Nouveau titre en librairie : Deux familles souches : les Delisle et les Chartrand, récit de famille, Jean Delisle, Fondation littéraire Fleur de Lys.

Deux familles souches : les Delisle et les Chartrand

Récit de famille

Jean Delisle

Fondation littéraire Fleur de Lys
Collection Le peuple en écriture
Lévis, Québec, avril 2018,
354 pages. Illustré.
ISBN 978-2-89612-551-7
Exemplaire papier : À VENIR
Exemplaire numérique : 7.00$ (canadiens)


PRÉSENTATION

Cet ouvrage relate l’histoire de deux familles souches, les Delisle et les Chartrand, établies au pays depuis plus de trois cent cinquante ans. Il nous transporte dans le temps et dans l’espace pour nous faire revivre en leur compagnie divers épisodes de notre histoire collective.

Une famille n’est pas une abstraction; elle est ancrée dans une société et une époque données. D’où la nécessité de la présenter dans le contexte qui l’a vu naître et grandir, et ce contexte change évidemment d’une génération à l’autre.

Ce récit familial, qui recoupe l’histoire locale, régionale et parfois même nationale, aurait donc pu jusqu’à un certain point s’intituler : La vie quotidienne au Québec telle que vécue par les familles Delisle et Chartrand depuis 1665.

Au fil des pages, documents et actes notariés à l’appui, sont évoqués l’arrivée en Nouvelle-France des filles du Roy, du régiment de Carignan-Salières et des premiers chevaux; le système seigneurial et la milice; l’esclavage et son Code Noir; le poids de la religion et les superstitions; les fléaux et les processions pour les conjurer; les mœurs sexuelles et les sages-femmes; des traditions telles que la plantation du mai, la criée pour les âmes, la bénédiction du lit nuptial, la pose du bouquet; la monnaie de carte et les corvées; un meurtre crapuleux et un assassinat resté impuni; le soulèvement des Patriotes; les contrats d’engagement et la langue des voyageurs des Pays-d’en-Haut; les écoles de rang; la vie dans un pensionnat et un orphelinat dans les années 1930; l’exploitation des allumettières et des ouvriers de scieries à Hull; les incendies à répétition qu’a connus cette ville au tournant du XXe siècle et bien d’autres aspects qui composent l’humus de la société et de la culture québécoises.

Ces Deux familles souches nous transportent dans des endroits connus tels que Neuville, Cap-Santé, Rivière-des-Prairies, Saint-Eustache et Hull, et dans d’autres moins fréquentés comme Ripon et Saint-Émile-de-Suffolk dans La Petite-Nation et Vars dans l’Est ontarien.

Courtepointe de faits historiques, de souvenirs et d’anecdotes, l’ouvrage, écrit à hauteur d’homme, est illustré de cartes anciennes, de croquis et de photos d’époque, propres à recréer l’ambiance de chacune des périodes traitées.


SOMMAIRE


EXTRAIT

PRÉFACE

Par Gabriel Huard

Membre et ancien président de la Société de généalogie de l’Outaouais

LA LECTURE du récit de famille que nous offre Jean Delisle est un pur délice. Dans un ouvrage bien illustré, notamment de cartes d’époque, de croquis et de photos anciennes, l’auteur nous fait voyager dans le temps et dans l’espace à travers notre histoire collective.

Il va de soi que les sagas familiales visent un public limité, celui de la famille immédiate, mais l’auteur de Deux familles souches : les Delisle et les Chartrand est allé bien au-delà des aventures et mésaventures personnelles de ses ancêtres paternels et maternels, et nous peint un tableau vivant des époques où ils ont vécu.

Ne serait-ce que par le choix des mots – les mots rares ou anciens sont accompagnés d’une définition –, l’auteur nous replonge dans des temps parfois révolus, parfois plus récents, et nous rappelle nos origines. Son écriture, qui se teinte à l’occasion d’accents poétiques, se colore d’expressions pittoresques et de mots que l’on n’entend presque plus de nos jours.

Au fil des pages, on découvre ou redécouvre ce que sont un branle, un canot bâtard, un charivari, un constitut, une contre-grève, un demi-deuil, un fer à flasquer, un hausse-col, des mitasses ou un tapabor. L’ancien professeur de traduction de l’Université d’Ottawa, sensible à la terminologie et à la langue en général, nous rappelle aussi ce que signifient essarter, gueuser et mugueter.

L’auteur n’a pas peur de s’afficher comme « Québécois de souche », à un moment où d’autres préfèrent taire leurs origines et les masquer dans la grisaille de l’anonymat, tellement il est devenu plus acceptable d’arriver de loin que d’être né dans le village voisin. « Être “de souche” n’est ni un privilège conférant des prérogatives ni une tare ancestrale », écrit-il à juste titre dans son Introduction. Il y a cent ans à peine, note-t-il, le mot Canadien désignait les descendants d’une race fière venue de France.

