Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse et la culture

livre-blanc-complet001J’ai 56 ans et je me souviens fort bien de ma jeunesse, de mon adolescence (années 70) et de ma vie de jeunes adultes (années 80). Mon intérêt pour la culture, dans laquelle j’inclus la communication, a été salutaire. Si mon adolescence fut une période très difficile, c’est parce que j’ai découvert que le monde n’était pas tel que je l’imaginais : honnête, franc, intègre, solidaire, ouvert… J’ai accumulé déception sur déception jusqu’à refuser de m’y soumettre, avec toutes les conséquences qu’une vie marginale implique, notamment la solitude. Et c’est toute une chance pour moi qu’elle soit devenue mon amie, comme le chantait Georges Moustaki. Le champ de la solitude s’étendait à perte de vue et je le cultivais de musique et de poésie jusqu’à épuisement. De nombreux projets y poussaient fertilisés par une imagination naïve, sans l’aide d’aucun pesticide; une culture écologique certifiée biologique dirait-on aujourd’hui. J’étais un excellent agriculteur avec un esprit d’entrepreneur résistant à la critique. À force de foncer, j’ai créé des brèches pour me glisser dans le monde, la culture me garantissant de demeurer authentique.

J’ai écrit de la poésie. Je l’ai offerte dans un recueil imprimé sous les presses de l’école. Je l’ai lu à la radio locale. Je l’ai publié dans l’hebdomadaire locale. J’ai participé à des concours. Je suis devenu membre de la Société des poètes. J’ai témoigné en classe… Certes solitaire mais branché sur le monde, comme nous le disons des jeunes aujourd’hui.

Il m’étais possible d’exprimer à la fois ma déception du monde et ma perception de la beauté, et ce, au cœur même de ce monde cruel qui m’ouvrait ses portes. Et puisque Qui aime bien châtie bien, la déprime m’a été donnée en cadeau, un cadeau de grec. Aujourd’hui, on traite ouvertement de la détresse psychologique chez les jeunes dans le Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse publié hier :

La détresse psychologique

Les jeunes appartenant au groupe des 12-17 ans doivent assumer plusieurs changements, qui sont souvent source de stress. De nombreux témoignages confirment le niveau d’anxiété vécu par beaucoup de jeunes. Les jeunes sont soumis à d’intenses pressions sociales concernant leur apparence physique, qui minent leur santé physique et psychologique. La société privilégie l’individualisme, la compétitivité, le matérialisme et une image de soi exacerbée. Ce système de valeurs explique le mal de vivre d’un grand nombre de jeunes.

Lors de la consultation Destination 2030, les jeunes fréquentant l’école ont insisté sur l’importance de parler, de communiquer, d’exprimer les émotions, de démystifier les tabous et de mieux comprendre les souffrances parfois inévitables de la vie.

Arrêtons-nous sur ce passage : «La société privilégie l’individualisme, la compétitivité, le matérialisme et une image de soi exacerbée. Ce système de valeurs explique le mal de vivre d’un grand nombre de jeunes.» C’est là ma propre observation à premiers contacts avec le monde lors de mon adolescente il y plus de 40 ans! Plus ça change, plus c’est pareil. Par définition, tout jeune a besoin d’aide lorsque le monde tue soudainement tous ses espoirs en lui révélant ses vrais valeurs. La seule solution est de changer le monde et ses valeurs maudites qui font et feront son malheur tout au long de sa vie. Il faut vite identifié les rebelles et les encourager dans leur rébellion, et non pas les faire rentrer dans le rang. Mais l’école ne peut pas donner ce qu’elle n’a pas: une philosophie de vie, option rebelle. Voilà la question de l’instruction à donner aux jeunes : comment vivre dans un monde dont on refuse les valeurs?

La réponse des jeunes d’aujourd’hui face à leur détresse psychologique est bouleversante. Nous soulignons en caractère gras les actions qu’ils souhaitent: «(…) les jeunes fréquentant l’école ont insisté sur l’importance de parler, de communiquer, d’exprimer les émotions, de démystifier les tabous et de mieux comprendre les souffrances parfois inévitables de la vie.» Le message des générations précédentes est donc passé : parlez, communiquez, exprimez vous et vous serez bien dans votre peau. Dans notre monde individualiste, toutes ces actions sont inhibées par l’ego déguisé en estime de soi, chez les jeunes et les plus vieux.

