Répercussions de l’utilisation d’Internet par les Canadiens sur la vie sociale et la participation communautaire (Statistique Canada)

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Un document de recherche passionnant au sujet de la vie sociale et de la participation communautaire sous l’influence de l’internet produit par Statistique Canada dans ce cadre de la Série sur la connectivité. Nous reproduisons ci-dessous le résumé et la conclusion du document.

STATISTIQUE CANADA
Série sur la connectivité
Répercussions de l’utilisation d’Internet par les Canadiens sur la vie sociale et la participation communautaire
par B. Veenhof, B. Wellman, C. Quell et B. Hogan
Division des sciences, de l’innovation et de l’information électronique 7-L, Édifice R.H. Coats, Ottawa, K1A 0T6
Téléphone: 1-800-263-1136
Toutes les opinions émises par les auteurs de ce document ne reflètent pas nécessairement celles de Statistique Canada.
No 56F0004M au catalogue — No 016
ISSN : 1492-7934
ISBN : 978-1-100-90020-9

«Série sur la connectivité

Dans la série de publications sur la connectivité, on trouve des études analytiques ainsi que des rapports de recherche et des documents de travail liés au vaste domaine de la connectivité. Ce vaste domaine comprend les secteurs des télécommunications, de la radiodiffusion, des services informatiques et des fournisseurs d’accès Internet, de même que des activités qui touchent l’ensemble de l’économie comme Internet et le commerce électronique. Cette série de publications présente, sous une perspective statistique, les phénomènes particuliers qui sont la cause des grands changements en matière économique et sociale.

Tous les documents sont contrôlés par des pairs et par le Bureau et, au besoin, par des experts en la matière.

Répercussions de l’utilisation d’Internet par les Canadiens sur la vie sociale et la participation communautaire

«À propos des auteurs

Ben Veenhof travaille à la Division des sciences, de l’innovation et de l’information électronique de Statistique Canada. Barry Wellman travaille pour NetLab au Département de sociologie de l’Université de Toronto. Bernie Hogan, anciennement à l’emploi de NetLab, travaille maintenant à Oxford Internet Institute à l’université d’Oxford. Carsten Quell travaille maintenant au Commissariat aux langues officielles. Au moment où le présent article a été écrit, il faisait partie du Groupe de recherche sur les politiques de Patrimoine canadien. Les points de vue exprimés dans le présent document sont ceux des auteurs et ne rendent pas nécessairement compte de ceux de Statistique Canada, du gouvernement du Canada, de Patrimoine canadien, du Commissariat aux langues officielles, de l’Université de Toronto ou Oxford Internet Institute.

Résumé

Le taux de pénétration rapide et élevé d’Internet dans nos vies nous amène, avec raison, à nous interroger sur les répercussions que cela a eu sur nous, individuellement et collectivement. Lorsque l’utilisation de la technologie connaît des transformations majeures, des perceptions utopiques et dystopiques de leurs répercussions sur la société abondent souvent, ce qui rend compte des perturbations qu’elles engendrent et des préoccupations qu’elles suscitent chez les gens. Compte tenu de ses utilisations complexes, Internet, tant comme technologie que comme environnement, a eu des effets à la fois bénéfiques et nocifs. Mais avant tout, néanmoins, il a eu des effets transformateurs.

Les Canadiens deviennent-ils plus isolés et reclus et moins bien intégrés dans leur collectivité lorsqu’ils utilisent Internet? Ou encore, participent-ils de plus en plus et sont-ils davantage intégrés dans leur collectivité? Par ailleurs, ces collectivités ressemblent-elles toujours aux collectivités traditionnelles, ou deviennent-elles davantage des réseaux sociaux que des groupes cohésifs?

Afin de répondre à ces questions, le présent article organise, analyse et présente certaines données probantes pour le Canada. Il repose sur les résultats d’enquêtes et de travaux de recherche effectués par Statistique Canada et dans le cadre du projet Connected Lives à Toronto, afin d’examiner le rôle d’Internet au chapitre de l’engagement social et les possibilités qu’il offre aux Canadiens de devenir des citoyens actifs. Le présent article a permis de déterminer que les utilisateurs d’Internet sont au moins aussi engagés socialement que les non-utilisateurs. Ils disposent de larges réseaux et ont des interactions fréquentes avec leurs amis et leur famille, même s’ils ont tendance à être moins présents physiquement auprès de ces personnes et, évidemment, à passer plus de temps avec elles en ligne. Un nombre important d’utilisateurs d’Internet sont engagés au niveau civique et politique et utilisent ce support pour explorer les possibilités et prendre contact avec les autres.

