HAK_MTL, un documentaire à voir (en ligne) sur Canal D jusqu’au 6 octobre 2019

Parlant d’éducation aux médias

Un documentaire parfait pour nos écoles et nos cegeps

HAK_MTL

Un documentaire à voir sur le site web de Canal D jusqu’au 6 octobre 2019


HAK_MTL nous offre une véritable formation à la protection de la vie privée à l’ère d’internet. Vous y apprendrez comment vos données personnelles font l’objet du fond de commerce des géants du web. Et vous aurez droit à des conseils de premier plan des meilleures organisations et des meilleurs experts. Ce documentaire cinq étoiles s’inscrit dans l’éducation aux médias et profitera à tous les étudiants des écoles secondaires, des cegeps et des universités.

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys


Présentation

Ce documentaire expose le point de vue de différents intervenants inquiets devant le pouvoir presque total détenu par les autorités de s’immiscer dans la vie privée des citoyens grâce à un encadrement légal très permissif, voire inexistant. En réaction, des pirates informatiques se donnent pour mission de contrer les abus du système.


Bande annonce


Synopsis

Les avancées technologiques des dernières années ont engendré des préoccupations quant à la collecte et à l’utilisation des données personnelles par les gouvernements et les entreprises privées. Les cellulaires, les réseaux sociaux et bien d’autres outils permettent de suivre un individu à la trace et d’espionner ses moindres faits et gestes. Pour plusieurs, cette réalité est une menace à la démocratie qu’il faut dénoncer et combattre.

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Nous sommes en 2019 et la vie privée n’existe plus. En moins d’une génération, l’internet s’est transformé en une gigantesque machine de surveillance. Le modèle d’affaire qui mène cette machine se résume à une bien simple maxime : «Si c’est gratuit, vous êtes le produit.»

Toutes les traces que nous laissons de nous-mêmes sur l’internet sont ainsi captées, stockées et accessibles tant aux États qu’aux géants du web… et ça ne fait que s’intensifier. S’il reste un brin d’espoir, ce sont les hackers qui nous le donnerons. L’internet étant leur terrain de jeu, les hackers savent mieux que quiconque l’étendue réelle de la surveillance. Ils développent ainsi des projets inusités, participent à des rencontres internationales et tentent de promouvoir la cause de l’anonymat en ligne. En donnant la parole aux hackers d’ici, HAK MTL explore la contribution de Montréal à la lutte globale pour la vie privée.

  * * *

Le début du millénaire est marqué par l’omniprésence de l’internet dans nos vies quotidiennes. Au Canada, 93% de la population est connectée à internet, 56% utilise les réseaux sociaux sur une base régulière et 81% possède un téléphone cellulaire. On estime qu’en moyenne, un Canadien passera 4.5 heures par jour sur internet, dont un peu plus de 2 heures sur les réseaux sociaux. La frontière qui séparait autrefois notre vie réelle de notre vie virtuelle est en pleine dissolution.

Puis, en 2013, arrivaient les révélations d’Edward Snowden, confirmant ainsi les pires peurs des pires paranoïaques. Des affirmations autrefois farfelues sont aujourd’hui des faits confirmés. Le gouvernement surveille toutes vos communications. Google en sait probablement plus sur vous que vous-mêmes… Facebook vous écoute à partir du micro de votre téléphone intelligent… une pléthore d’applications mobiles vous géo-localise en tout temps… et le tout est accessible pour la NSA et les agences de renseignement de ses alliés, dont notre NSA canadienne : le Centre de sécurité des télécommunications.

En 2019, la vie privée n’existe plus. En moins d’une génération, l’internet s’est transformé en une gigantesque machine de surveillance.

Google, Facebook, Twitter, Skype et tous ces autres services sont passés maîtres dans l’art de monétiser nos interactions avec leurs plateformes : si c’est gratuit, vous êtes le produit. Dans ce nouveau monde, nous sommes tous et toutes devenus la ressource première de cette nouvelle économie de la surveillance ; nous sommes devenus des génératrices de données.