On voulait que les gens se limitent à parler, à communiquer et à s’exprimer au lieu d’agir. Plus encore, on a fait croire qu’agir consistait à parler, à communiquer et à s’exprimer. L’opinion suffit à tout. Ce n’est pas hasard si l’opinion règne désormais en roi et maître dans les discussions. Plusieurs croient même que le seul fruit de l’esprit, de leur faculté de penser, est l’opinion. Les faits sont là et vous pouvez en penser ce que vous voulez; parler, communiquer et exprimer haut et fort votre opinion.

J’ai fait parti de ceux et celles qui dans leur jeunesse ont cru que tout problème en était un de communication. Autrement, qu’on pouvait régler tout problème en communiquant. Je sais aujourd’hui que ce n’est pas vrai. Malgré la multiplication des communications au cours des trente dernières années, les problèmes d’individualisme, de compétitivité malsaine, de matérialisme et d’image de soi exacerbée persistent.

Si parler soulage, ça ne guérit pas.

La maladie mentale est une importante cause d’hospitalisation chez les jeunes. Le décrochage scolaire touche encore trop de jeunes, et la vulnérabilité psychologique de plusieurs jeunes reste un problème.

Source : Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse

Et s’occuper à autre chose ne guérit pas non plus. S’occuper les mains concentre l’attention ailleurs mais le problème de l’esprit demeure :

Pour diminuer le taux de décrochage, on suggère ainsi d’augmenter le temps d’activité physique, d’accroître l’accès aux programmes avec une concentration sport et d’intégrer davantage d’activités manuelles au programme scolaire.

Source : Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse

Ne laissons plus les jeunes penser, faisons-les bouger et tout rentrera dans l’ordre. Les jeunes eux-mêmes le réclament. Permettez-nous de bouger et de bricoler et nous vous promettons d’étudier. N’est-ce pas là une version édulcorée de la méthode active introduite dans les écoles élémentaires du Québec au cours des années 60 et qui nous a valu d’avoir en classe des poissons en aquarium, des couleuvres en vivarium et même des écureuils en cage, des pots de gouache et des tables de bricolage, des théâtres de marionnettes, des projections vidéo sur téléviseur ou, si vous préférez,  tout pour nous distraire de l’essentiel ? Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais en cinquième année. Nous avions l’institutrice la plus cool de l’école. Mais mes notes au bulletin ne se sont pas améliorées pour autant.

Que l’école se préoccupe des élèves manuels, par opposition aux intellectuels, c’est très bien. Mais est-ce le rôle l’école de s’engager dans une lutte à finir face à la sédentarité des jeunes à la maison, où ils passent tout leur temps devant leurs appareils de jeux vidéo et leurs ordinateurs, en offrant encore plus de programmes avec une concentration sport et de bricolage en classe ? Non, c’est le rôle des parents de voir à la sédentarité de leurs enfants en les inscrivant à des loisirs et des sports offerts par leurs municipalités, les clubs locaux et autres qui se fendent en quatre pour diversifier leurs offres. Et il y a une foule de fondations et d’associations pour appuyer financièrement le choix d’activités sportives et de loisirs des jeunes. Il n’y a pas d’excuse.

Vous souvenez-vous de l’introduction en masse des parascolaires dans nos écoles, ces activités en marge des classes? Les jeunes croient aujourd’hui que ce sont ces parascolaires qui feront toute la différence.

L’importance des activités parascolaires

Concrètement, cet attachement à l’école comme milieu de vie se traduit par la grande importance accordée aux activités parascolaires.

— Les activités parascolaires devraient être plus nombreuses, plus diversifiées et financièrement accessibles à tout le monde.

— Les activités parascolaires permettent de développer la connaissance de soi.

— Elles suscitent des passions, concrétisent des apprentissages et renforcent le sentiment d’appartenance à l’école.

