Les mots nouveaux de l’édition 2020 du dictionnaire Le Robert

DOSSIER DE PRESSE

MOTS NOUVEAUX du

Petit Robert de la langue française

2020


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ÉDITO 2020

par Charles Bimbenet

Tous ces mots qui dansent, qui se déhanchent, se désintègrent, ondulent autour de moi et m’entraînent dans la grande ronde de la fantaisie première.

Françoise Héritier, Le Goût des mots. Éditions Odile Jacob

Observer quotidiennement la langue française telle qu’elle est parlée dans notre pays et dans toute la francophonie, percevoir ses inflexions, détecter ses enrichissements, telles sont les missions que se donnent depuis plus de cinquante ans Alain Rey et les lexicographes du Petit Robert. Car notre langue est vivante, ô combien, qui, pour nommer l’évolution de nos sociétés, de nos sciences, de nos économies, n’a de cesse de se réinventer !

C’est donc à une grande fête des mots que nous vous invitons avec ce Petit Robert 2020 , à une joyeuse mise en bouche du français d’aujourd’hui. Tous les domaines sont pris d’assaut, de la politique à la gastronomie, en passant par le sport et la santé ! L’anglais nous apporte son lot de nouveaux mots, toujours important, mais force est de constater et de se réjouir que les « mots voyageurs » venus d’outre-Manche ou des États -Unis sont loin d’être majoritaires dans cette édition. Pour célébrer la langue française, nous avons souhaité cette année accueillir en résidence dans notre dictionnaire l’un de ses plus terribles observateurs, le dessinateur Riad Sattouf. Dans son œuvre déjà vaste, Riad Sattouf raconte la vie, la sienne, celle de ses proches, ou celle des gens qu’il croise. Peu de choses lui échappent – et celui qui l’a compris frémit en le rencontrant. Son œil voit juste, sa main est adroite, mais son oreille est diablement fine. Riad Sattouf entend tout, perçoit les franges et les excès de notre langue, et surtout, s’amuse de la drôlerie des mots de nos contemporains. Bref, vous l’avez compris, Riad Sattouf est un lexicographe aguerri avec lequel Le Robert devait faire affaire. Alain Rey et Riad Sattouf s’entendent : ces deux-là se comprennent, s’estiment, car au fond, ils pratiquent le même métier.

En hommage au maître, Riad Sattouf a proposé de lui tirer le portrait. Et si le dessin d’Alain Rey par Riad Sattouf nous plaît tant, c’est parce qu’il est fidèle bien sûr à la figure du créateur du Petit Robert, mais surtout parce qu’il vient nous parler de jeunesse et de modernité. Jeunesse et modernité d’Alain Rey, jeunesse et modernité de Riad Sattouf, jeunesse et modernité de la langue française.

Par un heureux hasard de calendrier, le Petit Robert 2020 sortira le même jour que le quatrième tome des Cahiers d’Esther – Histoires de mes 13 ans, le 16 mai 2019.

Très bonne découverte,

Charles Bimbenet, Directeur général des Éditions Le Robert


L’ÉDITION 2020 :

Alain Rey en couverture, dessiné par Riad Sattouf

Personnalité hors norme de par son extraordinaire érudition, son mode de pensée anticonformiste et une curiosité intellectuelle peu commune, Alain Rey incarne l’esprit du Petit Robert de la langue française tel qu’il se déploie depuis plus d’un demi-siècle. Auteur prolifique d’ouvrages considérables, parmi lesquels le Dictionnaire Historique de la langue française, linguiste mondialement respecté, il a porté l’art lexicographique au plus haut tout en défendant une approche de la langue débarrassée des limites qu’un certain conservatisme a pu et peut toujours être tenté de lui imposer.

Lancé en 1967 sous l’impulsion de Paul Robert, le Petit Robert de la langue française a révolutionné la notion même de dictionnaire, tant par son approche que par son ambition.

