Discrimination des auteurs autoédités et édités à compte d’auteur dans le Répertoire de ressources Culture-Éducation du ministère de la Culture et des Communications du Québec

Le Répertoire de ressources culture-éducation bonifié pour la rentrée 2017 – À la suite de l’appel de candidatures lancé l’hiver dernier (16 novembre 2016 au 27 janvier 2017), plus de 175 fiches d’artistes et d’écrivains ont été ajoutées au Répertoire de ressources culture-éducation pour la rentrée 2017. Les nouvelles fiches sont réparties dans les disciplines suivantes : Arts de la scène : 63; Arts multidisciplinaires; 6; Arts visuels; 33; Cinéma : 5; Littérature (écrivains) : 61; Métiers d’art : 7. Le Répertoire de ressources culture-éducation constitue une source unique d’information pour les personnes ou les organismes qui désirent organiser des activités culturelles. Le Répertoire de ressources culture-éducation contribue notamment à la réalisation de projets subventionnés dans le cadre du programme La culture à l’école du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. De plus, il s’agit d’un outil d’accompagnement de la Mesure de concertation régionale en culture-éducation du Ministère de la Culture et des Communications, mesure qui permet aux écoles de recevoir une aide financière visant à soutenir les sorties scolaires en milieu culturel. Le Répertoire compte environ 2000 artistes, écrivains et organismes qui offrent des ateliers artistiques ou des sorties culturelles. – Partenaires – Le ministère de la Culture et des Communications remercie l’Union des écrivaines et des écrivains québécois et la Quebec Writers’ Federation pour leur participation à la réalisation du Répertoire de ressources culture-éducation. Le prochain appel pour de nouvelles candidatures d’artistes et d’écrivains aura lieu à l’hiver 2018. Source : Actualité – Ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec annonce l’ajout de 114 écrivains au Répertoire de ressources Culture-Éducation pour le rentrée 2017. À son habitude, il discrimine les auteurs autoédités et édités à compte d’auteur en les excluant de ce répertoire et, par conséquent, du programme La Culture à l’école.

Le programme La Culture à l’école offre une aide financière aux institutions scolaires pour l’organisation d’activités avec des écrivains.

Par exemple : «L’aide financière associée au volet Une école accueille un artiste ou un écrivain peut atteindre jusqu’à 75 % des dépenses admissibles. Toutefois, les honoraires des partenaires culturels sont entièrement remboursés.» Source

Seul l’écrivain édité par un éditeur agréé peut s’inscrire au Répertoire de Ressources en Culture-Éducation et ainsi, être l’invité d’une institution scolaire dans le cadre du programme La Culture à l’école. Autrement, l’institution scolaire peut tout de même vous inviter mais elle en assumera seule toutes les dépenses liées à l’activité. Pendant ce temps-là, les autres écrivains seront invités au frais de l’État. C’est ça de la discrimination.

Voici un extrait des «Modalités d’inscription au Répertoire et de mise à jour des ateliers des écrivains» publié par le ministère de la Culture et des Communications du Québec sur son site web :


Modalités d’inscription au Répertoire et de mise à jour des ateliers des écrivains

Présentation

Le Répertoire de ressources culture-éducation constitue une source unique d’information pour les personnes ou les organismes (enseignants, municipalités, CPE, etc.) qui désirent organiser des activités culturelles. Il compte environ 2000 artistes, écrivains et organismes qui offrent des ateliers artistiques ou des sorties culturelles couvrant plusieurs disciplines artistiques et genres littéraires. Il permet également aux artistes, écrivains et organismes qui le désirent de développer et de rehausser leurs offres d’activités culturelles.

Par ailleurs, associé à la mesure de concertation régionale en culture-éducation et au programme La culture à l’école du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, il permet la réalisation de certains projets subventionnés.

Le programme La culture à l’école

La gestion du programme La culture à l’école, qui permet aux élèves de participer à des projets à caractère culturel se déroulant en classe, relève du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES).

Quant aux sorties scolaires, elles sont soutenues par l’intermédiaire d’ententes de partenariat (Mesure de concertation régionale en culture-éducation) que le ministère de la Culture et des Communications (MCC) met en place. Pour des renseignements supplémentaires au sujet de cette mesure, communiquez avec la direction régionale du MCC qui dessert votre région.

Conditions d’admissibilité

Conditions générales

  • Être un citoyen canadien ou un résident permanent au sens de l’article 2 de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.
  • Résider au Québec depuis au moins 1 an.