Source : Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse

Et voilà nos écoles se livrant à une compétition encore plus féroce entre elles avec leurs offres de parascolaires. Je n’ai rien contre les parascolaires, pour autant que l’élève ne s’y investisse pas davantage que dans ses études. Cette valorisation à outrance de l’école comme milieu de vie au détriment de l’école comme milieu d’instruction nous joue des tours. On donne aux parascolaires de nombreuses vertus dévolues à l’instruction. Par exemple, la connaissance de soi est d’abord une question d’enseignement de la philosophie et non pas de parascolaires. Or, on n’enseigne pas la philosophie dans nos écoles élémentaires et secondaires et elle est une option au collégial et à l’université. Mais vous trouverez des parascolaires en accessoire de tous les niveaux d’enseignement. Les écoles doivent se concentrer sur l’instruction des élèves. Je n’ose pas faire allusion à l’apprentissage car elle ouvre la porte à tout et n’importe quoi.

La famille est relégué au second plan par les jeunes comme point de départ de l’ouverture à la société.

L’école en tant que milieu de vie est également le point de départ des jeunes pour s’ouvrir sur la société québécoise et sur le monde. C’est l’école qui fournit aux jeunes l’information et les outils nécessaires afin d’appréhender les réalités québécoise et mondiale.

Source : Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse

Le comportement du jeune à l’école se fonde d’abord sur celui acquis dans sa famille. L’école vient ensuite. C’est la famille qui est le point de départ des jeunes pour s’ouvrir sur la société québécoise et sur le monde. Pour ce faire, évidemment, la famille doit jouer son rôle. En réalité, l’école est un lieu de comparaison de l’enseignement et de l’instruction acquis dans la famille. C’est à l’école qu’on se rend compte que tout le monde ne pense pas comme les membres de sa famille. La famille doit préparer ses enfants à appréhender les réalités de l’école comme une composante des réalités québécoises et mondiales. Si la famille a bien rempli cette mission, ses enfants auront des valeurs qui lui permettront de résister aux valeurs contre nature. Si la famille est faible, le jeune sera susceptible au formatage de valeurs malsaines pour lui et la société. Autrement dit, les faiblesses comportementales des jeunes à l’école sont liés à celles de sa famille.

Mal préparé à l’école par sa famille, le jeune vivra une transition difficile qui le marquera inconsciemment face à toutes autres transitions. La première impression demeurera toujours la plus déterminante. Aussi, les jeunes observent qu’ils sont plusieurs à tomber au combat lorsque vient le temps de passer à une autre étape et, pour ce faire, de s’orienter.

Le défi de la transition

Les jeunes sont confrontés au défi de la transition, qu’un certain nombre d’entre eux ont beaucoup de difficulté à relever.

— Afin d’aider les jeunes à s’orienter dans la bonne direction, l’aide doit porter à la fois sur le choix d’un métier et sur l’accessibilité aux études, pour les jeunes souhaitant aller aussi loin que possible dans le domaine qu’ils privilégient.

— Il faut simultanément soutenir les jeunes durant leurs périodes de transition, pour les jeunes se retrouvant en panne dans leur processus de formation et d’éducation – et risquant ainsi de ne pas choisir la destinée qu’ils méritent.

À l’heure actuelle, environ 200 000 jeunes de 15 à 29 ans sont absents à la fois de l’école et du marché du travail*. Certains de ces jeunes éprouvent le besoin de marquer des pauses, entre deux étapes de leur cheminement, sans pour autant éprouver de difficultés particulières. D’autres jeunes sont bloqués plus durablement, et n’avancent plus. Tous ces jeunes doivent recevoir l’appui nécessaire pour découvrir leurs aspirations et ainsi reprendre leur parcours scolaire ou professionnel.

* Selon l’Enquête sur la population active 2012 de Statistique Canada. Il s’agit de jeunes qui n’occupent pas de travail rémunéré et qui ne sont inscrits dans aucun établissement d’enseignement.

Source : Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse

Il n’y a pas conseils que je redoute le plus que celui d’un orienteur scolaire. J’ai été sur mes gardes tout le temps que mes quatre enfants ont passé à l’école. Je me justifierai par un seul exemple.