Difficile de ne pas éprouver d’admiration – le mot est lâché ! – pour ce que représente Alain Rey. Mais ce serait passer à côté d’une dimension essentielle du personnage que de lui ériger trop hâtivement une statue de Commandeur, dont il n’est pas certain qu’elle lui plaise beaucoup. Ainsi, quand Riad Sattouf, de près de quarante ans son cadet, lui-même encensé pour une œuvre déjà conséquente, décide de lui rendre hommage à travers un portrait, il ne s’agit, ni pour l’un, ni pour l’autre, d’une rencontre de circonstance un peu compassée. Mais d’une rencontre, tout simplement : autour de l’amour des mots, d’une curiosité pour les trouvailles lexicales, d’un goût pour les mille manières de dire le monde, les gens et les choses.


MOTS NOUVEAUX du Petit Robert de la langue française 2020

Voici, par thèmes, une sélection de nouveaux mots, sens et nouvelles expressions que ce millésime 2020 accueille – les nouveaux mots sont soulignés, les sens, exemples et expressions sont écrits en italique. Vous trouverez les définitions à la suite.

POLITIQUE

Qu’elle pointe un risque de démocrature ou d’ochlocratie, l’évolution de la langue reflète notre attachement à la démocratie. On peut qualifier de low cost des mesures jugées médiocres ou considérer telle personnalité comme le porte-flingue du gouvernement. Lors d’épisodes contestataires, la gronde peut se muer en blocages et tout objet contondant devenir une arme par destination. La loi anticasseurs est à nouveau d’actualité. Mais des initiatives transpartisanes tentent de dépasser les clivages.

SOCIÉTÉ

La représentation des genres et l’inclusion des minorités sont des questions d’actualité. Font ainsi leur entrée dans le Petit Robert l’assignation identitaire, l’hypersexualisation, la transphobie ainsi que le point médian ou point milieu, employé en écriture inclusive. L’habitat indigne (dont l’état expose à des risques manifestes) et les unités pédagogiques d’intégration (UPI) font également partie des nouveaux entrants.

NOUVELLE ÉCONOMIE

Les cryptomonnaies font leur entrée au grand dictionnaire de la langue française, ainsi que la blockchain, technologie associée de stockage et de transmission des données. Ce marché volatile a connu une chute historique fin 2018 : le bitcoin a dévissé. Mais la génération des milléniaux n’a pas peur d’entreprendre (créer une entreprise) et il est désormais fréquent de s’installer dans un espace de coworking pour travailler à son compte.

INTERNET ET MULTIMÉDIA

Le monde des médias compte aujourd’hui avec les influenceurs, qui disposent d’importantes communautés sur les réseaux sociaux. Connectés à notre compte utilisateur, nous scrollons les pages des sites marchands et nous visionnons les bandes-annonces des prochaines séries, sauf si nous manquons de data ou si nous nous trouvons dans une zone blanche (non couverte par les opérateurs mobiles). Nos enfants apprennent à coder, mais nous les mettons en garde contre l’infox et le cyberharcèlement. Nous craignons aussi la vidéoverbalisation qui évoque un univers orwellien.

ENVIRONNEMENT

Qu’il s’agisse de combattre les dérives de l’agrobusiness, le danger des microbilles ou la neige industrielle (appelée aussi neige de pollution ou neige urbaine), les croisés de l’environnement montent au créneau. Objectifs : préserver la biocapacité et alerter les consciences lors du jour du dépassement (jour de l’année où sont épuisées les ressources naturelles produites annuellement). La survie des espèces vulnérables ou en danger, le développement de l’écopâturage et la promotion du zéro déchet (mode de vie visant à réduire ses déchets) font aussi partie de leurs batailles, tout comme la bientraitance animale.

SCIENCES

Le domaine des sciences s’enrichit avec les mots autophagie, biomolécule, cosmologiste (profession de Stephen Hawking) ou encore paléoanthropologie. Le qubit, unité de mesure des ordinateurs quantiques, fait également son apparition. De même, l’entrée de transhumanisme met en lumière le courant de pensée selon lequel nos capacités physiques et intellectuelles pourraient être accrues grâce au progrès scientifique et technique.

