Banques de données électroniques et histoire du livre : le cas de l’histoire de l’édition littéraire au Québec

HISTOIRE DU LIVRE

Banques de données électroniques et histoire du livre : le cas de l’histoire de l’édition littéraire au Québec


Actes du colloque Vers une nouvelle érudition : numérisation et recherche en histoire du livre, Rencontres Jacques
Cartier, Lyon, décembre 1999.


Jacques Michon

Université de Sherbrooke, Québec.


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L’histoire du livre et de l’édition puise ses informations à plusieurs sources, dans les fonds d’archives, les bibliothèques publiques et privées, les catalogues de libraire et d’éditeur, même dans l’histoire orale lorsque le travail porte sur une période récente. Depuis quelques années, les nouvelles technologies de l’information ont mis à notre disposition différents outils, catalogues, banques de renseignements bibliographiques, banques de documents en mode image ou en mode texte, souvent accessibles en ligne, qui sont vite devenus indispensables pour le repérage rapide des éditions, des livres rares, et pour l’identification des rééditions, des réimpressions et des traductions. La numérisation des documents eux-mêmes est venue ensuite ajouter à ces ressources un accès au contenu typographique et au paratexte éditorial, permettant de pousser encore plus loin l’investigation et la comparaison à distance des exemplaires.

En 1982, lorsque nous avons lancé, avec des collègues de l’Université de Sherbrooke, le projet d’une histoire de l’édition littéraire au Québec au XXe siècle, nous ne disposions pas encore de ces outils informatiques. Mais en peu de temps, grâce à l’acquisition d’un premier micro-ordinateur en 1985, nous sommes passés de l’âge des fiches à celui des premières bases de données automatisées, capables de fournir à des non-initiés des outils permettant de répondre efficacement aux besoins d’une recherche axée, dans sa phase initiale, sur la reconstitution et l’analyse des catalogues d’éditeur. Il devenait possible dès lors d’interroger ces catalogues selon plusieurs variables et de générer des tableaux statistiques sur la production, des graphiques et des répertoires chronologiques et géographiques sur les éditions, et d’identifier les principaux agents ayant collaboré à la fabrication du livre.

Pour exploiter au maximum les informations recueillies, une vingtaine de champs de saisie susceptibles de fournir des renseignements utiles pour la recherche ont été retenus. Ainsi la banque de tous les titres littéraires publiés au Québec avant 1949 a été constituée, interrogeable selon plusieurs paramètres : titre de l’ouvrage, genre, copyright, date d’achevé d’imprimer, âge et sexe de l’auteur, collection, lieu d’édition, raison sociale de l’éditeur, de l’imprimeur et du libraire, illustrateur, préfacier, traducteur et prix du livre.

Au fil des ans, cette documentation informatisée a été démultipliée en plusieurs sous-répertoires afin de répondre aux besoins des membres de l’équipe qui ont fait paraître des ouvrages, des articles et dirigé des mémoires et des thèses sur l’histoire du livre et de l’édition au Québec 1. Un certain nombre de ces travaux a été consacré aux maisons d’édition les plus connues parmi lesquelles il faut mentionner la Librairie Beauchemin 2, la Librairie générale canadienne, les Éditions du Totem, la Librairie d’Action canadienne-française, les Éditions Albert Lévesque 3, les Éditions Édouard Garand, Granger Frères 4, les Éditions Fides 5, le Cercle du livre de France, l’Apostolat de la presse et la plupart des éditeurs qui, comme les Éditions de l’Arbre, Lucien Parizeau, Fernand Pilon, Serge Brousseau, Mangin, B.D. Simpson 6, Variétés et Bernard Valiquette 7, ont profité des circonstances favorables à l’essor de la production durant la Deuxième Guerre mondiale. À ces études il faut ajouter les mémoires et les thèses consacrés à des maisons plus récentes, comme les éditions Leméac, les Herbes rouges et les éditions Québec Amérique. Plusieurs autres projets, mémoires et thèses en cours compléteront cet inventaire et alimenteront les trois volumes de synthèse dont le premier vient de paraître à Montréal aux Éditions Fides 8.

