Bilan 2017 : Pourquoi le magazine littéraire français ActuaLitté ne couvre plus la Fondation littéraire Fleur de Lys ?

BILAN 2017

Relations de presse

Pourquoi le magazine littéraire français ActuaLitté ne couvre plus la Fondation littéraire Fleur de Lys ?

En 2017, la Fondation littéraire Fleur à mis fin à ses relations avec le magazine littéraire français en ligne ActuaLitté. La décision ne fut pas facile à prendre. J’aurais pu laisser cette relation mourir d’elle-même dans le plus grand des silences, comme le font la plupart des organisations insatisfaites de la couverture de presse d’un média.

Lire notre article du 18 mars 2017

Un grand ménage s’impose : adieux ActuaLitté

Ce magazine a accordé à la Fondation littéraire Fleur de Lys une couverture de presse soutenue de 2009 à 2015 avec 22 articles.

Depuis le 10 février 2015, sans aucune explication, ActuaLitté a cessé d’informer ses lecteurs au sujet de la Fondation littéraire Fleur de Lys.

Un an plus tard, en février 2016, la Fondation littéraire Fleur de Lys publie son «Guide pratique et critique – Le monde québécois du livre et ses coulisses».  Nous en informons le magazine ActuaLitté dans le but d’obtenir une couverture de presse. Son directeur de la publication et de la rédaction, Nicolas Gary, nous répond :

merci Serge-André, je suis en train de le parcourir.
édifiant…

27 janvier 2016

J’entretiens donc un espoir pour une couverture de presse de cette publication. Mais ce courriel de monsieur Gary n’aura pas de suite dans les pages web de son magazine. Inquiet, je lui adresse des courriels au sujet de cette absence de couverture de presse.

Quelques semaines plus tard, le 9 mars 2016, monsieur Gary anime une conférence au Québec à l’invitation de l’Association des libraires du Québec (ALQ) dans le cadre de la 8ème rencontre interprofessionnelle des acteurs du livre.

Le mois suivant, monsieur Gary répond à mon courriel où je lui demande si quelque chose a changé à notre égard compte tenu de l’absence de couverture de presse :

Bonjour Nicolas,

Je me demande encore pourquoi l’ActuaLitté n’a offert aucune couverture de
presse à mon livre «Le monde du livre et ses coulisses». Y a-t-il
quelque chose de changer à mon égard ?

Bonsoir Serge-André,

Rien n’a changé, je suis confus, je me suis éloigné depuis quelques semaines de ActuaLitté, pour me concentrer sur le lancement de notre nouvelle plateforme, www.7detable.com <http://www.7detable.com/>

Je devrais revenir à la normale dans le courant de la semaine prochaine, je m’en chargerai personnellement à ce moment là.

La promesse ne sera pas tenue. Toujours aucun article.

Après plus d’un an d’attente, le 18 mars 2017, je publie un article dans notre magazine en ligne sous le titre: Un grand ménage s’impose : adieux ActuaLitté et j’en informe monsieur Gary par courriel. Il répond :

Bonjour Serge

Je vois avec désespoir que tu es parvenu au seuil de la patience dont tu pouvais faire preuve.

Et que malheureusement, je n’ai pas eu l’opportunité de répondre en temps et en heure.

Ton droit, je n’y reviens pas.

En revanche, je trouve ta méthode détestable, qui plus est en regard de la dernière conversation téléphonique que nous avons pu avoir.

Tu déplores notre silence : je t’invite à venir vivre avec la rédaction durant 15 jours – allez, 2 jours ! – pour voir quel est notre rythme et comment nous travaillons.

Au terme de cette période, tu seras, assurément, conforté dans l’idée que nous avons cherché à te museler.

Et si par hasard ce n’était pas le cas, alors peut-être regretteras-tu ce comportement.