Dans les années 80, je dirigeais le Club d’initiation aux médias et j’ai embauché un jeune diplômé universitaire en communication. L’une des première tâche que je lui ai confiée fut la rédaction d’un communiqué de presse. Deux jours plus tard, je n’avais toujours pas reçu d’ébauche de ce communiqué. La gêne de ce jeune diplômé devant cet absence de résultat imposait le plus grand des respect. Je sentais que quelque chose n’allait pas, quelque chose de profond. Une discussion à la précision chirurgicale menée avec un maximum de délicatesse me permis alors d’apprendre que ce jeune constatait qu’il n’était pas dans la bonne profession. La situation m’embarrassait autant que lui en pensant aux quatre années d’étude universitaire perdues. Ce jeune avait été mal orienté en communication et de nature plutôt timide et réservé, il avait suivi en silence le plan dresser pour lui par l’orienteur. Or, me confessa-t-il, ce qui m’intéresse vraiment, c’était la technique, les boutons et tout le reste. Voilà pourquoi je me méfie des orienteurs.

Il ne faut pas généraliser car il y a de très bons orienteurs et c’est pourquoi j’ai demandé à ce jeune de consulter un autre orienteur pour faire le point. Mais la prudence s’impose car la profession d’orienteur repose en grande partie sur la capacité à lire les émotions et les attitudes inconscientes des jeunes, une aptitude qui a tendance à se perdre d’une génération à l’autre.

Non, je n’ai pas congédié ce jeune. Je l’ai gardé à mon emploi jusqu’à ce qu’il accumule le nombre de semaines nécessaires pour avoir droit à des prestations d’assurance chômage et puisse ainsi obtenir le financement pour s’inscrire à cours lui permettant de réorienter sa carrière dans une technique. Il a choisi l’informatique.

Si on dénombre, à l’heure actuelle, environ 200 000 jeunes de 15 à 29 ans sont absents à la fois de l’école et du marché du travail, certains marquant  une pause entre deux étapes de leur cheminement, sans pour autant éprouver de difficultés particulières, et d’autres bloqués plus durablement, ce n’est pas une raison pour évoquer la «mise en place d’un programme de service à la communauté dans les régions du Québec, à l’instar du service civique mis en place dans de nombreux pays développés. Ce programme s’adresserait prioritairement aux jeunes traversant une période de questionnement quant à leur choix de carrière.» comme le propose le Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse. Je crois plutôt qu’il faut réorienter les orienteurs vers la connaissance de soi ou inscrire cette dernière dans un cours dédié.

Je n’ai été sensible à l’importance de la connaissance de soi qu’en 1992. À cette époque, je me suis inscrit à un cours d’entrepreneur, partie prenante du concours national Devenez entrepreneur organisé par les institutions collégiales. J’avais déjà plusieurs années d’entrepreneur derrière la cravate mais un accident de parcours me força à m’équiper davantage pour affronter la concurrence. Et quant à faire, pourquoi pas participer à ce concours et suivre le cours.

Savez-vous quel était le titre du premier cours ? »Connaissance de soi». J’étais surpris et un peu désenchanter. En ce temps-là, mon livre de chevet était «Séduction psychologique: l’échec de la psychologie moderne» que je conserve encore précieusement aujourd’hui. J’assistais donc à ce cours avec beaucoup d’appréhensions… injustifiées. Je fus ravi de découvrir mon style interpersonnel et celui des autres participants. À la sortie du cours, je me disais : «Ah! Si on m’avait instruit d’un telle connaissance à l’adolescence, j’aurai évité plusieurs erreurs et blessures.» (J’en aurais commises d’autres, c’est certain, mais pas celles-là). C’est cours qui m’a conduit à m’intéresser plus tard à la philosophie. Après tout, le fameux «Connais-toi toi-même» provient d’un philosophe, Platon. Et plus j’enrichissais ma pensée de lectures de vulgarisation philosophique, plus je me répétais «Ah! Si on m’avait instruit d’un telle connaissance à l’adolescence…»

Voilà pourquoi j’explique la désorientation de nos jeunes par le manque de connaissance de soi et, implicitement, par l’absence de la philosophie à l’élémentaire et au secondaire. En cette absence, en ne peut pas soutenir que «c’est l’école qui fournit aux jeunes l’information et les outils nécessaires afin d’appréhender les réalités québécoise et mondiale.»

Et ce n’est pas un programme de service à la communauté dans les régions du Québec, tel un service civique, qui va équiper nos jeunes de la connaissance de soi nécessaire pour s’orienter. Parce que la connaissance de soi est d’abord et avant une question théorique. Il faut enseigner en quoi elle consiste et comment l’acquérir pour susciter l’intérêt de l’expérience pratique. Autrement dit, l’expérience sans base théorique préalable est la façon la plus difficile d’apprendre à se connaître car on procède alors par essais – erreurs sur sa propre personne, sa vie, ses études, son travail ou son projet d’entreprise.