Les catalogues imprimés, les réclames des éditeurs, les enquêtes orales menées auprès des professionnels du livre, ajoutés au paratexte éditorial numérisé par l’équipe, ont servi souvent à combler les lacunes des fonds d’archives. Dans certains cas, c’est l’enquête orale et la saisie systématique des achevés d’imprimer des ouvrages qui ont permis de reconstituer l’histoire et le rythme de production d’entreprises comme les Éditions Albert Lévesque (1926-1937) ou les Éditions de l’Arbre (1941-1948) dont les archives ont été détruites.

Des éléments apparemment secondaires peuvent constituer des informations essentielles pour l’identification d’une production. Le repérage notamment des inscriptions sur les pages de couverture, souvent manquantes dans les collections des bibliothèques, s’est avéré nécessaire pour la reconstitution et l’analyse de la production des éditeurs des années de guerre, constituée en grande partie de rééditions et de reproductions à l’identique d’ouvrages publiés à Paris avant l’Occupation 9. Souvent, seule la mention du distributeur sur la quatrième de couverture permet d’identifier l’éditeur responsable de l’impression canadienne.

Quinze ans après le lancement de ce genre d’enquête, alors que les grandes bibliothèques nationales sont devenues accessibles en ligne, on doit constater que les paramètres retenus pour la recherche sur le livre demeurent encore relativement limités. Si le catalogue informatisé de la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) offre la possibilité d’une recherche par éditeur 10, ce champ d’investigation demeure absent du site de la plupart des grandes bibliothèques, entre autres de la Bibliothèque nationale du Canada. Et même lorsque ce genre de tri est possible, la production des éditeurs ne peut être entièrement retracée. Par exemple, une demande de tri automatique à la BNQ pour les Éditions Variétés donne un résultat de 400 titres alors que la maison, selon nos données, en aurait publiés plus du double de 1940 à 1948 11.

Pour atteindre les objectifs d’exhaustivité de la recherche, il faut constituer des outils d’investigation parallèles. Cette collecte d’informations demeure d’autant plus nécessaire au Québec que nous ne disposons pas encore d’une bibliographie nationale complète. Une bibliographie rétrospective des ouvrages parus entre 1820 et 1967 (le dépôt légal date de 1968) est actuellement en cours et ne sera pas complétée avant plusieurs années.

Au chapitre des banques de données parallèles constituées par des chercheurs, il faut mentionner le répertoire informatisé des manuels scolaires québécois (1764-1965) constitué par Paul Aubin et disponible en ligne sur le site de la Bibliothèque de l’Université Laval. Interrogeable selon une dizaine de paramètres, cette banque de plus de 8000 titres fournit des renseignements qui vont de l’adresse de la maison d’édition sur la page de couverture au prix du livre figurant sur l’exemplaire en passant par la date d’approbation de l’ouvrage par le Département de l’Instruction publique. Ces éléments sont souvent essentiels pour identifier les tirages des manuels scolaires qui ont fait la fortune de l’édition québécoise à partir du milieu du XIXe siècle 12. Si ces informations sont jugées secondaires par les bibliographes, ils s’avèrent indispensables pour une histoire objective de l’édition et pour répondre à des problèmes que ne permettent pas de résoudre les catalogues de bibliothèque.

Il faudrait une enquête du même genre pour l’identification des rééditions et des réimpressions des oeuvres littéraires publiées dans la seconde moitié du XIXe siècle au Canada français. On sait qu’à la fin du siècle dernier, les éditeurs avaient pris l’habitude de réimprimer souvent à plusieurs années de distance le même volume sans modifier, sur la page de titre, la date de publication. Ici, seules des informations secondaires, comme l’adresse de l’éditeur, les variations dans sa raison sociale ou le prix du volume, permettent de repérer une nouvelle impression. C’est le cas par exemple d’un tirage de la 4e édition de l’Histoire du Canada de François-Xavier Garneau effectué par la Librairie Beauchemin entre 1886 et 1902 que seul un changement dans la raison sociale de l’éditeur permet d’identifier. Nous avons retracé, pour notre part, une nouvelle impression de La Légende d’un peuple de Louis Fréchette lancée par la librairie Granger Frères en 1897, comme l’atteste l’inscription sur la page de couverture de l’exemplaire consulté, alors que la page de titre indique toujours l’adresse de l’édition précédente réalisée en 1890 à Québec chez Darveau et reprise invariablement dans toutes les bibliographies. Seul un exemplaire doté de sa couverture d’origine permet ici d’identifier la réédition. Plusieurs autres cas du même genre pourraient être cités. Le fait que ce travail n’ait pas été effectué pour l’oeuvre d’un des auteurs les plus importants du XIXe siècle québécois, montre l’ampleur du travail qui reste à accomplir pour l’ensemble du corpus littéraire.

