Le Conseil supérieur de la langue française remet les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Conseil supérieur de la langue française remet les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3-Juillet-1608


QUÉBEC, le 28 nov. 2018 /CNW Telbec/ – La 40e cérémonie de remise des insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique et du Prix du 3‑Juillet‑1608 s’est tenue aujourd’hui au Manège militaire Voltigeurs de Québec, sous la présidence d’honneur de madame Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Langue française, en présence de madame Alicia Despins, membre du comité exécutif de la Ville de Québec et conseillère municipale responsable de la culture, de la techno-culture et des grands événements, et de monsieur Pierre Boutet, président du Conseil supérieur de la langue française. Cet événement annuel, organisé par le Conseil, souligne l’attachement de sept personnes et d’une organisation à la langue et à la culture françaises en Amérique.

Pour le Québec :
Madame Hélène Cajolet-Laganière
Monsieur Jim Corcoran

Pour l’Acadie :
Madame Marie-Claude Rioux

Pour l’Ontario :
Madame France Martineau

Pour l’Ouest canadien :
Monsieur Raymond Poirier

Pour les Amériques :
Monsieur Thomas C. Spear

Pour les autres continents :
Monsieur Józef Kwaterko

Quant au Prix du 3‑Juillet‑1608, qui récompense une organisation s’étant distinguée par son action exemplaire pour la défense et la promotion de la langue et de la culture françaises en Amérique, il a été remis cette année au Consortium Érudit, représenté par sa directrice générale, madame Tanja Niemann.

La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Langue française, madame Nathalie Roy, aussi présidente d’honneur de cette cérémonie, a rendu hommage aux récipiendaires et à l’organisation lauréate en ces mots : « Grâce au travail et au talent de ces ambassadeurs de notre belle langue française, la francophonie d’ici et d’ailleurs est plus riche et plus vibrante que jamais. Ils contribuent à la diffusion, au maintien et à la qualité de cette langue qui fait notre fierté tout en ayant à cœur de la faire rayonner. Par leurs actions, leur dynamisme et leur engagement, ils mettent en lumière les liens qui existent entre langue, culture et histoire. Ils lèguent ainsi aux francophones du Québec, du Canada et de partout dans le monde des œuvres et des outils qui nous rappellent que notre langue est un puissant instrument de transmission de nos valeurs, de notre identité et de notre culture. »

Membre du comité exécutif de la Ville de Québec, madame Alicia Despins, qui a remis le Prix du 3‑Juillet‑1608, a pour sa part déclaré : « Je suis particulièrement fière de participer à la remise du Prix du 3-Juillet-1608, qui met en lumière le travail exemplaire et les services exceptionnels d’un organisme en faveur du fait français, tout en rappelant l’importance historique de Québec pour les francophones d’Amérique. Je félicite chaleureusement le consortium Érudit qui a su reconnaître il y a 20 ans tout le potentiel de l’univers numérique et qui se consacre depuis à rendre accessible et à faire rayonner le savoir francophone partout dans le monde. »

Le président du Conseil supérieur de la langue française, monsieur Pierre Boutet, a rendu hommage aux récipiendaires et à l’organisation lauréate : « Ce rendez-vous annuel est important à un double titre. D’abord parce qu’il permet de prendre toute la mesure des réalisations de personnes et d’organismes résolument engagés dans la promotion de la francophonie. Leurs mérites sont de cette manière reconnus parce que faisant partie d’une société de langue française, ils ont explicitement manifesté leur volonté de la voir s’épanouir. De surcroît, cette cérémonie permet de souligner de nouveau que l’attachement à la langue française, sa promotion de même que sa défense participent à sa vitalité », a-t-il mentionné.

À propos de l’Ordre des francophones d’Amérique et du Prix du 3‑Juillet‑1608

L’Ordre des francophones d’Amérique est une distinction décernée annuellement depuis 1978 par le Conseil supérieur de la langue française. Les insignes de l’Ordre sont constitués d’une médaille et d’une fleur de lys stylisée portée à la boutonnière, qui représente le symbole de l’Ordre.

