Votre éditeur prend position – L’éducation aux médias dans la cadre de la Commission parlementaire sur l’avenir des médias d’information

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Votre éditeur prend position

L’éducation aux médias dans la cadre de la Commission parlementaire sur l’avenir des médias d’information


Cinq des 63 mémoires déposés dans le cadre de la Commission parlementaire sur l’avenir des médias d’information (voir notre dossier) abordait, entre autres sujets, l’éducation aux médias. À titre de co-fondateur du premier organisme québécois d’éducation aux médias en 1981, le Club d’initiation aux médias de la Rive-Sud de Québec (Lévis), je vous présente mon opinion au sujet de l’éducation aux médias au Québec.

Dans un premier temps, voici les extraits des cinq mémoires (le caractère grand est de nous) :


Alain Saulnier est professeur invité au département de communication de l’Université de Montréal, écrit :

– En éducation : offrir dans toutes les régions du Québec des formations d’éducation aux médias et à l’information dans le cadre de cours à la citoyenneté des jeunes du niveau secondaire. Cette formation est également destinée à se prémunir contre les fausses nouvelles. Voir le projet développé par la FPJQ :  https://www.sciencepresse.qc.ca/education-aux-medias.


Hélène Roberge, Directrice adjointe aux études, responsable des programmes ATM et Michèle Gagnon, Responsable de la coordination
départementale, TCM, du Département Techniques de communication dans les médias du Cégep de Jonquière consacre un sous-titre à l’éducation aux médias dans leur mémoire :

L’éducation aux médias

Si on déplore la fermeture de plusieurs médias et la précarité de certains, on ne peut toutefois nier la propagation de nouvelles de manière continue sur les plateformes numériques. Il n’a jamais été aussi facile d’obtenir rapidement une information en seulement quelques clics. Toutefois, encore faut-il que cette information soit juste. Dans le flot de fausses nouvelles diffusées, il est difficile pour l’internaute de reconnaître l’information vérifiée par des journalistes professionnels.

Saluons ici l’initiative de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui a entrepris une tournée dans les écoles du Québec pour lutter contre la désinformation. L’atelier #30 secondes avant d’y croire a été présenté à plus de 8000 jeunes jusqu’à maintenant. Des journalistes se sont déplacés dans les classes afin d’expliquer leur profession à la nouvelle génération. On parle ici d’éducation aux médias et, à notre avis, il s’agit de l’une des pistes de solution pour l’avenir des médias.

Les jeunes qui ont participé à ces ateliers ont appris tout le travail qui se cache derrière une information vérifiée et réelle: recherche de sources fiables, collecte de faits, de données, analyse et mise en contexte et rédaction. Ces démarches ne peuvent s’effectuer sans frais pour une entreprise. Les gens doivent savoir que l’information a un coût. Ils doivent être sensibilisés au fait que, pour exercer leur rôle de citoyen, ils doivent être informés de la bonne manière par des professionnels de l’information.

Plus tôt ils en seront conscients, plus tôt ils sauront reconnaître la valeur de l’information et celle des médias qui les entourent. Il nous apparaît nécessaire de multiplier ce genre d’initiatives et de mettre sur pied des programmes d’éducation aux médias destinés aux élèves du primaire et du secondaire. La population en général doit également être visée par certaines interventions.

En tant que maison d’enseignement, nous sommes disposés et motivés à contribuer à cette démarche. Celle-ci contribuera à faire de nos jeunes et de nos concitoyens des personnes informées, en mesure de développer leur pensée et de prendre des décisions éclairées pour leur avenir et celui de la société. Elle leur permettra aussi de créer une habitude de consommation de l’information auprès de médias employant des journalistes professionnels et qui sait, de développer leur intérêt pour l’information de proximité.

(30) Lise BACON, David Tkachuk et al., op. cit.


Vous pouvez consulter la version PDF du RAPPORT FINAL SUR
LES MÉDIAS D’INFORMATION CANADIENS signé par Lise Bacon et David Tkachuk et déposé au Sénat canadien :

Volume 1 de 2

Volume 2 de 2


Marie-Ève Martel, journaliste et auteure, consacre également un chapitre à l’éducation aux médias dans son mémoire :

Investir dans des initiatives en éducation aux médias

Différencier le vrai du faux, vérifier la source de l’information, ne pas croire systématiquement tout ce qu’on lit sur la Toile, s’abreuver à différentes sources pour obtenir un portrait plus complet d’une situation : savoir consommer l’information est devenu tout un art, mais un art qui s’apprend. Au bout du compte, mieux comprendre le fonctionnement derrière la réalisation d’un reportage, mais aussi savoir s’abreuver à plusieurs sources crédibles pour se faire une idée plus précise d’un enjeu de l’actualité permettent au public de développer un meilleur sens critique et de devenir des citoyens mieux informés.

Déjà, la Fédération professionnelle des journaliste du Québec a créé une formation d’éducation aux médias destinée aux élèves du deuxième cycle du secondaire. Nommée « #30secavantdycroir e », elle est surtout axée sur la distinction entre les vraies et les fausses nouvelles. Offert e bénévolement par ses membres professionnels, la formation a connu un succès fulgurant depuis son lancement, en novembre 2017.

Une telle formation ne saurait toutefois remplacer un enseignement plus approfondi, et à plus long terme, de l’utilité des médias, de leur fonctionnement et de leur environnement. L’acquisition de ces compétences doit être intégrée à un cursus scolaire. Il faudrait donc favoriser un enseignement de la littératie médiatique organisé et standardisé à plus grande échelle, c’est-à-dire intégré à la formation générale de tous les élèves du primaire et du secondaire. Du même coup, cela permettrait de développer l’esprit critique et analytique des élèves. Sur papier, cela fait déjà partie des exigences scolaires du ministère de l’Éducation. 29 En réalité, cela s’effectue de manière sporadique et à la discrétion des enseignants, dont l’agenda est déjà bien chargé. On a longtemps enseigné l’économie, qu’on a ramenée dans le parcours scolaire des élèves du secondaire ; on enseigne aussi les différents systèmes politiques et l’Histoire. Comme le proposait déjà le rapport Bacon en 2006 (30), l’éducation aux médias pourrait aisément compléter ces apprentissages puisque déjà de nombreux enseignants partout dans la province utilisent des reportages pour appuyer leur programme pédagogique.

L’éducation aux médias ne devrait pas se limiter aux adolescents et aux jeunes adultes. Le grand public devrait lui aussi avoir accès à des ressources. D’ailleurs, une étude américaine parue en début d’année indique que les personnes âgées de plus de 65 ans sont plus susceptibles de partager des fausses nouvelles en ligne.31 Sept fois plus, en fait, que les Internautes âgés de 18 à 29 ans. Avec un financement adéquat, il serait possible d’offrir ces formations dans les municipalités, par l’entremise des bibliothèques municipales, par exemple.

