Semaine de la presse et des médias – L’émotion dans les médias

Semaine de la presse et des médias

Quand l’émotion devient une nouvelle

Je ne sais pas comment aborder le sujet en titre de cet article parce qu’il m’est difficile de le raisonner avec un certaine logique et un tant soit peu d’objectivité. En effet, les émotions suscitent principalement réactions émotives, soit d’autres émotions, soit des gestes émotifs.

Nous le savons tous, l’émotion est devenue une nouvelle à part entière dans les médias d’information. Chez moi, au lieu de susciter, par exemple, l’indignation qui s’impose face à une atrocité, elle engendre plutôt un mélange de dégoût et de colère.

J’en ai assez de voir les journalistes interroger des gens au sujet des émotions qu’ils ressentent selon l’événement à la une. Le journaliste se veut alors reporter des émotions des gens touchés par tel ou tel événement. Et si ce journaliste parvient à reléguer à l’antenne une émotion forte qui donnera naissance à des émotions de même nature chez son auditoire, il aura accompli son travail, c’est-dire se donner une arme pour faire réagir les politiciens le jour même ou le lendemain dans les corridors du parlement.

Cette joute émotive entretenue par les journalistes a gagné beaucoup de terrain au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, l’émotion est partout dans les médias d’information.

Plus jeune, j’aimais bien écouter les nouvelles télévisées avec mon père en fin de soirée. Le présentateur et l’équipe de journalistes s’efforçaient alors d’être le plus neutre et le plus objectifs possible. Les nouvelles, c’étaient du sérieux. Et cette approche répondait à nos attentes.

Le moindre petit accro à l’objectivité d’un présentateur ou d’un journaliste suscitait rapidement des critiques. Et l’objectivité se hissait en tête des sujet de conversation dans les milieux bien informés. Plusieurs personnes qualifiées nous rabattaient alors les oreilles avec l’ultime affirmation : « L’objectivité n’est jamais parfaite, absolue ». Nous nous rendions à cet évidence avec un peu de scepticisme mais, si tout rentrait dans l’ordre à l’antenne des médias d’information, nous acceptions le compromis.

Puis, soudainement, la guerre de l’information dans les médias a fait ressortir le côté un peu guindé des médias dits sérieux. Il fallait donc, pour livrer bataille, sortir du cadre et se positionner comme le médias du peuple. L’émotion s’est inscrite comme un élément distinctif entre les médias d’information. En marketing, on se référera à l’émotion comme un positionnement à exploiter pour se distancer et se distinguer de la concurrence des autres médias.

Je ne sais pas si des sondages et des groupes de discussion commandés par les médias d’information à l’époque soutenaient l’hypothèse à l’effet que les présentateurs et les journalistes traitaient trop froidement l’information. Une chose est certaine, le virage émotif des médias d’information a eu lieu.

Malheureusement, l’émotion n’a pas été uniquement un sujet d’information mais les journalistes eux-mêmes sont devenus émotifs. Il est reconnu que l’émotion entraîne l’émotion. La cloison entre la nouvelle à traiter et l’émotion du journaliste face à cette nouvelle a cédé, et un tsunamis émotionnel a inondé les médias d’informations.

En 1998, le chef d’antenne vedette du Téléjournal de fin de soirée de Radio-Canada, Bernard Derome, présente les nouvelles une dernière fois. Stéphan Bureau prend la relève et nous aurons droit à ce que j’appellerai «Le Téléjournal en pyjamas» jusqu’en 2003. Nous venons de changer de cap.

En fait, le nouveau chef d’antenne est à l’opposée du sérieux de Bernard Derome. Monsieur Bureau arrive de TVA, où une culture populaire de l’information est déjà en place, et il l’importe à Radio-Canada. La catastrophe dure cinq longues et pénibles années pour Radio-Canada et les téléspectateurs adeptes d’une information sérieuse.

Finalement, en 2003, Stephan Bureau cède sa place un autre journaliste, Gilles Gougeon qui prend l’antenne en 2003 et 2004 mais il ne peut pas réparer tout le tort causé au Téléjournal par son prédécesseur.

La cote d’écoute est en chute libre. Bernard Derome est le seul à pouvoir redonner au Téléjournal ses lettres de noblesses et il reprend l’antenne de l’émission de 2004 à 2008.

