La culture su l’cul et nos ministres aussi !

ÉDITORIAL

La culture su l’cul et nos ministres aussi !

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys / Appui-Livres

La Culture est tombé su l’cul et qui c’est qui est en dessour, ben écrasés comme une galette de sarrasin : les écrivains et tous les autres créateurs.

Car qui parle de l’industrie culturelle ne parle pas des créateurs.

Même la Loi du livre ne dit pas un mot au sujet des écrivains !

Et que dit l’éditeur à l’écrivain ? Attends !

L’auteur devra accepter que la crise nous a fragilisés et que le nombre de nouveautés sera moindre, croit Antoine Tanguay. (président des Éditions Alto)

Source : Valérie Gamache, Réouverture des librairies : un nouveau chapitre pour l’industrie du livre, Radio-Canada, 5 mai 2020.

Ben sûr, les éditeurs ont tout perdu. Ils se rendent à la banque alimentaire à chaque jour. Ils viennent de tomber sur le BS. Employés d’eux-mêmes, ils demandent la PCU. Ils ne mangent plus à leur faim. Ils en sont malades. Ils ne peuvent pas payer leurs employés. Ils ont été expulsé de leurs locaux. Ils ont vendu leurs chars, leurs collections de nains de jardin, leurs bibliothèques et leurs chemises. Ils sont dans la grande pauvreté. Misère !

Et comment faire lorsqu’on est un pauvre libraire avec un commerce qui génère une marge bénéficiaire aussi faible que 1% à 2% ? Que faire ? Économiser en allant à la banque alimentaire pour dégager une vraie marge ? Dégager de l’appart pour sauver un peu de sous neufs et coucher dans mon char ?

Ces gens-là, mon cher, ils ne rêvent pas d’être écrivains. De vivre de sa plume. Ils savent que ce n’est payant. Et dire qu’il se trouve un écrivain qui tient une levée de fond pour les libraires.

Ce sont les écrivains qui sont su l’cul et la PCU avec un vaisseau en or massif qui ne peut que couler à pic.

Car les écrivains, c’est de l’or en barre. C’est la littérature. Ce sont eux qui fondent les mots au creuset de la création. Des mots en lettres d’or. Ils ont la mine au ventre et ils sont exploités. Mais veut le savoir ? Qui veut faire quelque chose ?

Les éditeurs ne veulent rien savoir. Ce n’est pas leur affaire la faim des écrivains.

Maintenant, en ce qui concerne les conditions de travail, la rémunération, les avantages sociaux, le salaire d’écrivaines et d’écrivains, l’UNEQ s’adresse aux mauvaises personnes en ciblant les éditeurs, car n’en déplaise à l’UNEQ et à ses membres, ces derniers demeurent des travailleurs autonomes. C’est donc vers l’État qu’il faut se tourner pour améliorer leurs conditions de vie.

Foulon, Hervé, Quelques réalités du secteur du livre au Québec, section Libre opinion, LE DEVOIR, 26 avril 2020.

Alors, le gouvernement ? Certainement pas !

Non, non, non, ce qui va sauver les écrivains, c’est la création d’une industrie du manuscrits. Un seul et unique dépôt dépôt de manuscrits pour tous les écrivains et auquel les éditeurs doivent s’abonner et acheter des licences d’édition en payant le gros prix.

 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

Publié dans Éditorial

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Ce site web est sous licence Creative Commons – Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.5 Canada (CC BY-NC-ND 2.5 CA)
Article explicatif au sujet de notre maison d’édition

Entrez votre adresse de courriel pour suivre ce magazine littéraire et être notifié par courriel des nouvelles publications.

Joignez-vous à 1 199 autres abonnés

Dossier « Les 500 ans de la mort de Léonard de Vinci »
Dossier – Résultats du sondage « Les Québécois et leurs écrits »
TÉLÉCHARGEMENTS

Les documents PDF les plus populaires ci-dessous

Un petit détour – Vous êtes redirigés ici pour vous permettre de découvrir ce magazine en ligne avant de télécharger le document demandé. Tous nos documents à télécharger sont d’abord annoncés dans ce magazine. Abonnez-vous gratuitement (voir ci-dessous).

Composition technique d’un article de presse
Les styles interpersonnels selon Larry Wilson
Follow Appui-livres on WordPress.com
Magazine littéraire

Ce magazine littéraire est l’œuvre de la Fondation littéraire Fleur de Lys et s'inscrit dans une mission d'éducation populaire au sujet du monde du livre, et ce, tant auprès des auteurs que des lecteurs.

Vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante :


contact@manuscritdepot.com

Archives
Recherche par catégorie
%d blogueueurs aiment cette page :