Achats sur le Web Plus de la moitié des Québécois magasinent sur Amazon

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
suivi de VOTRE ÉDITEUR PREND POSITION

Achats sur le Web

Plus de la moitié des Québécois magasinent sur Amazon

Montréal, 4 décembre 2017 – Selon un récent sondage effectué par le Groupe Altus pour le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), plus de six Québécois sur dix auraient effectué des achats sur le Web au cours des douze derniers mois. Parmi ceux-ci, plus de la moitié (55%) auraient acheté sur Amazon et un Québécois sur cinq aurait fait des achats sur un site Internet d’un détaillant présent au Canada.

« Les données du sondage révèlent que les Québécois ont délaissé, dans la dernière année, les détaillants présents au Canada au profit, notamment, d’Amazon. En effet, nous observons une hausse de 10% par rapport à l’année dernière des gens qui répondent magasiner sur ce site Internet. Il est opportun de rappeler aux gouvernements du Québec et du Canada qu’ils devraient travailler de concert afin d’adopter des mesures qui obligeront les commerçants étrangers qui n’ont pas pignon sur rue au Canada à faire payer les taxes sur les produits qu’ils vendent en ligne aux consommateurs. Cet enjeu fiscal constitue un désavantage concurrentiel pour les détaillants. », affirme Léopold Turgeon, président-directeur général du CQCD.

Outre ces deux catégories, les Québécois magasinent également sur Kijiji (30%), eBay (27%), un site Internet d’un détaillant présent ailleurs dans le monde (25%) et/ou ITunes (21%).

Augmentation des achats à partir d’un téléphone intelligent

Alors que 62% des répondants affirment posséder un téléphone intelligent, 41% d’entre eux ont effectué des achats avec leur appareil dans la dernière année. De plus, il est intéressant de savoir que les Québécois âgés de 18 à 34 ans sont beaucoup plus nombreux à utiliser leur appareil intelligent que les autres générations pour effectuer des achats.

Répartition par tranches d’âge des gens qui effectuent des achats à partir de leur téléphone intelligent.

Un Québécois sur cinq suit les détaillants sur les médias sociaux

Plus d’un Québécois sur cinq est abonné à l’une des plateformes sociales de l’un ou plusieurs détaillants. Ils sont davantage à suivre les détaillants sur Facebook que sur les autres médias sociaux.

Médias sociaux utilisés par les consommateurs québécois

À propos du Conseil québécois du commerce de détail

Le CQCD est une association regroupant la grande majorité des entreprises du commerce de détail et de la distribution au Québec, ce qui en fait un interlocuteur incontournable. Dans le dossier du commerce en ligne transfrontalier comme dans tous les autres, le CQCD se positionne en « mode solutions », afin de contribuer aux réflexions, aux stratégies et aux décisions des gouvernements.

-30-

Source : Conseil québécois du commerce de détail


Lire aussi

Amazon détrône les détaillants du Québec, TVA Nouvelles


Votre éditeur prend position

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

TVA Nouvelles a interviewé le sondeur retenu par la Conseil québécois du commerce de détail, Jean-François Grenier, directeur principal, services-conseils en recherche chez le Groupe Altus. La réponse à l’une des questions posées par TVA Nouvelles attire mon attention.

Est-ce la faute des consommateurs québécois qui vont sur Amazon ?

Est-ce qu’on veut renoncer à nos programmes ? On se donne des lois, de l’éducation, des services de santé. Tout ça a un coût. Si on ne veut plus payer de taxes, il va falloir être conséquent. On va avoir moins de programmes. Tu ne peux pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

Jean-François Grenier, directeur principal, services-conseils en recherche chez le Groupe Altus

Source : Amazon détrône les détaillants du Québec, TVA Nouvelles

Cette amalgame entre la hausse des achats en ligne à l’étranger par les Québécois et une éventuelle baisse de l’offre de programmes par le gouvernement du Québec est la dernière trouvaille des intervenants prônant de taxer les achats en ligne effectuée par les Québécois auprès des entreprises de commerce en ligne hors de nos frontières. On a vu le même scénario avec l’affaire Netflix où l’on argumente que la décision de ne pas taxer les Canadiens client de l’entreprise américaine met en danger la télévision et la production télévisuelle d’ici.