Cette petite référence à l’histoire explique comment TVA a pu doubler Radio-Canada quant aux cotes d’écoute des émissions d’informations quotidiennes il y a plusieurs années. La domination de TVA dans les cotes d’écoute des grands bulletins d’information au Québec a projeté à l’avant-plan une couverture de presse relevant de la culture populaire ou, si vous préférez, une couverture de presse la plus émotive possible.

Radio-Canada étant dans l’impossibilité de concurrencer TVA, la société d’état a été dans l’obligation de courtiser cette culture populaire de l’information en faisant une place plus grande à l’émotion dans ses bulletins de nouvelles télévisées. Après tout, TVA a changé définitivement la donne non seulement auprès de son auditoire mais dans l’ensemble de la population.

Mais l’appétit de la population ne s’est pas arrêtée là. Si l’émotion engendre l’émotion, elle donne aussi lieu à une multitude d’opinions, toutes aussi émotives les unes que les autres. La réaction des téléspectateurs n’est plus objective puisqu’ils reconnaissent moins la nouvelle que l’émotion qu’elle suscite.

Ainsi, l’opinion s’est vue attribuer une place prédominante dans tous les médias avec la multiplication des chroniques dans la presse écrite et des interventions d’experts dans les médias électroniques.

Pour constater à quel point l’opinion est confondue à la nouvelle, prenez en considération que plusieurs chroniqueurs et experts sont d’anciens journalistes. Au Téléjournal de fin de soirée de Radio-Canada, le panel du jeudi est constitué de trois  »journalistes » livrant, non pas de l’information, mais leurs opinions. Si l’un d’eux se présente comme analyste politique, il n’en demeure pas moins que son travail se limite à livrer son opinion et non pas une analyse.

D’ailleurs, voici comment Radio-Canada présente le concept de son Téléjournal de fin de soirée :

Plus qu’un simple bilan de la journée, le Téléjournal de 22h a l’ambition d’être « le bulletin qui va plus loin »; par la présence au quotidien de son réseau de correspondants à l’étranger; par son rayonnement, puisqu’il est diffusé à la grandeur du Canada et repris à l’international sur la chaîne TV5; par l’expertise de ses artisans qui viennent compléter les nouvelles du jour avec leurs explications, analyses et mises en contexte; par des reportages plus fouillés sur les grands enjeux auxquels la société est confrontée; et enfin par la volonté de présenter des solutions concrètes aux problèmes de notre temps.

Source : Radio-Canada.

Dans cette présentation, on relève tout ce qu’il reste à Radio-Canada pour se différencier de TVA :

1. Ses correspondants à l’étranger, quoique TVA démontre pouvoir être rapidement sur place à l’étranger. Il faut aussi noter que TVA est le seul média canadien dont un de ses journalistes est accrédité à la Maison Blanche.

2. Son rayonnement en raison de sa diffusion d’un océan à l’autre, quoique cela importe peu aujourd’hui étant donné l’internet.

3. «(…) l’expertise de ses artisans qui viennent compléter les nouvelles du jour avec leurs explications, analyses et mises en contexte (…)» Il s’agit ici de «compléter les nouvelles». Que les journalistes s’en tiennent aux nouvelles, à la cueillette d’information, à la vérification de l’information et au traitement de l’information. Il n’est dans la mission d’un journaliste d’expliquer mais de faire part des explications selon différentes sources. Il n’est pas non plus dans la mission d’un journaliste d’analyser lui-même la nouvelle mais plutôt de rapporter les analyses disponibles. Il peut être question de mises en contexte dans la mission du journaliste mais encore faut-il qu’il soit suffisamment informer du sujet du jour. Dans ce cas, le journaliste aura tout avantage à rapporter les mises en contexte déjà disponibles.

Le Téléjournal de Radio-Canada affirme aussi se distinguer :

4. «(…)par la volonté de présenter des solutions concrètes aux problèmes de notre temps. (…). Notez bien qu’il n’est pas question de présenter LES solutions mais DES solutions, ce qui implique un choix.


Évidement, tous les médias soutiendrons que leurs choix sont objectifs. Mais c’est sans compter cette observation du chercheur américain Louis Cheskin tirée de son livre Basis for marketing decision (traduction libre) :

« Nous aimons croire que nous sommes objectifs, que nous sommes intéressés par une information objective. En réalité, si une personne ne devient pas subjective face à une nouvelle information objective, elle ne s’y intéressera pas et elle ne sera pas motivée par cette information. On dit que nous jugeons objectivement, mais en réalité nous réagissons subjectivement.

Nous faisons des choix continuellement dans notre vie de tous les jours. Nous choisissons des  »choses » qui nous appellent subjectivement, mais nous considérons ces choix comme étant objectifs».


