Nouveau titre : Psychanalyse existentielle – Regards et cohérences, Autobiographie, Gabriel Escalmel, Fondation littéraire Fleur de Lys

Psychanalyse existentielle
Regards et cohérences
Autobiographie
GABRIEL ESCALMEL
Autobiographie
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, 2019, 63 pages.
ISBN 978-2-89612-573-3
Exemplaire numérique : gratuit

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PRÉSENTATION

Une année de Regards et cohérences contient 366 réflexions associatives ; le texte est circulaire puisque le dernier jour mène au premier jour. Ainsi, la lecture peut commencer à partir de n’importe quel numéro-paragraphe et se poursuivre à la prochaine journée.


EXTRAIT # 1

Courte autobiographie

Je suis né à Paris, en France, en 1941, durant l’occupation allemande. Mon enfance a définitivement été bouleversée par la guerre et j’ai appris très tôt et pour toujours que la vie est fragile et d’une certaine façon exceptionnelle.

À la fin de la guerre, donc vers l’âge de cinq ans, mes parents ont décidé d’émigrer au Québec, au Canada, plus précisément à Montréal dans le quartier Parc-Extension où à l’époque il y avait encore de grands terrains vagues ; ce quartier est aujourd’hui fortement développé et multi­ethnique. Mon jeune frère, qui avait alors trois ans, était évidemment du voyage.

J’ai été très surpris de découvrir en septembre 1999 que les prénoms de mon frère et de moi, Michaël et Gabriel, avaient été les noms de deux bateaux : « En 1576, Élizabeth 1ière confie à cet aventurier ambitieux, trafiquant d’esclaves et responsable de la répression en Irlande, le commandement de deux petits navires, le Gabriel et le Michaël, avec mission de découvrir un passage vers la Chine. » [1]. Comment mes parents avaient-ils eu une telle inspiration ?

Je tiens à préciser ici que depuis ce changement de continent j’ai perdu tout contact avec la France et ma parenté française. Jeune homme marié, j’ai d’ailleurs fait des démarches légales pour perdre ma nationalité française afin d’éviter le service militaire, pour moi et mes enfants ; ce fut un geste très cohérent avec mes premières expériences sur la vie et la mort ! De fait, il n’y a plus rien de français en moi, ni aucune forme d’attachement à la culture française, si ce n’est ma langue d’origine, désormais québécoise.

Dès la fin de l’école primaire, comme mes parents ne pouvaient pas vraiment me conseiller au plan scolaire, j’ai décidé seul de poursuivre des études avancées pour me créer un avenir et combler ma passion d’apprendre. C’est à ce moment que le ministère de l’Éducation du Québec a permis la création d’une première section du « Cours classique » à la CECM (Commission des Écoles Catholiques de Montréal, actuellement CSDM, Commission Scolaire De Montréal) pour les quatre premières années ; ce cours, fréquenté par l’élite aisée et « libérale », était désormais offert à une classe sociale modeste et même pauvre. Cette occasion m’a ouvert la voie et j’ai donc accepté de faire partie des deux premières classes du « Cours classique » public. Comme j’étais un travailleur acharné, j’ai été un premier de classe et souvent un deuxième.

Après les huit années du « Cours classique », même si j’étais curieux de tout et passionné pour les sciences, j’ai choisi d’étudier pendant quatre ans à l’université en Sciences des religions (et phénoménologie des religions), car j’étais particulièrement attiré par la dimension spirituelle de l’exis­tence, et c’est toujours le cas aujourd’hui ! J’ai ainsi complété une année de doctorat (sans thèse). C’est aussi à cette époque que j’ai fait la rencontre providentielle de ma conjointe puisque l’amour conjugal, qui est au cœur de toute notre vie, a toujours été très vivant, même après plus de 55 ans de vie commune.

Mais au Québec, être un jeune professeur de Sciences religieuses en même temps que débutait la « Révolution tranquille » n’était pas prometteur au niveau professionnel. Aussi, même si ma famille comptait déjà deux très jeunes fils, j’ai décidé de me réorienter professionnellement ; mon premier choix était la psychologie clinique, mais finalement comme le département était très contingenté, ce fut l’informatique, une voie qui apparaissait évidente et très ouverte sur l’avenir.