Conditions particulières

  • Le candidat doit avoir publié au moins 2 livres chez un éditeur agréé, dont un au cours des 7 dernières années dans les genres littéraires suivants : bande dessinée et roman graphique, conte, essai, littérature jeunesse, nouvelle, poésie, récit et roman, théâtre;

ou

  • Avoir publié au moins 5 textes de création au cours des 7 dernières années chez un éditeur professionnel de livres ou de revues;

ou

  • Compter au moins 1 scénario destiné au cinéma ou à la télévision produit par un producteur reconnu par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) ou par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), dont 1 au cours des 7 dernières années;

ou

  • avoir au moins 1 œuvre dramatique publiée chez un éditeur professionnel ou produite par une compagnie de théâtre professionnelle, dont 1 au cours des 7 dernières années.

Note : Une réédition peut être considérée comme une nouvelle publication.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec


Un programme mésadapté à la nouvelle réalité culturelle des élèves

On peut parler d’une NOUVELLE réalité culturelle pour ceux et celles nés AVANT l’arrivée des ordinateurs personnels ou de l’internet. Mais elle n’est pas nouvelle pour les élèves visés par le programme La Culture à l’école puisqu’il s’agit de la clientèle des institutions préscolaires, primaires et secondaire, c’est-à-dire née après l’an 2000. Les «milléniums» comme on se plaît à les nommer :

Génération Millénium, qui sont-ils ?

Après la génération X, Y et Z voici les Milléniums ! Il s’agit des ados d’aujourd’hui, nées à partir des années 2000, et qui composera notre monde de demain. Encore plus nomades que les Y, encore plus connectés que les Z, les Milléniums vont plus loin. L’équipe d’Apostrof vous dit tout !

Ultra-connectivité vous avez dit ?

Pour les Milleniums, il est naturel d’être connecté à tout et tout de suite. Tout doit être accessible en un clic, depuis n’importe quel appareil connecté ! Les générations Y et Z avaient le tchat, MSN et la webcam, eux alimentent en permanence Facebook, Snapchat et Tinder. Pour les Milléniums, le portable est indispensable à tout moment, surtout qu’il sert à tout, sauf à appeler. La télévision n’est même plus utile tant qu’il y a Internet. Enfin, leurs cours ne sont plus écrits avec les outils classiques stylo + papier, mais filmés, photographiés et enregistrés sur une tablette.

Source : Apostrof

Pour les Milléniums, le processus proposé à l’écrivain en herbe par l’industrie traditionnelle du livre ne répond plus aux attentes. Ces jeunes entendent davantage parler de l’édition en ligne sous toutes ses formes que de l’édition traditionnelle. Ils découvrent le livre sur internet, là même où il prend forme et s’offre à eux sans plus d’intermédiaires.

Le volet Une école accueille un artiste ou un écrivain du programme La culture à l’école met entre autre l’accent sur la création littéraire en vue de permettre aux élèves de devenir «des adultes attentifs et plus enclins à participer à la vie culturelle de leur milieu».

Or, l’écrivain traditionnel, c’est-à-dire qui soumet son manuscrit à un éditeur agréé et qui suit le processus imposé par l’industrie traditionnelle du livre, ne peut pas témoigner d’une expérience personnelle de la nouvelle réalité culturelle du livre.

Plus l’élève découvre la complexité de l’industrie traditionnelle du livre, plus il prend conscience du rôle des nouvelles technologies dans la démocratisation de l’accès à l’édition et aux livres. Car l’élève aborde les activités proposées dans le cadre du programme La culture à l’école selon deux points de vue : celui du lecteur ou celui de l’écrivain en herbe évoluant dans un monde technologique fort différent de celui de l’écrivain et de l’industrie traditionnels du livre.

Développer le goût de l’écriture littéraire chez les élèves alors que les possibilité de carrière sont plus que minces n’est pas une bonne stratégie. Dit-on aux élèves intéressés que les éditeurs traditionnels agréés acceptent moins de 10% des manuscrits soumis à leur attention par les écrivains ? Dit-on aux élèves que moins de 200 personnes vivent de leurs écrits au Québec ? Dit-on aux élèves qu’une nouveauté littéraire a une durée de vie de 100 jours en librairies (selon le système d’office) ? Dans ce contexte, le programme La culture à l’école n’aura été qu’un projet scolaire et ne rencontrera pas les objectifs visés par le ministère au profit de l’industrie traditionnelle.

