Le Conseil supérieur de la langue française remet les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Conseil supérieur de la langue française remet les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608

QUÉBEC, le 9 oct. 2019 /CNW Telbec/ – La 41e cérémonie de remise des insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et du Prix du 3‑Juillet‑1608 s’est tenue aujourd’hui à l’hôtel du Parlement de Québec, sous la présidence d’honneur de monsieur Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et ministre responsable de la Langue française, en présence de madame Alicia Despins, membre du comité exécutif de la Ville de Québec et conseillère municipale responsable de la culture, de la techno-culture et des grands événements, et de monsieur Pierre Boutet, président du Conseil supérieur de la langue française. Cet événement annuel, organisé par le Conseil, souligne l’attachement de sept personnes et d’une organisation à la langue et à la culture françaises en Amérique.

Pour le Québec :
Monsieur Guy Breton
Monsieur Michel Tremblay

Pour l’Acadie :
Monsieur Allister Surette

Pour l’Ontario :
Monsieur François Larocque

Pour l’Ouest canadien :
Madame Suzanne de Courville Nicol

Pour les Amériques :
Madame Miléna Santoro

Pour les autres continents :
Madame Ekaterina Isaeva

Quant au Prix du 3‑Juillet‑1608, qui récompense une organisation s’étant distinguée par son action pour la défense et la promotion de la langue et de la culture françaises en Amérique, il a été remis cette année à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, représentée par son vice-président, services aux entreprises, monsieur Guy Jobin.

Le ministre Jolin-Barrette a rendu hommage aux récipiendaires et à l’organisation lauréate en ces mots : « Ces ambassadeurs font vivre la langue française en contribuant à son rayonnement et à son apprentissage. Aussi, par leurs actions et par leur engagement, ils mettent en lumière les liens qui existent entre langue, culture, histoire et identité. Leurs travaux et leurs œuvres témoignent ainsi du fait que notre langue commune est source d’inspirations diverses. »

Membre du comité exécutif de la Ville de Québec, madame Alicia Despins, qui a remis le Prix du 3‑Juillet‑1608, a pour sa part déclaré : « Je suis fière de participer à la remise du Prix du 3-Juillet-1608, qui met en lumière le travail et les services exceptionnels d’un organisme en faveur du fait français. Je félicite la Chambre de commerce du Montréal métropolitain qui contribue de cette manière de façon significative à l’intégration des immigrants à la société québécoise. »

Le président du Conseil, Pierre Boutet, a de son côté mentionné : « Ce rendez-vous annuel est important à un double titre. D’abord parce qu’il permet de prendre la mesure des réalisations de personnes et d’organismes résolument engagés dans la promotion du français. De surcroît, cette cérémonie permet de souligner de nouveau que l’attachement à la langue française, sa promotion de même que sa défense participent à sa vitalité. »

À propos de l’Ordre des francophones d’Amérique et du Prix du 3‑Juillet‑1608

L’Ordre des francophones d’Amérique est une distinction décernée annuellement depuis 1978 par le Conseil supérieur de la langue française. Les insignes de l’Ordre sont constitués d’une médaille et d’une fleur de lys stylisée portée à la boutonnière, qui représente le symbole de l’Ordre.

Le Prix du 3‑Juillet‑1608 commémore la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain et rappelle son importance historique pour les francophones d’Amérique. Par ce prix, le Conseil supérieur de la langue française veut rendre hommage à une organisation œuvrant en Amérique du Nord qui a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française. Le Prix est constitué d’une œuvre d’art réalisée par une artiste québécoise et d’une plaque commémorative gravée au nom de l’organisation lauréate.

Les récipiendaires et l’organisation lauréate reçoivent également un parchemin calligraphié, signé par le premier ministre du Québec, par le ministre responsable de la Langue française ainsi que par le président du Conseil supérieur de la langue française. Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter le site Web du Conseil sous l’onglet Prix et distinctions.

Annexe

RÉCIPIENDAIRES DE L’ORDRE DES FRANCOPHONES D’AMÉRIQUE

QUÉBEC

Monsieur Guy Breton

Recteur de l’Université de Montréal depuis 2010, Guy Breton s’est imposé comme un ardent promoteur du français et de la francophonie sur la scène universitaire : pour lui, cette ère de la mondialisation et des réseaux sociaux n’est pas une menace à la langue française, mais une occasion de l’universaliser comme jamais.