“We like to believe that we are objective, that we are interested in objective information. Actually, unless one becomes subjective about the new objective information, he is not interested in it and is not motivated by it. We say we judge objectively, but actually we react subjectively.

We continually make choices in daily life. We choose the «things» which appeal to us subjectively, but we consider the choices objective.”

Louis Cheskin, Basis for marketing decision, Liveright Publishing Corporation, New York, 1961, p. 82.


Je traite des travaux de ce chercheur et de l’expérience que j’en ai faite sur le terrain dans mon livre « Comment motiver les consommateurs à l’achat – Tout ce que vous n’apprendra jamais à l’université » et dont le format numérique (PDF) est disponible gratuitement (cliquez ici pour le télécharger).


Non seulement l’émotion est omniprésente dans les médias d’information, mais elle est aussi utilisée comme une arme politique par les journalistes. Je veux bien croire que les médias se posent en quatrième pouvoir au sein des démocraties mais cela n’implique pas de faire pression sur les gouvernements sur des bases émotives. Cette approche frise le chantage émotif et dépasse ainsi largement l’intelligence que nous sommes en droit d’attendre de la part des médias d’information.

Il fut un temps où l’on accordait une grande importance au contrôle des émotions au profit de la raison. Puis, les neuroscientifique ont constaté que la raison n’était rien sans les émotions, que la raison a toujours besoin d’un petit coup de pouce des émotions, notamment, pour permettre aux individus de prendre une décision, si banale soit-elle.

Dans la foulée des recherches en neurosciences, on a constaté une défaillance de l’intelligence émotionnelle. Le quotient intellectuel ne compte pas pour grand chose si la personne ne développement également son intelligence émotionnelle.

Nous sommes alors rentrés dans l’ère de l’intelligence émotionnelle, notamment avec le livre de Daniel Goleman, journaliste scientifique au New York Times paru en français chez Laffont Éditeur en 1995.

L’intelligence émotionnelle, constate Daniel Goleman, est toute aussi sinon plus importante de le quotient intellectuel.

Évidemment le concept sera galvaudé et charrié dans toutes les directions par « les repreneurs » ou les « voleurs » d’idées qui pullulent dans le secteur de la croissance personnelle. On perdra vite de vue l’essentiel de cet ouvrage.

Dès les premières pages de son livre, Daniel Goleman relie la violence des jeunes dans les villes à une carence d’intelligence émotionnelle. Il ajoute à cela les enfants turbulents en classe dont on arrive à peine à contrôler le comportement. Le constat est simple : la transmission de l’intelligence émotionnelle, autrefois assurée d’une génération à l’autre par les parents et l’entourage des enfants, est en panne. Il faut reconnaître qu’une génération de parents a failli à la tâche.

Les enfants ne savent plus reconnaître les émotions de leurs parents, des autorités scolaires et même de leurs amis et des autres élèves à l’école. Par exemple, rapporte Daniel Goleman, certains enfants ne savent quand mettre fin à un mauvais comportement parce qu’ils ne reconnaissent pas l’émotion de la personne en autorité qui exprime une demande claire de cesser ledit comportement.

Le constat a donné lieu à une vaste campagne en faveur de l’intelligence émotionnelle dans les écoles américaines et canadiennes (sans doute aussi ailleurs dans le monde). On a vu apparaître des affiches à exposer aux élèves en classe, comme celle ci-dessous.

Personnellement, je n’en revenais que notre société en soit rendue là. Comment pouvions-nous perdre la transmission de l’intelligence émotionnelle d’une génération à l’autre?

Aujourd’hui, lorsque je regarde les bulletins de nouvelles télévisées où l’émotion devient la nouvelle, je me demande si les médias ont réellement conscience de ce qu’ils font en agissant ainsi.

Est-ce que nos médias ont perdu la raison pour être sous l’emprise de leurs émotions ?

L’intelligence émotionnelle est un concept qui comprend celui de l’INTELLIGENCE ! Nos médias d’information sont-ils passés d’un extrême à l’autre ?


 

L’émotion dans les médias : dispositifs, formes et figures

Jean-François TÉTU


Référence électronique

Jean-François TÉTU, « L’émotion dans les médias : dispositifs, formes et figures »,Mots. Les langages du politique [En ligne], 75 | 2004, mis en ligne le 22 avril 2008, consulté le 01 mai 2019. URL : http://journals.openedition.org/mots/2843 ; DOI : 10.4000/mots.2843


RÉSUMÉ

La spécificité de l’émotion est de produire paradoxalement une opinion à partir de ce qui, a priori, suspend le raisonnement. Pour produire le simulacre de la perception d’une situation extérieure au récepteur de l’information, les médias (presse et télévision) recourent à un ensemble de moyens qu’on peut analyser selon trois niveaux : le dispositif médiatique lui-même, la thématique, la rhétorique.