SANTÉ ET BIEN-ÊTRE

S’agissant d’alcoolodépendance, le traitement par le baclofène fait débat. Et nous nous plaignons d’errance diagnostique ou médicale quand nous n’obtenons pas de réponse satisfaisante de la part des praticiens. Alors mieux vaut se détendre dans une ambiance hygge pour éviter la dystonie cervicale (ou torticolis spasmodique).

SPORT

Certaines pratiques sportives intègrent cette année le dictionnaire, comme l’entraînement fractionné (alternant des périodes d’effort intense et de récupération) ou encore le krav maga, méthode d’autodéfense mêlant différents arts martiaux. On pourra aussi recourir à une activité plus classique comme le cardiotraining.

GASTRONOMIE

Quelles sont les dernières tendances culinaires ? Au rayon des mets venus d’Asie, les nouilles ramen, soba ou udon et les préparations à base de pâte d’azuki. Pour l’apéritif, le jambon serrano accompagné d’un prosecco bien frais ! Si l’on a plutôt le bec sucré , on opte pour une spécialité au minnéola ou pour le dessert signature d’un pâtissier, accompagné d’une tasse de latte. Et si l’on se trouve dans un estaminet du Nord, on déguste un welsh en apprenant que la zythologie (ou biérologie) est l’étude de la bière, de sa production, de son histoire et de ses propriétés gustatives.

VIE QUOTIDIENNE ET LANGAGE FAMILIER

Dans le monde du travail, un candidat qui a les compétences requises coche toutes les cases. Mieux vaut jouer collectif que tenter de carboniser ou de torpiller ses collègues et finir par se retrouver dans leur viseur . Une situation malaisante ! Après une journée passée à corriger des fautes qui piquent les yeux, à déplorer des trous dans la raquette et à répondre aux « d’tu dis ça ? », nous voilà rincés ! Le soir, on se distrait en buvant des bulles lors d’un anniversaire dans un quartier boboïsé. On est ravi d’avoir participé à la cagnotte, mais si notre véhicule est verbalisé, on pourra s’exclamer : « Cent euros d’amende, ça fait cher du stationnement, j’aurais dû venir en monoroue ! ».

FRANCOPHONIE

C’est dans le monde entier que la langue française s’enrichit. En Afrique, on peut cadeauter sa famille. Au Canada, on se sert de sa jarnigoine, tandis qu’un individu bête comme ses pieds est un personnage impoli, capable de cochonner autrui (lui faire un mauvais coup). Un coup de cœur n’est pas une attirance spontanée mais un effort intense. Si le froid n’est pas trop rude, on pourra dire « c’est sortable ! » et faire son épicerie (ses courses) plutôt que vacher ou niaiser en ressortant des vieilleries des boules à mites. En Belgique, un enfant peut être amitieux et un étudiant peut jober comme serveur. On peut ne pas avoir toutes ses frites dans le même sachet (être fou) ou s’absenter le midi pour son heure de table. Alors qu’en France, on déplorera qu’un objet coûte un bras, les Belges diront qu’il coûte un os ou un pont !


UN DICTIONNAIRE

pour une langue vivante

Lancé en 1967 sous l’impulsion de Paul Robert, le Petit Robert de la langue française a révolutionné la notion même de dictionnaire, tant par son approche que par son ambition.

En élaborant le Petit Robert de la langue française, conçu pour être publié sous la forme d’un volume unique, Alain Rey, accompagné de Josette Rey-Debove et Henri Cottez, fit le pari d’un dictionnaire résolument moderne, à même de décrire le français de toutes les époques, de tous les milieux et de toutes les régions de France et d’ailleurs. S’ouvrant à l’usage quotidien du français dans ce qu’il avait de plus actuel et de plus vivant, il fut aussi le premier dictionnaire nourri de citations littéraires aussi bien classiques que contemporaines.

Le succès fut immédiat. Célébré de toutes parts – enseignants, professions libérales, étudiants, journalistes, libraires firent chorus pour saluer l’arrivée du Petit Robert de la langue française –, accueilli avec ferveur dans les régions francophones, Québec en tête, il s’imposa comme la nouvelle référence d’une langue française vivante, stimulante et ouverte sur le monde.

