut neutre dans l’affichage des résultats.

L’extension du moteur de recherche pour le navigateur Mozilla Firefox fait partie de la liste des logiciels libres préconisés par l’État français dans le cadre de la modernisation globale de ses systèmes d’information, où l’on mentionne qu’il est publié sous licence MIT/X111 ; toutefois, le moteur en lui-même n’est pas open source.

Source : Qwant, Wikipédia.


Et des moteurs de recherche, il y a plusieurs autres que Google. Il y a donc des alternatives à Google.

Je sais, vous voulez le plus populaire des moteurs de recherche. Et c’est bel et bien Google.

En février 2019, Google raflait 92,81 % de parts de marché au Canada en tant que moteur de recherche. Un chiffre qu’on ne peut pas ignorer quand on se préoccupe de référencement. En Amérique du Nord, le géant domine en effet très largement les parts de marché de ses trois principaux concurrents : Bing (4,17 %), Yahoo! (2,07 %) et DuckDuckGo (0,66 %).

Source : Les parts de marché de Google au Canada , Cécile Davan, Amauta Marketing Internet Inc., 29 mars 2019.

Alors cessez de déblatérer au sujet de Google si c’est ce dernier que vous choisissez.


Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.5 Canada (CC BY-NC-ND 2.5 CA)

Vous êtes autorisé à :

Partager — copier, distribuer et communiquer le matériel par tous moyens et sous tous formats

L’Offrant ne peut retirer les autorisations concédées par la licence tant que vous appliquez les termes de cette licence.

Selon les conditions suivantes : Attribution — Vous devez créditer l’Œuvre, intégrer un lien vers la licence et indiquer si des modifications ont été effectuées à l’œuvre.

Vous devez indiquer ces informations par tous les moyens raisonnables, sans toutefois suggérer que l’Offrant vous soutient ou soutient la façon dont vous avez utilisé son Œuvre.

Pas d’Utilisation Commerciale — Vous n’êtes pas autorisé à faire un usage commercial de cette Œuvre, tout ou partie du matériel la composant.

Pas de modifications — Dans le cas où vous effectuez un remix, que vous transformez, ou créez à partir du matériel composant l’œuvre originale, vous n’êtes pas autorisé à distribuer ou mettre à disposition l’œuvre modifiée.

Pas de restrictions complémentaires — Vous n’êtes pas autorisé à appliquer des conditions légales ou des mesures techniques qui restreindraient légalement autrui à utiliser l’œuvre dans les conditions décrites par la licence.


Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Éditorial
One comment on “ÉDITORIAL – Les géants du web ne forcent personne !
  1. Clément Laberge dit :

    Bonjour Serge-André,

    Bien sûr qu’on n’est pas forcé d’utiliser les plateformes dont les modalités d’utilisation ne nous conviennent pas. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai personnellement fait le choix de ne pas utiliser Facebook, par exemple.

    Il n’en reste pas moins vrai que les plateformes forcent celles et ceux qui veulent les utiliser à accepter un modèle économique: le plus souvent une gratuité des contenus pour générer des revenus publicitaires et des données (qui seront par la suite exploitées à des fins commerciales).

    Je ne condamne pas les choix que les gens font, je souligne seulement les conséquences de ce choix — dont il ne faut pas s’étonner par la suite (sur cela, je pense qu’on est d’accord).

    Si on choisit ça, il faut savoir que ça implique cela.
    Choisir autre chose, ça implique d’autres inconvénients.

    Utiliser la puissance de Facebook oblige généralement de donner…
    Ne pas utiliser Facebook implique de se priver de son immense audience…

    Il faut juste le savoir — pour faire un choix éclairé, à court, moyen et long terme.

    Par exemple utiliser Facebook dans l’immédiat, parce qu’on juge que c’est nécessaire, mais bâtir en parallèle des stratégies complémentaires pour pouvoir un jour s’en passer.

    Je ne pense pas que c’est déblatérer sur Facebook ou sur Google que de rappeler tout ça…

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