Bon courage, et bonne continuation.

nicolas

20 mars 2017

Puisque j’ai commencé ma carrière en communication dans le monde des médias à titre de chroniqueur, de journaliste pigiste et, plus tard, de rédacteur en chef, je connais bien le milieu de la presse et le dilemme quotidien face à la multitude de communiqués de presse, La situation du journaliste se résume en ces mots :

Informer, c’est choisir

Un journaliste ne peut pas expliquer l’absence de couverture de presse par manque de temps mais plutôt par choix. En effet, le manque de temps impliquerait que le journaliste voudrait bien traiter de tous les communiqués de presse reçus. Or, ce n’est jamais le cas. Le journaliste effectue un choix selon la politique éditoriale de son médias ou selon son intérêt.

Dans le cas de l’ActuaLitté, le magazine a fait écho à toutes nos communications de presse de 2009 à 2015, soit pendant 7 ans. Durant toute cette période, l’ActuaLitté n’a pas manqué de temps. Soudainement, plus rien. Pourquoi ? Serait-ce que l’entreprise s’est à ce point développée qu’elle manque désormais de temps pour nous ? Je ne sais pas.

En revanche, je sais fort bien que l’industrie québécoise du livre n’aime pas que les médias nous accordent une couverture de presse puisque je vais à contre-courant en la critiquant sévèrement depuis des années. Et j’assume pleinement ces critiques. Ma réputation est faite. Hervé Fischer, Docteur honoris causa des Universités du Québec, considéré comme le père du multimédias au Québec et bien connu pour son livre «Le choc du numérique», écrit à mon sujet : «il représente au Québec un acteur important de divergence dans l’industrie du livre».

Serge-André Guay, le président-éditeur de la Fondation Fleur de Lys, a lancé récemment le concept intéressant de contre-édition, en référence à la contre-culture des années 1960-70.

Actif depuis longtemps – il va fêter fin 2013 ses dix ans de création, il représente au Québec un acteur important de divergence dans l’industrie du livre. Il a eu le temps d’évaluer les divers scénarios, de réfléchir au copyleft, de s’adapter, d’assumer la complémentarité entre livre en ligne et impression papier. Il faudra bientôt lui rendre hommage pour son activité d’éditeur et de libraire en ligne persévérant. N’étant subventionné par aucun gouvernement, sans but lucratif, il a construit la Fondation comme « une communauté d’auteurs et de lecteurs à frais partagés »: un nouveau modèle d’affaires, dont la divergence rencontre évidemment des limites économiques, mais assure aussi l’existence.

Hervé Fisher, président fondateur, Observatoire international du numérique, Contre-édition, 24 mai 2013

Je persiste et signe mes critiques de l’industrie québécoise du livre depuis la création de la Fondation littéraire Fleur de Lys en 2003, soit depuis bientôt quinze ans.

Pourquoi ? Parce que l’industrie québécoise du livre et les instances gouvernementales sous son influence n’ont pas accueilli favorablement le projet d’édition en ligne mis de l’avant par la Fondation littéraire Fleur de Lys. Les lettres d’appuis au projet signées par Bibliothèque et Archives nationales du Québec, le Conseil des Arts et des Lettres du Québec et le ministère de la Culture et des Communications devait demeurer confidentielles même si elles n’en portaient pas la mention. je l’ai appris en les publiant sur le site web de la Fondation.

Il me sera demandé de retirer cette lettre de notre site web par Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Je rejette cette demande en invoquant que si cette lettre est sous le coup de la Loi d’accès à l’information, et c’est le cas, elle demeurera sur notre site web.

Madame Hélène Bernier me demande aussi de retirer sa lettre ou, du moins, de préciser que son appui se limite à sa fonction et n’engage pas la présidence du Conseil des Arts et des Lettres du Québec. La lettre sera conservée sur notre site web.