L’examen qui est fait de groupes sociodémographiques qui présentent un intérêt spécial dans le présent article a permis de déterminer que les immigrants récents au Canada ont particulièrement tendance à utiliser Internet pour se rapprocher de leur famille et de leurs amis dans leur pays d’origine, ainsi que pour trouver des activités qui leur conviennent dans le cadre de leur intégration au Canada. Les Canadiens des régions rurales apprécient aussi la possibilité que leur offre Internet de communiquer avec les membres de leur famille et leurs amis éloignés, qui sont partis faire leur vie ailleurs. Les jeunes adultes sont particulièrement portés vers Internet. Les personnes âgées, quant à elles, utilisent de plus en plus Internet pour communiquer avec leur famille et socialiser en jouant à des jeux en ligne avec d’autres.

L’article conclut par un examen de la façon dont Internet transforme le capital social, les collectivités et la société canadienne. Les collectivités ne sont plus liées aux quartiers, et les citoyens mobilisent le capital social grâce à une gamme variée de sources spécialisées, plutôt qu’en dépendant d’un seul groupe très uni de voisins et de parents. Plutôt que de constituer un « monde parallèle » distinct, Internet est intégré de plus en plus étroitement dans le tissu de la société canadienne, une intégration qui ne fait que s’accentuer avec le temps.

«4.2 Conclusions

En 2000, par suite d’un atelier réunissant des responsables gouvernementaux et des chercheurs universitaires chargés de déterminer des indicateurs souhaitables d’activités socialement cohésives, ainsi que des indicateurs d’activités qui vont à l’encontre de la cohésion sociale, un rapport du Conseil canadien de développement social (CCDS) intitulé « Social Cohesion in Canada: Possible Indicators » indiquait que : les heures consacrées à regarder la télévision, à utiliser l’ordinateur et à jouer à des jeux vidéo peuvent être considérées comme des activités individuelles qui diminuent le temps disponible pour des interactions avec la famille, les amis, les voisins, etc. (p. 53).

Huit ans plus tard, le regroupement de ces trois activités — télévision, ordinateur et jeux vidéo — est peut-être moins pertinent. Est-ce que « regarder la télévision » revient au même que « jouer à l’ordinateur » et que « jouer à des jeux vidéo »? Que signifie exactement « jouer à l’ordinateur » aujourd’hui? S’agit-il de jouer contre l’ordinateur ou avec d’autres utilisateurs dans des collectivités en ligne? Est-ce que « jouer à l’ordinateur » signifie passer du temps à l’ordinateur, ou cela englobe-t-il la cueillette d’information et même les communications, comme les courriels, ou cela se limite-t-il simplement à ce que nous pourrions appeler un « jeu »? Comment cela diffère-t-il de « jouer à des jeux vidéo »? Même s’il a déjà existé une différence claire entre le temps passé à l’ordinateur et le temps consacré aux interactions avec les autres, cette distinction est moins claire aujourd’hui.

Par contre, une étude australienne de 2006 portant sur la façon dont les différents niveaux d’accès à Internet affectent la participation sociale et communautaire souligne ce qui suit : toute baisse du capital social ne peut être attribuée à Internet… Il existe des indications claires que c’est plutôt l’inverse : les personnes ayant accès à Internet sont plus susceptibles de participer activement à des activités à la source du capital social, comme le bénévolat ou le travail pour des organisations communautaires, ou encore les groupes de pression auprès des politiciens…

Le capital social peut prendre de nouvelles formes, lesquelles ont émergé des interactions et des rapports sur Internet, que l’on appelle souvent « virtuelles », mais qui sont dans les faits aussi réelles que toute autre (Alessandrini, 2006). Malheureusement, l’étude australienne porte uniquement sur l’accès général à Internet, puis examine comment les utilisateurs d’Internet se comparent aux non-utilisateurs dans leurs activités sociales. Elle ne dit rien au sujet des activités des personnes lorsqu’elles utilisent Internet.