En reconstituant le catalogue de chaque éditeur, livres en main, et en repérant les exemplaires originaux complets, les banques de données qui retiennent tous les éléments étudiés par la bibliographie matérielle permettent d’identifier et d’étoffer des phénomènes souvent négligés par la recherche sur le livre. Nul doute par exemple que le relevé des éléments sur l’évolution des raisons sociales et sur les adresses des éditeurs 13 permettrait, entre autres, de faire progresser nos connaissances, de dater avec plus de précision les ouvrages sortis des presses des éditeurs du siècle dernier et de mesurer avec plus de rigueur le degré de dissémination de certaines oeuvres.

Les projets actuels de numérisation des collections patrimoniales en mode image constituent également de nouvelles sources d’information pour l’histoire du livre et de l’édition. Si l’on ne peut aujourd’hui établir toute la portée de ces initiatives étant donné l’accès récent à des corpus encore incomplets, ceux-ci ouvrent déjà de nouvelles perspectives de recherche en favorisant la comparaison des exemplaires. Au Canada, il y a au moins deux grands projets consacrés à la reproduction intégrale des documents, soutenus respectivement par la Bibliothèque nationale du Québec et par l’Institut canadien de microreproductions historiques (ICMH).

La numérisation du livre matériel qui donne accès à distance à des exemplaires souvent difficiles à consulter offre la possibilité de retrouver la réalité typographique du livre et le paratexte éditorial dans son intégralité, celui-ci ayant été éliminé ou réduit à sa plus simple expression dans les banques de documents saisis en mode alphanumérique et dans les catalogues de bibliothèque. Cette technologie est particulièrement utile pour identifier, authentifier et comparer les différents tirages d’un titre, repérer les ornements et les illustrations, et pour suivre l’évolution graphique d’un ouvrage ou d’une série et leur trajectoire éditoriale. La limite imposée à la recherche découle surtout du petit nombre de documents actuellement numérisés. Jusqu’à maintenant les banques sont destinées au grand public et au marché scolaire ; on y retient surtout les oeuvres jugées les plus représentatives de la culture officielle. À la volonté de vaincre la dispersion des collections, s’ajoute celle d’offrir dans une grande bibliothèque virtuelle les publications les plus typiques d’une culture nationale désormais délocalisée, dérégionalisée et accessible à tous.

Le projet de la BNQ, avec plus de 1600 titres numérisés, et celui de l’ICMH, connu sous le nom de « Notre mémoire en ligne» et offrant déjà 3300 titres extraits d’une collection de 60 000 monographies canadiennes publiées avant 1900 et disponibles sur microfiches, proposent une sélection d’ouvrages appartenant au domaine public. Dans la première banque, les documents doivent être téléchargés pour être consultés, mais leur accès est gratuit 14. Dans le deuxième cas, le document numérisé peut être consulté directement sur le site du serveur et téléchargé page par page, mais une tarification à la consultation doit entrer en vigueur au début de l’an 2000 15. Lorsque la banque en mode graphique est jumelée à une fonction qui permet un tri par éditeur et une recherche en mode texte, comme c’est le cas pour l’ICMH, l’instrument devient particulièrement puissant et intéressant pour les chercheurs.

En plus des limites imposées à la recherche par le choix des titres et celui des exemplaires qui ont été numérisés parfois incomplets, il faut mentionner certaines imperfections de la bibliographie elle-même qui donne accès aux banques graphiques. En effet une absence de concordance dans certaines notices entre le texte et l’image, entre autres dans « Notre mémoire en ligne», restreint le repérage par tri automatique. Nous avons constaté pour certains titres un décalage entre l’entrée bibliographique et l’image du document. Alors que la description du document n’indique aucune mention d’éditeur, l’image, au contraire, affiche clairement sur la page de titre le nom de la maison d’édition 16. Dans d’autres cas, c’est l’inverse qui se produit 17. Le tri fondé sur la bibliographie empêche donc parfois l’exploitation complète des richesses qu’offre la banque graphique en ce qui concerne la variable éditoriale.