Le Prix du 3‑Juillet‑1608 commémore la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain et rappelle son importance historique pour les francophones d’Amérique. Par ce prix, le Conseil supérieur de la langue française veut rendre hommage à une organisation œuvrant en Amérique du Nord qui a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française et à l’ensemble de la francophonie nord-américaine. Le Prix est constitué d’une œuvre d’art réalisée par une artiste québécoise et d’une plaque commémorative gravée au nom de l’organisation lauréate.

Les récipiendaires et l’organisation lauréate reçoivent également un parchemin calligraphié, signé par le premier ministre du Québec, par la ministre responsable de la Langue française ainsi que par le président du Conseil supérieur de la langue française. Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter le site Web du Conseil sous l’onglet Prix et distinctions.

Site Web : www.cslf.gouv.qc.ca

Annexe

RÉCIPIENDAIRES DE L’ORDRE DES FRANCOPHONES D’AMÉRIQUE

QUÉBEC

Madame Hélène Cajolet-Laganière

Hélène Cajolet-Laganière est titulaire d’une maîtrise en études française et d’un doctorat en linguistique. L’ensemble de sa carrière, tant comme linguiste et terminologue à l’Office de la langue française, de 1973 à 1990, que comme professeure et chercheuse à l’Université de Sherbrooke, de 1990 à 2016, a été consacré à la promotion et à l’enrichissement du français, à la francisation et à l’aménagement de la langue au Québec, au Canada et en Amérique du Nord.

Elle a travaillé pendant plus de 40 ans à l’élaboration d’outils d’apprentissage, de maîtrise et de promotion du français. Elle a publié, à titre d’auteure ou de coauteure, une dizaine d’ouvrages de référence en rédaction professionnelle, dont Le français au bureau, publié à plus de 800 000 exemplaires, et Rédaction technique, scientifique et administrative, publié à plus de 250 000 exemplaires. Ces ouvrages constituent depuis près de 40 ans des guides linguistiques phares en matière de rédaction, de correction et d’enrichissement de la langue française en Amérique du Nord.

Elle est également coauteure de deux ouvrages sociolinguistiques sollicités par l’Institut québécois de la recherche sur la culture, soit La qualité de la langue au Québec et Le français québécois. Usages, standards et aménagement. Ces deux ouvrages ont suscité beaucoup d’intérêt et ont contribué au développement d’une plus grande conscience linguistique chez les Québécois. Son engagement envers la langue française s’est également concrétisé par sa participation active, à titre de commissaire, aux travaux des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, mis sur pied par le gouvernement du Québec en 2000.

En poste comme professeure et chercheuse à l’Université de Sherbrooke, elle s’est attaquée à un projet d’envergure, celui d’élaborer un dictionnaire général du français standard en usage au Québec en veillant à établir des ponts avec la francophonie. Ainsi, de 2000 à 2014, elle a dirigé l’équipe qui a élaboré le dictionnaire en ligne Usito. Plus de 1,5 million d’utilisateurs le consultent à travers le Canada, l’Amérique du Nord et la francophonie. Par la réalisation de ce dictionnaire, elle a contribué à doter les Québécois, les Canadiens et plus largement les francophones et francophiles du monde d’une description scientifique du français en usage au Québec en contexte nord-américain.

Elle est maintenant professeure associée à l’Université de Sherbrooke et membre du Centre de recherche interuniversitaire du français en usage au Québec, le CRIFUQ. Elle continue son travail de recherche, de promotion et d’enrichissement de la langue en participant notamment à la mise à jour du dictionnaire Usito et à divers projets en lien avec le perfectionnement des enseignants, la francisation des immigrants et leur intégration à la communauté francophone du Québec.

Elle a reçu en 2014, pour l’ensemble de ses réalisations, le prix Camille-Laurin décerné par l’Office québécois de la langue française.

C’est notamment pour sa promotion de la langue française sur le continent américain et ailleurs dans le monde, pour sa contribution à l’aménagement du français au Québec et pour la réalisation du dictionnaire en ligne Usito que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

Monsieur Jim Corcoran

Auteur, compositeur, interprète et animateur, Jim Corcoran s’est, en toute circonstance, porté à la défense de la langue française, de la culture québécoise et de la francophonie.