C’est là que le présent article vient combler une lacune dans les connaissances. Il présente un aperçu exhaustif de ce que font les Canadiens lorsqu’ils utilisent Internet, comment leur comportement en ligne est interrelié avec leur comportement ailleurs, et comment il s’intègre dans leur vie. Les conclusions révèlent deux aspects de la façon dont la cohésion sociale est transformée grâce à la technologie. On note que les grands utilisateurs d’Internet consacrent moins de temps aux contacts en personne avec leur famille et leurs amis, et connaissent moins bien leurs voisins que les autres. Toutefois, la majorité des activités qu’ont ces utilisateurs sur Internet peuvent être qualifiées d’activités à la source du capital social. Les courriels et le clavardage, par exemple, sont des activités sociales principalement menées avec les amis et la famille.

Un examen plus approfondi des différents groupes sociodémographiques révèle qu’ils ont adopté la technologie, non pas pour échapper aux contacts sociaux ou à d’autres activités traditionnelles, mais plutôt pour les améliorer. Par exemple, les utilisateurs d’Internet consacrent plus de temps à lire des livres que les non-utilisateurs. Les jeunes Canadiens de 15 à 24 ans sont les plus actifs lorsqu’il s’agit d’utiliser Internet pour trouver des possibilités de bénévolat, et environ le cinquième de tous les bénévoles utilisent Internet pour s’adonner à leurs activités de bénévolat, les utilisateurs modérés d’Internet étant particulièrement actifs à ce chapitre. Les immigrants récents utilisent Internet dans une plus large mesure que les autres Canadiens, principalement pour obtenir de l’information et maintenir des contacts dans la langue qu’ils connaissent le mieux. Les Canadiens âgés qui utilisent Internet sont presque aussi susceptibles que les jeunes utilisateurs d’Internet au Canada d’envoyer et de recevoir des courriels. En outre, les personnes âgées au Canada sont plus susceptibles de jouer à des jeux avec d’autres en ligne que les adultes d’âge moyen.

Est-ce que cela signifie que les immigrants n’apprennent pas l’anglais ou le français, ou que les personnes âgées deviennent recluses? Il est plus probable que les immigrants et les personnes âgées trouvent de la compagnie sur Internet, lorsque les possibilités sont plus limitées dans leur environnement immédiat. Toutefois, comme les données le montrent aussi, les personnes préfèrent consacrer du temps à des contacts directs en personne avec les autres. Autrement dit, les personnes utilisent Internet pour créer et améliorer les possibilités de réseautage, dans les cas où il n’en existait pas auparavant, tout en appréciant autant une conversation autour d’un café qu’une conversation en ligne.

Le défi qui se pose est que les indicateurs actuels de la cohésion sociale ne rendent peut-être pas compte de la transformation des modèles de communication et de la contribution de la technologie aux réseaux sociaux. Lorsque Putnam (2004) affirme que les réseaux sociaux denses dans un quartier — barbecues ou associations de voisins — peuvent dissuader les actes criminels, par exemple, et profitent même aux voisins qui n’y participent pas, il ne pense certainement pas aux voisins qui organisent des activités et établissent des réseaux en ligne. En outre, lorsque le rapport du CCDS affirme que la fréquence des contacts avec la famille et les amis est un indicateur direct de la participation sociale et de la participation à des réseaux sociaux intimes, il ne précise pas si ces contacts se limitent aux interactions en personne, ou s’ils incluent les contacts par téléphone et par Internet, essentiellement par courriel au moment où a été rédigé le rapport, mais maintenant aussi grâce à la messagerie instantanée, aux sites de réseautage social, aux blogues, etc.

L’image évocatrice de Putnam d’un barbecue dans le quartier est probablement plus attrayante pour la plupart qu’une image d’amis et de parents communiquant assis devant leurs écrans d’ordinateur. Toutefois, les données présentées ici nous signalent l’importance de rendre compte de façon appropriée des activités sociales en ligne dans tout indicateur social. Si les Canadiens transfèrent une partie de leurs interactions avec la famille, les amis et les voisins dans des environnements en ligne, il se peut en effet qu’il y ait moins de contacts en personne. Par conséquent, les indicateurs mesurant uniquement les activités autres que sur Internet montreront que le verre de la cohésion sociale se vide, alors que dans les faits il se remplit, grâce à des contacts en ligne croissants.