Médecin et radiologiste, diplômé des universités de Sherbrooke et McGill, il a commencé sa carrière de professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal en 1979. Il a par la suite occupé de nombreux postes de direction à l’Université, dont ceux de directeur du Département de radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire, de vice-doyen exécutif de la Faculté de médecine et de vice-recteur exécutif.

Parallèlement, il a assumé diverses fonctions stratégiques et opérationnelles à l’Hôpital Saint-Luc, puis au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). Guy Breton a contribué à l’avancement d’associations professionnelles et universitaires, notamment comme président de l’Association des radiologistes du Québec, de la Canadian Heads of Academic Radiology, de l’U15 ‒ Regroupement des universités de recherche du Canada et du Bureau de coopération interuniversitaire.

Sous son leadership, l’Université de Montréal se maintient dans le groupe des cent meilleures universités du monde, acquiert un statut d’étoile internationale de l’intelligence artificielle et mène à terme l’un des plus importants projets de développement de son histoire : le campus MIL et son complexe des sciences, qui a accueilli ses premiers étudiants à la rentrée 2019.

Convaincu que l’un des grands atouts de son université sur la scène internationale est son identité francophone, Guy Breton fait le choix de l’affirmer avec force. Il est à l’origine du G3, un regroupement de trois établissements d’enseignement supérieur francophones de premier plan, soit l’Université libre de Bruxelles, l’Université de Genève et l’Université de Montréal. Il crée ensuite le Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie. En 2016, l’Université de Montréal a ainsi accueilli pendant une semaine le 5e Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques, qui a réuni une soixantaine de jeunes d’une vingtaine de pays. L’Université de Montréal a également lancé, en 2017, l’Observatoire de la Francophonie économique, qui a pour mission de brosser un portrait détaillé de l’espace économique francophone.

L’engagement et le parcours remarquable de Guy Breton ont été reconnus à maintes reprises. L’Université Jiao Tong de Shanghai et l’Université de technologie de Compiègne lui ont conféré un doctorat honorifique. Il a aussi reçu le titre de professeur honoraire de la China University of Political Science and Law et il a été décoré de l’insigne de chevalier de l’Ordre des Palmes académiques par le gouvernement français. Il est membre de l’Ordre du Canada et a obtenu le prix Albert-Jutras de l’Association des radiologistes du Québec.

C’est notamment pour son leadership sur les scènes universitaires québécoise, canadienne et de la francophonie internationale, pour ses réalisations majeures au bénéfice de l’espace universitaire francophone et pour son apport au développement et au rayonnement de la recherche et de la science en français que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

Monsieur Michel Tremblay

Michel Tremblay vit sa jeunesse dans un appartement de sept pièces du quartier plateau Mont-Royal de Montréal avec trois familles totalisant douze personnes. Considérant avoir eu une enfance heureuse, il grandit entouré de femmes, qu’il observe discrètement. Le milieu culturel dans lequel il se développe, ses proches et le quartier du Plateau-Mont-Royal seront les sources de son œuvre à venir. L’origine modeste de Michel Tremblay et son homosexualité marqueront aussi la forme que prendront ses récits. En 1960, il écrit en secret une pièce de théâtre nommée Le train. En 1964, Radio-Canada annonce le concours Jeunes auteurs; il y soumet cette œuvre et gagne le premier prix.

Sa mère adore les livres et lui transmet ce goût. Il le mentionne dans le roman La grosse femme d’à côté est enceinte, en 1978, et, de nouveau, dans la pièce Encore une fois, si vous permettez, en 1998, dans laquelle il se met lui-même en scène en train d’écouter les histoires et les questionnements de sa propre mère sur les romans qu’elle lit. En 2007, dans le roman La traversée du continent, il raconte l’enfance de sa mère et son long voyage entre la Saskatchewan et le Québec.

Figure dominante du théâtre québécois, Michel Tremblay a érigé, depuis la fin des années 1960, une œuvre imposante comme dramaturge, romancier, traducteur, adaptateur et scénariste : 28 pièces de théâtre, 3 comédies musicales, 29 romans, 1 recueil de contes, 5 recueils de récits autobiographiques, 7 scénarios de films, 44 traductions ou adaptations d’auteurs étrangers, 1 livret d’opéra, 1 cycle de chansons ainsi que les paroles d’une douzaine de chansons. Plus de 2 000 productions professionnelles de ses pièces ont été jouées à travers le monde. Toutes publiées, plusieurs pièces de Michel Tremblay ont été acclamées au Canada, aux États-Unis et un peu partout en Europe. Ses pièces ont été traduites en 45 langues. Il est cité dans les dictionnaires Larousse et Robert, ainsi que dans l’encyclopédie Who’s Who et dans le Dictionary of International Biography.