Lui qui a pour langue maternelle l’anglais a choisi, il y a plus de 45 ans, d’écrire, de composer et de chanter en français. Après des études à Boston, il poursuit en 1970 à l’Université Bishop’s où il obtient un baccalauréat en philosophie et un autre en français. C’est à ce moment qu’il commence à chanter et qu’il forme avec Bertrand Gosselin le duo folk nommé Jim et Bertrand, lequel remporte succès au cours de cette décennie, sillonnant les routes du Québec, de l’Amérique et de l’Europe.

Jim Corcoran a entrepris une carrière solo en 1980 et a enregistré depuis huit albums. Il a remporté le prix de la meilleure chanson francophone au Festival de Spa, en Belgique, en 1984, plusieurs prix Félix de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo, dont celui de l’auteur-compositeur de l’année, en 1990, et le prix Juno de l’album francophone de l’année, en 2006.

Il a collaboré avec de nombreux artistes à titre d’auteur de même qu’avec le Cirque du Soleil pour qui il a composé certaines ou la totalité des chansons des productions , Quidam et Wintuk. En 1990, il a fait partie de la distribution originale de l’opéra romantique Nelligan et y a prêté sa voix au personnage de David Nelligan, le père du poète. Il a aussi participé aux spectacles et aux enregistrements de Douze hommes rapaillés, projet qui a débuté en 2009 et qui rend hommage au poète Gaston Miron.

Si Jim Corcoran a laissé sa marque sur la scène artistique comme parolier et compositeur, représenté le Québec lors de tournées ou de festivals, dans les Amériques ou en Europe, et remporté plusieurs prix, il a aussi, à compter de 1988, assuré l’animation et la recherche à l’émission À propos, diffusée à la radio anglaise de la Société Radio-Canada, là où il a fait découvrir et connaître à un auditoire canadien anglophone la culture québécoise ainsi que la chanson francophone du Québec et du Canada. Bien qu’il ait depuis septembre dernier mis un terme à cette aventure, il y a agi pendant trois décennies comme un remarquable « passeur culturel ».

La Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique lui remettait d’ailleurs en octobre dernier son prix Hommage pour ce rôle d’ambassadeur de la musique francophone auprès d’un public anglophone.

Jim Corcoran est reconnu pour son amour du français, la richesse de son vocabulaire, l’intelligence de ses textes et l’originalité de sa musique. Il a reçu, en 2009, le prix Eddy-Marnay de la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec et, en 2012, un prix d’Impératif français.

C’est notamment pour sa contribution à la vitalité de la langue et de la culture d’expression française, pour sa promotion et sa défense de la chanson et de la culture québécoises et pour son soutien aux artistes francophones que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

ACADIE

Madame Marie-Claude Rioux

Originaire de Shippagan, au Nouveau-Brunswick, Marie-Claude Rioux réside en Nouvelle-Écosse depuis plus de 30 ans. Linguiste de formation, elle s’est investie dans le développement de la communauté acadienne de la Nouvelle-Écosse et de l’Acadie dans son ensemble, notamment comme directrice générale de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse, directrice générale de l’Association des juristes d’expression française de la Nouvelle-Écosse et directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse.

En tant que directrice générale de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse, Marie-Claude Rioux a, pendant sept ans, coordonné jusqu’en Cour suprême du Canada la cause Doucet-Boudreau c. Nouvelle-Écosse (ministre de l’Éducation), une importante cause relative à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, pour permettre aux Acadiens et aux Acadiennes de la province d’avoir accès à une école et à une programmation en français de la maternelle à la douzième année.

Comme directrice générale de l’Association des juristes d’expression française de la Nouvelle-Écosse, elle a contribué à améliorer l’accès à la justice en français par le biais de documents, de formations et d’ateliers juridiques à l’intention de la communauté. Elle a également collaboré de façon très active à la rédaction du règlement relatif à la Loi sur les services en français dans le but de rendre cette loi encore plus pertinente.

Avec la possibilité d’une contestation relative à l’abolition des circonscriptions électorales acadiennes protégées en Nouvelle-Écosse, Marie-Claude Rioux a accepté le mandat de directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse. Elle a ainsi coordonné la démarche juridique qui allait mener à un renvoi sur cette question et contribué par la suite à la rédaction du projet de loi modifiant la Loi sur l’Assemblée législative pour y enchâsser le mandat des futures commissions de délimitation des frontières électorales.