Plus de cinquante ans après sa première édition, le Petit Robert de la langue française continue d’occuper cette place à part d’observatoire de la langue française dans toute l’étendue de sa diversité. Bénéficiant d’une mise à jour aujourd’hui permanente, il connaît chaque année une nouvelle édition, à l’occasion de laquelle Alain Rey et son équipe de lexicographes présentent les désormais fameux « nouveaux mots » et « nouveaux sens » qui viennent enrichir le corpus du Petit Robert de la langue française.


Quelques questions à Riad Sattouf et Alain Rey

Bonjour Alain Rey. Que pensez-vous de votre portrait réalisé par Riad Sattouf ?

Alain Rey : J’en suis ravi, c’est un dessin rempli d’une connivence sympathique. On y retrouve le style de Riad Sattouf, mais il sort de sa perspective habituelle : ce n’est pas un portrait caricatural. Et sur le plan de la psychologie, il transmet des notions d’énergie, d’ouverture et de gaieté.

Y a-t-il un ou plusieurs aspects de l’œuvre de Riad que vous souhaiteriez commenter ?

R. : On trouve dans l’œuvre de Riad Sattouf un thème majeur : l’usage que font les jeunes de la langue française. Il y a, dans Les Cahiers d’Esther, une façon très réaliste de représenter la langue des jeunes, dans son oralité (en soulignant même la façon de prononcer certains mots) et dans son vocabulaire. On retrouve cet aspect dans L’Arabe du futur ou encore dans Les Beaux Gosses, un film qui dit beaucoup de choses sur la société actuelle.

On peut au passage qualifier de stéréotypé, voire d’assez pauvre, le vocabulaire de certains personnages (au répertoire limité et présentant des tics de langage souvent anglo-saxons) et s’alarmer de ce problème sensible qu’est l’appauvrissement du langage des jeunes. En contrepoint, on perçoit aussi dans ce langage une formidable vitalité. Il y a dans les jeux phonétiques une véritable fantaisie du langage.

Riad Sattouf observe les individus au cœur de leur intimité quotidienne et transcrit leur langage, révélateur de leur vie sociale et psychologique. Ces individus évoluent dans le contexte d’appartenances culturelles mélangées – dont Riad Sattouf offre la synthèse, au travers des personnages du jeune Riad et d’Esther -, dont il constitue lui- même un témoin éclatant. Le passage à l’adolescence et les affects qui l’accompagnent, l’obsession sexuelle, toutes ces composantes créent un mélange détonant, avec les difficultés qui peuvent en découler à l’école. La famille offre un remède essentiel : Esther, face à ses interrogations sur le monde, se récupère par des relations constructives notamment avec son père. C’est un thème que Riad Sattouf met admirablement en scène.

On trouve dans l’œuvre de Riad Sattouf un thème majeur : l’usage que font les jeunes de la langue française.

Vous évoquez l’appauvrissement du langage des jeunes. Comment peut-on y remédier ?

R. : Par l’enrichissement du vocabulaire, par le dictionnaire. Les jeunes sont désireux d’accroître leur capacité à s’exprimer, comme en atteste le succès spontané des vidéos lexicales de Squeezie, Bigflo et Oli

(voir « Le Freestyle du Dico » sur YouTube, série de podcasts vidéo avec Alain Rey). Il y a des pistes à éprouver pour intéresser les ados comme les plus jeunes à la langue, avec des niveaux de difficulté et de syntaxe différents. Les enfants peuvent se montrer passionnés par les questions

Quel rapport entretenez-vous avec la langue française ? et avec le dictionnaire ?