Six fois boursier du Conseil des arts du Canada, Michel Tremblay a reçu plus de 80 prix au cours de sa carrière, dont les prestigieux prix Prince-Pierre-de-Monaco et prix Gilles-Corbeil de la Fondation Émile-Nelligan pour l’ensemble de son œuvre. En 2006, on lui remet le Grand Prix littéraire international Metropolis bleu pour l’ensemble de son œuvre et en 2018, l’Académie française lui a décerné le Grand Prix de la Francophonie. Il est aussi officier de l’Ordre des Arts et des Lettres de France depuis 1991 ainsi que chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur depuis 2008.

C’est notamment pour avoir donné ses lettres de noblesse à la langue française du Québec, pour avoir révolutionné la dramaturgie québécoise sur le plan de la narration et du langage, et pour la création d’une œuvre romanesque devenue un classique de la littérature québécoise que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

ACADIE

Monsieur Allister Surette

Allister Surette est recteur et vice-chancelier de l’Université Sainte-Anne depuis le 1er juillet 2011. Originaire de Pubnico-Ouest en Nouvelle-Écosse, il a été élu à l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse à titre de député de la circonscription d’Argyle en 1993. Il a occupé de nombreuses fonctions politiques jusqu’en 1998, y compris celle de conseiller spécial dans le dossier de la gestion acadienne et francophone au sein du système des écoles publiques de la province et celle de ministre des Ressources humaines et des Affaires acadiennes.

De 1998 à 2003, il a été président et directeur général du Collège de l’Acadie, le seul collège communautaire francophone de la Nouvelle-Écosse. À son arrivée en 1998, il a assuré la direction de l’adoption d’une nouvelle orientation stratégique ainsi que d’une nouvelle structure de fonctionnement, et ce, afin de mieux positionner le Collège pour le xxie siècle.

Dès l’année 2000, Allister Surette a joué un rôle clé dans la création et le développement de l’Université Sainte-Anne d’aujourd’hui, un établissement d’enseignement postsecondaire de langue française et fruit de la fusion de l’ancienne Université Sainte-Anne et du Collège de l’Acadie. En 2003, il a été nommé vice-recteur au développement et aux partenariats de cet établissement, un poste qu’il a occupé jusqu’à sa nomination à titre de recteur et vice-chancelier.

Il a notamment été membre fondateur et président du comité d’organisation du 3e Congrès mondial acadien qui a eu lieu en Nouvelle-Écosse en 2004, membre fondateur et président du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse et membre fondateur et premier président du conseil d’administration du Western Regional Enterprise Network (WREN). Il a aussi été président du Council of Nova Scotia University Presidents (CONSUP). En juillet 2019, il a terminé son mandat de président du conseil d’administration du Paysage de Grand-Pré, site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a également été membre du conseil d’administration de la société Assomption Vie de 2007 à 2018. Enfin, de 2000 à 2002, il a été président du conseil d’administration du Réseau des cégeps et des collèges francophones du Canada (RCCFC).

Allister Surette est actuellement coprésident de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), président de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, président du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse et président de l’Association des universités de l’Atlantique.

En 2004, il a reçu le certificat Léger-Comeau par la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse en témoignage de son dévouement au développement de la communauté acadienne de la Nouvelle-Écosse. En 2008, il a reçu le grade de commandeur de la Pléiade, de l’Ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures et, en janvier dernier, il a été nommé chevalier de l’Ordre des Palmes académiques par la République française.

C’est notamment pour son apport à l’épanouissement et à la vitalité de la communauté acadienne de la Nouvelle-Écosse, pour son rôle d’ambassadeur de l’Acadie sur les plans national et international, et pour sa contribution au rayonnement de la langue française dans la francophonie que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

ONTARIO

Monsieur François Larocque

Originaire de la communauté franco-ontarienne de Sturgeon Falls, François Larocque est avocat et professeur titulaire au programme de common law français de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. La pratique juridique, l’enseignement et la recherche universitaire du professeur Larocque portent sur les droits linguistiques des communautés de langues officielles en situation minoritaire.