Enfin, il n’y a pas que les citoyens qui doivent se familiariser avec les médias et le travail des journalistes. Une éducation aux médias devrait aussi être prodiguée aux élus et à tous les travailleurs de la fonction publique pouvant être amenés à interagir avec les journalistes. Actuellement, les formations offertes aux élus le sont sur une base volontaire et traitent davantage de la manière de tirer leur épingle du jeu dans leurs stratégies de communication. Je suis convaincue qu’en expliquant mieux aux maires, mairesses et conseillers municipaux le rôle des médias d’information, ceux-ci en seraient moins méfiants. Imposer une formation de quelques heures,tout au plus, sur le rôle des médias, permettrait aux maires et conseillers municipaux de mieux se préparer à s’adresser à des journalistes. Ceux-ci pourraient même prodiguer ladite formation, par exemple dans le cadre du congrès annuel des regroupements de municipalités.


Bernard Descôteaux, président du conseil d’administration, et Colette Brin, directrice, du Centre d’études sur les médias de l’Université Laval, soulignet dans leur mémoire :

Enfin, il faut se préoccuper de l’éducation aux médias. Dans le contexte des nouvelles plateformes de diffusion telles Facebook, Instagram et les autres, l’éducation critique au monde numérique est un enjeu important. Une forme d’éducation aux médias se pratique déjà dans le réseau de l’éducation; il y aurait lieu de l’affermir et de l’étendre au grand public.


La Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec écrit dans son mémoire :

En 2019, un ADN (Agent de développement culturel numérique) a été embauché afin de faciliter l’appropriation de la culture numérique par les TCA, en concertation avec l’ensemble des autres domaines d’activité artistique et culturelle au Québec (en relation avec la mesure 120 du PCNQ qui visait à former un réseau d’agents favorisant l’émulation entre les secteurs d’activité culturelle et au sein de ceux-ci). Des chantiers sont en train de se mettre en place pour assurer le partage des bonnes pratiques, et une veille mutualisée, visant à accélérer l’adoption des innovations rendues possibles par les TICs, mais aussi de méthodes de travail axées sur la coopération et la mise en commun des ressources et des savoir-faire. Les connaissances des artisans des télévisions communautaires contribueront à aider les autres secteurs culturels (et les entreprises d’économie sociale dont les TCA sont déjà partenaires) à effectuer leur virage numérique, car l’éducation aux médias est la base de la littératie numérique (le web étant un médium). La Fédération croit que le gouvernement canadien devrait emboîter le pas afin de permettre la réalisation de plus grands projets encore, en soutenant les initiatives qui peuvent faire fructifier le dynamisme qui se régénère grâce à ce réseautage rendu nécessaire par l’internet. Un grand bout de chemin a déjà été fait, mais il est évident que les TCA ont besoin de fonds supplémentaires pour assurer un virage numérique complet.


La Fédération nationale des communications (FNC) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) parlent de l’éducation aux médias dans l’une de ses recommandations :

Recommandations :

  1. Mettre sur pied un institut multidisciplinaire d’étude

Le Gouvernement québécois devrait mettre sur pieds un institut multidisciplinaire d’étude et de veille d’Internet afin de suivre l’évolution des technologies et répertorier les innovations, tout en mesurant leurs impacts sur la société québécoise. Cet institut pourrait avoir pour fonction :

  • Développer de nouvelles approches pour l’éducation aux médias tant dans le système scolaire que dans la population générale
  • Développer de nouvelles approches pour l’éducation au numérique des étudiants et de la population générale qui dépassent les compétences techniques pour aborder également les questions politiques, éthiques, philosophiques et citoyennes introduites par les technologies
  • Proposer des campagnes de sensibilisation publique face aux enjeux du numérique et des médias d’information
  • Identifier des mesures visant à combattre la désinformation et la propagation de fausses informations
  • L’identification de mesures protégeant les droits d’auteurs

En 1980, alors âgé de 23 ans, j’animais mon premier atelier d’initiation aux médias à l’intention des jeunes envisageant une petite carrière de pigiste dans les médias, à l’image de la mienne depuis mes 15 ans. Le projet de cet atelier fut déposé et accepté par le Service des loisirs de la Ville de Lévis. Plus d’une quinzaine de jeunes y participèrent.

L’année suivante, en 1981, je fondais avec Renée Fournier, le premier organisme québécois sans but lucratif consacré à l’initiation aux médias, le Club d’initiation aux médias de la Rive-Sud de Québec (Lévis).

Notre recherche nous fit découvrir un foisonnement d’activités d’initiation aux médias en France. J’ai déposé un projet de stage à l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) afin de rencontrer nos cousins français impliqués dans l’initiation aux médias. Le projet de stage fut accepté avec un horaire très serré sur une dizaine de jours.

Sur place, l’initiation aux médias consistait en différentes expérimentations des médias, notamment la télévision, par des jeunes. Des organismes offraient des ateliers aux jeunes avec tout l’équipement nécessaire : studio de télévision, salle de montage… L’objectif : permettre aux jeunes de découvrir les métiers des médias et tout le travail qu’implique la production d’une émission de radio ou de télévision et la publication d’un journal. On espérait de cette initiation des jeunes plus à même d’apprécier les différents médias.

À l’initiation aux médias s’ajoutait l’éducation aux médias alors en plein développement avec les ateliers JEUNES TÉLÉSPECTATEURS ACTIFS (JTA) déployés dans toutes les écoles en France par différents ministères du gouvernement et différentes associations, notamment l’Association des réalisateurs de télévision. Il s’agissait d’une vaste offensive née de l’analyse de l’influence de la télévision chez les enfants et les adolescents et d’une volonté nationale de développer le sens critique de ces jeunes face à la télévision. J’ai eu l’occasion d’assister au congrès de l’Association des réalisateurs de télévision alors dédié au programme JEUNES TÉLÉSPECTATEURS ACTIFS.

En parallèle se tenait une autre opération d’éducation aux médias de grande envergure : LIRE LE JOURNAL. Cette initiative mise de l’avant par le quotidien français LE MONDE et deux de ses journalistes, Yves Agnès et Jean-Michel Croissandeau. »Le livre LIRE LE JOURNAL – POUR COMPRENDRE ET EXPLIQUER LES MECANISMES DE LA PRESSE AVEC 110 FICHES PRATIQUES figurait parmi les meilleurs vendeurs en support à cette opération.

J’ai trouvé de très nombreux documents au sujet de l’éducation aux médias à LA DOCUMENTATION FRANÇAISE. Beaucoup plus de documents que me permettait le transporteur aérien mais ne pouvant pas les abandonner derrière moi, je me les ai envoyé au Canada par la poste.

L’un de ces documents provenait de l’UNESCO (dont le siège social est à Paris) et s’intitulait simplement : L’ÉDUCATION AUX MÉDIAS. L’UNESCO est impliquée activement dans le développement de l’éducation aux médias depuis les années 60 et le demeure encore aujourd’hui.


Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information 2019

Quand, heure locale:  Jeudi, 24 Octobre 2019Jeudi, 31 Octobre 2019

Type d’événement: Catégorie 7-Séminaire et atelier

Lancée en 2012, la Semaine mondiale EMI est organisée tous les ans par l’UNESCO en coopération avec l’Alliance mondiale pour les partenariats sur l’éducation aux médias et à l’information, l’Alliance des civilisations de l’ONU (UNAOC) et le Réseau universitaire international de l’éducation aux médias et à l’information et du dialogue interculturel. Elle réunit divers acteurs engagés dans la promotion de l’éducation aux médias et à l’information (EMI) pour favoriser l’intégration sociale et le dialogue interculturel.
La huitième célébration annuelle de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information (EMI) sera célébrée du 24 au 31 octobre 2019. Les événements marquants de la Semaine mondiale EMI comprendront la neuvième Conférence de l’éducation aux médias et à l’information et du dialogue interculturel et le Forum de l’agenda des jeunes, qui se tiendront à Göteborg (Suède), du 24 au 26 septembre 2019.

Pages thématiques:

Source : UNESCO.


Éducation aux médias et à l’information

Partout dans le monde, nous assistons à une augmentation spectaculaire de l’accès à l’information et à la communication. Tandis que certaines personnes sont avides d’information, d’autres se retrouvent inondées de contenus imprimés, radiotélévisés et numériques. L’éducation aux médias et à l’information (media and information literacy en anglais – MIL) répond aux questions que nous nous posons tous à un moment ou à un autre. Comment chercher, évaluer de manière critique, utiliser et contribuer du contenu à bon escient, que ce soit en ligne et hors ligne ? Quels sont justement nos droits en ligne et hors ligne ? Quels sont les enjeux éthiques soulevés par l’accès et l’utilisation de l’information ? Comment interagir avec les médias et les TIC pour promouvoir l’égalité, le dialogue interculturel et interreligieux, la paix, la liberté d’expression et l’accès à l’information ?

A travers des ressources de renforcement des capacités, telles que des programmes d’enseignement, des principes directeurs, et un cadre d’évaluation, l’UNESCO soutient le développement de compétences en matière de MIL. Des cours en ligne, gratuits et ouverts, sont disponibles pour un apprentissage autonome. Les médias et technologies de l’information permettent à l’Organisation de faciliter le réseautage et la recherche dans ce domaine à travers l’Alliance mondiale pour les partenariats MIL (GAPMIL) et le Réseau universitaire MIL. Récemment lancée sur les réseaux sociaux, l’initiative MIL CLICKS fait également partie de la stratégie de l’UNESCO pour des sociétés formées à la maîtrise de l’information et des médias.


Une chose m’intriguait : l’argumentation politique autours du développement de l’éducation aux médias en France. J’ai été reçu par le sous-ministre de l’Éducation Nationale qui a eu la gentillesse de me remettre des copies des lettres échangées entre les fonctionnaires de l’État et les différents ministères et ministres impliqués. En effet, l’opération JEUNES TÉLÉSPECTATEURS ACTIFS était l’œuvre de la collaboration de nombreux ministères dont l’Éducation, la Culture, la Communication et même l’Agriculture.

De retour au Québec avec une manne d’information au sujet de l’éducation aux médias, nous avons entrepris d’offrir le programme JEUNES TÉLÉSPECTATEURS ACTIFS aux élèves des écoles élémentaires avec un succès dont nous sommes toujours aussi fiers. À l’ensemble de la population, nous avons offert le programme LIRE LE JOURNAL. Nous avons créé un programme pour les étudiants des écoles secondaires axée sur l’initiation à la radio et la musique. Notre conférence LE ROCK ET LA DÉFORMATION DE L’INFORMATION a été un vif succès auprès des jeunes du secondaire avec plus de 350 représentations au Québec et dans les provinces maritimes rejoignant plus de 35,000 jeunes et parents.

L’attribution de plusieurs petites subventions de l’État dans le cadre de programme de création d’emplois et du ministère des communications du Québec a permis de maintenir ces projets jusqu’au début des années 90. Nous tenons à souligner l’appuie direct du ministre des communications du Québec de l’époque, Jean-François Bertrand, notamment dans le cadre d’une conférence de presse.

L’Office national du film du Canada (ONF) a même intégré nos ateliers JEUNES TÉLÉSPECTATEURS ACTIFS animés pour les élèves de l’école St-Dominique (Lévis) dans sa production LES ENFANTS DE LA TÉLÉVISION réalisée par Louise Spickler.


Les Enfants de la télévision

Résumé

Les enfants passent en moyenne vingt heures par semaine devant le téléviseur, soit plus de mille heures par année, contre à peine huit cents en classe. Le pouvoir de séduction de la télévision sur la jeune génération est phénoménal, son influence considérable. Elle a apporté aux jeunes, pour le meilleur et pour le pire, une culture qui fait les frais de leurs conversations les plus courantes. Comment la vivent-ils? Et qu’en savons-nous? Précieux outil de sensibilisation et de réflexion pour les parents, les enseignants, de même que pour les artisans de la télévision, ce documentaire est émaillé de commentaires d’enfants regroupés selon leur âge et observés dans différentes situations, ainsi que d’opinions émises par des pédagogues et autres spécialistes.

1985, 45 min 02 s

Réalisation : Louise Spickler
Maison de production : Office national du film du Canada.


L’importante couverture de presse de nos activités a attiré l’attention d’universitaires. Notre rencontre avec ces derniers a marqué le début de la fin de notre organismes; désormais tout devait passer par les universitaires. Malheureusement, les universitaires demeurent plus souvent qu’autrement dans leurs bureaux tandis que nous avons toujours privilégié l’action sur le terrain. Le manque de financement a forcé la mise en veille de notre Club d’initiation aux médias dans les années 90.

L’appropriation de l’éducation aux médias par les milieux universitaires n’a pas donné grand chose de tangibles, du moins sur le terrain. Nos universitaires, fidèles à leurs habitudes, ont demandé des subventions pour reprendre à zéro les recherches sur l’influence des médias et l’éducation aux médias, sous prétexte de la différence des Québécois et du Québec. Ils procèdent généralement ainsi face à des recherches provenant d’ailleurs dans le monde. Et dans le cas de l’éducation aux médias, ils n’ont pas compris l’essence même du sujet d’étude. Ainsi, l’éducation aux médias est tombée a plat au Québec.

Aujourd’hui, ils réclament une fois de plus haut et fort des subventions de l’État pour l’éducation aux médias dans la foulée de la crise des médias d’information et le développement du numérique.


L’idée de base du projet de Club d’initiation aux médias consistait à expérimenter sur la Rive-Sud de Québec (Lévis) une version nationale. Nous espérions alors que d’autres villes et d’autres régions se dote d’un tel Club d’initiation aux médias pour finalement en implanter un peu partout sur le territoire québécois comme on retrouve des École de conduite automobile. Le projet ne fut jamais accepté par les gouvernements et autres bailleurs de fonds potentiels.

On observait à l’époque une certaine appréhension face à l’éducation aux médias au Québec. On percevait une peur de voir naître des organismes d’éducation aux médias mettant de l’avant une certaine critique des médias. Or, c’était et c’est toujours bien mal comprendre les fondements pédagogiques de l’éducation aux médias.

En éducation aux médias, l’exercice consiste à exposer et à expérimenter les médias dans le but avouer que les critiques à venir soient argumentées intelligemment.