L’émotion, omniprésente aujourd’hui dans les médias, notamment à la télévision qui fait se succéder devant nos yeux les conflits, les catastrophes et les agressions, pose des questions spécifiques. Et d’abord parce que l’émotion suspend d’emblée le raisonnement (« je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue »). En cela, et parce qu’elle repose sur une perception (voir infra la place spécifique du regard), elle semble se détourner de la rationalité constitutive de l’espace public comme espace de débat. Sauf que nous savons très bien, depuis Voltaire et l’affaire du chevalier de La Barre, que l’opinion peut se mobiliser pour défendre des causes qui lui sont rendues sensibles par le spectacle d’une souffrance indue, prendre le parti des victimes supposées injustement maltraitées (Sacco et Vanzetti), ou dénoncer des « bourreaux », responsables directs ou lointains de la souffrance d’autrui (affaire Dreyfus, etc.).

Comment peut-on rendre compte d’un processus médiatique qui repose sur la perception d’une situation extérieure aux récepteurs de l’information et conduit, selon les cas, à un attendrissement partagé (couronnement d’un souverain), à un déferlement de liesse populaire (la France victorieuse au Mondial de football en 1998), à une mobilisation charitable (l’abbé Pierre en 1954) ou à une mobilisation politique (expulsion des sans-papiers de l’église Saint-Bernard) ? À quoi il faut ajouter que, parfois, l’opinion reste inerte (bombardement d’Hiroshima).

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L’émotion et non la réflexion

L’indignité télévisuelle

La société du spectacle macabre

Les récents événements qui ont sidéré le pays ont été savamment orchestrés par des médias qui ont basculé depuis quelques années dans une logique de spectacle. Le mot est, hélas, terriblement en décalage avec la réalité dramatique des faits ; il fait même injure aux victimes ainsi qu’aux acteurs, mais c’est ainsi qu’il faut nommer les choses.

Des caméras et des micros pointés avidement vers le malheur, faisant de la mort et de la douleur leur fonds de commerce car, commerce il y a, dans un système où tout finit par rapporter de l’argent pourvu qu’on soit dépourvu de conscience. C’est la triste réalité d’une course à l’audience qui n’a d’autre but que de vendre du temps d’antenne à des plus margoulins encore.

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Des médias ultra-sensibles : L’émotion prend de plus en plus de place dans les médias, qui préfèrent souvent un gros plan sur les larmes d’une personne proche d’une victime que de couvrir des événements ayant une incidence sur des millions de personnes. L’auteure fait remarquer que les faits divers prennent de plus en plus de place dans les médias. Elle mentionne entre autres les reportages interminables sur les manifestations de peine lors de la mort de Johnny Halliday en France et on pourrait ici les remplacer par ceux sur les réactions de proches lors de la mort de Bernard Landry ou même lors de la disparition d’un enfant. Or, le temps accordé aux faits divers se fait au détriment des autres événements et son mode de traitement axé sur les émotions sert d’écran à l’analyse plus approfondie de la nouvelle.

Lire l’intégrale de ce texte : La stratégie de l’émotion, Mario Jodoin.


Quand les médias jouent avec nos cerveaux et exacerbent des réflexes défensifs

Chaînes d’info… ou chaînes de tension ?

Ces mécanismes, à eux seuls, remettent en question le qualificatif de chaîne « d’info ». Car ce qui est présenté en continu n’est que très peu informatif. Ce dont il s’agit c’est de stimuler, tout au long de la journée, nos trois émotions primaires : la peur, la colère et la tristesse. Et cela en sollicitant plusieurs canaux sensoriels : par les mots employés, les bandeaux de titres, les images présentées, le ton de voix, le rythme d’enchaînement des sujets de même que le rythme de la diction.

Notre amygdale cérébrale, gestionnaire de nos émotions (principalement la peur) est ainsi activée, voire suractivée, par la sensation de danger perpétrée par la dramatisation du traitement de l’information.

Lire l’intégral de ce texte : Quand les médias jouent avec nos cerveaux et exacerbent des réflexes défensifs, Consultante énervante® !


 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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