Ma démission du conseil d’administration de la Fédération québécoise du loisir littéraire

Lévis, le 16 juillet 2018

Un peu plus d’un mois après mon élection au conseil d’administration de la Fédération québécoise du loisir littéraire (FQLL), j’ai adressé aujourd’hui ma lettre de démission aux personnes en autorité au sein de l’organisme.

Lévis, le 16 juillet 2018

Fédération québécoise du loisir littéraire
4545, Pierre-De Coubertin,
Montréal, QC
H1V 0B2

Madame Lisa D’Amico,
Madame Carmen Ostiguy
Me Gérard Samel,

Par la présente je démissionne du conseil d’administration de la FQLL à titre d’administrateur élu pour la région de Chaudière-Appallaches dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle tenu le 14 juin dernier. Cette démission prend effet sur réception de la présente.

Au plaisir,

Serge-André Guay

Ma décision survient à quelques jours de la première réunion du nouveau conseil d’administration élu lors de l’assemblée générale annuelle (AGA) du 14 juin dernier à Montréal.

En désaccord avec les autres administrateurs élus lors de cette AGA, je ne crois plus à la renaissance de la FQLL devant assurer son avenir en sortant l’organisme du bourbier dans lequel il s’en empêtré par défaut de gestion, de gouvernance et de connaissance.

Je m’étais porté candidat à titre d’administrateur au conseil d’administration de la FQLL quelques jours avant l’assemblée générale annuel de l’organisme le 14 juin dernier. J’avais la ferme intention de donner un solide coup de pouce à cet organisation vieille de plus de 50 ans.

Déjà, je savais que la FQLL traversait une période difficile. J’avais lu dans la revue de l’organisme, Le Passeur – No 42 :

«Périodes d’incertitude et de doutes, mais aussi de rêves et d’espoir, la Fédération québécoise du loisir littéraire vogue sur une mer agitée, en ce moment.

Le plan d’action élaboré à l’aide des consultations qui ont eu lieu dans 7 régions a été présenté le 20 septembre dernier, aux membres de la FQLL. Il est disponible sur notre site internet. Ce document donnera une direction aux différentes activités menées par la FQLL. Il aidera aussi à répondre plus adéquatement aux besoins des membres et du grand public en matière de loisir littéraire. Il représente l’espoir.

Néanmoins, cette phase d’optimisme est atténuée par l’instabilité financière. En effet, la FQLL est toujours en pourparlers avec son bailleur de fonds principal. Les activités sont mises sur la glace en attendant une réponse, on l’espère, positive qui permettra de mettre en branle le plan d’action.»

Le Passeur, No 42, année 2017-2018, Fédération québécoise du loisir littéraire

Au cours de l’assemblée générale annuel de la FQLL, j’apprenais que l’organisme avait perdu sa subvention d’Aide au fonctionnement de son principal bailleur de fonds, le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Les pourparlers annoncés dans la revue Le Passeur avait donc échoué.

Pis encore, le conseil d’administration de la FQLL a informé les participants à l’AGA que le ministère de la Culture et des Communications du Québec avait retiré à l’organisme son statut d’organisme nationale et, du même coup, qu’il ne pouvait plus demander à ce ministère une Aide au fonctionnement.

J’ai déduis que le Plan d’action adopté par la FQLL dont j’avais déjà pris connaissance n’avait pas suffisamment pesé dans la balance pour faire revenir le ministère de la Culture et des Communications du Québec sur ses décisions.

Je savais aussi avant l’AGA que ce Plan d’action a été élaboré sur la base d’un rapport dit «rapport d’analyse» et intitulé «Pour une Fédération québécoise du loisir littéraire renouvelée» commandé par l’organisme à François R. Derbas, consultant Doctorant en communication sociale, Université du Québec à Trois-Rivières. J,avais lu ce rapport daté du 17 août 2017. Il était dévastateur pour la FQLL. Monsieur Debras écrit :