Qu’est ce que tu n’aimes pas dans cette émission de télévision ? La réalisation, les prises de vue, les personnages, le scénario… ?

Qu’est ce que tu aimes dans cet article de la presse écrite ? Le sujet, la variété des sources, l’amorce, le développement, la conclusion, le traitement de l’information… ?

L’objectif est de permettre aux jeunes et moins jeunes d’argumenter leurs critiques sur la base d’une connaissance du fonctionnement même des médias, des métiers, des contraintes…

Lors de nos ateliers JEUNES TÉLÉSPECTATEURS ACTIFS (école élémentaire) consistait à organiser une conférence de presse au sujet de l’influence de la télévision chez les jeunes. Les médias d’information étaient invités et se prêtaient au jeu facilement. Il faut dire que des jeunes qui témoignent de l’influence de la télévision sur eux-mêmes est plutôt un sujet intéressant pour ces médias. Les élèves préparaient un communiqué de presse et le remettaient aux journalistes à leur arrivée. Ils le lisaient aux journaliste et répondaient à leurs question. Le plus intéressant pour les jeunes élèves se déroulait le lendemain lorsque nous examinions la couverture de presse de leur conférence de presse. Ils comprenaient d’emblée ce qu’est le traitement de l’information selon les différents types de médias présents à la conférence de presse.

L’éducation aux médias, c’est un peu de théorie et l’expérimentation pratique de cette théorie sur le terrain.

Notre rencontre avec les universitaires a assurément inspiré la création du Centre de ressources en éducation aux médias affilié à la Faculté d’éducation de l’Université du Québec à Montréal.


Le Centre de ressources en éducation aux médias

Qui sommes-nous ?

Le Centre de ressources en éducation aux médias (CREM) est un organisme sans but lucratif (Loi sur les compagnies, Partie III, L.R.Q., chap. C-38, art.218) fondé en 1998. Le CREM est un centre affilié à la Faculté d’éducation de l’Université du Québec à Montréal. Il a pour finalité de développer le la lecture et le jugement critique des élèves et du grand public à l’égard des informations médiatiques. Il accompagne les personnels scolaires (directions d’écoles et de services éducatifs des commissions scolaires, conseillères et conseillers pédagogiques, enseignantes et enseignants) dans l’intégration aux pratiques pédagogiques du domaine général de formation « Médias, » du programme de formation de l’école québécoise.

Source : Centre de ressources en éducation aux médias (CREM).


Le site web de cet organisme semble abandonné (voir la saisie d’écran ci-dessous).

La plus récente réalisation du CREM date des 2 et 3 octobre 2003, un colloque Enfants et médias organisé avec Communications & Société.

En vérifiant l’incorporation du CREM sur le site web du Registraire des entreprises du Québec, j’apprends que l’organisme fut «Radiée d’office suite à une dissolution volontaire » en 2004 (voir saisie d’écran ci-dessous).

Bref, les universitaires québécois à l’origine de la création du Centre de ressources en éducation aux médias (CREM) en 1999 ont tout simplement laissé tombé… ou sont ailleurs.

Dans un article intitulé «Trente ans d’éducation aux médias» publié dans le journal MÉTRO à l’occasion de la première Semaine de la presse du Québec qui s’est tenue du 29 avril au 5 mai 2019, le journaliste termine son texte avec cette conclusion :

Mais au Québec, un problème persiste. «On ne donne pas les conditions aux enseignants pour faire de l’éducation aux médias. En général, ils manquent de ressources et de temps», avance Normand Landry, professeur à la TÉLUQ et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains. D’après lui, le plan d’action numérique, proposé en 2018, est prometteur. «C’est la politique la plus importante des 20 dernières années, dit-il. Elle permettra l’éducation par le numérique, mais aussi l’éducation au numérique.»

Maya Chabl, Trente ans d’éducation aux médias, MÉTRO, 24 avril 2019.

On n’apprend pas pourquoi le journaliste parle de «trente ans d’éducation aux médias» dans son texte.

Quoiqu’il en soit, le Québec est le siège d’une chaire de recherche universitaire en éducation aux médias mais cette dernière est axée sur les droits humains.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lancement officiel de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains

Le 9 février 2016, la TÉLUQ faisait l’annonce officielle de l’octroi d’une chaire de niveau 2 à deux de ses professeurs, Normand Landry et Lonzozou Kpanake. Extrait du communiqué :

Deux chaires de recherche du Canada ont été octroyées à des professeurs de la TÉLUQ. Ces deux chaires, de niveau 2, bénéficient chacune d’un financement de 500 000 $ sur 5 ans. Elles sont détenues par les professeurs Normand Landry et Lonzozou Kpanake, deux chercheurs émergents reconnus par leurs pairs comme ayant le potentiel de devenir des chefs de file dans leur domaine.

L’honorable Kirsty Duncan, ministre des Sciences a annoncé aujourd’hui le financement de 305 chaires de recherche du Canada dans 53 établissements d’enseignement postsecondaire au pays.

« Lorsqu’une université devient titulaire d’une chaire de recherche, c’est toute la société qui bénéficie des retombées issues des résultats. Ainsi, par ces chaires de recherche, la TÉLUQ contribuera à l’avancement de notre société sur l’étude des enjeux liés à l’éducation aux médias et droits humains de même qu’à l’étude du jugement éthique. Je félicite les professeurs Normand Landry et Lonzozou Kpanake qui en sont les titulaires », a déclaré Martin Noël, directeur général par intérim de la TÉLUQ.

Pour Elena Laroche, directrice du soutien à l’enseignement, à la recherche et aux partenariats à la TÉLUQ,  « L’octroi d’une chaire de recherche du Canada à deux des talentueux professeurs de notre université témoigne de sa vitalité scientifique et de la contribution indéniable de notre corps professoral au développement des connaissances sur les scènes nationale et internationale ».

Éducation aux médias et droits humains

Les atteintes à la vie privée, les violences médiatiques, l’intimidation, la sexualité dans les médias, la qualité et la fiabilité de l’information font partie des nombreux débats publics quotidiens liés à l’éducation aux médias.

Les travaux de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains, dont le titulaire est le professeur Normand Landry, jette déjà les assises d’une approche internationale à l’éducation aux médias ancrée dans les droits humains et contribue au dialogue public et scientifique sur les enjeux qu’elle aborde.

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Source : Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains.


Dans ce cas, on ne peut pas parler d’éducation aux médias dans sa version originale, sans aucun axe politique.

Évidemment, les publications de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains sont des RAPPORTS DE RECHERCHE mais ne compte aucun manuel scolaire pour les jeunes et leurs enseignants. Bref, les universitaires font de la recherche, parfois dans le cadre d’expériences pilotes. Ils ne s’aventurent pas sur le terrain de façon durable. Ils réalisent des projets événementiels et en tirent des conclusions présentées dans des rapports de recherche. La société n’avance pas réellement dans le domaine de l’éducation aux médias.


La chaire met à votre disposition des ressources à télécharger issues de ses recherches et des activités des organisations avec lesquelles elle collabore.

Voici les documents disponibles dans R-libre, le répertoire de publications de recherche de la TÉLUQ.

