Nouveau livre : Les poupées jumelles, roman, Yolaine Gagné, Fondation littéraire Fleur de Lys

Les poupées jumelles
Roman
Yolaine Gagné

Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2018, 247 pages.
ISBN 978-2-89612-550-0
Édition papier : Non disponible
Édition numérique : 7,00$ (canadiens)


PRÉSENTATION

L’histoire débute en 1960 et se déroule sur une période de 23 ans. La première partie décrit la vie d’une famille nombreuse qui habite la campagne sur une ferme. Les anecdotes se succèdent. Thérèse Martin, qui porte le même nom qu’une sainte, aime ses enfants plus que tout. Au cœur de la Révolution tranquille, l’avenir de la famille s’annonce prometteur. Malgré les épreuves, la maladie et les accidents qui surviennent sur le lot numéro 13 de la municipalité de Mont-Lebel, Thérèse et sa famille s’adaptent aux nombreux changements. Jusqu’au jour où la tragédie frappe.

La deuxième partie du livre c’est Yoliane, la cadette des filles de Thérèse qui s’exprime. Sans le savoir, elle vit un stress post-traumatique qui la privera de la parole pendant un an environ et qui empoisonnera sa vie d’enfant et de jeune adulte. Elle décrit ses sentiments et ses relations avec ceux qui l’entourent ainsi que sa vie à la dérive.


EXTRAIT

INTRODUCTION

Ce livre est un roman. La première partie raconte une histoire que j’ai inventée en m’inspirant de faits vécus. À la base, avant d’en faire un manuscrit, j’ai fait une thérapie. J’avais pris la décision de regarder en pleine face mon passé et d’affronter plusieurs souvenirs enfouis. Ce faisant, je mettais sur mon document Word tout ce qui me revenait à l’esprit concernant mon enfance. Certaines personnes m’ont conseillé de faire attention, de ne pas rester « accrocher ». On me disait de me tourner vers l’avenir. On me citait des proverbes et des pensées de sages. Et alors ? Et puis, pourquoi pas être « accroché » un peu si cela me fait du bien ? Je voulais tellement me remémorer certains épisodes de ma vie. Pour moi, c’était comme des réponses à une multitude de questionnements. Les bienfaits se sont vite fait sentir. J’étais à la fois emballée et craintive par ce que je découvrais. C’était merveilleux. Je crois que la thérapie a fonctionné.

Mais qu’est-ce que je vais faire avec ces recueils ? Les détruire, les laisser dans le « fond » d’un ordinateur pour quelqu’un les trouve dans 25 ans et les supprime. Ce sont certes de beaux ou surprenants moments vécus. Pourquoi ne pas écrire un livre ? Pourquoi ne pas réaliser un vieux rêve d’une vie ? J’ai ramassé toutes les anecdotes que ma mère m’a racontées quand on partageait une tâche ménagère, en plus des histoires qui ont circulé, des récits de mes sœurs, des documents, des photos et surtout, ce dont je me souvenais.

Par la suite, je me suis questionné. Exception faite de la thérapie, à qui pourrait bien servir ce genre de livre ? Quelle est l’utilité de ressasser toutes ces vieilles histoires ? Pourrait-il être profitable à toute personne qui s’intéresse aux conséquences à court, moyen ou long terme d’un stress post-traumatique chez un très jeune enfant ? La psychologie c’est bien beau, mais puisque je ne viens pas du milieu médical, cet ouvrage n’ira pas dans ce sens.

Il y a des gens comme moi qui aiment le passé, notre passé, celui du Québec, nos histoires, nos coutumes. Ce genre de personne qui collectionne les antiquités ou qui désire savoir comment les gens vivaient autrefois. Mais comme je ne suis pas historienne, mon livre n’ira pas dans le sens historique.

Alors, de quelle façon présenter mon témoignage ? J’avais quelques choix. Comme faire le récit de tous les faits véridiques. Comme le ferait un professionnel, il irait à la source pour avoir le plus de dépositions possible. Je ne pouvais pas. Cela m’aurait obligé à rencontrer une multitude de gens, à brasser avec eux des souvenirs de tous genres ; de beaux, mais aussi de moins beaux. Certains même, sont douloureux et je me serais sentie mal. (Est-ce que la thérapie a vraiment fonctionné ?) Aussi, logistiquement parlant, cela aurait été difficile, voire impossible.

J’en suis venue à la conclusion que mon livre sera un roman. Une histoire basée sur la vie d’une famille, d’une femme, de deux de ses enfants dans une région reculée du Bas-Saint-Laurent.

