Bilan carbone du livre papier

Bilan carbone d’une liseuse électronique et d’un livre papier. Infographie : Marie Leviel. Source : Livre papier ou liseuse : lequel a le meilleur bilan carbone? Aurélie Lagueux-Beloin, Journaliste scientifique. © Unpointcinq 2019

BILAN CARBONNE DU LIVRE PAPIER

Le bilan carbone du livre papier varie d’un pays à l’autre en raison des matières premières, du mode de fabrication, de son transport, de son utilisation, de sa durée de vie et de son recyclage.

ÉTATS-UNIS et CANADA : un livre de poche génère 2,71 kg de CO2.

FRANCE : Lorsque l’on prend en considération toute la chaîne de production d’un livre papier jusqu’à son transport, on considère qu’il coûte 7,5 kg en équivalent carbone, selon le cabinet de consultants Cleantech.

Vous trouverez ci-dessous une série d’articles traitant du bilan carbone du livre papier en provenance du Québec et de la France.

Plusieurs de ces articles se réfère à l’étude «Carbon Footprint Assessment of a Paperback Book» publiée en janvier 2012 dans le Journal of Industrial Ecology et réalisée par des chercheurs québécois :

  • Jean‐Robert Wells (Conseiller stratégique en développement durable chez Ambioner au Saguenay Lac-St-Jean),;
  • Jean‐François Boucher (Professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi);
  • Achille‐Benjamin Laurent (alors chercheur professeur rattaché à la Chaire en éco-conseil à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) – Monsieur Laurent est aujourd’hui de retour en France après 10 ans au Canada – Voir le CV);
  • Claude Villeneuve (chercheur titulaire de la Chaire en éco-conseil à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)).

Monsieur Villeneuve vient de me faire parvenir l’étude (anglais seulement). Voici deux des tableaux présentés dans l’étude :

Figure 2. Main processes total GHG emissions for the “cradle-to-gate” life cycle of the book (kg CO2-eq per book). Deink MP = deinked
market pulp.


Bonjour

Juste une petite note, Achille Benjamin Laurent était un de mes étudiants à la maîtrise à l’époque où nous avons publié l’article et il agissait aussi comme professionnel de recherche à la chaire. Il a terminé son doctorat à Laval en 2017 et a fait un postdoc à Maastricht. Dans l’article, nous évaluons aussi que si vous le gardez 25 ans, le livre devient un moyen de séquestrer du carbone. Donc la meilleure solution, c’est d’emprunter des livres à la bibliothèque, de les partager avec des amis ou de les revendre aux bouquinistes. Par ailleurs, il faut mettre en perspectives 2,7 kilos de CO2 c’est l’équivalent de faire 10 km en auto. Si vous allez à la librairie à plus de 5 kilomètres de chez vous en auto, votre empreinte sera plus grande que celle de votre livre.

Donc profitez d’une bibliothèque près de chez vous ou de votre lieu de travail pour emprunter des livres papier est vraiment le meilleur comportement pour réduire son empreinte écologique dans ce domaine.

Claude Villeneuve
Professeur titulaire
Directeur de la Chaire en éco-conseil
Département des sciences fondamentales
Université du Québec à Chicoutimi


Livre papier ou liseuse : lequel a le meilleur bilan carbone?

Le papier, un réservoir de carbone

Une équipe de chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi a décortiqué le cycle de vie d’un livre depuis les coupes forestières faites par l’industrie des pâtes et papiers jusqu’à ses derniers moments dans le bac de recyclage ou au dépotoir. En déterminant les quantités de gaz à effet de serre émises à chaque étape de la production, les chercheurs ont minutieusement calculé son empreinte carbone.

Selon eux, la production d’un livre de poche fabriqué aux États-Unis ou au Canada produit 2,71 kg de CO2. « Les différentes étapes de la vie d’un livre ne pèsent pas toutes aussi lourd dans la balance : la majorité des émissions de CO2 proviennent de la fabrication de la pulpe, vierge ou recyclée, et du papier », précise l’un des auteurs de l’étude, Claude Villeneuve, titulaire de la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi.

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SCIENTIFIQUE EN CHEF DU QUÉBEC

Le livre papier, plus polluant que la liseuse ? Quatre choses à savoir

L’empreinte carbone laissée par la production d’un livre imprimé est devenue un argument chez ceux qui défendent le passage aux appareils numériques. Mais d’un autre côté, le bon vieux papier a pour avantage de durer plus longtemps et de pouvoir passer entre plus de mains. Qui dit vrai ? Le Détecteur de rumeurs et Unpointcinq, « média de l’action face aux changements climatiques », survolent quatre aspects du problème.

1) Les cycles de vie du papier et du numérique

Dans une recherche parue en 2012 dans le Journal of Industrial Ecology, une équipe de l’Université du Québec à Chicoutimi a décortiqué le cycle de vie d’un livre depuis les coupes forestières faites par l’industrie des pâtes et papiers jusqu’à ses derniers moments dans le bac de recyclage ou au dépotoir. En déterminant les quantités de gaz à effet de serre émises à chaque étape de la production, les chercheurs ont donc calculé son empreinte carbone.

D’après leurs résultats, la production d’un livre de poche fabriqué aux États-Unis ou au Canada génère 2,71 kg de CO2. « Les différentes étapes de la vie d’un livre ne pèsent pas toutes aussi lourd dans la balance : la majorité des émissions de CO2 proviennent de la fabrication de la pulpe, vierge ou recyclée, et du papier », précise l’un des auteurs de l’étude, Claude Villeneuve, titulaire de la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi.

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SÉRIE DE QUATRE ARTICLES

Livre papier vs livre numérique : lequel est le plus écolo ?