Par ailleurs, elle a élaboré un cadre de travail pour la formation linguistique des fonctionnaires anglophones désirant perfectionner leur langue seconde au sein du secteur associatif acadien, en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada.

En tant que bénévole, elle a également apporté sa contribution au sein de divers organismes communautaires comme le Conseil communautaire du Grand-Havre, la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse, la Société de presse acadienne, l’Institut de développement communautaire, ACADEV, Femmes Équité Atlantique et Inter Pares, et elle siège actuellement au bureau de direction et au Conseil des gouverneurs de l’Université Sainte-Anne.

En reconnaissance de sa contribution exemplaire, Marie-Claude Rioux est récipiendaire de la plaque de la Commission nationale des parents francophones, du Prix du juriste de l’année, du Certificat du mérite Denise-Samson, et a été reconnue Personnalité de l’année Radio-Canada/Acadie Nouvelle en 2015.

C’est notamment pour sa contribution à l’essor de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse, son implication dans la reconnaissance des droits pour l’éducation en langue française et l’accès à la justice en français et aussi pour son soutien au rayonnement de la communauté acadienne que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

ONTARIO

Madame France Martineau

Après avoir obtenu un doctorat en linguistique à l’Université d’Ottawa, France Martineau y entame une carrière de professeure en 1990 et devient professeure éminente au Département de français. Spécialiste de sociolinguistique historique, elle est détentrice de la chaire de recherche Frontières, réseaux et contacts en Amérique française et directrice fondatrice du laboratoire Polyphonies du français, pour lequel elle a obtenu de larges subventions de recherche. C’est autour de ce centre de recherche, de formation et de préservation du patrimoine francophone que gravitent de vastes réseaux internationaux de recherche interdisciplinaire ayant comme intérêt commun la langue française et les gens qui la parlent.

Chercheuse mondialement reconnue, elle a investi un large champ transdisciplinaire, couvrant la linguistique historique, l’histoire sociale et les humanités numériques, en Amérique du Nord et en Europe, du Moyen Âge jusqu’à la période contemporaine. Régulièrement invitée dans des conférences nationales et internationales, elle a rédigé ou codirigé pas moins de treize ouvrages sur l’histoire du français et compte plus d’une centaine d’articles et de chapitres de livres.

Soucieuse de révéler les multiples visages de la francophonie, France Martineau documente la langue française d’hier et d’aujourd’hui, en plaçant au cœur de ses recherches l’individu, la famille et les trajectoires de vie. Les vastes corpus de correspondances familiales à date ancienne et d’entrevues sur l’Amérique française accessibles en ligne permettent d’embrasser dans une perspective globale l’histoire du français depuis ses origines en tenant compte des réseaux qui unissent les francophones à travers le temps et l’espace.

Elle a publié, en collaboration avec des collègues historiens et ethnologues, des journaux de voyage de gens ordinaires, tels Incursion dans le Détroit ou Les voyages de Charles Morin, charpentier canadien-français. France Martineau inscrit sa propre voix au sein de la littérature franco-canadienne, son parcours universitaire se doublant d’une activité d’écrivaine. Bonsoir la muette a ainsi été publié en 2016 et Ressacs le sera l’an prochain.

Elle s’engage aussi activement à promouvoir le français dans des activités de diffusion du savoir qui rejoignent spécialistes, membres de la communauté étudiante et grand public, comme l’organisation du premier institut d’été sur la Louisiane et la création de forums et d’ateliers éducatifs. Elle crée en 2006 le colloque international bisannuel Les Français d’ici; un an plus tard, elle lance la collection « Les Voies du français » aux Presses de l’Université Laval dont le 19e ouvrage, Francophonies nord-américaines : langues, frontières et idéologies, sous sa direction principale, sera publié en 2018. Elle fera paraître sous peu la première grammaire historique des français nord-américains, intitulée Les Voix de papier.

Le leadership de France Martineau sur les communautés francophones d’Amérique du Nord a été salué par de nombreuses récompenses, dont le Prix d’excellence en recherche de l’Université d’Ottawa. Elle est aussi membre de la Société royale du Canada.