Le professeur Larocque est titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en droits et enjeux linguistiques de l’Université d’Ottawa. Il s’agit de la toute première chaire de recherche au Canada vouée à l’étude des droits linguistiques et au développement actif des normes juridiques qui les encadrent par l’entremise d’interventions stratégiques.

Suivant une méthodologie novatrice qui allie la théorie et la pratique, François Larocque fait avancer la recherche sur la protection juridique des communautés linguistiques minoritaires et de leurs institutions. Comme avocat, il contribue activement au développement de la jurisprudence canadienne portant sur l’interprétation et l’application des normes législatives et constitutionnelles qui sous-tendent les droits linguistiques. Il est intervenu à tous les niveaux de cours judiciaires, dont la Cour suprême du Canada, pour faire valoir les intérêts de groupes et d’individus de la minorité linguistique.

Sa recherche et son activisme ont contribué à élucider les problèmes découlant de l’unilinguisme persistant de la Constitution du Canada et de l’obligation du Canada et des provinces, en vertu de l’article 55 de la Loi constitutionnelle de 1982, de faire adopter la version française des textes constitutionnels « dans les meilleurs délais ». Il a également pris part aux comités de rédaction chargés de moderniser et de renforcer les protections linguistiques de la Loi sur les services en français de l’Ontario, de la Loi de 1999 sur la ville d’Ottawa et du Règlement sur le bilinguisme de l’Université d’Ottawa.

François Larocque et ses collaborateurs ont par ailleurs proposé une nouvelle démarche analytique permettant aux tribunaux d’appliquer le principe de l’intérêt supérieur des enfants issus de couples linguistiquement exogames en divorce, afin de tenir compte de la portée intergénérationnelle du droit constitutionnel à l’éducation dans la langue de la minorité prévu à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. Le professeur Larocque et son équipe ont également fait la lumière sur le statut du français dans la réglementation professionnelle en Ontario en publiant des études novatrices et en organisant des colloques sur la question. À la suite de ces actions, le Barreau de l’Ontario a modifié son règlement administratif afin d’y garantir des droits linguistiques aux titulaires de permis francophones, et ce, pour la première fois depuis sa fondation en 1797. Enfin, la recherche du professeur Larocque porte sur les pouvoirs d’application de la loi des divers commissaires aux langues du Canada et le développement d’outils pour dynamiser les mécanismes de traitement de plaintes linguistiques.

En 2014, l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario lui a remis l’Ordre du mérite en reconnaissance de ses contributions à la promotion de l’accès à la justice en français en Ontario. François Larocque est marié à la professeure Anne Levesque. Le couple a deux enfants, Rielle et Raphaëlle, nées respectivement à Rivière-la-Paix et à Ottawa.

C’est notamment pour son apport à l’avancement des droits linguistiques des francophones vivant en situation minoritaire, pour ses travaux visant à renforcer le statut du français dans la profession juridique et pour sa contribution au droit constitutionnel à l’éducation en français que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

OUEST CANADIEN

Madame Suzanne de Courville Nicol

« Courage, patience et persévérance! » Voilà la devise qui anime Suzanne de Courville Nicol, véritable ambassadrice de la francophonie de Calgary et de l’Alberta. Femme dynamique, rassembleuse, à l’esprit vif et dont l’énergie est reconnue, elle se dévoue depuis son jeune âge au bien de la francophonie du Canada, du Québec et, depuis les années 1980, de l’Ouest canadien.

Mère de deux enfants et grand-mère de cinq petits-enfants, tous bilingues, elle est née à Gatineau de parents francophones du Québec. La famille déménage à Ottawa en 1951, et l’importance de maîtriser la langue anglaise aussi bien que la langue française est enracinée dans la maison.

En 1984, elle joue un rôle de premier plan dans l’établissement du programme d’immersion en français à La Ronge, en Saskatchewan, là où ses enfants Catherine et Daniel sont nés. C’est à ce moment qu’elle a un avant-goût de ce que c’est que de vouloir vivre en français dans l’Ouest canadien. Elle s’apprête alors à relever les plus grands défis qui l’attendent lorsque la famille retourne en Alberta, en 1985.