Les données montrent que, sauf pour une petite minorité de reclus, les grands utilisateurs, les activités autres que sur Internet ne sont pas entièrement remplacées par les activités en ligne. La plupart des personnes souhaitent plutôt des contacts en personne avec leur famille, leurs amis et leurs voisins. Elles utiliseront aussi les outils qui sont mis à leur disposition, téléphone et Internet, pour maintenir les liens lorsqu’elles sont incapables de se rencontrer. En outre, on pense aux collectivités qui n’ont jamais la chance de se réunir concrètement. Ces réseaux sociaux virtuels peuvent assurer le soutien des personnes ayant des intérêts spécialisés, dans les cas où les rencontres en personne, du fait des contraintes qu’elles comportent au niveau du temps et de l’espace, ne seraient tout simplement pas possibles.

Par conséquent, les principales constatations et considérations suivantes deviennent pertinentes.

  • De plus en plus, la collectivité s’élargit et va au-delà des interactions en personne avec des petits groupes de voisins. Afin de comprendre comment la cohésion sociale se transforme, il est important de tenir compte de l’ensemble complet d’activités sociales en ligne et autres.
  • Internet et ses utilisateurs se diversifient de plus en plus. La présente étude a permis d’illustrer dans quelle mesure les utilisateurs d’Internet provenant de milieux différents, selon les caractéristiques sociales et démographiques, varient du point de vue de leurs activités en ligne. Dans le cas des données sur l’emploi du temps, une distinction a aussi été faite entre les utilisateurs modérés et les grands utilisateurs d’Internet. Il convient encore d’étudier la diversité des utilisateurs d’Internet et des comportements de façon plus approfondie. Plutôt que de se fier à une catégorisation simpliste des utilisateurs et des non-utilisateurs d’Internet, cela profiterait de la reconnaissance du caractère délicat des contextes et des situations dans lesquels les diverses activités sociales sont menées par les différents intervenants sociaux.
  • Les résultats laissent supposer qu’il est nécessaire d’être ouverts à la possibilité que les réseaux sociaux deviennent moins intenses, mais plus nombreux. Il reste à déterminer si des réseaux plus nombreux, mais moins étroits, sont préférables à des réseaux moins nombreux, mais plus étroits.
  • Il faut prendre garde de ne pas présumer que les nouvelles activités dans la vie des Canadiens signifient que les activités traditionnelles sont laissées de côté, particulièrement lorsque l’on examine l’utilisation d’Internet dans le contexte des enquêtes sur l’emploi du temps. Cela peut paraître contradictoire (la journée continuant de ne compter que 24 heures), mais au fur et à mesure que les personnes cumulent les tâches de façon inhabituelle (écoute de la télévision, clavardage et appel téléphonique en même temps), il existe des preuves que la notion de l’attention employée plus efficacement (Benkler, 2006) est réelle. Des données canadiennes récentes révèlent que le quart des Canadiens regardent la télévision en consultant Internet, et que le tiers écoutent la radio en même temps qu’ils ont des activités en ligne (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) 2007). Ces tâches multiples sont particulièrement populaires chez les jeunes Canadiens.»

TÉLÉCHARGEMENT

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SOURCE

Répercussions de l’utilisation d’Internet par les Canadiens sur la vie sociale et la participation communautaire
Par B. Veenhof, B. Wellman, C. Quell et B. Hogan
Éditrice : Ben Veenhof
Production : Lucienne Sabourin et Heather Berrea
Comité de revue : Philip Smith, Paul Johanis, Marcelle Dion, Louis Marc Ducharme, Paula Thomson, Vicki Crompton, Philip Cross.
Décembre 2008
No 56F0004M au catalogue, no 16
ISBN : 978-1-100-90020-9
ISSN : 1492-7934
Périodicité : hors série
Publication autorisée par le ministre responsable de Statistique Canada
© Ministre de l’Industrie, 2008

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Source : Statistique Canada, Série sur la connectivité, Répercussions de l’utilisation d’Internet par les Canadiens sur la vie sociale et la participation communautaire, Décembre 2008. Reproduit et diffusé « tel quel » avec la permission de Statistique Canada.

Publication assujettie à l’Entente de licence ouverte de Statistique Canada

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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