Pamphile Le May désigné comme personnage historique

Le May, Pamphile. © Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Communiqué de presse

Ministère de la Culture et des Communications du Québec

Pamphile Le May désigné comme personnage historique

Québec, le 18 septembre 2019. – Pamphile Le May, homme de lettres et premier bibliothécaire de l’Assemblée législative de la province de Québec, est désigné comme personnage historique et son nom est ajouté au Registre du patrimoine culturel. Ce geste posé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel permettra de rappeler le souvenir de cet important personnage et d’entretenir sa place dans la mémoire collective.

La ministre de la Culture et des Communications, Mme Nathalie Roy, a procédé à l’annonce de cette désignation après avoir signé un avis à cette fin. La Loi sur le patrimoine culturel permet à la ministre de désigner un personnage, un événement ou un lieu historique, afin de commémorer l’histoire du Québec.

Dans les décennies de 1850 et de 1860, Pamphile Le May s’illustre en présentant ses œuvres dans les publications du mouvement littéraire de Québec, formé autour d’Octave Crémazie, de François-Xavier Garneau, de Philippe-Joseph Aubert de Gaspé et de l’abbé Henri-Raymond Casgrain. En 1867, il devient le premier bibliothécaire de l’Assemblée législative de la province de Québec, un poste qu’il occupe jusqu’en 1892. À la suite de sa nomination, Le May constitue la bibliothèque du nouveau Parlement et s’assure que cette bibliothèque, destinée aux parlementaires, soit également ouverte au public. En 1980, en guise de reconnaissance du travail qu’il a accompli, l’Assemblée nationale donne son nom à l’édifice qui abrite sa bibliothèque. Parallèlement à ses occupations professionnelles, Pamphile Le May se distingue comme homme de lettres en publiant des romans, des contes et des poèmes et en traduisant des œuvres classiques de la littérature canadienne-anglaise.

Citations :

« Pamphile Le May a voué sa carrière à la littérature et à la connaissance, laissant ainsi une empreinte profonde dans l’histoire culturelle du Québec. Plonger dans son univers littéraire permet la découverte d’une œuvre foisonnante et aboutie. Si l’édifice de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale est nommé en son honneur, il faut surtout retenir de cet homme l’empreinte qu’il y a laissée en enrichissant sans cesse la précieuse collection. Ses réalisations en font un personnage historique d’envergure, et il mérite une place dans notre mémoire collective. »

Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications

Liens connexes :

Répertoire du patrimoine culturel du Québec : patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

Page sur Pamphile Le May

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Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec.


Le May, Pamphile

Pamphile Le May, [vers 1910]. © Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Né le 5 janvier 1837 à Lotbinière, Pamphile Le May est le fils de Léon Lemay, marchand et hôtelier, et de Marie-Louise Auger.

Le May étudie au collège des Frères des écoles chrétiennes à Trois-Rivières, de 1846 à 1849, puis apprend le latin avec le notaire Thomas Bédard, de Lotbinière. Il fréquente ensuite le petit séminaire de Québec de 1854 à 1857. Un an plus tard, il décide d’étudier le droit et s’engage comme clerc, mais abandonne rapidement ses études pour trouver du travail à Portland aux États-Unis. De retour au Québec, il est engagé comme commis dans un magasin de Sherbrooke. Il délaisse cet emploi pour l’étude de la philosophie afin de devenir prêtre. En 1860, il entreprend son cours de théologie chez les Oblats de Marie-Immaculée à Ottawa. Après deux ans d’étude, sa santé fragile le force à abandonner. Finalement, il complète son cours de droit et est admis à la pratique en 1865.

Pendant ses études de droit, Le May travaille comme traducteur surnuméraire à l’Assemblée législative de la province du Canada, à Québec. Au début des années 1850, Le May joint le mouvement littéraire de Québec, dont font notamment partie François-Xavier Garneau, Joseph-Charles Taché et Antoine Gérin-Lajoie. Il touche à tous les styles littéraires, mais excelle particulièrement dans les contes. En 1865, Le May publie «La découverte du Canada», un premier recueil de poèmes en dix-neuf chapitres. En 1867, le premier ministre Pierre-Joseph-Olivier Chauveau lui offre le poste de bibliothécaire de la nouvelle législature provinciale. Pendant ses 25 années comme bibliothécaire, Le May assure l’accroissement des collections par l’achat de livres répondant aux besoins des parlementaires. Il contribue également personnellement à l’enrichissement de la collection en offrant plusieurs volumes de sa collection personnelle. Le May développe également l’achat et le prêt d’ouvrages de l’étranger. Un système d’échanges est mis en place avec des pays tels que la France, les États-Unis et la Belgique. Il implante de nouvelles techniques de catalogage en vigueur dans les grandes bibliothèques américaines et européennes et prépare plusieurs catalogues des livres de la bibliothèque. Au printemps 1883, un incendie survient au Parlement de Québec et seulement 4 500 livres sont sauvés des flammes. Sous son influence, l’institution demeure ouverte au public. En 1892, il est mis à la retraite forcée avec l’arrivée d’un gouvernement conservateur. Il poursuit toutefois son oeuvre littéraire et publie en 1904 un recueil de sonnets en 18 parties intitulé Gouttelettes.

Le May est membre fondateur de la Société royale du Canada. En 1888, il reçoit un doctorat honorifique en lettres de l’Université Laval et la rosette d’officier de l’Instruction publique de France en 1910. Le 16 septembre 1980, l’édifice de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale est nommé en son honneur.

Le May est l’auteur de plus d’une trentaine de poèmes. Il a notamment publié Essais poétiques (1865), Le pèlerin de Sainte-Anne (1877), et sa suite, Picounoc le maudit (1878), Fables canadiennes (1882), L’affaire Sougraine (1884), Fêtes et corvées (1898), Contes vrais (1899) et Les épis (1914). Il est également le traducteur d’oeuvres littéraires canadiennes-anglaises marquantes, notamment Évangeline de Henry Wadsworth Longfellow (1870) et Le chien d’or (1884) de William Kirby.

Il est décédé à Deschaillons (Deschaillons-sur-Saint-Laurent) le 11 juin 1918. Il est inhumé dans le cimetière de cette localité.

Il avait épousé à Québec, en 1863, Marie-Honorine-Sélima Robitaille.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec.


Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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