L’entrepreneuriat

L’entrepreneuriat est vu comme une source de travail stimulant, correspondant à l’épanouissement professionnel de plusieurs jeunes. Parmi les différents choix professionnels, le désir d’entreprendre semble en augmentation chez les jeunes Québécois. Selon l’indice entrepreneurial québécois 2013 de la Fondation de l’entrepreneurship, le taux d’intention de se lancer en affaires chez les jeunes Québécois de 18 à 34 ans atteignait 25 % en 2013, comparativement à 15 % pour la population totale.

Plusieurs jeunes ont cependant souligné les nombreuses difficultés auxquelles ils se butent, au moment de se lancer en affaires.

— Ils ont mentionné les problèmes pour trouver du financement, et cela, tant à l’étape du démarrage qu’à celui de la croissance de l’entreprise.

— Ils ont également parlé de l’accès limité à un soutien technique, de la lourdeur administrative des démarches, ainsi que du manque de souplesse de certains programmes d’aide et de la dispersion des organismes et des services de soutien aux entreprises.

Source : Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse

Se lancer en affaires est devenus une industrie en soi. Jeunes et moins jeunes sont accueillis comme des clients et des emprunteurs dont on pourra tirer un profit, sous une forme ou sous une autre, et ce, même tout au long du processus de démarrage : frais d’ouverture de dossier, frais d’étude de marché et de faisabilité… Tout est facturé. Les subventions gouvernementales non remboursables, les vraies subventions, n’existent presque plus. On part en affaires endettés jusqu’au cou.

Et ce sera pire si jamais vous êtes dans la culture.

Les jeunes artistes et les travailleurs culturels

Les jeunes artistes et les travailleurs culturels doivent surmonter de très grandes difficultés, s’ils veulent réaliser leur vie professionnelle dans le domaine qu’ils privilégient. Les jeunes artistes québécois vivent une grande précarité financière, malgré leur talent et la qualité de leur formation.

L’accès aux subventions est difficile pour les nouveaux venus, malgré le soutien apporté à la relève par le gouvernement. La formation en arts fournit peu d’outils pour s’insérer en emploi ou de formation pour gérer une entreprise.

Source : Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse

Ah! La Culture, ce milieu trop souvent refermé sur lui-même et à la pensée unique. Elle aussi, elle n’est désormais qu’une industrie qui voit en chacun de nous des clients potentiels… par les deux bouts de la lorgnette.

Le Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse dresse un constat d’échec puisque la situation de grande précarité financière des artistes et des autres travailleurs de la culture persiste malgré la Révolution tranquille. Moins de 200 personnes vivent de leurs écrits au Québec. C’est ça une révolution? Allez les jeunes, lisez, lisez, lisez… On veut vendre des livres; on a des éditeurs, des imprimeurs, des distributeurs et des libraires à faire vivre. Mais ne comptez pas sur nous si vous décidez d’écrire pour vivre. Et ce n’est pas de notre faute. Le marché québécois est tout petit. Il fallait mieux vous orienter à l’école dans vos études et votre choix de carrière. On ne vous a pas dit que les nouveaux venus étaient souvent perçus une menace, un demandeur de subventions de trop dans le décor? Comment s’étonner de ce passage du Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse: «L’accès aux subventions est difficile pour les nouveaux venus».

Ce Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse manque cruellement de profondeur. Il est utilitariste alors que les problèmes évoqués par les jeunes sont plus existentialistes que jamais.

La jeunesse est l’avenir du Québec. Elle est porteuse des aspirations de tout un peuple.

La première ministre du Québec,
Pauline Marois

Source : Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse

Tout le monde dit ça et rien n’empêche une exploitation éhontée de la jeunesse québécoise avec une éducation qui souffre de l’essentiel et de frais de scolarité trop élevés pour la capacité de payer avec un salaire réduit sous des «clauses jeunesse». Il y a de quoi voir les porteurs des aspirations de tout un peuple prendre une pause voire décrocher. Moi, à 56 ans, je n’ai pas encore trouvé un raison valable raccrocher.

Télécharger le Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse

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Visiter le site du Secrétariat à la jeunesse du gouvernement du Québec

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