Le lecteur sera mis en présence non seulement de nouveaux mots, mais aussi de certaines réalités d’antan. Lorsque son aïeule, Marguerite Lagarde, « se donnera » avec ses biens à l’un de ses fils et à son épouse, elle se réservera le droit « d’aller manger sa dite rente et pension ailleurs qu’avec les donataires ». L’aïeule est prévoyante, « elle avance sur les deux pieds ». Sa bru, Henriette Bertrand, jouit d’une bonne santé et ne décédera qu’à 91 ans, « parvenue à bout d’âge ».

Tout au long de son récit, qu’il traite des Delisle du comté de Portneuf ou des Chartrand du comté des Deux-Montagnes ou de la région de l’Outaouais, l’auteur raccroche son histoire familiale à l’évolution économique, sociale, politique et religieuse du Québec, ce qui en élargit la portée et en accroît l’intérêt général.

Ainsi, il évoque les huguenots, privés en Nouvelle-France du droit de pratiquer leur religion; le rôle prépondérant de l’Église et l’importance du petit catéchisme, dont les plus anciens parmi nous gardent un souvenir indélébile; la place de la religion dans les foyers et la nécessité pour les épouses de faire leur devoir conjugal « en offrant ça au Bon Dieu »; la canadianisation des colons français qui, après quelques générations, en sont venus à se sentir beaucoup plus canadiens que français; les moments sombres qu’ont vécus des Chartrand lors de la Rébellion de 1837, en particulier le patriote Jean-Baptiste Chartrand, emprisonné au Pied-du-Courant, et le loyaliste Joseph Chartrand, assassiné par un groupe de Patriotes.

Bien sûr, l’auteur fait aussi état de réalités qui, malgré leur caractère anecdotique, n’en sont pas moins savoureuses. Qui dirait aujourd’hui, par exemple, que Neuville, l’ancienne seigneurie de Dombourg, se situe à une marée en canot de Québec? À elle seule, cette expression montre bien l’importance du fleuve comme moyen de transport avant la construction du chemin du Roy.

Qui se souvient que vers 1870, à une époque pas si lointaine, il se fabriquait toujours dans le comté de Portneuf, là où vivaient plusieurs familles Delisle, des centaines de paires de sabots par année? Il n’y avait rien de mieux pour travailler à l’étable!

L’auteur nous apprend qu’au début du XXe siècle, la compagnie E. B. Eddy, à Hull, employait des lapins, c’est-à-dire de jeunes garçons chargés des courses à l’intérieur des usines de la papetière. Dans les campagnes, les familles accueillaient encore généreusement les quêteux, auxquels on réservait près de la porte d’entrée un banc et une paillasse…

Qu’il s’agisse de périodes agitées, comme la Conquête, à la suite de laquelle Augustin Delisle a vu ses économies en monnaie de carte se transformer en monnaie de singe, ou de moments plus cocasses, comme la course au baiser initiée par les notaires à la signature des contrats de mariage, Jean Delisle amène le lecteur à revivre, à travers l’histoire de ses propres devanciers, l’histoire de toute une société, la nôtre.

Et il le fait avec la rigueur d’un historien, la plume d’un écrivain et l’humour d’un conteur.

Grâce à lui et aux neuf générations de Delisle et de Chartrand qui l’ont précédé, le lecteur pourra imaginer les grandes lignes de sa propre saga familiale et, qui sait? peut-être sera-t-il tenté de prendre la plume à son tour pour partager avec nous un autre récit de famille aussi captivant que celui-ci.


AU SUJET DE L’AUTEUR

Jean Delisle

Jean Delisle est diplômé de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), traducteur agréé de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec et membre de la Société royale du Canada. Professeur de traduction à l’Université d’Ottawa de 1974 à 2007, il a consacré ses recherches à faire progresser les connaissances en histoire de la traduction et à renouveler des méthodes d’enseignement de cette matière.

Il a signé ou cosigné, dirigé ou codirigé une vingtaine d’ouvrages, dont Les douaniers des langues. Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967 (étude sur les traducteurs fédéraux du premier siècle de la Confédération),  La traduction raisonnée (manuel d’initiation à la traduction de l’anglais vers le français), L’enseignement pratique de la traduction (réflexions sur la pédagogie de la traduction), Terminologie de la traduction (vocabulaire du métalangage de l’initiation à la traduction), Les traducteurs dans l’histoire (panorama des principaux rôles joués par les traducteurs au fil des siècles depuis l’Antiquité), La terminologie au Canada (histoire de cette nouvelle profession née au Québec), La traduction en citations. Florilège (recueil de plus de 2 700 citations sur la traduction), Les alchimistes des langues (histoire de la Société des traducteurs du Québec), Portraits de traducteurs et Portraits de traductrices.

Il est traduit dans une quinzaine de langues.


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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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