Il ressort d’abord de nos analyses des propos tenus lors des cafés-rencontres un point d’orientation fondamental qu’il importe de soulever d’entrée de jeu. Le témoignage de plusieurs participants renvoie en effet à un sentiment de privatisation des bénéfices directs de certaines activités soutenues par la FQLL. Que ce soit concernant les services actuels du financement d’activités (les fameux 125$), concernant les mesures de soutien à l’auto-édition, à la publication ou encore à la professionnalisation en général, un ajustement majeur s’impose. Il appert effectivement que certaines des pratiques actuelles de la Fédération ne sont pas en phase avec les normes du Conseil du Trésor du Québec qui demande aux organismes nationaux de loisir culturel de ne pas agir à titre de redistributeur de argents qui lui sont octroyés. Ce point soulève l’ambigüité dans laquelle s’est placé, au fil des ans, la Fédération par rapport à ce que devrait être, à un niveau fondamental, une fédération de loisir culturel. La différenciation entre ce qui relève du domaine d’action littéraire professionnel versus du loisir littéraire apparaît donc mériter que l’on s’y attarde ; ce qui est d’autant plus pertinent que la FQLL détient une accréditation d’organisation de bienfaisance de l’Agence du Revenu du Canada pour qui le bénéfice commun ou collectif (vs le bénéfice privé) constitue l’un des critères sine qua non à la reconnaissance comme telle. Lors des cafés-rencontres et en lien, un besoin dans le sens d’activités et services plus «ouverts» a souvent été exprimé. Dans ses orientations autant que dans ses actions, la ligne tracée par la FQLL gagnerait donc à être plus claire.

Pour une Fédération québécoise du loisir littéraire renouvelée

Bref, le rapport met en lumière que la Fédération québécoise du loisir littéraire ne respecte pas les normes du Conseil du trésor inhérentes à la gestion d’une fédération.

À mon avis, cette erreur de gestion s’explique par le manque de connaissance des administrations précédentes de la FQLL.

Mais c’est le passage suivant de ce rapport qui m’a fâché au plus haut point :

Dans le même axe d’idées, face à la proposition qui a été reçue de développer une expertise absolue en d’auto-édition, nous émettons une réserve majeure : pas que la prise de leadership en la matière soit impertinente. Seulement, dans l’intérêt d’harmoniser l’offre de services et d’activités de la Fédération avec celles des autres organisations, nous pouvons croire qu’il serait stratégique de laisser cette opportunité à d’autres – ou tout au plus, de participer à la mise sur pied d’une autre organisation qui y est expressément dédiée. Nous avons vu qu’en matière de loisir littéraire, il y a déjà amplement de quoi faire sans jouer dans cette zone grise au cadre notablement flou et qui plus est, à haut potentiel conflictuel, entre le loisir et la commercialisation. Idem pour le financement du lancement de livres, d’ailleurs.

Pour une Fédération québécoise du loisir littéraire renouvelée

Cette conception très limitée du loisir littéraire, excluant l’auto-édition, est en parfaite contradiction avec l’évolution du loisir littéraire au cours des dernières années. L’auteur du rapport fait preuve de préjugés face à l’auto-édition en la qualifiant de «zone grise au cadre notablement flou». De plus, l’auteur du rapport ne recommande pas à la FQLL de répondre aux attentes de ses membres en matière d’auto-édition parce qu’il affirme que l’implication de l’organisme dans le domaine serait «à haut potentiel conflictuel, entre le loisir et la commercialisation.»

Il n’y a aucun conflit entre le loisir culturel (y compris le loisir littéraire) et la commercialisation comme on peut le constater, par exemple, avec la vente de billets pour un spectacle amateur découlant d’ateliers de loisirs organisés par des organismes et des municipalités. Il en va de même pour les ateliers d’artisanat offerts par les services de loisirs municipaux et dont les participants mettent en vente leurs créations lors d’une exposition. Il n’y a aucun conflit entre le loisir littéraire et la commercialisation d’un livre écrit dans le cadre d’ateliers d’écriture. La Fédération québécoise se devait de dénoncer cet amalgame entre l’auto-édition à titre de loisir littéraire et la commercialisation mais elle ne l’a pas fait.

Et malgré l’évolution du loisir littéraire incluant désormais l’auto-édition, la FQLL limitaient la majorité de ses activités à des ateliers d’écriture.

C’est pourquoi j’ai lancé en février 2018 notre bulletin «Le loisir littéraire aujourd’hui – 2018» afin d’informer les lecteurs potentiels au sujet de l’évolution du loisir littéraire et de leurs offrir des informations pertinentes au sujet de l’autoédition.J’ai souvent critiqué l’approche de la Fédération québécoise du loisir littéraire dans ce bulletin.