S’il reste un brin d’espoir pour la vie privée, ce sont les hackers qui nous le donneront. L’internet étant leur terrain de jeu, les hackers savent mieux que quiconque l’étendue réelle de la surveillance. Selon ces insurgés des circuits, Big Brother existe et seule une lutte technologique pourra le vaincre. Ainsi, ils démontent des ordinateurs à la recherche de backdoors. Ils grimpent sur les toits pour construire un nouveau réseau alternatif et communautaire. Ils développent des outils de chiffrement. Ils construisent, collectivement et en logiciel libre, des alternatives à tous les services en ligne imaginables. Ils se mobilisent lors de grandes rencontres internationales et font activement la promotion de l’anonymat en ligne. Leur idéal est celui d’une humanité mondialisée et interconnectée par un web démocratique, distribué, sans censure ni surveillance.

Alors que nous entrons dans une nouvelle ère technologique, le futur du web semble incertain. L’internet sera-t-il garant d’une démocratie plus équitable et durable ? Ou au contraire, sommes -nous plongés tête première dans l’abysse de la surveillance ? Est-ce que l’internet s’avèrera avoir été un vecteur d’émancipation des humains, ou sinon l’outil de leur asservissement ? Tout se décide aujourd’hui. La possibilité d’avoir une sphère intime loin du regard de Big Brother… la possibilité d’échapper à la vie en continu sur la toile… la possibilité d’être seul. Tout cela se détermine en ce moment même. Les hackers transportent dans leur cœur l’espoir d’un monde plus libre et démocratique. Ils savent dans quel camp ils se rangent.

En donnant la parole aux hackers d’ici, HAK_MTL explore la contribution de Montréal à la lutte globale pour la vie privée.


MOT DU RÉALISATEUR – Alexandre Sheldon

Alexandre Sheldon

Les révélations d’Edward Snowden au printemps 2013 ont agi telle une douche froide pour moi. Elles confirmaient tous mes scénarios internes les plus paranoïaques : tout ce que nous faisons en ligne serait donc capté, archivé, analysé, amalgamé, et accessible aux États… et tout ça avec la complicité des plus grands fournisseurs de services…. Toutes ces plateformes et engins de recherche, dont on nous avait promis qu’elles augmenteraient l’interconnexion, l’accès à la connaissance et l’émancipation humaine, on comprenait enfin qu’elles étaient aussi utilisées en tant qu’éponges à données personnelles.

Les révélations Snowden avaient donné raison à mon vœu de précaution face à l’envahissement soudain des iPhones, de Facebook et de la vie numérique généralisée. Répondant à l’enivrement collectif pour ces nouvelles merveilles technologiques, Snowden nous montrait l’envers de la médaille. Nous étions soudainement propulsés dans le réel début du 21e siècle, dans toutes ses contradictions et ses nouveaux enjeux sociaux. Dans ce nouveau monde, l’accès aux données personnelles des individus devenait la clé du pouvoir politique et économique.

En faisant mes premières recherches sur Snowden et sur la question de la surveillance, j’ai vite compris qu’une communauté bien précise s’était emparée du combat pour la vie privée : les hackers. Nulle part ailleurs sentait-on une telle urgence autour de la question de la surveillance. Les hackers savaient mieux que quiconque à quel point il est facile de surveiller les gens. Alors que nous nous faisions tous charmer par le spectacle de la vie numérique, eux savaient les rouages qui s’opéraient dans les coulisses. Pour cette communauté d’initiés, Snowden était non seulement un héros ; il était l’un des leurs. Snowden, Wikileaks et Anonymous avaient agi tel un cri de ralliement pour ces révolutionnaires solitaires. Ils allaient maintenant travailler à l’échelle mondiale pour offrir un contre-discours à la société de la surveillance.

Je suis donc parti à la rencontre des hackers montréalais qui mènent ici ce même combat devenu planétaire. Ils développent des outils d’anonymisation, démontent tout ce qu’ils peuvent pour comprendre le fonctionnement des systèmes, et compromettent des systèmes de sécurité pour le bien commun. Ils forment la seule goutte de conscience dans cet océan numérique où la soif des nouveaux gadgets est toujours plus forte que le principe de précaution.

HAK_MTL est le fruit de presque cinq années de recherche et de production. C’est une période durant laquelle j’ai pu m’immiscer dans cette communauté montréalaise autrement très discrète. J’ai pu avoir accès aux personnes et aux lieux les plus engagés de cette communauté. Avec eux, j’ai acquis une appréciation beaucoup plus grande de l’envergure du combat pour la vie privée. C’est cette dose de conscience et même d’alarmisme que j’ai souhaité transmettre au public par ce film.