Mais les Québécois ont-il pris l’habitude d’acheter en ligne auprès de l’américaine Amazon parce qu’ils n’ont pas de taxe de vente à payer ? Bien sûr que non. Au départ, ils profitaient tout simplement des avantages du commerce en ligne qui leurs était accessible. Pendant que les entreprises québécoises réfléchissaient au commerce en ligne et ses conséquences, en posant un pas en avant puis un pas en arrière, des entrepreneurs à l’étranger ont su reconnaître le potentiel du commerce en ligne. Et comme l’économie, tout comme la nature, a horreur du vide, ces entrepreneurs ont conquis à la vitesse de l’éclair un monde sans frontière pendant que les entreprises québécoises se questionnaient encore et toujours sur la question.

Aujourd’hui, les entreprises québécoises qui enregistrent une baisse de leurs ventes au profit d’Amazon et autres géants étrangers du commerce en ligne ne parlent pas de reprendre leur retard ou de se démarquer par des innovations dans ce domaine du commerce en ligne mais de taxer les achats des Québécois auprès des entreprises étrangères. Nos entreprises parlent d’iniquité fiscale.

Mais ce n’est pas une taxe qui pourra contrecarrer les efforts de fidélisation de la clientèle déployés par Amazon et les autres géants étrangers du commerce en ligne. Car c’est bel et bien ce dont il est question : fidélisation de la clientèle. Et cela fait avec une offre constamment enrichie et un service impeccable. Voilà ce à quoi les consommateurs d’ici et de partout ailleurs dans le monde sont sensibles.

Les conseils données aujourd’hui aux entreprises québécoises par les experts du commerce en ligne (du marketing, du web…) furent prodigués par des prospectiviste il y a 20 ans dans plusieurs pays. Les entreprises québécoises accusent un retard de 20 ans sur leurs concurrents et elles veulent nous le faire payer par la taxation de nos achats en ligne à l’étranger tout en nous convaincant qu’il en va des ressources financières nécessaires pour assurer l’avenir notre système de santé, d’éducation… et ainsi nous culpabiliser.

À LIRE AUSSI

Inertie de notre industrie culturelle face au numérique : une pub télé de l’Ordre des CPA qui dit tout, Serge-André Guay, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

Tagged with: , , , , ,
Publié dans Actualité au jour le jour, Votre éditeur prend position

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

Article explicatif au sujet de notre maison d’édition

Entrez votre adresse de courriel pour suivre ce magazine littéraire et être notifié par courriel des nouvelles publications.

Joignez-vous à 1 130 autres abonnés

Dossier « Les 500 ans de la mort de Léonard de Vinci »
Dossier – Résultats du sondage « Les Québécois et leurs écrits »
TÉLÉCHARGEMENTS

Les documents PDF les plus populaires ci-dessous

Un petit détour – Vous êtes redirigés ici pour vous permettre de découvrir ce magazine en ligne avant de télécharger le document demandé. Tous nos documents à télécharger sont d’abord annoncés dans ce magazine. Abonnez-vous gratuitement (voir ci-dessous).

Composition technique d’un article de presse
Les styles interpersonnels selon Larry Wilson
Follow Le magazine en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys on WordPress.com
Magazine littéraire

Ce magazine littéraire est l’œuvre de la Fondation littéraire Fleur de Lys et s'inscrit dans une mission d'éducation populaire au sujet du monde du livre, et ce, tant auprès des auteurs que des lecteurs.

Vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante :


contact@manuscritdepot.com

Archives
%d blogueurs aiment ce contenu :