C’est notamment pour l’aspect innovateur de ses travaux sur les variétés de langues françaises en Amérique du Nord, pour sa maîtrise de plusieurs domaines des sciences du langage et pour sa contribution à la renommée des centres d’études linguistiques de l’Université d’Ottawa que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

OUEST CANADIEN

Monsieur Raymond Poirier

Originaire du Manitoba, administrateur et homme d’affaires, Raymond Poirier se consacre depuis de nombreuses années à l’épanouissement et au développement de la communauté franco-manitobaine et de la francophonie canadienne.

Après avoir obtenu son brevet d’enseignement en 1964, il entreprend une carrière dans ce domaine. Il œuvre par la suite à la Société franco-manitobaine et en devient directeur général. À ce titre, il participe à la mise sur pied de la Fédération provinciale des comités de parents du Manitoba, de la Fédération de l’âge d’or du Manitoba et de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada. Il coordonne également la création de Francofonds, fiducie destinée à financer les activités des francophones du Manitoba.

À titre de bénévole, il a entre autres présidé le conseil d’administration de la Fédération provinciale des comités de parents ainsi que la Commission nationale des parents francophones. Il a coprésidé le conseil d’administration du Réseau national de développement économique et d’employabilité, qui a comme mandat d’appuyer le développement des communautés francophones et bilingues partout au Canada. Il a aussi présidé pendant dix ans le conseil d’administration de la Maison des artistes visuels francophones du Manitoba.

Raymond Poirier a de plus travaillé à fonder l’Association des municipalités bilingues du Manitoba, dont le mandat est d’appuyer les services en français dans les municipalités où vivent des francophones, et a aussi vu à la création du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba, organisme qu’il a présidé au cours des deux premières années de son existence.

De 1998 à 2007, il a représenté le gouvernement du Canada au conseil d’administration de TV5 Québec Canada et, de 1999 à 2009, a été consul honoraire de France pour le Manitoba.  En 2002, il a été nommé au Conseil des corporations de la Couronne par le gouvernement manitobain et en a été le président jusqu’en 2013.

Il a longtemps été propriétaire de la maison d’édition Apprentissage Illimité, laquelle se spécialise dans la production de matériel éducatif pour l’apprentissage du français par les jeunes francophones et francophiles au Canada et aux États-Unis.

Son implication a été reconnue en 1999 à l’occasion du lancement de l’Année de la francophonie canadienne alors qu’il a été décoré de l’Ordre de la Pléiade. En 2002, il a reçu la Médaille du jubilé de la Reine Elizabeth II et, en 2006, le Prix de la Francophonie économique du Forum francophone des affaires. En 2003, il a été nommé membre de l’Ordre du Canada et, en 2007, membre de l’Ordre national du mérite de la France. Enfin, Raymond Poirier a été investi en 2011 de l’Ordre du Manitoba et il recevait en 2012 la Médaille du jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II.

C’est notamment pour son implication dans la gestion des écoles de langue française du Manitoba, pour son leadership dans la création du Réseau de développement économique et d’employabilité et pour son engagement à renforcer la place du Manitoba français dans la francophonie canadienne que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

AMÉRIQUES

Monsieur Thomas C. Spear

Originaire du Wisconsin, Thomas C. Spear s’installe à New York en 1983 après avoir terminé sa maîtrise en lettres françaises à l’Université de Californie à Santa Barbara. Il obtient un doctorat de l’Université de New York (NYU) en 1988 en soutenant une thèse portant sur l’autofiction de Louis-Ferdinand Céline, alors que la même année, lors du Congrès international d’études francophones à Montréal, il découvre son grand intérêt pour la littérature francophone non européenne.

Il est aujourd’hui professeur titulaire à l’Université de la ville de New York (CUNY), autant dans son école doctorale (The Graduate Center) à Manhattan que dans la faculté Lehman College dans le Bronx. Il y enseigne la langue française et les littératures francophones contemporaines, en particulier celles d’Haïti, de la Caraïbe, de l’océan Indien et du Québec.

Il assure la promotion des lettres francophones depuis plus de trois décennies par ses activités au sein de l’université où il enseigne, par son engagement dans des organismes professionnels, par ses recherches, par ses propres publications de même que par son rôle de pionnier dans la diffusion de la langue française et de la littérature francophone à travers Internet.