Il ne faut pas perdre de vue que toutes les démarches du gouvernement du Québec dans le domaine du livre ciblent uniquement l’industrie traditionnelle du livre agréée par son ministère de la Culture et des Communications en vertu de la Loi du livre ( Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre (chapitre D-8.1). Cette loi exclue toutes les entreprises opérant dans la nouvelle réalité culturelle du livre alimentée par les nouvelles technologies.

Par exemple, la Loi du livre ne reconnaît pas l’éditeur opérant uniquement en ligne, l’éditeur qui offre uniquement ses exemplaires papier en impression à la demande, l’éditeur qui offre ses livres uniquement dans des librairies en ligne, l’éditeur qui offre uniquement ses livres en formats numériques… Il en va de même pour le distributeur, le diffuseur et le libraire. S’ils opèrent uniquement en ligne, la Loi du livre ne les reconnaît pas. Bref, il n’est pas question, et ce, par force de loi, que le programme La culture à l’école finance une activité impliquant ces entreprises de la nouvelle économie du livre et ses auteurs. L’écrivain invité en classe doit obligatoirement être édité par un éditeur agréé, c’est-à-dire par un éditeur dont la production de livres est distribuée en librairies agréées, c’est-à-dire, avec pignon sur rue.

L’écrivain-entrepreneur

Pourtant, nous sommes à l’heure de «l’écrivain-entrepreneur». On en compte deux types. Le premier est l’écrivain édité par un éditeur agréé qui se doit de prendre lui-même les choses en main même si les tâches reviennent légalement à l’éditeur en raison de son contrat d’édition. C’est particulièrement le cas des clauses confiant à l’éditeur la promotion ou la diffusion de l’œuvre, le point faible de l’industrie traditionnelle du livre.

«Dans le milieu de l’édition traditionnelle, il revient le plus souvent à l’auteur de se charger de la promotion de son œuvre, à la sortie de son livre» écrit Stéphanie Leduc, auteure de bande dessinée et administratrice de l’UNEQ dans un article intitulé L’auteur-entrepreneur : mon expérience de l’autoédition.

Dans l’édition traditionnelle agréée, l’auteur a l’obligation légale de se prêter aux activités de promotion de son livre organisées par son éditeur et un contrat d’édition adéquat impliquera qu’il soit rémunéré pour ce faire. Mais il n’a aucune obligation légale de s’impliquer dans la promotion de son œuvre au point qu’on lui donne le nom «d’auteur-entrepreneur». Par définition, l’édition agréée implique que l’éditeur assume TOUTES les responsabilités, y compris la promotion. La réalité est toute autre.

Le second type d’auteur-entrepreneur est justement celui de l’autoédition ou recourant à toutes autres alternatives à l’édition traditionnelle.

«Dans la pratique, s’éditer soi-même implique beaucoup de travail, car il faut porter plusieurs chapeaux. J’en dénombre cinq : celui d’auteur bien sûr, aussi ceux d’animateur et promoteur sur les réseaux sociaux, d’éditeur, de distributeur et de vendeur.»

 L’auteur-entrepreneur : mon expérience de l’autoédition, Stéphanie Leduc, auteure de bande dessinée et administratrice de l’UNEQ.

C’est dans l’optique de l’auteur-entrepreneur que le programme La culture à l’école doit s’appliquer. Aujourd’hui, développer son goût pour l’écriture littéraire ne suffit pas, il faut aussi former l’écrivain en herbe à l’entreprenariat dans le contexte de la nouvelle réalité du livre, celle en marge de l’industrie traditionnelle du livre ou, si vous préférez, en marge de la Loi du livre.

Passage directe aux alternatives à l’édition traditionnelle

À la Fondation littéraire Fleur de Lys nous observons que bon nombre de nouveaux auteurs ne donnent même plus la peine de soumettre leur manuscrit à un éditeur traditionnel; ils passent par-dessus pour aller directement à des éditeurs ou des services d’édition de la nouvelle économie du livre née des nouvelles technologies.

Si l’édition traditionnelle ne manquent pas de manuscrit pour autant, c’est tout simplement parce que le nombre de personnes intéressées par l’écriture augmente. Et ce nombre augmente au Québec en raison des efforts déployés au profit l’instruction publique au cours de la Révolution tranquille (les années 60). Les élèves de cette époque prennent aujourd’hui leur pré-retraite ou retraite et, ayant souvent écrit pendant toute leur vie au travail, ils s’adonnent désormais à l’écriture comme un loisir.

Aujourd’hui comme hier, la très grande majorité des jeunes élèves ont déjà beaucoup à écrire dans le cadre de leurs travaux scolaires pour s’adonner en plus à l’écriture littéraire comme un loisir.