Après trois années d’études en Sciences pures (avec une spécialisation en informatique) à l’université, j’ai travaillé comme programmeur-analyste dans le public et le privé. Ensuite, je me suis orienté vers l’enseignement au niveau collégial (les Cegeps au Québec). J’ai occupé ce travail de professeur en informatique (surtout des divers langages de programmation) jusqu’à ma retraite en 1997 ; c’est à ce moment que l’Internet s’est développé pour le grand public. J’ai ainsi connu en quelques décennies l’évolution fulgurante de l’informatique depuis les premières cartes perforées jusqu’aux plus récentes technologies (microprocesseurs puissants, systèmes d’exploitation graphiques, écrans plats, clefs USB, Wi-Fi, etc.).

La retraite s’annonçait captivante. Il faut dire que je suis du genre intellectuel hyperactif, je suis toujours en mode recherches, les projets sont multiples en arts, en sciences, comme actuellement en robotique. J’avais plus de temps pour lire et pour écrire, comme je l’ai fait toute ma vie, même si je ne me considère pas comme un écrivain. Avec mon épouse, qui connaissait l’art des émaux sur cuivre, nous avons déve­loppé une expertise artisanale dans le domaine des géodes et des pierres semi-précieuses. Et nous avions plus de temps aussi pour des vacances en amoureux…

Quelques années plus tard, à la fin de l’année 2000, la maladie a frappé durement : un lymphome NH (non hodgkinien) ! Ce cancer nous a entraînés dans un véritable tourbillon qui s’est étiré jusqu’en 2005. En même temps, durant la pire année de la maladie en 2002, une expérience spirituelle éclaire toute ma vie. Les pronostics de rémission étaient toutefois négatifs, la mort était imminente, la fin était proche, mais je suis encore là après plus de quinze ans. Il apparaît que je suis une sorte de survivant qui échappe à la mort à la frontière de la survie.

Après un début incertain de rémission en 2003 et quelque dix ans d’écriture, j’ai produit en 2012 un premier essai, Pourquoi… moi ?, où je présente mes réflexions sur la maladie, la souffrance, le système de santé, la force de l’amour conjugal et évidemment mon expérience spirituelle d’une grande intensité intérieure.

[1] L’Actualité, numéro du 1 sept. 99, section Géographica, p. 14 ; article de G. H. Germain, L’eldorado des glaces, sur Martin Frobisher, dans le 4e paragraphe.


EXTRAIT # 2

1 (premier jour de l’année)
Quand on s’assoit sur le bord de la station spatiale et qu’on regarde cette petite planète bleue, on se dit que ses habitants sont sûrement heureux, aimables entre eux, s’amusant et riant avec les enfants.

2
Les enfants sont-ils conscients qu’ils doivent grandir et entrer dans le monde des adultes, appelé bizarrement XXX ?

3
XXX, bons baisers d’Amérique ! Pourquoi le X pour donner des baisers et signer pour un analphabète ? Pourquoi avoir mis un X sur une génération ? On est pourtant loin du X qui désigne l’inconnu en algèbre.

4
C’est l’algèbre qui a si bien dessiné les plis sur le front d’Einstein, mais celui-ci, en se regardant dans le miroir, n’y a pas vu les traces de la singularité.

5
La singularité est l’espoir du monde, c’est la fleur de liberté qui s’ouvre dans l’épanouissement si lent de la conscience jusqu’à dire non à la gangue qui a permis sa naissance, jusqu’à dire oui au regard qui l’attend.

6
Le regard de l’autre sur moi me fait naître et exister, puis il s’efface pour me laisser toute la place et me laisser mourir ; cela explique pourquoi le père est toujours si silencieux.

7
Dans la minute (pourquoi une seule ?) de silence, autour de la tombe du soldat inconnu (ne l’est-il pas tout le temps ?), il faudrait remplacer les médailles par des enlacements et les pierres tombales par des sculptures artistiques.

8
Les sculptures, surtout en pierre, sont des témoins immortels de la vanité humaine.

9
Il est donc vain de comprendre pourquoi il y a tant de gaspillage de nourriture dans les restaurants.

10
Au restaurant de la vie et de la guerre, on fait des omelettes en cassant tous les œufs sans exception.

11
Exceptionnellement, vous avez le droit de roter avant et de manger plus tard.

12
Pourquoi faut-il manger trois fois par jour et non pas une seule fois comme un chien ?


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Gabriel Escalmel se fera un plaisir de lire
et de répondre personnellement à vos courriels.

ADRESSE DE COURRIER ÉLECTRONIQUE : gabffl@videotron.ca


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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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