Les organismes responsables de la diffusion de banques de données qui agissent comme les nouveaux éditeurs du patrimoine imprimé devraient faire un effort supplémentaire de vérification et de contextualisation de la documentation qu’ils offrent au public en la soumettant en particulier à la critique des chercheurs, comme le font habituellement les éditeurs traditionnels. Pour arriver au produit fini souhaité, il faudrait sans doute mobiliser les chercheurs et faire appel à des équipes. Les conditions d’une telle collaboration entre les fournisseurs de services publics et la communauté scientifique semblent particulièrement favorables à l’heure actuelle au Canada alors qu’un grand projet de l’histoire du livre et de l’imprimé s’apprête à prendre son envol et à mobiliser presque tous les savants canadiens et québécois travaillant sur le livre et l’édition 18. Il faudra profiter des ressources de la numérisation pour améliorer la description matérielle des imprimés et augmenter l’offre des documents accessibles en ligne, du moins en ce qui concerne les ouvrages qui sont du domaine public.

En ce qui concerne la recherche sur l’édition littéraire au XXe siècle, qui intéresse particulièrement notre équipe à l’Université de Sherbrooke, c’est la constitution de banques de données par les chercheurs eux-mêmes qui va continuer sans doute à alimenter pendant longtemps la recherche, dans la mesure où la numérisation des documents en mode texte ou en mode image s’arrête là où entre en vigueur la loi sur la propriété littéraire. Nous ne pouvons compter actuellement sur les ressources de cette technologie car la plus grande partie du corpus du XXe siècle est toujours protégée par le droit d’auteur. Elle serait pourtant utile pour la recherche sur l’édition du livre populaire dont plusieurs séries demeurent encore fort incomplètes dans les collections des bibliothèques. La localisation et la description des collections éditées entre 1900 et 1967 reste un défi pour l’historien du livre qui doit souvent s’adresser à d’autres sources que celles des collections nationales pour compléter l’information sur la production des éditeurs.

En l’absence d’une bibliographie exhaustive, les chercheurs doivent en effet continuer à constituer leurs propres banques de données et poursuivre leur enquête chez les libraires ou dans des collections privées, chez les éditeurs et dans les fonds d’archives des auteurs et des maisons d’édition. C’est ainsi que la découverte d’une collection chez un libraire de livres anciens, il y a quelques années, nous a permis de consacrer un chapitre du premier volume de l’Histoire de l’édition littéraire au Québec au XXe siècle au phénomène de la contrefaçon des romans populaires français publiés à Montréal et à Lévis dans les années 1890 et 1900 19. Les exemplaires ainsi retracés nous ont permis de reconstituer les catalogues de plusieurs séries et d’illustrer un phénomène peu connu et mal documenté. Nous avons pu du même coup identifier les entreprises et parfois les propriétaires qui dirigeaient ces commerces apparemment fort rentables 20. Aujourd’hui la présence sur Internet de plusieurs catalogues de librairies anciennes devrait permettre de retracer plus facilement les collections qui ont échappé jusqu’ici à la vigilance des chercheurs et des bibliographes.

La numérisation des informations sur le livre et l’édition, hier rares et dispersés, permet dorénavant d’accélérer les travaux d’investigation, d’identifier et d’authentifier plus rapidement les documents, de les trier selon des paramètres plus nombreux et plus raffinés qu’autrefois. Elle a également un effet direct sur l’organisation de la recherche, sur les questions qui peuvent être posées aux documents. Elle donne des outils pour reconnaître l’innovation et corriger les erreurs. D’ailleurs, elle a déjà un effet sur le développement du savoir et sur son évolution vers des processus de contrôle et de rigueur. La reproduction numérique du livre qui n’est pas le livre mais l’une de ses représentations s’avère aussi très utile pour économiser du temps, vaincre les inconvénients de la dispersion et de la distance, systématiser l’information, repérer des documents difficilement accessibles, résoudre efficacement des problèmes dont la solution nécessitait auparavant le déploiement de grands moyens et de nombreux déplacements.