Roussel, Chantal et Landry, Normand (2017). Médias et TIC dans le programme de formation de l’école québécoise : préscolaire et primaire : actions et objets d’apprentissage (rapport final, synthèse de connaissances). Montréal, Canada : Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains. [http://r-libre.teluq.ca/1128/]

Landry, Normand; Roussel, Chantal et Bégin, Mathieu (2016). Médias et TIC dans le programme de formation de l’école québécoise : ancrages et contenus : enseignement préscolaire et primaire (Rapport de recherche). TÉLUQ, Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains. [r-libre/1090]

Landry, Normand; Roussel, Chantal et Bégin, Mathieu (2016). Médias et TIC dans le programme de formation de l’école québécoise : ancrages et contenus : enseignement secondaire de deuxième cycle (Rapport de recherche). TÉLUQ, Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains. [r-libre/1094]

Landry, Normand; Roussel, Chantal et Bégin, Mathieu (2016). Médias et TIC dans le programme de formation de l’école québécoise : ancrages et contenus : enseignement secondaire de premier cycle (Rapport de recherche). TÉLUQ, Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains. [r-libre/1093]

Samson, Ghislain; Roussel, Chantal et Landry, Normand (2015). Le manuel numérique en contexte postsecondaire: stratégies pédagogiques, nouvelles méthodes d’apprentissage, potentiel et limites (avec la collaboration de Lemieux, Marie-Michèle) (rapport final, synthèse de connaissances). Ottawa, Canada : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.


Les chercheurs universitaires aiment les colloques. Le 23 octobre 2015, TELUQ et le Conseil de presse du Québec ont tenu un colloque sous le thème « Éduquer aux médias : une priorité collective ».

Les chercheurs universitaires ont aussi l’habitude de publier des articles. Le plus récent date de 2018. Il s’intitule «Articuler éducation aux médias et citoyenneté : une analyse du Programme de formation de l’école québécoise préscolaire-primaire» et est signé par Normand Landry et Chantal Roussel dans la revue Lien social et Politiques.


Articuler éducation aux médias et citoyenneté : une analyse du Programme de formation de l’école québécoise préscolaire-primaire

Résumé

Au Canada, le faible niveau de connaissance des contenus en éducation aux médias véhiculés par les curricula scolaires proscrit leur évaluation critique. Cet article présente les façons selon lesquelles l’éducation aux médias est introduite dans le Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ) des niveaux préscolaire et primaire. Plus spécifiquement, il témoigne des articulations entre éducation aux médias, enfance et citoyenneté. La méthode utilisée procède au repérage et à l’extraction d’énoncés associés aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et aux médias, puis à leur classement en quatre catégories principales : discours, verbes témoignant des actions de chaque catégorie d’acteurs (école, élève, enseignant), objets d’apprentissage et suggestions d’utilisation des TIC. Une classification permet de faire émerger les verbes et les objets d’apprentissage référant à la notion de citoyenneté en utilisant la définition et les composantes associées. Ces derniers sont ensuite soumis à une analyse de discours. Notre analyse fait émerger les discours véhiculés par le PFEQ sur les médias et les TIC. Elle met en exergue les rôles, les tâches et les responsabilités des différents acteurs en lien avec l’acquisition de connaissances et le développement de compétences. En outre, elle présente les actions menées par ces acteurs afin d’opérationnaliser les intentions pédagogiques du programme. La conclusion montre un faible ancrage disciplinaire des énoncés traitant de l’éducation aux médias et à la citoyenneté, des contenus pertinents, mais limités thématiquement, ainsi qu’une représentation de l’élève en tant qu’individu capable de réflexion et de pensée critique.

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On trouve aussi cet article sur le site web de HabiloMédias – CENTRE CANADIEN D’ÉDUCATION AUX MÉDIAS ET DE LITTÉRATIE NUMÉRIQUE : Québec – Aperçu de l’éducation aux médias.


Il n’en demeure pas moins une intégration de l’éducation aux médias au «Programme de formation de l’école québécoise» au Primaire et au Secondaire :


PRIMAIRE

MÉDIAS

Nombreux, omniprésents et divers, les médias occupent une large place dans la vie quotidienne des enfants. La presse, les livres, les audiocassettes, les vidéos, les émissions de radio et de télévision, les jeux multimédias, Internet, la musique, etc., constituent une dimension importante de leur univers culturel et leur donnent accès à un monde de connaissances et d’impressions qui demandent à être canalisées. Ils contribuent aussi au développement de leur personnalité et influencent leurs choix de valeurs. Soucieuse de former des citoyens libres, autonomes et responsables, l’école doit donc entraîner les élèves à prendre une distance critique à l’égard des médias, à percevoir l’influence qu’ils exercent sur eux et à faire la distinction entre les situations virtuelles et les situations réelles.

À l’éducation préscolaire, l’enfant est fasciné par le monde des médias, qui sont pour lui une source de plaisir et de découverte. Ses conversations, ses jeux symboliques, ses réalisations démontrent sa fascination à l’égard des personnages vedettes des logiciels qu’il utilise et des films ou des émissions télévisées qu’il regarde. Il prend peu à peu du recul face aux productions médiatiques et peut exprimer ses peurs, ses joies et ses découvertes relatives à ce monde fictif.

Encore émerveillé et fasciné par les productions média-tiques qui s’offrent à lui, l’élève du primaire est davantage capable de réfléchir sur elles. Il apprend à mesurer le temps qu’il leur consacre et à le comparer au temps qu’il réserve à ses autres activités. Il peut distinguer les différents types de médias, discuter de la teneur des messages véhiculés et des fins poursuivies par chacun d’entre eux. Il explore les éléments du langage médiatique et il prend conscience de l’effet qu’ils produisent sur lui. Il peut ainsi créer une distance critique entre la situation virtuelle, présentée notamment par les jeux vidéo, et la situation réelle. Il apprend à juger de leur place et de leur rôle dans sa vie et dans la société et il prend conscience de leur influence sur ses valeurs personnelles. Il s’entraîne ainsi à rester en contact avec la réalité et développe son jugement critique, éthique et esthétique.

Les médias sont également des sources de connaissances et l’école montre à l’élève comment les utiliser pour s’informer et pour communiquer. Il apprend à déterminer clairement ses besoins de documentation, à consulter divers médias, à vérifier l’exactitude des faits et la crédibilité de ses sources et à organiser l’information recueillie. Il apprend aussi à transmettre des messages médiatiques, à expérimenter différents éléments du langage médiatique et à sélectionner la technique appropriée pour obtenir l’effet souhaité. Enfin, il se sensibilise au respect des droits individuels et collectifs autant dans sa consommation que dans sa production.

Une distance critique nécessaire à la formation d’un citoyen libre, autonome et responsable

INTENTION ÉDUCATIVE

Développer chez l’élève un sens critique et éthique à l’égard des médias et lui donner des occasions de produire des documents médiatiques en respectant les droits individuels et collectifs.

AXES DE DÉVELOPPEMENT

– Conscience de la place et de l’influence des médias dans sa vie quotidienne et dans la société : fonctions des médias (information, divertissement, promotion, influence, propagande); habitudes de fréquentation et repères pour la consommation des médias; influence positive ou négative des messages médiatiques sur sa vision du monde et sur son environnement quotidien.