Même si la lecture sur support numérique reste marginale en France, elle grignote peu à peu des parts de marché. Outre le côté pratique du livre dématérialisé, les pro e-books avancent souvent l’argument d’une consommation du livre plus verte. Qu’en est-il réellement ? Le livre électronique est-il plus écolo que son homologue en papier ?

Le livre numérique ne représente aujourd’hui que 6.4 % des ventes de livres dans l’Hexagone, un chiffre toutefois en constante augmentation. Avançant l’argument de la dématérialisation des biens culturels, comme à une époque le MP3 a pu ringardiser nos CD, le livre numérique se targue de réduire les besoins en papier, et donc d’aider à la lutte contre la déforestation. Mais est-ce aussi simple que cela ? Le livre numérique est-il vraiment plus bénéfique d’un point de vue environnemental que son ancêtre papier ? Et si le match était décidé selon le papier utilisé ?

1. Le marché du livre numérique dans le monde

Outre-atlantique, le livre numérique a déjà fait ses preuves. Sur le marché du livre, l’e-book aux Etats-Unis est passé de 0,6 % des parts de marché en 2008 à 27 % aujourd’hui. Le n°1 du marché de l’e-book aux Etats-Unis est Amazon, qui capte 70 % des utilisateurs avec son Kindle Store. La librairie virtuelle propose plus d’un million de titres.

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2. L’empreinte carbone des livres

Lorsque l’on prend en considération toute la chaîne de production d’un livre papier jusqu’à son transport, on considère qu’il coûte 7,5 kg en équivalent carbone, selon le cabinet de consultants Cleantech.

Pour ce qui est de la version papier du livre, le transport est l’une des étapes ayant le plus fort impact sur l’environnement. Il intervient tout au long de la conception de l’ouvrage, pour acheminer les matières premières, puis du papetier à l’imprimeur, et de l’imprimeur aux plateformes logistiques pour en assurer la distribution.

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Les matières premières pour fabriquer un livre

Bien que le livre consomme du papier, le lien avec la déforestation serait simpliste : il faut noter que la ressource papier est de mieux en mieux gérée. Mais selon l’Ademe, l’industrie de l’édition engloutit tout de même à elle seule 20 millions d’arbres et 1 page sur 5 provient encore d’une forêt ancienne.

D’après l’Analyse du Cycle de Vie du livre, menée par la maison d’édition Terre Vivante, plus de 70 % des impacts du livre sur l’environnement sont dus à la fabrication du papier et de la pâte à papier. Heureusement, les éditeurs français conscients des catastrophes liées à la déforestation utilisent de plus en plus de fibres de bois issu de forêts gérées (PEFC et FSC)

Avec le livre en papier recyclé, ce sont 40 % d’eau et d’énergie qui sont économisés.

1 tonne de papier recyclé = 17 arbres épargnés

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La durée de vie

L’avantage revient largement au livre papier, qui a une durée de vie quasi illimitée, selon ses conditions de conservation. A l’inverse, les supports numériques ont tous une durée de vie limitée (et là, on ne parle même pas d’obsolescence programmée) avec une moyenne d’environ 10 ans.

Et si le joujou numérique tombe en panne, gageons qu’il devra certainement être jeté, les appareils de ce type n’étant pas prévus pour pouvoir être réparés.

Concernant la fin de vie, que ce soit pour la version numérique ou la version papier, l’absence de recyclage génère une forte pollution.

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Livre papier ou liseuse, qui est le plus vert ?

L’avènement des liseuses électroniques (Kindle, Kobo, iPad, etc.) a provoqué une véritable scission dans le monde des lecteurs. Si la plupart de ceux-ci ont tranché entre le papier et la technologie en fonction de critères d’affection et de confort, la dimension environnementale est plus rarement prise en compte. Chose peu surprenante : les impacts écologiques respectifs de ces deux supports sont assez différents et plutôt difficiles à comparer. Explications.

Sylvain Sarrazin La Presse

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L’empreinte carbone de… la lecture

Auteur :Marie-Ève Laforte

Dans le contexte des changements climatiques, on se renseigne de plus en plus sur l’impact de nos habitudes sur la planète. Transport, alimentation, plastique, tout y passe. Jusqu’à… nos habitudes de lecture?Mais oui, la manière dont on lit est également associée à une empreinte carbone. Le débat fait rage en ce moment : qu’est-ce qui est mieux pour l’environnement : un véritable livre papier ou encore la lecture sur un écran (que ce soit une liseuse ou une tablette)?Lire cet article


Bilan carbone du livre : comment démêler le vrai du faux

Les idées reçues ont la vie dure en matière d’écologie. Celles sur l’impact environnemental de l’industrie du livre sont légion, et souvent bien loin de la réalité des pratiques actuelles. Alors, qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ?

Acheter un livre est bon pour l’esprit, mais l’est-ce pour la planète ? Dès qu’il s’agit de papier, les hérauts de l’écologie sortent sur le pont pour dénoncer une industrie énergivore. Mais de quoi parlent-ils au juste ? Commençons par un petit retour en arrière : au début des années 2000, le premier à communiquer largement sur le sujet est le Guide du Routard. Alors méconnue du grand public, la notion d’empreinte carbone arrive sur le tapis : le guide explique à ses lecteurs quelle est sa propre empreinte carbone, entre la fabrication du livre, le papier, les billets d’avion des auteurs… une façon intelligente d’attirer l’attention des lecteurs sur un enjeu à échelle planétaire.

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Infographie : livre vs liseuse vs tablette

SOURCE : ECOBLOG


 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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3 comments on “Bilan carbone du livre papier

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