Un phénomène : le «new-adult fiction»

Mais la jeunesse étant naturellement associée à une grande créativité, des phénomène littéraire jeunesse peuvent surgir. C’est le cas du «New-adult-fiction» (Nouvelle fiction adulte), un nouveau genre littéraire né sous la plume de jeunes de 18 à 30 ans aux États-Unis. Les œuvres traitent de sujets tel que le départ de la maison pour le collège ou l’université, la vie amoureuse et sexuelle, le comportement sur les campus, l’éducation, les choix de carrière… Des sujets pour les jeunes traités par des jeunes témoignant de leurs propres expériences. Le genre a gagné rapidement en popularité au cours des dernières années, particulièrement en raison de livres auto-publiés par les auteurs de best-sellers tel que Jennifer L. Armentrout, Cora Carmack, Colleen Hoover, and Jamie McGuire. (Source : Wikipédia)


À LIRE AUSSI DANS CE MAGAZINE EN LIGNE

Les jeunes se mettent enfin à l’écriture avec un tout nouveau genre littéraire, le «New adult»

À LIRE AUSSI SUR MELTY.FR

Le New Adult, un nouveau genre littéraire pour les 18-30 ans


Tout a donc commencé par une alternative à l’édition traditionnelle, dans ce cas l’autoédition, d’où l’importance d’ouvrir le volet Une école accueille un artiste ou un écrivain du programme La culture à l’école à tous les auteurs plutôt qu’uniquement aux écrivains édités par des éditeurs agréés, pour autant que l’on comprenne réellement en quoi consiste l’expérience de créativité chez les jeunes.

La réalité des jeunes perçue par des adultes ne correspond que très rarement à la réalité des jeunes perçue par les jeunes.


Dans le film québécois 1:54 sorti en 2016 et réalisé par Yan England, un jeune étudiant et son ami au prise avec l’intimidation répond par la négative à un intervenant lui demandant de dénoncer l’intimidateur de son ami. Le jeune, submergé par l’émotion de la situation véçue par son ami et les conséquences d’une éventuelle dénonciation, justifie son refus à l’intervenant en soutenant : «Vous ne savez pas comment ça se passe dans une école.» Et c’est souvent le cas. Les adultes ne connaissent pas la réalité des jeunes entre eux.


Les penseurs et administrateurs du programme La culture à l’école doivent réfléchir à la réalité culturelle des jeunes Milléniums pour s’inscrire dans cette dernière. Autrement, ils n’atteindront pas l’objectif de formation du programme : «former des citoyens actifs sur le plan culturel en multipliant les expériences vécues par les élèves».


Une Loi du livre discriminatoire

La Loi du livre, unique dans le monde, discrimine tout sur son passage au profit de l’industrie traditionnelle du livre. Aujourd’hui, je me demande si cette loi ne contrevient pas aux traités internationaux sur la diversité culturelle signés par le gouvernement du Québec.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

Tagged with: , , , , , , , , , , , , , , ,
Publié dans Votre éditeur prend position
One comment on “Discrimination des auteurs autoédités et édités à compte d’auteur dans le Répertoire de ressources Culture-Éducation du ministère de la Culture et des Communications du Québec
  1. […] Enfin, quoique l’UNEQ accepte aujourd’hui dans ses rangs les auteurs autoédités à titre de «membres associés», elle ne traite pas spécifiquement de leur sort face au Conseil des arts et des lettres du Québec qui refuse de les soutenir et face au programme «La culture à l’école» dont ils sont exclus (voir notre article : Discrimination des auteurs autoédités et édités à compte d’auteur dans le Répertoire de ress…. […]

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les mots nouveaux des dictionnaires Le Robert 2022 (cliquez sur l’image)
DOSSIER
Follow Appui-livres on WordPress.com
Ce site web est sous licence Creative Commons – Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.5 Canada (CC BY-NC-ND 2.5 CA)
Article explicatif au sujet de notre maison d’édition
Dossier « Les 500 ans de la mort de Léonard de Vinci »
Dossier – Résultats du sondage « Les Québécois et leurs écrits »
Composition technique d’un article de presse
Les styles interpersonnels selon Larry Wilson
Se connecter
Magazine littéraire

Ce magazine littéraire est l’œuvre de la Fondation littéraire Fleur de Lys et s'inscrit dans une mission d'éducation populaire au sujet du monde du livre, et ce, tant auprès des auteurs que des lecteurs.

Vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante :


contact@manuscritdepot.com

Archives
Recherche par catégorie
%d blogueueurs aiment cette page :