LE LOISIR LITTÉRAIRE AUJOURD’HUI – 2018

Téléchargement gratuit

Premier numéro

Cliquez ici pour télécharger le premier numéro de notre bulletin Le loisir littéraire aujourd’hui (PDF)

Deuxième numéro

Cliquez ici pour télécharger gratuitement le deuxième numéro du bulletin « Le loisir littéraire aujourd’hui – 2018 ».

Troisième numéro

Cliquez ici pour télécharger gratuitement le deuxième numéro du bulletin « Le loisir littéraire aujourd’hui – 2018 ».


En l’absence d’implication d’organismes en loisir, l’auto-édition demeure entre les mains de l’entreprise privée, ce qui demande une certaine connaissance dont ne dispose pas ceux et celles qui pratique l’auto-édition à loisir.

Malgré ma lecture du rapport de monsieur Debras, très décourageant et dont je me suis permis une sévère critique publiée le 7 octobre 2017 dans ce magazine, j’ai tout de même décidé de devenir membre individuel de la FQLL en vue de participer à l’Assemblé générale annuelle du 14 juin dernier et de me porter candidat à l’administration.

Évidemment, il fallait s’inscrire à l’avance à cet AGA. Et j’ai reçu par courriel l’ordre du jour dont le point 8 se lit comme suit :

«8. Résumé de l’état du dossier judiciaire FQLL et Al. contre Danielle Shelton»

Au cours de l’AGA, l’avocat Gérard Samet était sur place pour expliquer aux membres ses démarches dans cette affaire juridique.

Il y avait là une fois de plus de quoi être découragé de la situation de la FQLL mais j’ai décidé de maintenir ma candidature.

Et j’ai été élu par acclamation comme administrateur représentant la région de Chaudière-Appalaches.

Après l’élection du nouveau conseil d’administration, il y a eu la remise des prix et un hommage à la présidente sortante pour ses dix années d’implication dans la FQLL.

Puis, les trois administrateurs élus, y compris moi-même, se sont réunis sur le coin d’une table à la fin de l’AGA pour décider de la nomination des officiers (président, secrétaire, trésorier…).

L’administratrice élu pour la région de Montréal, Lisa D’Amico, m’a pris en grippe dès le départ en me reprochant longuement mes critiques de la FQLL. Elle m’a accueilli avec une brique et un fanal. Elle m’a prêté des intentions que je n’avais pas. La discussion s’allongeait un peu trop à mon goût. J’ai laissé à chacun mon numéro de téléphone en demandant que l’on me téléphone le lendemain mais je n’ai pas reçu d’appel ni le lendemain, ni la semaine suivante.

La communication demeure l’un des aspect de la vie le plus important pour moi. On répond lorsqu’une personne nous adresse la parole. On répond à une invitation à communiquer lorsqu’un telle invitation est faite. Madame D’Amico ne m’a jamais téléphoné. Elle n’a jamais répondu à mes messages sur Messenger. J’ai annoncé ma démission le 1er juillet en l’absence de réponse à mes demandes. J’ai publié un article intitulé «Mon élection au conseil d’administration de la Fédération québécoise du loisir littéraire» repris sur mes pages Facebook. Elle m’a demandé de supprimer mon article :


Bonjour monsieur Guay,

*Sous toute réserve *

Dans un premier temps, à quel titre et avec quelle résolution vous autorisez-vous à utiliser le logo et les diverses plateformes médiatiques de la FQLL pour vous exprimer personnellement ?

En ignorant sciemment que les administrateurs d’ OBNL ont notamment une obligation de réserve et de loyauté envers la corporation dont ils assument la gestion et la gouvernance .

Par ailleurs, vous devriez savoir que c’est le président qui est le porte-parole de la corporation.

De plus, sachez qu’il est extrêmement dangereux de parler publiquement du dossier judiciaire qui implique la FQLL et al contre Shelton .

En conséquence de ce qui précède, la soussignée vous demande de supprimer vos  « messages » sans délai .

De fait , vos propos et vos agissements des derniers jours causent un tort certain à la FQLL et à ses admirateurs  – actuels ou anciens .

Conséquemment, la soussignée profite de ce courriel pour se dissocier de vos propos et de vos agissements qui pourraient inciter la défenderesse Shelton à nous poursuivre pour diffamation .

En conclusion , la soussignée vous demande formellement de cesser de vous exprimer publiquement comme si les administrateurs de la FQLL vous avaient dûment mandatés. À défaut , les administrateurs devront en référer à l’avocat mandaté afin de protéger le recours judiciaire précité et la pérennité de la FQLL.