Parmi ses nombreuses réalisations, elle a été, de 1989 à 1994, vice-présidente du Comité de planification pour un centre scolaire communautaire à Calgary et, en 1997, membre fondatrice du Centre scolaire communautaire La Cité des Rocheuses. Nommée présidente du Conseil de coordination pour l’éducation francophone du Centre-Sud de l’Alberta par le ministre de l’Éducation, elle dirige, de 1994 à 1998, l’équipe mandatée par le ministre pour voir à l’établissement de la gestion scolaire.

Auteure de centaines d’articles rédigés de 1990 à 2015 pour Le Franco, journal albertain, Suzanne de Courville Nicol écrit aussi en anglais à titre de chroniqueuse d’opinion dans le Calgary Sun et de chroniqueuse invitée dans le Calgary Herald de 1995 à 1998.

Bénévole au service de la francophonie canadienne, elle lance et dirige de nombreux projets au profit de la communauté franco-albertaine, et ce, de concert avec plusieurs partenaires tels que l’Association canadienne-française de l’Alberta, le Conseil de développement économique de l’Alberta, l’Alliance française de Calgary, l’Association de la communauté haïtienne de Calgary, le Portail de l’Immigrant Association, le Réseau en immigration francophone de l’Alberta, la Société franco-canadienne de Calgary, la Métis Nation of Alberta ainsi que la Canadian Parents for French Alberta.

De 2012 à 2017, elle est la conceptrice et la productrice de l’émission Hello-Bonjour Alberta, diffusée à la télévision communautaire Shaw. Cent cinquante-huit épisodes bilingues de trente minutes sont ainsi diffusés en Alberta, au Manitoba et à l’international par l’intermédiaire de la chaîne YouTube. Elle a aussi assuré la production et la recherche pour le documentaire vidéo intitulé 1994, Rouleauville Then and Now, réalisé dans le cadre du centenaire de la ville de Calgary. Elle est de plus l’auteure de Rouleauville. Le berceau de Calgary (1899-1907), un livre bilingue qui sera publié sous peu. Enfin, elle collabore depuis 2012 à la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures.

Fondatrice et présidente du Bureau de visibilité de Calgary et unanimement reconnue comme un des piliers des communautés francophones de Calgary depuis plus de 30 ans, Suzanne de Courville Nicol a reçu, en avril dernier, la Médaille du souverain pour les bénévoles remise par la gouverneure générale du Canada.

C’est notamment pour la constance de son engagement à défendre le droit à l’éducation en français en Alberta, pour ses nombreuses productions médiatiques destinées à faire connaître les francophones de l’Ouest canadien et pour sa contribution au rayonnement de la francophonie canadienne que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

AMÉRIQUES

Madame Miléna Santoro

Lauréate du Prix du Québec de 2018 offert par l’American Council for Québec Studies et du Grand Prix de la Francophonie de 2017 de la région de Washington D. C., Miléna Santoro se consacre depuis un quart de siècle à l’étude des dimensions interculturelles et transnationales de la pratique littéraire et cinématographique au Québec, ainsi qu’à celle des influences nord-américaines et internationales dont la culture québécoise porte la trace.

Ses recherches sur la littérature et la pensée féministes, les échanges culturels transatlantiques et le cinéma autochtone du Québec ont mené à de nombreuses publications, dont Mothers of Invention: Feminist Authors and Experimental Fiction in France and Quebec, publié en 2002. Elle a fait paraître deux volumes en codirection, soit Transatlantic Passages: Literary and Cultural Relations between Quebec and Francophone Europe, en 2010, ainsi que Hemispheric Indigeneities: Native Identity and Agency in Mesoamerica, the Andes, and Canada, en 2018. Ses travaux sur la nouvelle génération de cinéastes autochtones au Québec figurent dans un numéro spécial de l’American Review of Canadian Studies, qu’elle a codirigé sur le cinéma québécois du XXIe siècle.

Ses importantes contributions à des revues savantes, à des anthologies critiques ainsi qu’à des encyclopédies lui ont permis d’acquérir une expertise et une réputation internationales, et lui ont valu, entre autres, la reconnaissance des Presses universitaires de Liverpool pour la qualité de ses recensions pour la revue Québec Studies.