«Le projet est intéressant à plus d’un titre» écrit le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Mais «des contraintes» empêchent une aide financière. Ces contraintes, ce sont celles imposées par la LOI DU LIVRE qui ne permet pas au gouvernement de subventionner d’autres éditeurs que ceux qu’il a lui-même agréés et, pour ce faire, l’éditeur doit avoir une distribution de ses livres en librairies traditionnelles, ce qui n’est pas notre cas. (NOUS SOMMES EN LIGNE SUR LE WEB !)

Je suis frustré – je n’ai pas ce que je désire – et je constate rapidement que le gouvernement est pris au piège de la Loi du livre. On ne peut que compter sur nous-mêmes pour ce projet intéressant et prometteur.

Si le projet de la Fondation littéraire Fleur de Lys avait été un projet d’édition comme les autres, je ne me serais pas offusqué. Mais ce n’était et n’est toujours pas un projet comme les autres. Il s’agissait de premier éditeur libraire en ligne avec impression à la demande au Québec. Il permettait au Québec de combler son retard dans le domaine alors

  • que le Conseil de l’Europe en était à sa deuxième édition de projet «Nouvelle économie du livre» prônant l’édition en ligne en réalisant plusieurs projets pilotes en divers pays;
  • que la France venait de tenir sa commission sur le livre numérique et comptait déjà une trentaine déditeur en ligne;
  • qu’il y avait déjà plus de 300 éditeurs en ligne aux États-Unis.

Non seulement nous faisions preuve d’entrepreneurship mais nous poursuivions une mission dans l’intérêt public des Québécois en servant tous les auteurs québécois. Mais l’accueil ne fut pas à la hauteur de cette noble mission et j’étais très frustré.

En pareil cas et sans budget, on compte sur les médias. Et, heureusement, les médias nous ont beaucoup aidé au cours des premières années comme en témoigne notre revue de presse. Mais soudainement, en 2010, la Fondation littéraire Fleur de Lys est disparue des écrans radars des médias québécois à quelques exceptions près.

Quatre ans plus tard, lorsque la journaliste Catherine Lalonde du quotidien LE DEVOIR m’invite à lui adresser mon commentaire en prévision de son article «La chaîne du livre – Qui en dit quoi?», j’accepte en la prévenant qu’elle aura sans doute des plaintes de l’industrie du livre pour m’avoir donné la parole dans les pages de son quotidien, ce qu’elle me confirmera à la suite de la publication de son article. Voici mon commentaire publié par LE DEVOIR :

Serge-André Guay, président-éditeur de la Fondation littéraire Fleur de Lys

Alors que de plus en plus de retraités diplômés au cours de la Révolution tranquille s’adonnent à l’écriture et y investissent temps et argent comme dans tout autre loisir, le portrait réel du livre québécois change.

La loi 51 exclut tous les éditeurs exclusivement numériques (« pure player »), de plus en plus nombreux sur le Web. Elle exclut aussi tous les éditeurs optant pour l’impression papier à la demande, avec pour seul point de vente le Web.

Pris au piège de sa loi du livre, unique au monde, le gouvernement du Québec est forcé de limiter son action à une évolution de l’industrie traditionnelle en la doublant d’une version numérique. Or, le nouveau monde du livre s’inscrit dans une révolution, et non pas une simple évolution. Ainsi, les auteurs et leurs lecteurs peuvent désormais se passer de l’industrie traditionnelle du livre.

Source : Catherine Lalonde, La chaîne du livre – Qui en dit quoi? LE DEVOIR, 5 juillet 2014

J’ai désormais la confirmation officielle que l’industrie du livre se plaint auprès d’au moins un média d’importance lorsqu’on me donne la parole.

Alors que le magazine français en ligne l’ActuaLitté me donne encore et toujours parole, du moins jusqu’en 2015, et que l’industrie québécoise du livre suit de près ce média, je soupçonne fortement qu’elle a exercé des pressions pour qu’il cesse de faire écho à nos communications de presse. Je n’en ai pas la preuve formelle et je suis peut-être en pleine paranoïa.