Lisa D’Amico


J’ai répondu ceci au deux autres administrateurs et à l’avocat :


Bonjour à vous trois,

J’accuse réception de la réponse de madame D’Amico à ma demande de publication de trois messages de ma part sur la page Facebook de la FQLL. Même si madame D’Amico ne répond pas directement à ma demande, j’apprécie sa réponse puisque j’ai été forcé de revenir à la charge plus d’une fois pour l’obtenir. Je comprends que mes messages destinés à la page Facebook de la FQLL ne seront pas publiés.

Quant à mes autres messages sur les autres pages Facebook dont je suis le responsable, y compris ma page personnelle, ils relèvent de ma liberté d’expression et relate mon témoignage personnel. Je n’ai jamais soutenu, directement ou indirectement, que je m’adressais au nom du conseil d’administration de la FQLL mais plutôt en mon nom personnel à titre d’administrateur élu à la FQLL.

Au sujet de le mention de la poursuite judiciaire, je l’ai simplifiée et l’information est publique puisqu’elle fut exposée lors de l’Assemblée générale de la FQLL en juin dernier à laquelle, je vous le rappelle, participaient aussi des nom-membres de la FQLL.

Quant à l’«obligation de réserve et de loyauté envers la corporation», elle ne doit jamais impliquer de tenir les membres de la corporation dans l’ignorance de la gestion et de la gouvernance de la corporation. Je vous rappelle que sans ses membres, la FQLL n’existe pas. Les administrateurs ont l’obligation d’appliquer une politique de transparence digne de la loyauté de ses membres.

Je comprends que l’administration de la FQLL n’informe pas adéquatement ses membres de sa gestion et de sa gouvernance de l’organisme. Un mois après l’élection d’un nouveau conseil d’administration, les membres ne sont toujours pas informés des noms des administrateurs élus. Aussi, les membres n’ont toujours pas accès au rapport annuel de l’organisme un mois après son dépôt lors de l’assemblée générale annuelle du 14 juin dernier. Il en va de même du rapport financier de la FQLL. Les membres n’ont pas encore droit à un rapport de l’assemblée générale annuelle un mois après sa tenue.

Je comprends que les administrations passées de la FQLL ont appliqué délibérément une politique du secret face à ses membres au sujet de la gestion et de la gouvernance de l’organisme. Lors de l’assemblée générale de juin dernier, des membres ont été dans l’obligation d’insister auprès de l’administration pour obtenir un compte-rendu des démarches de représentations auprès du milieu politique. Je vous rappelle que l’administration a d’abord répondu aux membres qu’ils n’avaient pas à savoir tous les faits et gestes des membres du conseil d’administration. C’est la vive contestation de membres qui a forcé l’administration à finalement rendre compte des démarches politiques du CA. Je conclus de cet incident que l’administration de la FQLL se croit au-dessus de ses membres et ne respecte pas leur statut.

Je réfute l’affirmation de madame D’Amico à l’effet que mes propos et mes agissements des derniers jours causent un tort certain à la FQLL et à ses admirateurs – actuels ou anciens. En revanche, je crois que madame D’Amico a causé un certain tort à mon implication dans la FQLL en ne communiquant jamais avec directement moi depuis mon élection au sujet de la nomination des officiers, tel que je l’avais demandé lors de la réunion des administrateurs en marge que l’AGA le 14 juin dernier.

Dès le commencement de ladite réunion madame D’Amico m’a adressé de nombreux reproches à la suite de ma candidature à la présidence de la FQLL. Madame D’Amico a agit au cours de cette réunion comme si la présidence lui revenait de droit en soutenant, entre autre, être la mémoire de la FQLL. Elle m’a questionné sur mes critiques de la FQLL comme si cela était incompatible avec mon implication dans la gestion et le gouvernance de l’organisme. Je rappelle que la critique est essentielle à la vie démocratique de toute organisation. Dès le premier contact, madame D’Amico a fait preuve de suspicion à mon égard. Elle tenté de me forcer la main pour la nomination des officiers en soutenant qu’elle ne voulait pas remettre la suite de la discussion au lendemain parce que si elle passait la nuit «là-dessus», ce ne serait pas positif. Au cours de cette réunion, elle a même raconté, sur la base de son expérience dans le milieu communautaire, qu’il y avait toujours des vautours prêts à sauter sur un organisme en difficulté pour s’approprier la subvention de l’État. Difficile de croire qu’elle ne me prêtait pas une telle intention en amenant ce sujet sur la table. Le comportement de madame D’Amico lors de cette réunion a même été observé de l’extérieur par la présidente sortante présente dans la salle. Cette dernière lui a demandé : «Lisa, qu’est-ce que tu fais là ?» en référence à son comportement avec moi.