Ses projets actuels incluent la rédaction d’un livre portant sur l’américanité du cinéma québécois depuis les années 1960 et un ouvrage collectif d’articles savants sur l’œuvre de Kim Thúy, avec la participation de l’auteure. Entre 2015 et 2018, la professeure Santoro a présidé l’Association internationale des études québécoises (AIEQ), dont elle est membre depuis sa création en 1997. Lorsque l’Association a été menacée de disparition à la suite de compressions budgétaires, elle a, avec ses collègues du comité exécutif, relevé le défi de mobiliser ce réseau international de quelque 3 000 chercheurs et l’opinion publique afin de préserver, entre autres, ses programmes de bourses et ses tournées d’auteurs qui favorisent une meilleure connaissance du Québec partout dans le monde.

En 2017, le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec lui a décerné l’une des 50 médailles hommage offertes à des personnalités étrangères et québécoises ayant contribué de manière significative au rayonnement du Québec. En outre, en 2018, Miléna Santoro a reçu un Certificat de mérite du Conseil international des études canadiennes.

Professeure à l’Université de Georgetown depuis 1996, elle a collaboré à la création du programme en études du cinéma et des médias ainsi qu’à l’Americas Intiative, un groupe de recherche et de discussion interdisciplinaire sur les Amériques.

Elle poursuit son enseignement et ses recherches comme spécialiste en études québécoises au sein du Département d’études françaises et francophones de Georgetown, où elle a formé, en plus de deux décennies de carrière, quelques milliers d’apprenants en les initiant aux beautés et aux nuances de la langue française, et à la richesse de la culture québécoise.

C’est notamment pour son apport au rayonnement de la francophonie en Amérique du Nord, pour sa contribution au renouvellement des études sur le Québec et pour son engagement dans la promotion de la langue française, de la littérature et du cinéma québécois que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

AUTRES CONTINENTS

Madame Ekaterina Isaeva

Née à Moscou, Ekaterina Isaeva a fait ses études supérieures de spécialisation en enseignement du français et de l’anglais à l’Université linguistique de Moscou, et a obtenu le diplôme supérieur de professeur en 1981. Elle a par la suite enseigné le français au Département des langues étrangères à l’Université d’État de Moscou Lomonossov jusqu’en 1993.

En 1994, elle fait des études de maîtrise à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 et obtient le diplôme d’études approfondies, aujourd’hui le diplôme de Master 2, en didactologie des langues et des cultures. La même année, elle intègre le poste de professeur au Département de linguistique de l’Université d’État des sciences humaines de Russie et, cinq ans plus tard, au même établissement, elle commence à travailler au Centre de formation et de recherche Moscou-Québec comme vice-directrice et, depuis 2012, comme directrice.

En 2002, Ekaterina Isaeva effectue un stage de formation en civilisation du Québec à l’Université Laval. Par la suite, en 2007, elle soutient une thèse de doctorat en lettres basée sur des sources historiques et littéraires des XVIIe et XVIIIe siècles, et ayant pour sujet la verbalisation du concept de la terre en Nouvelle-France. Elle est l’auteure de plus de 80 publications scientifiques sur la langue et la culture du Québec, parmi lesquelles Représentation du Nord dans l’œuvre de Gabrielle Roy, publiée en 2019, et L’image du froid de la Nouvelle-France et de la Sibérie dans les textes des voyageurs européens et russes aux XVIIe et XVIIIe siècles, publiée en 2018.

Elle est coauteure, avec Henri Dorion, Étienne Berthold et Anastasia Lomakina, de l’ouvrage intitulé Québec, Canada, Russie : 100 miroirs, publié en 2016. Elle a aussi notamment rédigé les articles « Le roman québécois de la terre », publié en 2017 dans la Revue d’études canadiennes, et « Représentation du climat dans le roman Maria Chapdelaine », paru en 2015 dans la Revue annuelle des études canadiennes en Russie.

Depuis 2012, Ekaterina Isaeva est membre du conseil d’administration de l’Association internationale des études québécoises ainsi que membre du comité de rédaction de la Revue annuelle des études canadiennes en Russie, son expertise s’y exerçant au regard des articles portant sur le Québec. Depuis 2015, elle est membre du conseil d’administration de l’Association russe des études canadiennes et responsable des recherches sur le Québec menées en Russie. En 2018, l’ambassade du Canada en Fédération de Russie souligne sa contribution au dialogue et à la coopération entre Russes et Canadiens, et grave alors son nom sur le mur de la renommée.