La bibliothèque sans livres à laquelle rêvent parfois les administrations publiques ou certains prophètes du cyberespace n’est pourtant pas encore la bibliothèque idéale du chercheur qui est toujours confronté aux limites des outils de recherche qui lui sont offerts. En plus de surseoir à l’inconvénient de la copie électronique qui uniformise, délocalise le document et qui ne peut transmettre toutes les qualités matérielles de l’original, l’historien du livre est poussé à développer lui-même ses outils critiques et à mettre en place ses propres banques de données afin de combler les lacunes des catalogues et des documents numérisés.

La constitution d’une grande banque numérique universelle capable de satisfaire tous les besoins, ceux des chercheurs comme ceux du grand public et des institutions, apparaît ici utopique même si les moyens techniques pour la réaliser existent depuis longtemps. Une enquête de notre équipe menée au début des années 1990 sur la statistique bibliographique au Canada, à la demande du ministère des Communications, nous a permis de constater que la simple production de statistiques annuelles sur le livre réparties selon les critères de l’Unesco pouvait devenir subitement une tâche impossible à accomplir, non pas faute de données mais à cause d’une nouvelle division du travail administratif au sein de l’appareil d’État 21. Dans ce contexte la meilleure solution apparaissait être la constitution de banques parallèles et spécialisées. C’est ce qui a été retenu par exemple chez les éditeurs lorsqu’a été créée la Banque des titres disponibles en langue française, la BTLF, qui est pour le Québec l’équivalent de ce qu’est Oracle pour la France, qui sert surtout les intérêts du commerce du livre. À la Bibliothèque nationale du Québec, pour la production annuelle des statistiques sur l’édition, c’est aussi le moyen qui a été utilisé pour répondre aux besoins spécifiques de l’enquête bibliométrique : l’information du dépôt légal est resaisie une deuxième fois et traitée parallèlement sur des micro-ordinateurs.

Ce sont des solutions semblables qui ont été retenues par la plupart des chercheurs, qu’ils travaillent seuls, en équipes ou au sein d’associations consacrées à la recherche. Ces outils sont souvent accessibles en ligne et gratuitement, comme la banque de donn&eacutees sur le manuel scolaire de Paul Aubin signalée plus haut. Il y a également le « Canadian Publishers’ Paper Projet» établi par Carole Gerson et Ann Cowan et disponible sur le site de l’Université Simon Fraser de Colombie britannique, qui décrit de façon détaillée plus de 1400 fonds d’archives contenant des informations sur les éditeurs et les maisons d’édition canadiennes 22; ou encore la « Bibliographie des études québécoises sur l’imprimé» compilée annuellement par l’Association québécoise pour l’étude de l’imprimé (AQÉI) qui contient des références aux articles, livres et thèses consacrés à l’histoire de l’imprimé au Québec 23. Enfin, on pourrait mentionner les sites des sociétés canadiennes et américaines vouées à la recherche sur le livre, comme la Société bibliographique du Canada et la Society for the History of Authorship, Reading and Publishing (SHARP) 24, qui offrent aussi des liens avec plusieurs projets de documentation numérisée dirigés par des chercheurs.

NOTES

1 La bibliographie de ces travaux est disponible sur le site Web du GRÉLQ (Groupe de recherche sur l’édition littéraire au Québec) à l’adresse suivante:  http://www.usherbrooke.ca/grelq/ [2008]

2 François Landry, Beauchemin et l’édition au Québec (1840-1940). Une culture modèle, [Saint-Laurent], Fides, 1997, 367 p.

3 L’Édition littéraire en quête d’autonomie. Albert Lévesque et son temps, sous la dir. de Jacques Michon, Sainte-Foy, PUL, 1994, xii, 214 p.

4 L’Édition du livre populaire. Études sur les Éditions Édouard Garand, de l’Étoile, Marquis, Granger Frères, rassemblées et présentées par Jacques Michon, coll. « Études sur l’édition», Sherbrooke, Ex Libris, 1988, 205 p.