Conférencier de renom, il a publié plus d’une cinquantaine d’articles portant notamment sur l’autobiographie et l’autofiction, et pratique lui-même cette dernière forme de création littéraire. Il a été codirecteur d’un ouvrage critique sur l’œuvre de Céline et d’un autre sur celle de Marie-Célie Agnant, publiés respectivement en 1995 et en 2013. Il a de plus dirigé, en 2002, la production du recueil intitulé La culture française vue d’ici et d’ailleurs, dans lequel treize auteurs traitent de leurs rapports à la langue et à la culture françaises, ainsi que celle, en 2007, du titre Une journée haïtienne, recueil de textes de quarante auteurs haïtiens et dont une suite sera publiée l’an prochain.

Depuis 1995, il anime une liste de discussion électronique de chercheurs, appelée franco-monde. Il a créé en 1996 un répertoire précurseur, le site Web Ressources Internet francophones, procédé l’année suivante à la numérisation de la revue culturelle marocaine Souffles. En 1998, il a créé le site Île en île, désormais référence mondiale avec plus de 300 auteurs des îles francophones et de leur diaspora inscrits dans ses archives. Cette initiative, dont il demeure l’éditeur principal, lui a valu, en 2005, le Trophée de la Diversité culturelle, reçu des mains du ministre de la Culture et de la Communication de France.

Thomas C. Spear, qui de 2013 à 2017 a été chroniqueur à l’émission hebdomadaire Dessine-moi un dimanche à la radio de Radio-Canada, a reçu en 2016 à Port-au-Prince le Trophée du Gardien du livre, pour son travail à promouvoir la littérature haïtienne, et en 2018 le Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises, décerné par l’Académie française.

C’est notamment pour sa promotion de la langue française, pour son soutien au rayonnement des lettres francophones et pour la création du site Île en île, outil de valorisation de la littérature des îles francophones et de leur diaspora, que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

AUTRES CONTINENTS

Monsieur Józef Kwaterko

Józef Kwaterko est professeur titulaire à l’Institut d’études romanes de l’Université de Varsovie où il dirige depuis 1997 le Centre d’études en civilisation canadienne-française et en littérature québécoise, fondé en 1982. Ses domaines d’enseignement et de recherche sont la littérature du Québec et des Caraïbes francophones, la sociocritique ainsi que le roman français du XXe siècle.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les littératures francophones des Amériques, dont Le roman québécois de 1960 à 1975 : idéologie et représentation littéraire, publié en 1989, French-Canadian and Québécois Novels, 1950-1990, écrit en collaboration avec Irène Geller et Jan Miernowski et publié en 1996, Le roman québécois et ses (inter)discours. Analyses sociocritiques, publié en 1998, ainsi que Les dialogues avec l’Amérique dans la littérature francophone du Québec et de la Caraïbe, publié en polonais en 2003 et ouvrage pour lequel il a reçu la même année le Prix de la Bibliothèque nationale de Pologne et celui de la revue polonaise Littérature dans le monde.

Premier secrétaire général de l’Association polonaise d’études canadiennes, Józef Kwaterko a publié en 1998, en collaboration avec Nancy Burke, les actes du premier congrès de cette association, intitulés Visions des études canadiennes : enseignement, recherche et méthodologie. Il a également dirigé un ouvrage collectif, L’humour et le rire dans les littératures francophones des Amériques, publié en 2006, et codirigé, avec Max Roy et Petr Kyloušek, le collectif L’imaginaire du roman québécois contemporain, titre aussi publié en 2006. Enfin, cet automne, les éditions Brill-Rodopi ont publié à Amsterdam un ouvrage collectif qu’il a codirigé et qui s’intitule Perspectives sur la littérature et la culture juives canadiennes.

Józef Kwaterko a été professeur et chercheur invité dans plusieurs universités, que ce soit au Québec, à l’Université McGill, à l’Université de Montréal, à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Montréal et à Rimouski, que ce soit aussi en France, à l’Université Paris 13 ou aux universités de Montpellier, de Limoges, des Antilles-Guyane et de Bordeaux, ou que ce soit enfin en Suède, à l’Université de Stockholm.