S. : Ma première langue était l’arabe, une langue que je trouvais puissante, magnifique, très ancrée dans la terre et le réel. Dans mon village en Syrie, à part le Coran, il n’y avait pas de livres. Les seuls que je pouvais lire étaient ceux que m’envoyait ma grand-mère bretonne, depuis la France. Le français est donc devenu pour moi la langue de l’ouverture sur le monde, la langue de l’évasion. Si je voulais quitter le réel, c’était vers le français que je devais aller. Cela a nourri ma fascination pour le français. Fascination qui, malheureusement, ne m’empêche pas de faire des fautes d’orthographe… J’adore les dictionnaires pour cela, ils sont à la fois une porte sur l’imaginaire et une façon de me rassurer. J’en ai toujours un à portée de main, mais je le consulte peu en écrivant pour ne pas briser mon élan. Les versions que j’envoie à mon éditeur sont donc souvent pleines de fautes ! Mais personne à part lui ne les voit, car nous avons monté une équipe fantastique de correcteurs, avec notamment Jeanne-Zoé Lecorche, une universitaire agrégée de lettres qui passe au peigne fin tous mes albums et déniche la moindre faute d’orthographe ou de grammaire. Du coup, même si je ne suis pas un très bon élève en dictée, je défie quiconque de trouver des fautes d’orthographe ou de grammaire dans L’Arabe du futur ou Les Cahiers d’Esther !

On a l’habitude de parler des « nouveaux mots » qui entrent dans le dictionnaire. Quels sont les mots qui vous marquent le plus, parmi les entrants de la nouvelle édition 2020, et pour quelles raisons ?

S. : Beignerie est superbe. C’est mon préféré, car on pourrait lui donner plusieurs sens et je suis certain que c’est ce qui va arriver. Là, la beignerie désigne l’établissement qui fabrique des beignets, mais une maison dans laquelle un frère et une sœur ne cessent de se bagarrer, de se mettre des beignes, n’est-ce pas aussi une beignerie ? Esther et son frère Antoine, par exemple, ont transformé l’appartement familial en beignerie. Biérologie est pour moi très drôle aussi, car beaucoup d’auteurs de bandes dessinées pourraient être docteur honoris causa de cette discipline… Malaisant est très intéressant car c’est un mot qui me semble utilisé largement, mais depuis peu de temps : est-ce à cause de l’américain awkward ou weird ? « A very awkward situation » pourrait maintenant être traduit par une « situation malaisante »…

Le français est donc devenu pour moi la langue de l’ouverture sur le monde, la langue de l’évasion.

Cela m’amuse d’observer comment des tournures de phrase américaines influencent le français, souvent via les réseaux sociaux. Par exemple, sur Twitter, les Américains écrivent souvent « SERIOUSLY? » pour montrer qu’ils sont scandalisés. C’est repris maintenant en français, je vois souvent des « SÉRIEUSEMENT ? ». Je vois aussi de plus en plus souvent l’expression « comportement inapproprié » et il me semble que cela vient de « It’s clearly inappropriate », qui est très utilisé par les Américains. Mais je me trompe peut-être…

Et enfin, j’adore hygge ! « Art de vivre à la danoise. » J’ai décidé de l’utiliser maintenant. L’ambiance est vachement hygge ici !

Les Japonais utilisent l’expression de « trésors vivants nationaux », et je pense qu’Alain Rey en est un.

Riad, des suggestions de nouveaux mots pour 2021 ?

S. : Y a-t-il un mot pour l’atterrissage sur Mars ? Amarsir ? Et Vénus ? Avénusir ? Il ne faut pas traîner pour en trouver un, car le programme de voyage sur Mars est lancé, il est certain que nous irons un jour visiter ces mondes…

Il faudrait inventer toute une déclinaison de mots autour de viril . Par exemple : viriliser : dominer virilement. Viriler : provoquer virilement. Virilure : action d’avoir été virilisé…

Ouèche aussi pourrait faire son entrée ! * Les jeunes l’écrivent wesh, mais il faudrait l’écrire ouèche dans le dictionnaire, comme je le fais dans Les Cahiers d’Esther, parce qu’elle l’utilise de façon plus précieuse, élégante, et aussi parce que j’aime bien énerver les jeunes ! D’ailleurs, je me demande d’où vient ce petit mot. Est- ce un toc social ? Un tic langagier névrotique dont sont atteints tous les adolescents sans qu’il se diffuse, pour l’heure, aux autres générations ? •

* Le Robert : Très juste cher Riad, le mot Wech est déjà dans le Petit Robert, ainsi que les variantes wesh et ouech. Mais le ouèche d’Esther n’y est pas encore !


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