Durant la production du documentaire, j’ai souvent réfléchi à une autre période de notre histoire où nous avons placé notre conscience à la remorque des nouvelles technologies. Au milieu du 20e siècle, nous avons complètement refait nos sociétés en fonction de la voiture individuelle. Nous avons placé la voiture au cœur de notre urbanisme, de notre consommation, de notre rapport au logement, au travail et aux relations sociales. Nous vivons aujourd’hui avec une crise écologique qui est la conséquence de cette inconscience collective face à l’automobile. Aujourd’hui, tout le monde accepte l’urgence de la situation, mais nos sociétés sont devenues tellement dépendantes aux voitures qu’il nous paraît presqu’impossible de changer de paradigme.

J’ai bien peur que nous sommes sur le point de refaire la même erreur avec l’internet, les médias sociaux, la téléphonie mobile et l’internet des objets. Encore une fois, nous plaçons la conscience à la remorque de l’innovation technologique. Nous sautons sur les nouveaux gadgets à la première occasion, sans jamais comprendre vers où cela nous mène.

Quel est ce monde qui nous attend au moment où la vie privée sera véritablement effacée? À quoi ressemble une société qui place la surveillance au cœur de son fonctionnement normal ? Déjà, vivre sans compte Facebook ni téléphone intelligent semble impensable pour plusieurs d’entre nous. La dépendance est belle et bien présente. Mais nous sommes toujours capables de contrecarrer la prochaine crise planétaire à venir. Il n’en tient qu’à notre désir de revaloriser l’anonymat, la solitude, le silence et la déconnexion.

Je souhaite que ce discours, porté par la bouche de ces hackers qui savent mieux que quiconque l’étendue réelle de la surveillance, participera à alimenter un débat public d’une grande importance autour de cette problématique.

BIOGRAPHIE

Chercheur, journaliste et cinéaste, Alexandre est passionné par tout ce qui touche à la politique, à l’histoire et aux changements sociaux. Diplômé en études internationales, il aime s’enfoncer dans les dédales de la recherche d’information pour en ressortir avec des trésors inusités. Il est constamment à la recherche de ces fils d’Ariane qui peuvent nous aider à donner sens à ce monde qui se complexifie devant nos yeux à tous les jours. Il a réalisé des courts métrages documentaires sur le développement urbain durable. Il a également coécrit un livre sur l’évasion fiscale, publié chez Écosociété. En tant que vidéaste, il a réalisé plus d’une vingtaine de projets vidéo pour différents groupes et organismes. Plus récemment, il a entamé la production et le développement de deux projets documentaires chez Rapide-Blanc : Algo, Polly & Turcot suit l’histoire d’un couple de faucons pèlerins vivant sous l’échangeur Turcot dans le quartier St-Henri, tandis que HAK_MTL offre une incursion dans la communauté des hackers-activistes de Montréal. Ses projets marient la réflexion à la forme, et l’intellect au songe.


LES ORGANISATIONS ET EXPERTS

Crypto.Québec est un média numérique à but non-lucratif fondé en juillet 2015 à Montréal. Ce média indépendant a comme mission de devenir la référence au Québec en terme d’information vulgarisée et factuelle sur les enjeux de sécurité informatique, géopolitique, vie privée, technologie de l’information et renseignement.

Crypto.Québec s’engage également à soutenir l’émancipation et l’avancement des libertés individuelles et collectives québécoises à travers l’offre de services reliés aux enjeux le concernant. https://crypto.quebec/

Le nom Tor est à l’origine un acronyme pour The onion router littéralement « le routeur oignon ». C’est un réseau informatique superposé mondial et décentralisé. Il se compose d’un certain nombre de serveurs, appelés nœuds du réseau. Ce réseau permet d’anonymiser l’origine de connexions. Cela peut entre autres servir à anonymiser la source d’une session de navigation Web ou de messagerie instantanée. Tor développe également un navigateur Web basé sur Firefox, Tor Browser, ainsi que d’autres applications spécialement modifiées pour préserver l’anonymat de leurs usagers. https://www.torproject.org/fr/

NorthSec est le plus grand événement de sécurité appliquée au Canada visant à accroître les connaissances et l’expertise technique des professionnels et des étudiants. Nous sommes déterminés à créer un forum de sécurité de haute qualité composé d’une conférence de deux jours mettant en vedette les plus grandes expertises du domaine, suivie par un intense compétition CTF sur le site de 48 heures. https://www.nsec.io

Ian Goldberg est un cryptologue, informaticien, cypherpunk, professeur et chercheur canadien qui enseigne à l’université de Waterloo en Ontario. Ses recherches portent avant tout sur la cryptographie et la cybersécurité pour la protection des données individuelles.