Le passage du directeur de la publication et de la rédaction de l’Actualité au Québec en 2016 à l’invitation de l’Association des libraires du Québec était une occasion rêvé pour l’industrie québécoise du livre de questionner la place de la Fondation littéraire Fleur de Lys dans les pages du magazine. Je n’en ai pas plus la preuve formelle et je suis peut-être encore en pleine paranoïa.

Un fait demeure : j’ai commencé à critiquer sévèrement l’industrie québécoise du livre et les actions gouvernementales dans le domaine du livre et de la lecture en raison de leur accueil mitigé du projet d’édition en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys.

Une autre fait demeure : j’ai poursuivi ma critique de l’industrie du livre parce que le regard de l’extérieur me permettait de percevoir autrement ses décisions, ses actions et son fonctionnement.

Il va de soi que notre participation à la Commission parlementaire au sujet du Prix unique du livre le 19 août 2013 a déplu à plusieurs intervenants de l’industrie québécoise du livre, en raison des questions et des faits soulevés (voir notre mémoire, la vidéo ci-dessous et notre dossier dans ce magazine).

Plus récemment, il va aussi de soi que ma participation à l’émission Enquête de Radio-Canada le 10 mars 2016 dans le cadre d’un dossier spécial sur l’édition a déplu tout autant à l’industrie québécoise du livre.

Il en va de même du mémoire déposé à la ministre de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec au sujet du poids de la culture québécoise sur le web:

LE POIDS DE LA CULTURE QUÉBÉCOISE SUR LE WEB – Mémoire déposé à madame Hélène David, ministre de la Culture et des Communications du Québec, par la Fondation littéraire Fleur de Lys au sujet de l’application de la Stratégie culturelle numérique (PDF).

Ou encore cette invitation de Monsieur Luc Fortin, Adjoint parlementaire de madame Hélène David, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, et Député de Sherbrooke, Parti Libéral du Québec. :

MÉMOIRE – Comment soutenir les librairies indépendantes québécoises ? à l’attention du gouvernement du Québec. À L’ATTENTION DE Monsieur Luc Fortin, Adjoint parlementaire de madame Hélène David, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, et Député de Sherbrooke, Parti Libéral du Québec PDF).

Il ne faut pas sous-estimer la puissance du lobby de l’industrie québécoise du livre auprès des gouvernements pour contrer la critique, surtout si elle est rapportée dans les médias comme cela fut le cas avec la Fondation littéraire Fleur de Lys.

L’industrie est prête à tout pour préserver son image et discréditer les sources critiques.

par exemple, lorsque mademoiselle Élisa Boulard, étudiante à l’université de La Sorbonne en France, vient au Québec en 2009 pour son mémoire de maîtrise, elle rencontre des acteurs québécois de l’industrie du livre. Elle consacrera un chapitre entier à la Fondation littéraire Fleur de Lys sans jamais nous avoir rencontrés. Dans ce chapitre, Élisa Boulard me traite de provocateur et me reproche d’initier des débats sans fin. Elle rapporte dans son mémoire les dires très négatifs des intervenants de l’industrie québécoise du livre alors que j’entretiens de vifs débats avec certains intervenants. Intitulé «Le nouveau livre au Québec», le mémoire de Élisa Boulard  est un exemple type de discrédit de la Fondation littéraire Fleur de Lys par des intervenants de l’industrie québécoise du livre (voir notre actualité à ce sujet).

Toutes ces histoires viennent justifier ma question en titre de cet article : «Pourquoi le magazine littéraire français ActuaLitté ne couvre plus la Fondation littéraire Fleur de Lys ?» Elle laisse sous-entendre une autre question : «Est-ce que le magazine l’Actuallité a perdu son indépendance sous la pression du lobby de l’industrie québécoise du livre ?»

Le 27 août 2014, monsieur Gary m’avait déjà rassuré sur l’indépendance sa publication :

Les intervenants au Québec semblent, (…), apprécier notre publication,; et de toute manière, je suis absolument maître de ce qui se passe dans mon journal.