– Appréciation des représentations médiatiques de la réalité : éléments du langage média-tique (son, image, mouvement, message); comparai-son entre les faits et les opinions; reconnaissance des messages sexistes, stéréotypés ou violents; écart entre la réalité et sa représentation virtuelle ou fictive; qua-lités esthétiques des productions médiatiques; relations entre des productions issues de différentes techniques et formes d’expression esthétiques et artistiques.

– Appropriation du matériel et des codes de communication médiatique : procédure de production, de construction et de diffusion de produits médiatiques; utilisation de techniques, de technologies et de langages divers.

– Connaissance et respect des droits et responsabilités individuels et collectifs relatifs aux médias : propriété intellectuelle; liberté d’expression; vie privée et réputation.

Source : Programme de formation à l’école québécoise, Primaire Les domaines généraux de formation.


SECONDAIRE

Premier cycle

Les domaines généraux de formation

Médias

Intention éducative

Amener l’élève à faire preuve de sens critique, éthique et esthétique à l’égard des médias et à produire des documents médiatiques respectant les droits individuels et collectifs.

Présentation du domaine

Nombreux, omniprésents et divers, les médias occupent une large place dans notre vie quotidienne et représentent une dimension importante de notre univers culturel. La presse, les livres, les cédéroms, les vidéos, la radio et la télévision, les jeux multimédias, Internet et la musique constituent autant de modes d’accès à des univers de connaissances, de pensée, de sons et d’images ainsi qu’à des informations de toutes sortes provenant d’horizons variés. Ils influencent notre vision du monde, nos valeurs, nos goûts, notre personnalité et contribuent à façonner notre rapport à l’environnement et notre identité personnelle, sociale et culturelle.

Si l’école est concurrencée par les médias à plusieurs égards, elle est appelée à jouer un rôle de premier plan en ce qui a trait à la connaissance de leurs fonctions, à la maîtrise des divers langages auxquels ils recourent, au regard critique nécessaire à leur pleine exploitation et à la conscience de leurs effets potentiels. Néanmoins, dans le cadre des activités que l’école propose, l’élève peut largement tirer profit de l’utilisation de diverses ressources médiatiques, que ce soit pour s’informer, apprendre ou communiquer. Bien que l’apport des médias puisse être exploité dans toutes les disciplines, le domaine des langues représente un point d’ancrage privilégié pour aider les élèves à développer l’habileté à produire des documents médiatiques, à en comprendre le fonctionnement, à en connaître les usages et à en évaluer les effets.

C’est d’ailleurs à travers la production de messages média-tiques et l’analyse de la démarche qui la sous-tend que les élèves découvriront les codes qui les régissent, les usages qui en sont faits et leurs effets, positifs ou négatifs, sur le public cible. Ils apprendront également à les exploiter à diverses fins, dans le respect des droits individuels et collectifs.

Axes de développement

Constat de la place et de l’influence des médias dans sa vie quotidienne et dans la société : fonctions des médias (information, divertissement, promotion, influence, propagande); habitudes de fréquentation et repères pour la consommation des médias; influence des messages médiatiques sur sa vision du monde et son environnement quotidien.

Appréciation des représentations médiatiques de la réalité : éléments du langage médiatique (son, image, mouvement, message); comparaison entre les faits et les opinions; reconnaissance de l’impact tant positif que négatif des messages médiatiques; distinction entre le réel, l’imaginaire et la réalité virtuelle; qualités esthétiques des productions média-tiques; comparaison de productions issues de différentes techniques et formes d’expression esthétiques et artistiques.

Appropriation du matériel et des codes de communication médiatique : procédure de production, de construction et de diffusion de produits média-tiques; utilisation de techniques, de technologies et de langages divers.

Connaissance et respect des droits et responsabilités individuels et collectifs relativement aux médias : propriété intellectuelle; liberté d’expression; vie privée et réputation.

Source : Programme de formation à l’école québécoise, Secondaire, Les domaines généraux de formation, Premier cycle, p.27.

SECONDAIRE

Deuxième cycle

Les domaines généraux de formation

Médias

Présentation du domaine

Nombreux, omniprésents et divers, les médias occupent une large place dans notre vie quotidienne et représentent une dimension importante de notre univers culturel. Ils constituent des modes d’accès à des univers de connaissance, de pensée, de sons et d’images ainsi qu’à des informations de toutes sortes provenant d’horizons variés. Les médias influencent – et parfois déterminent – notre vision du monde, nos valeurs, nos goûts, notre personnalité, et ils contribuent à façonner notre rapport à l’environnement et notre identité personnelle, sociale et culturelle.

Intention éducative

Amener l’élève à faire preuve de sens critique, éthique et esthétique à l’égard des médias et à produire des documents médiatiques respectant les droits individuels et collectifs

Si l’école est interpellée par les médias à plusieurs égards, elle est conviée à jouer un rôle de premier plan en ce qui a trait à la connaissance de leurs fonctions et à la maîtrise des divers langages auxquels ils recourent, au regard critique nécessaire à leur pleine exploitation et à la conscience de leurs effets potentiels. Dans le cadre des activités que l’école propose, l’élève peut tirer largement profit de l’utilisation de diverses ressources médiatiques, que ce soit pour s’informer, apprendre ou communiquer. Bien que l’apport des médias puisse être exploité dans toutes les disciplines, les domaines des langues et des arts représentent des points d’ancrage privilégiés pour aider les élèves à développer l’habileté à produire des documents médiatiques, à en comprendre le fonctionnement, à en connaître les usages et à en évaluer les effets.

C’est d’ailleurs à travers la production de messages médiatiques et l’ana- lyse de la démarche sous-jacente que les élèves découvriront les codes qui les régissent, les usages qui en sont faits et leurs effets, positifs ou négatifs, sur le public cible. Ils apprendront également à exploiter les messages médiatiques à diverses fins, dans le respect des droits individuels et collectifs.

Aux deux cycles du secondaire, les élèves seront invités à aborder les productions médiatiques comme des constructions et des « représentations» de la réalité qui expriment un point de vue particulier sur des faits, des idées, des valeurs ou des croyances. Ils seront amenés à analyser le message média- tique au regard du contenu, du support technologique, du langage utilisé et du public visé et à en apprécier la valeur esthétique. À travers leurs apprentissages disciplinaires, ils constateront la richesse et la diversité des lectures et des interprétations qu’il est possible de faire à partir des informations véhiculées par les médias.

Les activités qui sont proposées aux élèves couvrent un large spectre, qui va de la simple initiation à la lecture d’un quotidien jusqu’à l’analyse du traitement d’une même information par différents médias, en passant par l’exploitation des contenus médiatiques et la réalisation de productions complexes : émissions de radio ou de télévision, affiches ou clips publicitaires, sites Web, etc. Toutes ces activités fournissent aux élèves des occasions et une démarche pour mieux exploiter l’information, communiquer de façon appropriée et utiliser une large diversité de ressources technologiques.