Mes critiques de la FQLL ont pour but d’aider la FQLL dans la réalisation de son plan d’action et d’amener l’organisme à se questionner au sujet de son approche du loisir littéraire qui dépasse aujourd’hui largement les limites qu’il s’impose et impose à ses membres.

Je comprends que la FQLL est gérée au meilleur de la connaissance de ses administrateurs depuis sa fondation. Cependant, je crois que la poursuite judiciaire en cours, le retrait de son statut d’organisme national par le ministère de la Culture et des Communications du Québec et, par le fait même, de sa subvention provenant dudit ministère, son manque de transparence face à ses membres, la faible participation des membres à sa dernière assemblée générale et la tenue de cette dernière un jeudi soir freinant la participation des membres en région, sont autant d’indices de sérieuses lacunes dans la gestion et la gouvernance de l’organisme par les récentes administrations.

L’idée exprimée lors de l’assemblée générale annuelle par Me Gérard Samet à l’effet que la FQLL sera sauvée si la cour penche en sa faveur ne tient pas la route car les problèmes de gouvernance m’apparaissent plus important que ceux liés aux ressources financières.

Dans ce dossier, j’aimerai avoir un avis juridique à savoir si madame D’Amico à titre d’administratrice de la FQLL est en conflit d’intérêt dans cette affaire judiciaire puisque, selon ce que je comprends, elle est partie prenante de la poursuite à titre individuel. Et je me demande, si madame D’Amico est effectivement partie prenant à titre individuel dans cette poursuite, si son souhait d’être la présidente de la FQLL est lié ou non à un désir de suivre de plus prêt ladite poursuite dans son intérêt personnel. Peut-être que je me trompe mais c’est ce type d’erreur que le manque de transparence et de communication peut engendrer.

Si les administrateurs de la FQLL ont géré au meilleur de leur connaissance, il est évident que cette dernière n’était pas suffisante. Effet, la gestion et la gouvernance en porte-à-faux avec les règles d’une fédération fixées par le Conseil du trésor du Québec pendant des années est le fait d’un manque de connaissance des administrateurs. Cet accros aux règles gouvernementales est relaté dans le rapport d’analyse commandé par la Fédération québécoise du loisir littéraire à François R. Derbas, consultant Doctorant en communication sociale, Université du Québec à Trois-Rivières, en date d’août 2017.

Ce rapport, dévastateur, a nuit passablement à la réputation de la FQLL au sein de l’appareil gouvernemental et n’est pas sans lien avec la perte de sa reconnaissance par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. En comparaison, mes critiques de la FQLL, mon témoignage à titre de membre participant à l’AGA puis à titre d’administrateur élus au conseil de la FQLL sont loin de nuire à la réputation de l’organisme. Au contraire, ma démarche contribue à la démocratisation de la vie corporative de la FQLL à laquelle tous les membres ont le plein droit de participer.

Je comprends que les deux autres élus au conseil d’administration perçoivent ma démarche et mon comportement comme un virage trop serré à leur goût après des années de gestion et de gouvernance traditionnelles empreintes de contrôle de l’information.

Mais lorsque je me vois dans l’obligation de faire pression sur ces deux élus en annonçant ma démission pour avoir une réponse à mes communications, on ne parle plus de contrôle de l’information, mais plutôt de rejet par absence de communication. Madame D’Amico a refusé de communiquer avec moi, prouvant que sa vision personnelle l’emporte sur son rôle d’administratrice responsable envers un de ses collègues. Il faut savoir tout gérer et elle a prouvé que ce n’était pas le cas.

On m’a reproché d’être trop coupant – de ne pas prendre de gants blancs – mais l’absence de réponse à mes communications m’a exacerbé. La moindre des choses en tous lieux et en toutes circonstances est de répondre à toutes les communications dans le délai le plus court possible. On ne laisse planer un doute sur ses intentions. Tous codes de déontologie ou d’éthique implique de répondre à ses collègues dans un délai raisonnable.