Par contre, je doute de l’affirmation d’indépendance de monsieur Gary car on peut avoir l’illusion d’être maître. Lorsque nous rappelons qu’informer, c’est choisir, il faut admettre que nos choix sont rarement objectifs.

« Nous aimons croire que nous sommes objectifs, que nous sommes intéressés par l’information objective. En fait, à moins qu’une personne devienne subjective au sujet d’une information objective, elle ne s’y intéressera pas et elle ne sera pas motivée par cette information. Nous disons juger objectivement, mais en réalité nous réagissons subjectivement. Nous faisons continuellement des choix dans notre vie quotidienne. Nous choisissons des « choses » qui nous apparaissent subjectivement, mais nous considérons nos choix comme étant objectifs. »

« We like to believe that we are ob-jective, that we are interested in objective information. Actually, unless one becomes subjective about a new objective information, he is not interested in it and is not motivated by it. We say we judge objectively, but actually we react subjectively. We continually make choices in daily life. We choose the « things » which appeal to us subjectively, but we consider the choices objective. »

Source : Cheskin, Louis, Basis For marketing Decision, Liveright, New York, 1961, p. 82.

Dans ce contexte, on ne peut pas reprocher médias de choisir les informations que si ces dernières les appellent subjectivement. Et nous ne pouvons pas contourner ce état de fait, l’important est d’en être conscient.

Par exemple, du moment où un média devient partenaire d’un événement, il a les mains liées puisqu’il sera malvenu de critiquer cet événement ou de rapporter une information qui lui fera de l’ombre.

Lors de le dernière édition (2017) du Salon du livre et de la presse de Genève, le magazine ActuaLitté était partenaire de l’événement. Sa couverture de presse sera sans reproche. Mais une information que j’ai jugée de première importance passera sous le radar de l’ActuaLitté :

Les indépendants préfèrent internet au Salon du livre

L’Agefi, quotidien de l’Agence économique et financière

(25 avril 2017 – Lausanne – Suisse – © 2017 – agefi.com) Depuis quelques années, les libraires indépendants ont déserté le Salon du livre de Genève. La grand-messe, qui se tiendra de mercredi à dimanche, est jugée chronophage et peu rentable. Les bouquinistes semblent désormais se tourner vers un autre médium pour se promouvoir et parfois acquérir une nouvelle clientèle: les sites internet et les réseaux sociaux.

Lire la suite

Lire aussi : Une nouvelle de très grande importance – Quand les librairies indépendantes préfèrent l’internet à un salon du livre

La majorité du temps, les médias partenaire d’un événement on déjà assez à couvrir avec le programme officiel et ils n’ont pas le temps de s’informer des coulisses et/ou des à-cotés de ce dernier. Les lecteurs en paient le prix lorsqu’une information de première importance émerge en marge mais touche de plein fouet l’événement. «Quand les librairies indépendantes préfèrent l’internet à un salon du livre», c’est en soi tout un événement… à rapporter absolument, si on en est informé. Et c’est ce que la Fondation littéraire Fleur de Lys a fait dans son magazine.

Lorsque le média est indépendant de l’événement qu’il couvre, il peut alors être plus sensible à ce qui s’y passe en coulisses. La couverture de presse de l’édition 2017 du Salon du livre de Montréal par l’ActuaLitté en témoigne avec ces cinq articles au sujet des coulisses de l’événement (le numérotation est de nous) :


1. Le gouvernement québécois aide-t-il Renaud Bray au détriment des libraires ?

De Montréal – Le monde du livre québécois vient de subir un ascenseur émotionnel terrible. « Un beau bordel politique », entend-on dans les travées du Salon du livre de Montréal. Tout le monde en parle, mais personne ne souhaite commenter : le gouvernement québécois a-t-il scié la branche fragile sur laquelle les libraires agréés étaient assis ? Manifestement, oui…