Axes de développement

  • Constat de la place et de l’influence des médias dans sa vie quotidienne et dans la société :
    • réflexion sur les fonctions des médias;
    • quête de repères concernant la consommation des médias;
    • conscience de l’influence des messages médiatiques sur sa vision du monde et sur son environnement quotidien.
  • Appréciation des représentations médiatiques de la réalité :
    • appropriation des éléments du langage médiatique (son, image, mouvement, message);
    • comparaison entre les faits et les opinions;
    • reconnaissance de l’impact tant positif que négatif des messages médiatiques;
    • distinction entre le réel, l’imaginaire et la réalité virtuelle;
    • comparaison critique de différentes représentations de la réalité ou d’événements;
    • appréciation des qualités esthétiques des productions médiatiques;
    • comparaison de productions issues de différentes techniques et formes d’expression esthétiques et artistiques.
  • Appropriation des modalités de production de documents médiatiques :
    • connaissance des procédures de production, de construction et de diffusion de produits médiatiques;
    • utilisation de techniques, de technologies et de langages divers.
  • Connaissance et respect des droits et responsabilités individuels  et collectifs relativement aux médias :
    • respect de la propriété intellectuelle;
    • défense de la liberté d’expression;
    • respect de la vie privée et de la réputation d’autrui.

Source : Programme de formation à l’école québécoise, Secondaire, Les domaines généraux de formation, Deuxième cycle, pp. 11-12.


Normand Landry, Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains, et Joëlle Basque, alors Professionnelle de recherche, niveau post-doctoral, au HEC Montréal, ont signé un article intitulé L’éducation aux médias dans le Programme de formation de l’école québécoise : intégration, pratiques et problématiques dans l’édition de juin 2015 du Canadian Journal of Education / Revue canadienne de l’éducation.


C’est bien beau tout cela mais

Quoiqu’on dise et quoiqu’on fasse au sujet de l’éducation aux médias, force est de constater que chacun tire la couverte de son bord. Les universitaires et les gens des médias d’information s’éparpillent dans les directions.

Or, j’ai personnellement constaté dans les année 80 que sans un programme national, l’éducation aux médias se décline en une multitude d’études qui demeurent souvent lettres mortes et une flopée de projets événementiels sans lendemain.

Et de toutes ces études et de ces projets, il n’en découle aucun manuel scolaire officiel spécialisé en éducation aux médias. En effet, on ne trouve pas de manuel scolaire dédiée à l’éducation aux médias approuvé par le Bureau d’approbation du matériel didactique de la Direction des ressources didactiques du Ministère de l’éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Québec.


Voir la liste 2019-2020 du MATÉRIEL DIDACTIQUE APPROUVÉ POUR L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE et la liste 2019-2020 du MATÉRIEL DIDACTIQUE APPROUVÉPOUR L’ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE ET L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE.


Lors de la Commission parlementaire sur l’Avenir des médias d’information, plusieurs intervenants ont demandé au gouvernement d’investir dans l’éducation aux médias mais aucun d’eux n’a demandé un programme national.

Quand les médias d’information formulent une telle demande d’investissement dans l’éducation aux médias, ils espèrent ainsi convaincre les élèves (leur futurs lecteurs potentiels) de leur utilité en mettant de l’avant une information de qualité et leur contribution à la démocratie, ce qui devrait concerné la formation citoyenne des élèves. Mais lorsque l’éducation aux médias s’inscrit dans un tel but, elle n’est plus neutre.

Et il n’est pas besoin de revenir sur les intentions des intervenants issus des milieux universitaires lors de cette commission parlementaire qui cherchent rien de moins que des subventions pour leurs propres recherches ou projets pilotes (sans lendemain).

Même si l’éducation aux médias est maintenant intégrée par le gouvernement du Québec au Programme de formation à l’école québécoise, les enseignants demeurent entièrement libres de la formation des élèves et des activités qu’ils tiendront en classe pour rencontrer les objectifs fixés en éducation aux médias.

C’est dans ce contexte que pleuvent sur les enseignants des guides, des fiches pédagogiques et toutes autres sortes de publications possibles, en format papier et/ou numériques, de toutes provenances en éducation aux médias. S’il y a une piastre à faire, nous sommes là semble être le mot d’ordre de tout un chacun. Les enseignants n’ont pas le temps de vérifier la pertinence de toutes ces publications pédagogiques selon leur approche de l’éducation aux médias dans leur classe.

Pour simplifier la situation de l’éducation aux médias au Québec, il nous faut un programme national mobilisateur imposé à tous avec des ressources pédagogiques communes, c’est-à-dire, approuvé par le Bureau d’approbation du matériel didactique de la Direction des ressources didactiques du Ministère de l’éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Québec.

Et le but de cette opération nationale à long terme ne doit pas être de former de futurs lecteurs, téléspectateurs et auditeurs pour assurer la survie des médias traditionnels.

De nos jours, une simple revue de presse d’un sujet traité par les médias d’information écrit peut éloigner rapidement les élèves et les convaincre de ne pas s’y référer tellement la couverture de presse déforme les faits et varie d’un quotidien à l’autre suivant des politiques éditoriales insidieuses pour la démocratie.

Littératie numérique et éducation aux médias

À l’éducation aux médias s’ajoute désormais ce qu’il est convenu d’appeler la « littératie numérique ».


Qu’est-ce que la littératie numérique?

La littératie numérique est plus qu’un savoir-faire technologique : elle inclut une grande variété de pratiques éthiques, sociales et réflectives qui sont intégrées dans le travail, l’apprentissage, les loisirs et la vie quotidienne.

Au sein de la International Society for Technology in Education (ISTE), la littératie numérique repose essentiellement sur un ensemble de six normes, soit : la créativité et l’innovation; la communication et la collaboration; l’aisance en recherche et information; la pensée critique, la résolution de problèmes et la prise de décision; la citoyenneté numérique; les concepts et les opérations technologiques.[4]

Modèle de la littératie numérique

Ce modèle[5] illustre la littératie numérique chapeautant une multitude de compétences transversales, allant du simple accès, en passant par la conscientisation et la formation pour informer les citoyens pour atteindre des littératies et des productions hautement spécialisées et faisant appel à une créativité aussi complexe qu’exigeante.[6] On note une progression naturelle des compétences fondamentales vers des niveaux plus élevés de transformation. Toutefois, cette progression n’est pas nécessairement séquentielle : elle se forge en fonction des besoins individuels.

NOTES

[4] International Society for Technology in Education (2007). iste.nets.s: Advancing Digital Age Learning. Iste.org/nets.

[5] Cette figure est basée sur des modèles du rapport effectué par le groupe de travail Digital Britain Media Literacy. (mars 2009), DigEuLit – a European Framework for Digital Literacy (2005) et Jenkins et al., (2006) Confronting the Challenges of Participatory Culture: Media Education for the 21st Century. http://www.newmedialiteracies.org/files/working/NMLWhitePaper.pdf

[6] Jenkins, H. et. al. (2006). Confronting the Challenges of Participatory Culture: Media Education for the 21st Century. MacArthur; Chicago Ill. p 4.

Source : Les fondements de la littératie numérique, HabiloMédias.