Je n’ai pas à être dûment mandatés par mes collègues administrateurs pour m’exprimer publiquement au sujet de la FQLL, que ce soit à titre de membre ou d’administrateur élu. J’ai le droit de témoigner librement et sans contrainte de mon expérience au sein de la FQLL puisque je n’ai nullement l’intention de nuire à l’organisation mais plutôt de faire connaître mon point de vue aux membres et à la population en vue de l’améliorer.

Si mon point de vue ne rejoint pas le vôtre, c’est une autre affaire. Votre politique personnelle de communication (ou plutôt d’absence de communication) et de contrôle de l’information vous dictent peut-être de ne pas me répondre mais vous êtes aussi libres que moi d’user de votre liberté d’expression.

Pourquoi voudrais-je nuire à la FQLL alors que je me suis imposé de nombreuses contraintes pour poser ma candidature d’administrateur et participer à l’assemblée générale alors que j’avais un agenda personnel et professionnel surchargé ?

Je comprends très bien le monde littéraire avec son omerta et ses «Tout va pour le mieux» mais cela ne sert pas son avenir à court, moyen et long terme comme vous le constatez avec FQLL face au gouvernement.


Lisa D’Amico m’a répondu ceci :


Bonjour monsieur Guay,

Réponse sous toutes réserves

Protestations et réserves tant en qualité d’administrateur que de personne physique.

Par ailleurs, nous constatons l’effectivité de votre démission depuis le 12 juillet, puisque vous n’avez pas reçu ce que vous demandiez.

Veuillez agréer , monsieur Guay , nos salutations distinguées ,

Lisa D’Amico


J’ai répliqué en ces mots :


Madame D’Amico,

Votre absence de réponse à mon message sur Messenger démontre clairement que vous souhaitez ma démission. Effetm dans ce message, je mentionnais que si je n’avais pas de réponse à ce message, je démissionnerais le 1er juillet 2018. Cette allusion directe à une démission éventuelle fixée dans le temps avait pour but de vous faire réagir avant le 1er juillet, ce que vous n’avez pas fait, exprimant ainsi le souhait de me voir démission et, ainsi, de vous débarrasser de moi au conseil d’administration.

Lors d’une conversation téléphonique avec madame Ostiguy au début de juillet, j’ai retiré mon projet de démission de mes plans.

Mais il me semble très évident que vous n’êtes pas heureuse de mon élection au CA de la FQLL, et ce, depuis l’AGA.

Aujourd’hui, je constate que vous ne répondez toujours pas aux questions et aux critiques formulées dans mon courriel en réponse à votre de demande suppression de mes messages sur Facebook. Tout m’indique que vous ne souhaitez pas débattre avec moi au sujet dela gestion et de la gouvernance de la FQLL. Il me semble que vous entretenez un conflit de personnalité avec moi qui n’a rien à voir avec mes qualités d’administrateur et de personne physique.

Vous n’êtes pas ouverte au débat nécessaire à la vie démocratique nécessaire à l’avenir de la FQLL.

J’ai un point de vue différent et une manière différente de m’exprimer des vôtres mais ce n’est pas une rasion pour vous soustraire à vos obligations d’administrateur de la FQLL envers un autre administrateur.

Par conséquent, vous manquez de professionnalisme et je demande votre démission.

Serge-André Guay


J’ai discuté au téléphone avec Madame Carmen Ostiguy, administratrice élu pour la région de la Montérégie.


J’ai tiré la conclusion finale qui s’imposait : démissionner. Je laisse ainsi la Fédération québécoise du loisir littéraire à sa lente agonie :


Lévis, le 16 juillet 2018

Fédération québécoise du loisir littéraire
4545, Pierre-De Coubertin,
Montréal, QC
H1V 0B2

Madame Lisa D’Amico,
Madame Carmen Ostiguy
Me Gérard Samet,

Par la présente je démissionne du conseil d’administration de la FQLL à titre d’administrateur élu pour la région de Chaudière-Appalaches dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle tenu le 14 juin dernier. Cette démission prend effet sur réception de la présente.

Au plaisir,

Serge-André Guay


P.S.: Notez qu’une autre personne élu au conseil d’administration de la FQLL a également démissionné sur le champs après sont élection lors de l’AGA parce qu’elle ne voulait pas travailler avec Lisa D’Amico. La personne a insisté pour que sa décision et sa justification apparaissent au procès verbal de l’AGA. Je n’en sais pas davantage à ce sujet.


 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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2 comments on “Ma démission du conseil d’administration de la Fédération québécoise du loisir littéraire
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