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Nicolas Gary – 15.11.2017 – ActuaLitté


2. Québec : Marie Montpetit tente de déclarer sa flamme à l’industrie du livre

De Montréal – La ministre de la Culture du Québec, Marie Montpetit, a fait le déplacement au Salon du livre de Montréal (exceptionnel en soi), alors que l’industrie s’agite. Depuis l’annonce d’un plan de 2 millions de dollars destiné à soutenir le secteur — mais sans aucune garantie de prolongation de l’aide — les allées du salon sont propices aux commentaires les plus acerbes. La visite de la ministre visait avant tout à apaiser les esprits… Raté.

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Nicolas Gary – 18.11.2017


3. Les subventions accordées aux librairies du Québec, un modèle à réviser

Les subsides publics versés par la Sodec, Société de développement des entreprises culturelles, au secteur de l’édition font fortement parler. Les libraires ont en effet pu découvrir qu’un montant de 1,1 million $ avait été accordé l’an passé à l’enseigne Renaud Bray. Une pilule qui avait du mal à passer, et que l’organisme tente d’expliquer aujourd’hui.

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Nicolas Gary – 18.11.2017


4. Versement des aides aux libraires du Québec : qui a gardé les gardiens ?

Les aides attribuées aux professionnels de l’édition québécoise avaient beaucoup fait jaser, alors que s’ouvrait le Salon du livre de Montréal. En cause, le versement de subventions à hauteur de 1,1 million $ à l’enseigne Renaud Bray, par l’organisme de la Province, la Sodec. Un montant que les libraires indépendants considéraient comme leur revenant – et certainement pas destiné à une chaîne.

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Nicolas Gary – 21.11.2017


5. Le livre, une industrie culturelle négligée par le gouvernement du Québec

ENQUÊTE – Les aides accordées aux éditeurs du Québec inquiètent la profession. Depuis le rapport annuel de la Sodec en 2012, force est de déplorer que non seulement les subventions n’augmentent pas, mais que pour les éditeurs, l’enveloppe se réduit douloureusement. À l’occasion du Salon du livre de Montréal, les langues se sont déliées.

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Nicolas Gary – 28.11.2017


De toute évidence, le directeur de la publication et de la rédaction du magazine français l’ActuaLitté, Nicolas Gary, s’est fait le porte-parole des contestations des libraires indépendants et des éditeurs face au gouvernement du Québec pour conclure que «Le livre, une industrie culturelle négligée par le gouvernement du Québec». Cette conclusion reflète fidèlement le point de vue du lobby de l’industrie québécoise du livre, un point de vue qui n’a pas changé depuis que l’État québécois lui accorde des aides financières et des encadrements législatifs. Le message de notre industrie du livre se résume en peu de mots : ce n’est jamais assez.

Lisez ce communiqué de presse de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) en réaction à l’annonce de l’ajout de 2 millions de dollars au budget du Plan d’action sur le livre par le ministère de la Culture et des Communications du Québec :


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Soutien supplémentaire au Plan du livre

L’ANEL accueille favorablement l’annonce de la ministre Montpetit

Montréal, le 15 novembre 2017 – L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) accueille favorablement l’annonce d’un réinvestissement dans le Plan du livre et se réjouit de constater qu’il y a enfin des investissements véritables pour le livre québécois et les éditeurs d’ici. L’ANEL rappelle cependant que ces investissements à la pièce ne règleront pas à long terme la fragilité du milieu de l’édition québécoise et sollicite la mise en place de mesures récurrentes. Ainsi, il importe que les sommes gérées par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour le livre visent à garder en santé le seul secteur totalement québécois de cette industrie : l’édition.