J’ai laissé mon imagination travailler. J’ai pris chaque tranche de vie véridique, chaque anecdote pour les enrober d’une histoire logique, mais fictive. J’ai ajouté des descriptions qui provenaient des connaissances que j’avais sur le passé. Je suis dans le domaine des antiquités et de la brocante depuis près de 35 ans. J’ai eu quelques boutiques et je vends en ligne depuis 1999. Multitudes d’objets utilisés au siècle dernier ont fait parti de mon inventaire. À plusieurs occasions je devais donc faire des recherches approfondies sur certains ces objets. La passion et la curiosité complètent bien le côté pécuniaire de l’affaire.

Je compare mon roman aux toiles à l’huile que j’ai faite sur le sujet pendant ma thérapie. J’avais décidé de peindre de mémoire quelques souvenirs. Par exemple, une de ces toiles représente un moment heureux de mon enfance alors que je n’avais pas encore quatre ans. Nous sommes plusieurs enfants dans la laiterie de l’étable et les plus jeunes prennent un bain dans la cuvette. C’est la joie et nous sommes heureux. L’image est belle, mais pour remplir la toile, j’ai dessiné une chaudière, des pelles, un balai, une fenêtre, des bidons de lait, un petit chien, etc. Ces éléments ne sont pas identiques à ceux qui étaient présents dans le temps et ils sont peu importants dans l’histoire, mais ils sont indispensables pour bien comprendre et sentir le message. J’ai fait de même dans le livre.

Pour les personnages, ils ont réellement existé. Ils sont de ma famille ou de mon entourage et, pour certains, j’ai voulu leur rendre hommage. Les noms ont été changés sauf ceux qui ont une importance dans le récit. Comme celui de ma mère qui est vraiment le même que la sainte Thérèse. Je ne pouvais pas le changer. Le prénom de ma grand-mère aussi est le même que celui d’une de mes filles. J’ai inventé des mots et je les ai mis sur leurs lèvres dans le respect des coutumes d’autrefois, mais surtout, dans le respect des gens.

La deuxième partie est une histoire vraie à 100 %. C’est la mienne évidemment. Du moins, c’est ma perception. Je prends la parole. C’est d’abord la petite fille qui s’exprime, une enfant muette et torturée qui le restera. Sans le savoir, elle est traumatisée par l’épreuve qui a touché sa famille. J’essaie de décrire les conséquences de cette tragédie sur ma vie d’enfant et de jeune adulte. Presque tous les noms ont aussi été changés. Contrairement à la première partie, les dialogues sont beaucoup moins nombreux. Cela aussi reflète ma vérité.


AU SUJET DE L’AUTEURE

Yolaine Gagné

Mariée et mère de deux filles, Yolaine Gagné est née à Rimouski le 30 juin 1960. Elle a grandi sur la ferme familiale située dans le rang quatre de Sainte-Blandine, Rimouski, communément appelé Mont-Lebel. Elle est la dixième enfant d’une fratrie de douze et est la septième fille. Son enfance est marquée par une tragédie. Au début de la vingtaine, après des études infructueuses, elle part avec sa fille et son conjoint pour l’Ouest canadien et s’installe près de Surrey en Colombie-Britannique. Elle découvre la vente itinérante d’antiquités et de pièces de collection dans les marchés aux puces.

À son retour au Québec, Yolaine travaille comme concierge et gérante dans des immeubles d’appartements à Montréal. Dans les années qui ont suivi, elle a déménagé plusieurs dizaines de fois dans différentes villes du Québec. Depuis 2011, elle habite la Beauce dans une maison de campagne. Amoureuse des animaux qui le lui rendent bien, elle a à cœur leur bien-être. Avec son mari, elle vit entourée de ses deux chiens et de son lézard, un dragon barbu d’Australie.

À cheval entre la génération « baby-boomer » et X, Yolaine peine à y trouver sa place. Elle fut témoin de l’évolution rapide du monde durant cette période jusqu’à aujourd’hui. Elle a vécu son enfance « dans le fond d’un rang » un peu à la manière des premiers paysans. Par la suite ce fut la Révolution tranquille. Plus rien comme avant et tant d’opportunités pour les femmes. Et finalement, la révolution informatique et internet.

C’est en 1999, alors qu’internet est à ses balbutiements au Québec, que Yolaine innove et s’inscrit sur le site américain de vente en ligne Ebay.com pour y offrir les articles qu’elle a accumulés au fils des ans. Depuis ce temps elle en fait son gagne-pain.

Autodidacte dans presque tout, elle a tout de même complété et réussi avec mentions en 1995 une formation professionnelle en secrétariat bilingue. Cette formation s’avère être une aide précieuse dans son travail d’entrepreneure. Très polyvalente, elle touche à tout. Artiste et artisane, elle peint, coud et crée des vêtements à partir de fourrure recyclée.

Photographe amateur, elle partage ses photos sur son site en ligne Pinterest et Instagram. Dès le début de son auto-analyse, elle se met à l’écriture. Elle a un intérêt particulier pour le passé. L’histoire en général la fascine, celle de ses proches également.


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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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