Le travail d’Ekaterina Isaeva au Centre Moscou-Québec porte essentiellement sur la diffusion de connaissances sur le Québec, sa langue, son histoire et sa culture, et ce, sous différentes formes. Il peut ainsi s’agir d’échanges universitaires entre des étudiants de l’Université Laval et ceux de l’Université d’État des sciences humaines de Russie, de la direction des programmes de formation en études québécoises et canadiennes, de la production du matériel méthodologique et didactographique en études québécoises, de la rédaction d’ouvrages collectifs ou encore du développement de projets scientifiques et culturels bilatéraux.

C’est notamment pour sa contribution au renforcement de la coopération universitaire et culturelle entre la Russie et le Québec, pour son apport à la diffusion des connaissances sur le Québec, sa langue et sa culture, et pour son engagement à l’égard des jeunes chercheurs que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

ORGANISATION LAURÉATE DU PRIX DU 3-JUILLET-1608

Chambre de commerce du Montréal métropolitain

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) est un intervenant de premier plan dans la croissance économique, sociale et culturelle de Montréal. Avec plus de 110 employés et 7 500 membres, elle est le plus important organisme privé au Québec voué au développement économique.

La CCMM a pour mission d’être la voix du milieu des affaires montréalais et d’agir pour la prospérité des entreprises et de la métropole. Elle s’engage dans des secteurs clés du développement économique en prônant une philosophie d’action axée sur l’engagement, la crédibilité, la proactivité, la collaboration et l’avant-gardisme.

Sa plateforme d’affaires, Acclr – Services aux entreprises, regroupe les services offerts par la Chambre en développement d’affaires, en commerce international, en intelligence d’affaires, en financement, en main-d’œuvre et en francisation, tous destinés à accélérer la création et la croissance des entreprises.

Afin de remédier aux besoins croissants en main-d’œuvre, d’améliorer l’adéquation entre la formation et l’emploi ainsi que l’intégration des immigrants, la Chambre a déjà mis sur pied plusieurs initiatives en francisation :

  • Le Rendez-vous des gens d’affaires et des partenaires socioéconomiques, qui a réuni à Montréal 250 personnalités du monde des affaires, du travail et de l’éducation pour discuter de la question du français dans les milieux de travail et dans les commerces.
  • Le Carrefour francisation, un guichet unique regroupant l’ensemble de l’offre gouvernementale en francisation pour accompagner et soutenir les petites entreprises et leurs employés.
  • Le programme Francisation en entreprise, qui assure le démarchage et le recrutement des grandes entreprises afin qu’elles mettent en place des cours de français en milieu de travail pour leurs travailleurs immigrants.
  • Le programme Interconnexion, qui permet aux nouveaux arrivants d’obtenir leur première expérience professionnelle au Québec ainsi que de pratiquer le français en milieu de travail.

Pour sa part, le programme J’apprends le français est né d’un constat quant à l’insuffisance de l’offre de services en matière de francisation. En accompagnant de petites entreprises, l’équipe de la CCMM s’est aperçue que la langue d’accueil et de service constituait le principal enjeu pour bon nombre d’entreprises. De plus, malgré leur volonté d’améliorer leurs compétences, les commerçants manquaient de temps à consacrer à des cours de français.

L’initiative consiste à jumeler un commerçant allophone utilisant peu ou pas le français dans ses activités de commerce avec un étudiant spécialisé en enseignement du français. Celui-ci se rend sur le lieu de travail du commerçant pour lui offrir un atelier de conversation pratique qui lui permettra de développer ses compétences linguistiques et d’offrir un service adéquat en français à sa clientèle. En plus d’être adapté aux besoins individuels des commerçants, le programme leur permet de continuer à mener leurs activités professionnelles.

Lancé en 2016 dans l’arrondissement Côte-des-Neiges, il est aujourd’hui offert dans tous les arrondissements montréalais ainsi qu’à Laval, à Longueuil et à Brossard. Cinq universités en sont également partenaires, soit l’Université de Montréal, l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec à Montréal, l’Université McGill et l’Université Concordia. Depuis son lancement, J’apprends le français a permis la réalisation de près de 800 jumelages entre commerçants et étudiants.

C’est notamment pour son apport à l’accroissement de la visibilité de la langue française dans les milieux de travail, pour sa contribution à l’acquisition du français par les immigrants et à leur intégration sociale, et pour sa promotion du français comme langue commune au Québec que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne le Prix du 3-Juillet-1608.

Site Web : www.cslf.gouv.qc.ca

SOURCE : Conseil supérieur de la langue française.

 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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