« Ces sommes à l’exportation, une activité dans laquelle les éditeurs d’ici brillent et qui permet de maintenir à la hausse les chiffres du livre canadien à ce titre, sont les bienvenues. Mais elles ne font que corriger une situation, tout comme ces investissements en achats de littérature jeunesse d’ici pour nos écoles. Le secteur de l’édition québécoise qui se distingue par son dynamisme – celles et ceux qui visiteront ces jours-ci le Salon du livre de Montréal pourront le constater – a besoin de mesures récurrentes lui assurant une plus grande stabilité. Nous exigeons que l’aide individuelle de la SODEC aux éditeurs agréés cesse de rapetisser d’année en année et que des mesures structurantes comme l’aide à la numérisation tombée dans l’oubli soient remises en place, » a déclaré la présidente de l’ANEL, l’éditrice Nicole Saint-Jean.

L’ANEL entend poursuivre ses représentations auprès du ministère de la Culture et des Communications du Québec, sa titulaire madame Marie Montpetit, et la Société de développement des entreprises culturelles pour que ses premiers pas dans la bonne direction se traduisent par une saine permanence.

Créée en 1992 et regroupant une centaine de maisons d’édition littéraire, culturelle, générale et scolaire de langue française, l’Association nationale des éditeurs de livres prône la liberté d’expression, le respect du droit d’auteur et l’accès universel au livre comme support de la connaissance et outil d’apprentissage. L’ANEL est l’organisme de représentation de l’édition dans le milieu culturel et auprès des instances politiques.

– 30 –

Sources : Association nationale des éditeurs de livres (ANEL)


Quel est le message : ce n’est jamais assez.

Et l’ActuaLitté a porté ce message, certes avec des textes bien documentés, mais sans la contre-partie qui nous permettrait de dire que le magazine fut objectif.

Le quotidien québécois LE DEVOIR, habitué à ce message de l’industrie du livre, a été plus prudent et neutre avec ses deux articles sur le sujet du jour :

Les libraires indépendants se sentent floués par le Plan d’action de Québec – Renaud-Bray a largement profité du Plan d’action sur le livre visant à aider le réseau des librairies agréées de la province, Guillaume Bourgault-Côté, LE DEVOIR, 17 novembre 2017
Subventions: Québec a ouvert la porte à Renaud-Bray – Une décision ministérielle explique l’accès du géant des librairies aux subventions, Guillaume Bourgault-Côté, LE DEVOIR, 18 novembre 2017.Il n’y avait pas de quoi s’étendre sur toutes les aides gouvernementales à l’industrie du livre et conclure que «Le livre, une industrie culturelle négligée par le gouvernement du Québec» comme l’a fait l’ActuaLitté.Si l’industrie québécois du livre voulait faire pression sur le gouvernement du Québec en lui donnant mauvaise réputation en France et à l’international (l’internet n’a pas de frontières), elle n’aurait pas mieux fait qu’en retenant l’attention de l’ActuaLitté.Reprenons :

Toutes ces histoires viennent justifier ma question en titre de cet article : «Pourquoi le magazine littéraire français ActuaLitté ne couvre plus la Fondation littéraire Fleur de Lys ?» Elle laisse sous-entendre une autre question : «Est-ce que le magazine l’ActuaLitté a perdu son indépendance sous la pression du lobby de l’industrie québécoise du livre ?»

Je crois que le magazine littéraire l’ActuaLitté a cessé sa couverture de presse de la Fondation littéraire Fleur de Lys par désintéressement et manque de volonté car qui peut veut. Nous avons donc coupé nos relations avec ce magazine le 18 mars 2017, un fait marquant de l’année.

Je ne crois pas que le magazine l’ActuaLitté a perdu son indépendance sous la pression du lobby de l’industrie québécoise du livre. Je crois plutôt que le magazine a manqué à son devoir d’information par excès de confiance, cette dernière étant gonflée à bloc par les confidences de l’industrie québécoise du livre. Il n’y a rien de plus grisant pour un journaliste que de naviguer dans les confidences de ses sources.


Le livre n’est pas une industrie culturelle négligée par le gouvernement du Québec


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