Dans son document intitulé Définir la politique de littératie numérique et la pratique dans le paysage de l’éducation canadienne (un PDF verrouillé pour en limiter l’usage et la reproduction), HabiloMédias relève ceci dans du Programme de formation à l’école québécoise :

« Exploiter les technologies de l’information et de la communication (TIC) » est une de neuf compétences transversales enseignées lors de tous les cycles. « Le développement rapide des savoirs et l’accessibilité croissante à des sources d’information variées et multiples rendent l’utilisation des TIC de plus en plus incontournable. Ces technologies procurent à l’individu une ouverture nouvelle sur le monde, ses conventions et ses contradictions. Elles remodèlent l’organisation du travail, rendent accessibles des tâches complexes et contribuent à structurer la pensée. Elles représentent, pour la recherche, le traitement de l’information, la création, la communication, un potentiel qui se trouve encore décuplé par la possibilité d’échanger des idées ou de partager et de traiter des données à distance et, dans l’instant, au sein de communautés d’apprentissage. Les possibilités offertes par les réseaux d’information et de communication ouvrent ainsi de nouvelles perspectives d’apprentissage tout au long de la vie. » (Compétences transversales, p. 46). D’autres compétences transversales, en particulier « Exploiter l’information » permettent aussi l’enseignement de la littératie numérique.

Source : HabiloMédias.


Dans la sphère traditionnelle de l’éducation aux médias, on retrouve la télévision, la radio et les journaux. L’objectif est de développer le sens critique pour une connaissance des médias ciblés. Avec l’ajout de la littératie numérique, l’éducation aux médias s’étend à toute la sphère de l’information et du numérique :


LITTÉRATIE NUMÉRIQUE

La littératie numérique résulte de la juxtaposition des termes « littératie » et « numérique ». Elle se définit en deux temps. La littératie, est définie par l’OCDE comme étant « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités »[1]. Le terme « numérique » est un terme polysémique. Il recouvre plusieurs notions : l’informatique, la technologie, l’information, le visuel et la communication. La littératie numérique s’apprécie comme la capacité d’un individu à participer à une société qui utilise les technologies de communication numériques dans tous ses domaines d’activité.

NOTE

[1] Perspectives de l’OCDE sur les compétences, OCDE, (lire en ligne [archive]), p. 63

Source : Littératie numérique, Wikipédia.


La notion de littératie change la donne complètement parce qu’elle inclue TOUTE l’information écrite. On déborde ainsi du simple cadre des médias écrits, par exemple, avec le livre, et notamment, pour les étudiants, les manuels scolaires, les notes de cours, les documents de références…

Le qualificatif « numérique » évoque : l’informatique, la technologie, l’information, le visuel et la communication.

Dans sa définition, l’auteur de l’article dans Wikipédia donne cet objectif  : « La littératie numérique s’apprécie comme la capacité d’un individu à participer à une société (…)» Cela n’est juste que si la société dont on parle est la vie en ligne sur le web.

Il faut considérer l’objectif premier de l’éducation aux médias : développer le sens critique de l’individu, qu’il décide ou non de participer à la société. Je sais, nous participons tous à la société d’une manière ou d’une autre et on ne peut pas vraiment y échapper. Mais il n’en demeure pas moins que tout commence par l’individu lui-même. Ce n’est que la suite que nous pouvons introduire le lien entre l’information et la participation à la société. Bref, il faut d’abord développer le sens critique de l’individu face à l’information, sans aucun biais social ou citoyen.

Lors de ma première année d’étude collégial, un professeur nous a remis la liste de tous les livres auxquels il se référait dans son cours. J’ai acheté tous ces livres. Ensuite, j’ai demandé au bibliothécaire du collège de me trouver des livres des mêmes sujets qui proposaient une approche différente de celle des références du professeur. J’ai acheté tous les livres trouvés. À chaque cours, lorsque le professeur avait terminé son exposé, je levais la main pour lui demander ce qu’il pensait de cet auteur dont j’avais le livre en main et qui soutenait une toute autre thèse que celle qu’il venait d’exposer. C’est ainsi que je voulais apprendre : donner moi le moyen de trouver toutes les sources sur un sujet donné et le moyen de les comparer pour les apprécier. Je ne pensais pas à ma vie en société en agissant ainsi. Je n’avais même pas la prétention de m’inscrire dans une quelconque vie sociale. Je pensais à MOI et à MON avenir, à tous ces moments où JE chercherais des informations sur un sujet donné. La société, je m’en foutais.

On parle assurément de la littératie numérique en raison de ces jeunes qui n’ont pas connu le monde et la société sans Internet, ces jeunes captifs des écrans, du celui de leur téléphone cellulaire à celui de leur l’ordinateur en passant par celui de leur la tablette. Le monde des adultes s’inquiète. Il ne faut pas que ces jeunes croient tout ce qu’ils lisent sur le web. Il ne faut pas que ces jeunes utilisent à mauvais escient les réseaux sociaux. Il ne faut pas qu’ils deviennent dépendant des jeux en ligne. Il ne faut pas… Il ne faut pas…

Les adultes se sont inquiétés de l’influence de la télévision sur les enfants dès les années 60 avec un pic d’intérêt pour l’éducation aux médias dans les années 80. On accusait certains parents de considérer la télévision comme à une gardienne d’enfants.

Les adultes se sont inquiété aussi de l’influence des médias écrits dans les mêmes années lorsque la réponse « C’est vrai, c’est marqué dans le journal » a commencé à faire des ravages au sein de leurs propres groupes d’âges.

On s’inquiète toujours de l’influence des médias… avec un pas de retard, même lorsqu’on a été prévenu. Je pense ici au sociologue canadien Marshall McLuhan et son célèbre livre Pour comprendre les médias : les prolongements technologiques de l’homme publié en 1964.

Pour comprendre les médias

« Médium chaud, médium froid », « Le médium, c’est le message », « Village global », toutes ces expressions que le langage courant a retenu des travaux de McLuhan sont d’abord le fruit d’une réflexion visionnaire, parfois contestée, souvent originale, sur la nature des médias. L’originalité de Marshall McLuhan ne tient pas seulement à sa définition du mot « média », qui comprend désormais tous les prolongements technologiques de l’homme. Elle vient aussi de la vision globale qu’il propose de nos sociétés technologiques et qui devait marquer un jalon important dans l’étude de la civilisation humaine. Dans les années 1960, Marshall McLuhan prévoit déjà à quoi ressemblerait le monde médiatique qu’a été celui de l’an 2000.

Source : Pour comprendre les médias, Wikipédia.

Puisqu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, pour reprendre le retard accumulé dans l’attente d’un mouvement de foule en faveur de l’éducation aux médias, je relance une fois de plus l’idée d’un programme national. Je pense à un parrainage par le ministère de la Culture et des Communications pour une concertation interministérielle pour une opération nationale durable.

J’écrirai bientôt à la ministre Nathalie Roy dans le cadre de prochaine Semaine de l’éducation aux médias du 7 au 11 octobre 2019 de HabiloMedias et de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information du 24 au 31 octobre 2019 de l’UNESCO.

 

 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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