Gabriella Coleman est une anthropologue et chercheure américaine. Ses études portent sur la culture hacker et le cybermilitantisme et ayant développé une spécialité concernant le collectif Anonymous. Le titre de sa thèse est The Social Construction of Freedom in Free and Open Source Software: Hackers, Ethics, and the Liberal Tradition. En 2010–2011, Coleman travaille à l’Institute for Advanced Study. Enfin, en janvier 2012, elle obtient la Wolfe Chair in Scientific & Technological Literacy de l’Université McGill où elle enseigne toujours.

Richard Stallman est un programmeur militant et initiateur du mouvement du logiciel libre dans les années 80. Programmeur renommé de la communauté informatique américaine et internationale, il a développé de nombreux logiciels.

Lex Gill est auxiliaire juridique à la Cour suprême du Canada et fut chargée de recherche au Citizen Lab, un laboratoire qui s’intéresse aux questions de recherche, de développement, de politiques stratégiques de haut niveau et d’implication légale. Avant d’occuper ce poste, elle a travaillé pour l’Association canadienne des libertés civiles, la plus importante organisation au pays consacrée à la défense des droits et libertés civils. Elle a également été chercheuse au Berkman Klein Center de l’Université Harvard.


L’ÉQUIPE

Réalisation, recherche et scénario : Alexandre Sheldon

Direction photo : Geoffroy Beauchemin, Jérémie Battaglia, François Vincelette, Daniel Jobin Montage : Alexandre Lachance

Conception sonore : Mélanie Gauthier Musique originale : Uberko

Production : Amélie Lambert Bouchard et Sylvie Van Brabant Produit par : Films du Rapide-Blanc

Distribué par : Productions du Rapide-Blanc


FICHE TECHNIQUE

Titre : HAK_MTL

Date de production : 2019

Durée : 68 minutes

Pays de production : Canada

Pays de tournage : Canada, États-Unis Langue : Français, anglais

Sous-titres : Français, anglais

Produit avec la participation financière de : Fond documentaire Rogers, SODEC – Société de développement des entreprises culturelles, Québec – Crédit d’impôt cinéma et télévision, Gestion SODEC, Fonds des médias du Canada, Canada – Crédit d’impôt pour production cinématoscopique ou magnétoscopique canadienne, Check Point, ProtonMail

Produit en collaboration avec : Canal D


Visionner en ligne

Disponible jusqu’au 6 octobre 2019

Cliquez ici pour visionner le documentaire sur le site web du Canal D.


Le désir de capter le réel pour en faire une histoire, voilà ce qui définit Les Productions du Rapide-Blanc depuis leur création, en 1984, par Sylvie Van Brabant et Serge Giguère. Inspirés par l’héritage du cinéma direct, nous oeuvrons principalement dans le développement et la production de films d’auteur et de documentaires innovants à portée sociale, diffusés dans les salles de cinéma, les festivals et à la télévision.

La longévité des Productions du Rapide-Blanc est en bonne partie attribuable à notre volonté de produire des films captivants, à la fois poétiques et près des gens. Forts de cet engagement, nous accompagnons plusieurs réalisateurs chevronnés dans leur parcours artistique et nous encourageons les créateurs émergents à exprimer leur vision personnelle.

Animé par une démarche citoyenne, le Rapide-Blanc s’est vu attribuer plusieurs prix et distinctions pour ses films abordant des enjeux sociaux et environnementaux. Nous assurons par ailleurs la distribution de toutes nos productions et de films coups de coeur venus d’ailleurs. Tout en poursuivant notre mission première, nous nous engageons également dans le développement de projets de fiction et de contenus destinés aux nouveaux médias.

Source : Les Productions du Rapide-Blanc.


 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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