5 Jacques Michon, Fides. La grande aventure éditoriale du père Paul-Aimé Martin, [Saint-Laurent], Fides, 1998, 387 p. 6 Éditeurs transatlantiques. Études sur les Éditions de l’Arbre, Lucien Parizeau, Fernand Pilon, Serge Brousseau, Mangin, B.D. Simpson, rassemblées et présentées par Jacques Michon, coll. Études sur l’édition», Sherbrooke, Ex Libris, et Montréal, Triptyque, 1991, 245 p.

7 L’Édition littéraire au Québec de 1940 à 1960. Études sur les Éditions Fides, Variétés, Quartz, Bernard Valiquette, Erta et Les Cahiers de la file indienne, sous la dir. de Richard Giguère et Jacques Michon, coll. « Cahiers d’études littéraires et culturelles», 9, Sherbrooke, Université de Sherbrooke, 1985, x, 217 p.

8 Histoire de l’édition littéraire au Québec au XXe siècle, sous la dir. de Jacques Michon, vol. 1: La Naissance de l’éditeur, 1900-1939, [Saint-Laurent], Fides, 1999, 487 p.

9 À ce sujet, voir Éditeurs transatlantiques.

10 D’ailleurs, l’accès au champ éditeur est récent et n’est pas disponible sur la version CD-ROM du catalogue lancé en 1995 et complété en 1996.

11Voir Silvie Bernier, « Variétés, premier éditeur québécois des années quarante», dans L’Édition littéraire au Québec de 1940 à 1960, sous la dir. de Richard Giguère et Jacques Michon, coll. « Cahiers d’études littéraires et culturelles», 9, Sherbrooke, Université de Sherbrooke, 1985, p. 27-55.

12 Voir  http://www.bibl.ulaval.ca/ress/manscol/

13 Information que l’on trouve dans la thèse de François Landry publiée en 1997 sur la Librairie Beauchemin. Voir note 2.

14 Voir  http://recherche.banq.qc.ca/aosources/ecis.jsp?action=search&stringDomains=Bibliotheque&locale=fr [2008]

15 Voir « Notre mémoire en ligne» : <  http://www.canadiana.org

16 Voir, sur le site « Notre mémoire en ligne», l’exemplaire numérisé de la Petite Histoire des rois de France de Louis Fréchette (Montréal, s.é., 1885?, mais en fait édité par La Patrie) et l’une des rééditions de l’Abrégé de l’Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu’à 1840, à l’usage des maisons d’éducation de François-Xavier Garneau (Montréal , s.é., 1881?; en réalité publié par C.O. Beauchemin & Fils entre 1886 et 1902.

17 Voir l’exemplaire numérisé de Félix Poutré de Louis Fréchette (Montréal, C.O. Beauchemin, 1871) ; en fait sans nom d’éditeur) sur le site « Notre mémoire en ligne ».

18 Voir le site « Projet de l’histoire du livre et de l’imprimé au Canada »:  http://www.hbic.library.utoronto.ca/home_fr.htm

19 Histoire de l’édition littéraire au Québec au XXe siècle, sous la dir. de Jacques Michon, vol. 1, p. 169-189.

20 En 1906, les écrivains obtinrent finalement gain de cause dans un procès faisant valoir la primauté de la Convention de Berne sur la loi canadienne, ce qui mit fin à ce genre de commerce.

21 Voir Jacques Michon, « Les statistiques nationales sur l’édition au Canada, entre la culture et l’industrie», dans Information scientifique et technique et communication écrite, actes du 11e colloque international de bibliologie et 1er colloque bilatéral algéro-français, Alger 22-25 novembre 1992, publiés sous la dir. de Robert Estivals, Paris, SBS Édition, 1997, p. 129-137.

22 Voir « Canadian Publishers’ Record Database» :  http://lib-brs.lib.sfu.ca/cgi-bin/slri/z3950.CGI/134.214.201.98.1231642635/?cprd.db [2008]

23 Voir  http://pages.usherbrooke.ca/aqei/bibliographie/search.php [2008]

24 Voir  http://www.library.utoronto.ca/bsc/ et  http://www.sharpweb.org/ [2008]


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