Il a traduit du français au polonais deux pièces de Michel Tremblay, soit Les Belles-Sœurs et Le vrai monde?, et traduit du polonais au français, en collaboration avec les poètes québécois Pierre Nepveu et Robert Melançon, des poèmes de Czeslaw Milosz, prix Nobel de littérature en 1980, textes qui ont été publiés à Montréal en 1981 dans la revue Liberté. En 1984 et en 2016, il a contribué à la publication, dans la revue polonaise Littérature dans le monde, de deux dossiers consacrés entièrement à la littérature québécoise.

Józef Kwaterko est aussi membre, depuis 2007, du conseil scientifique de l’Association internationale des études québécoises et récipiendaire, en 2015, du Certificat de Mérite du Conseil international d’études canadiennes.

C’est notamment pour sa contribution à la diffusion des littératures et des cultures francophones d’Amérique sur les territoires européen et américain, pour sa collaboration avec les milieux scientifiques associés à la littérature québécoise et pour son engagement à l’égard des jeunes chercheurs francophones que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

ORGANISATION LAURÉATE DU PRIX DU 3-JUILLET-1608

Consortium Érudit

Fondé en 1998 par les Presses de l’Université de Montréal, le projet Érudit avait pour mission première de faciliter la transition des revues scientifiques québécoises du format imprimé vers le format numérique. Devant la forte demande des revues et des éditeurs francophones pour être diffusés de cette façon et afin d’être plus représentatif du milieu de la recherche québécoise, le projet se structure par la suite, en 2004, sous la forme d’un consortium à but non lucratif, dont les partenaires sont l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal.

En parallèle de son activité de soutien pour la diffusion des publications scientifiques, Érudit entreprend en 2010 une grande opération de numérisation d’une vingtaine de revues culturelles québécoises, notamment Liberté, Cap-aux-Diamants, Jeu, Vie des Arts, Québec français et Lettres québécoises. En tout, plus de 60 000 articles francophones sont mis en ligne et rendus accessibles gratuitement dans le cadre de ce projet, lequel se poursuivra avec la diffusion des nouveaux numéros de ces revues. En 2014, Érudit est reconnu comme une des seize Initiatives scientifiques majeures au Canada par la Fondation canadienne pour l’innovation et entame des activités de recherche, en collaboration avec des équipes scientifiques.

Le consortium offre aujourd’hui, à travers sa plateforme de recherche (www.erudit.org), un accès centralisé à du contenu de haut niveau dans plus de 30 disciplines des sciences humaines et sociales, et ce, par des revues savantes et culturelles, des livres, des actes, des mémoires et des thèses ainsi que par différents documents et données de recherche. C’est le plus important diffuseur de ressources francophones en sciences humaines et sociales d’Amérique du Nord. Plus de 200 000 documents sont accessibles à partir d’un point d’entrée unique. Reconnues pour la rigueur et la qualité de leur contenu, les collections d’Érudit sont incontournables et uniques.

Grâce à une politique alliant libre accès et accès restreint, près de 95 % des collections d’Érudit sont disponibles librement pour tous, les autres 5 % étant accessibles via un abonnement ou un partenariat pour les institutions. Par ce principe, Érudit assure à la fois un soutien économique aux revues, par la redistribution des revenus d’abonnement, et une mise en libre accès de la majorité des publications. Avec plus de 20 millions de pages consultées et un lectorat provenant à près de 70 % de l’extérieur du Canada, les revues diffusées sur Érudit démontrent l’intérêt croissant du grand public, des chercheurs et de la communauté étudiante pour les publications scientifiques francophones.

Référence internationale pour l’accès aux publications en sciences humaines et sociales diffusées en français en Amérique du Nord, ce consortium se présente comme une autre avenue aux grands éditeurs commerciaux internationaux, garantissant ainsi l’indépendance idéologique et financière des revues savantes et des revues culturelles francophones.

C’est notamment pour sa contribution à la diffusion des savoirs scientifiques de langue française sur la scène internationale, son renforcement des liens entre les communautés de chercheurs francophones et son dynamisme dans la promotion de la recherche scientifique en français que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne le Prix du 3-Juillet-1608.

SOURCE : Conseil supérieur de la langue française.

Renseignements : Téléphone : 418 643-2740, Courriel : cslf@cslf.gouv.qc.ca

Liens Connexes

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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